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Le président nigérian promet des élections libres en 2019

Le président nigérian Muhammadu Buhari est célébré alors qu'il est nommé candidat à la présidence du APC (Congrès progressiste) nigérian au pouvoir à Abuja le 6 octobre 2018.

Le président nigérian Muhammadu Buhari s'est engagé lundi à tenir des élections libres et équitables en février 2019.

"A l'aube de 2019, je répète mes promesses et déclarations sur le fait que les élections générales seront libres, équitables et crédibles", a-t-il dit lors de ses voeux à l'occasion du Nouvel An.

"Heureusement, un grand nombre de candidats à la présidentielle se sont engagés pour la paix et la paix, nous l'aurons", a-t-il ajouté.

La sécurité durant les scrutins est une préoccupation constante dans un pays où les tensions ethniques, identitaires et religieuses ont souvent alimenté les violences électorales.

En 2011, environ 1.000 personnes avaient été tuées après la défaite de M. Buhari contre Goodluck Jonathan, au cours d'affrontements entre partisans des deux camps.

Candidat du parti All Progressives Congress (APC), M. Buhari est arrivé au pouvoir en 2015 et cherche à obtenir un second mandat.

L'année 2018 au Nigeria résumée

Des électeurs sont en ligne lors des primaires du parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), à Borno, Nigeria, 28 septembre 2018. (Twitter/Ellwana Mustapha)

Dans notre série, bilan de l’année 2018 en Afrique nous nous rendons au Nigéria pour voir ce que pensent les Nigérians de l’année écoulée et quelles sont les attentes des populations de la première puissance du continent noire.

Le Nigeria qui organise des élections générales et présidentielle en février prochain. L’insécurité dans le Nord-Est et le conflit entre éleveurs peuls et agriculteurs ont retenu l’attention de beaucoup de Nigérians durant l’année 2018.

Selon la directrice de centre pour la Démocratie et le développement au Nigeria, Idayate Hassan, "la situation d’insécurité dans le pays était l’un des grands défis de notre pays durant 2018 parce que nous avions connu cinq crises actives, vous avez aussi les enlèvements à travers le pays, ensuite l’économie ne se porte pas aussi bien".



Plusieurs centaines milliers de personnes chassées de leurs villages vivent encore dans les centres de déplacés, résultats de ces affrontements.

Pour Emmanuel N’Wobigo, 2018 au Nigeria aura été une année de toutes les difficultés.

"2018 est une année très difficile pour beaucoup de Nigérians. 2018 est une année durant laquelle beaucoup de Nigérians ont perdu leur travail. Nous avons également une crise dans le secteur de l’énergie, il n’y a pas d’électricité dans le pays, plus 60 % du territoire est sans électricité".

"Un autre fait marquant de l’année 2018 au Nigeria est le passage du projet de loi 'Not too young to run' donnant la possibilité aux jeunes âgés de 30 ans de contester la présidence ce qui n’était pas le cas jusqu’ici", a confié Hamza Lawal à VOA Afrique.



Il dirige une ONG connue sous le nom de "Follow the money".

"L’autre évènement important en 2018 est le passage du projet de loi 'Not too young to run' et sa ratification par le président. Ce projet a pour la première fois uni les jeunes de toutes les tendances politiques du pays. Et pour la première fois nous avons vu qu’avec l’unité la voix des jeunes peut être entendue".

L’année 2018 au Nigeria était aussi une période préparatoire pour les élections de 2019 pour la commission électorale nationale indépendante.

La tenue de ces élections, mais surtout crédibles qui domine les attentes des Nigérians pour l’année 2019.

"En février 2019, nous allons à l'élection présidentielle au-delà de celui qui va gagner ou perdre, le plus important est le message autour de la paix, la question est de savoir si le vainqueur ou le perdant va accepter la défaite".



"Il faut la personne qui sera élu travaille selon le programme de développement du parti que chacun d’entre eux vend présentement aux Nigérians".

Les regards sont désormais tournés vers l’année 2019 qui verra l’élection d’un nouveau président ou la réélection de Muhammadu Buhari pour relever les multiples défis socio-économiques de ce pays le plus peuplé d’Afrique.

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Boko Haram envahit deux bases militaires dans le Nord-Est

Des soldats de la 7e division de l'armée nigériane lourdement armé sur la route de Damboa dans l'Etat de Borno, au nord-est du Nigeria, le 25 mars 2016.

Le groupe jihadiste Boko Haram a attaqué deux bases militaires dans le nord-est du Nigeria, dans la nuit de mercredi à jeudi, dans le cadre d'une offensive pour le contrôle de la ville stratégique de Baga, sur le lac Tchad, ont révélé jeudi des sources militaires.

Des combattants du groupe de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), une faction de Boko Haram affiliée aux jihadistes de l'Etat islamique, ont envahi une base navale et un poste de la Force multinationale mixte (MNJTF) à Baga, après une âpre bataille, ont indiqué ces sources à l'AFP.

Boko Haram a à plusieurs reprises attaqué ces derniers mois des bases militaires dans la région.

Des combattants à bord de plusieurs véhicules ont pris d'assaut Baga et une fusillade intense a éclaté entre eux et les militaires à la base de la MNJTF qui accueille des unités du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun.

Les insurgés ont aussi attaqué une base navale à Mile 3, à environ cinq kilomètres de Baga, a indiqué à l'AFP une source militaire sous le couvert de l'anonymat.

"Les troupes ont été submergées et contraintes de battre en retraite", selon cette source. Les assaillants se sont emparés de "camions militaires, de munitions et de nombreux lance-roquettes de la base".

Les militaires des deux bases se sont repliés sur une autre base navale, à Fish Dam, sur les rives du lac Tchad, a précisé la source militaire. Bien sécurisée, cette base a résisté à plusieurs tentatives d'intrusion de Boko Haram, a-t-elle ajouté.

Les jihadistes se sont alors retirés et les militaires ont décidé de ne pas les pourchasser pour ne pas risquer d'être pris dans une embuscade, une stratégie souvent employée par Boko Haram, a déclaré le responsable militaire.

Le porte-parole de l'armée nigériane Sani Usman a confirmé ces combats, précisant dans un communiqué que l'offensive avait débuté vers 19H00 locales (1800 GMT), duré toute la nuit et fait un mort parmi le personnel de la Marine.

Des renforts militaires sont à la poursuite des combattants de Boko Haram, a-t-il ajouté.

Des habitants de la capitale régionale, Maiduguri, ont indiqué avoir vu six avions de combat voler jeudi vers Baga.

En janvier 2015, Boko Haram avait envahi la base de la MNJTF et pris le contrôle de Baga après avoir tué des centaines d'habitants et en avoir contraint des milliers à s'enfuir à Maiduguri.

La ville avait ensuite été reprise mais les jihadistes continuent d'attaquer l'armée et les civils dans cette zone qui est un bastion de l'ISWAP.

L'insurrection jihadiste, qui a débuté au Nigeria en 2009, a fait au moins 27.000 morts et provoqué une grave crise humanitaire avec 1,8 million de déplacés.

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