Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sports

Pascal Siakam, premier Camerounais au sommet de la NBA

Pascal Siakam, à droite, contre Kevin Love des Cavaliers, Cleveland, Ohio, le 13 octobre 2016.

Pascal Siakam n'a pas perdu de temps: il est devenu jeudi après seulement deux saisons complètes en NBA le premier Camerounais à remporter le titre le plus convoité et prestigieux du basket.

A 25 ans, Siakam est entré dans l'histoire du Cameroun et s'est fait une place aux cotés des stars locales du football, le sport-roi dans son pays.

Avec les Toronto Raptors, ils ont mis fin au règne des Golden State Warriors qui avaient remporté les deux précédents titres.

Le natif de Douala avait marqué les esprits lors du premier match de la finale 2019 où il a écoeuré Stephen Curry et ses coéquipiers avec 32 points et un impressionnant 14 sur 17 au tir.

Sa production offensive a fléchi dans les matches suivants (12, 18, 19 et 12 points), mais l'ailier a fait mal aux Warriors dans le match N.6 décisif, remporté 114-110, avec ses 26 points et 10 rebonds.

Il a surtout inscrit le panier qui a fait plier Golden State à 18 secondes de la sirène. Il a redonné trois points d'avance à son équipe qu'il avait mise en fâcheuse posture quelques secondes plus tôt, en perdant un ballon important.

"Quand j'étais enfant, je ne pouvais pas rêver que je pourrais un jour vivre ça et je pense que beaucoup d'enfants se disent la même chose, mais je leur dis: + Regardez-moi, j'étais un petit gamin décharné du Cameroun et maintenant je suis champion", a-t-il expliqué en conférence de presse.

"Je veux leur dire que c'est possible, si tu crois en quelque chose et que tu travailles. Cela peut sembler cliché, mais c'est la vérité, j'en suis la preuve", a poursuivi celui qui devrait recevoir fin juin le trophée de joueur ayant le plus progressé.

"Je continue d'apprendre"

S'il n'est pas le premier Africain sacré champion NBA (les Nigérians Hakeem Olajuwon, avec Houston en 1994 et 1995, et Festus Ezeli avec Golden State en 2015 l'ont devancé), ce titre est l'apothéose d'un incroyable parcours où rien ne le prédestinait à un tel scénario.

Élevé dans une famille catholique pratiquante, il était destiné à devenir prêtre et a connu les rigueurs du séminaire.

Passionné de football, il se met à contrecoeur au basket pour suivre ses frères aînés. Il est aussitôt repéré lors d'un stage organisé en 2011 au Cameroun par son compatriote Luc Mbah a Moute, qui joue en NBA depuis 2008.

Il quitte le Cameroun en 2013, d'abord pour un lycée du Texas, avant d'intégrer l'université du Nouveau-Mexique.

C'est là qu'il apprend le décès de son père et qu'il doit renoncer à rentrer au Cameroun pour assister aux obsèques pour ne pas compromettre sa carrière et son visa.

Drafté en 2016 par Toronto, il a d'abord dû faire ses preuves en G-League, le championnat des équipes réserves des franchises NBA, avant de grappiller du temps de jeu la saison dernière et d'exploser cette saison.

"C'est simplement dû au fait que je joue plus souvent et plus longtemps. Comme j'ai commencé à jouer au basket tard, il y a encore plein de choses que je continue d'apprendre", avait-il expliqué avant le premier match de la finale.

Et sur ce qu'il a montré durant cette finale, il apprend vite.

NBA: Toronto fait chuter Golden State et s'offre son premier titre

Kawhi Leonard (2) contre 2 Golden State Warriors, Draymond Green, à gauche, et Klay Thompson, à droite, Oracle Arena, Oakland, Californie, le 13 juin 2019. (Cary Edmondson-USA TODAY Sports)

Toronto a fait une entrée remarquée dans l'histoire de la NBA jeudi: les Raptors sont devenus la première équipe non-américaine à remporter le titre le plus convoité du basket, en faisant tomber dans sa salle l'ogre Golden State.

Le trophée Larry O'Brien va rejoindre pour la première fois le Canada, le pays où est né l'inventeur du basket, James Naismith.

Ce retour aux sources est le résultat d'une incroyable et improbable saison de Toronto qui, 24 ans après son apparition en NBA, s'est offert son premier titre.

Les Raptors ne faisaient pas partie des favoris, ou même des outsiders, en début de saison après avoir décidé de limoger Dwane Casey, élu pourtant quelques semaines plus tôt meilleur entraîneur de NBA, et de le remplacer par un débutant à ce niveau, Nick Nurse.

Mais ce pari, celui aussi de recruter Kawhi Leonard qui sortait d'une saison quasi-blanche, ont été payants.

Leonard et ses coéquipiers n'ont, à l'image de ce match N.6 remporté 114 à 110, jamais fait de complexe face à Golden State qui disputait sa cinquième finale de suite et qui visait un troisième titre consécutif, un quatrième depuis cinq ans.

Ils se sont imposés quatre victoires à deux, dès leur première finale, avec une sérénité déconcertante.

"Je voulais marquer l'histoire", s'est justifié Leonard, principal artisan de ce sacre, même s'il n'a marqué "que" 22 points jeudi.

- Leonard MVP de la finale -

"L'été dernier, c'était difficile pour moi et j'ai continué à travailler dur et à croire en moi en me disant qu'on pouvait viser ce titre. C'est pour gagner ce trophée que je joue au basket et que je m'entraîne d'arrache pied", a insisté l'ailier, sacré meilleur joueur (MVP) de la finale 2019, comme en 2014 après son premier titre conquis avec San Antonio.

C'est Kyle Lowry qui a pris jeudi le relais en marquant 26 points, dont 21 avant la pause.

Il a été épaulé par deux joueurs que personne n'attendait à ce niveau en début de saison, le Camerounais Pascal Siakam (26 pts) qui dispute seulement sa deuxième saison pleine en NBA, et l'Américain Fred VanVleet (22 pts) qu'aucune équipe n'avait drafté à sa sortie d'université.

Dans un match longtemps indécis, Toronto a dû attendre les deux dernières minutes pour prendre l'ascendant en s'offrant six points d'avance (108-102).

Mais Golden State, décimé par les blessures, s'est battu jusqu'au bout.

Son meneur-vedette Stephen Curry aurait pu donner la victoire à son équipe et arracher un septième et dernier match, mais il a trop forcé sa tentative de shoot à trois points à dix secondes de la fin du temps réglementaire (109-108).

Golden State, déjà privé de son meilleur marqueur Kevin Durant, victime d'une rupture du tendon d'Achille lundi pour son premier match depuis un mois, n'a pas été ménagé par la malchance.

- Thompson blessé à son tour -

Les Warriors ont perdu durant le 3e quart-temps Klay Thompson, qui s'est blessé au genou gauche après avoir été déséquilibré par Danny Green qui tentait de le contrer.

Il a paru en mesure de reprendre la rencontre, avant de regagner les vestiaires et de quitter l'Oracle Arena, appuyé sur des béquilles avant même la fin du match.

Les Warriors semblaient alors sur le point de prendre l'ascendant (85-80), mais sans Thompson (30 pts en 32 minutes) et avec Curry en panne de réussite (21 pts, 6 sur 17 au tir), ils ont craqué dans le final.

"Ce qu'on a vécu ces derniers jours avec la blessure de Kevin (Durant), avec celle de Klay, est violent et je suis fier de mon équipe. Elle a fait front", a insisté l'entraîneur de Golden State, Steve Kerr.

Même s'ils ont raté leurs adieux à leur salle, l'Oracle Arena qu'ils quitteront cet été après 47 saisons, même s'ils ont échoué à réaliser le "three-peat" (la passe de trois en jargon NBA), les Warriors assurent que cette défaite ne signale pas la fin de leur domination sur la NBA.

"Je ne parierai pas contre nous la saison prochaine", a prévenu Curry.

Avec AFP

Eden Hazard veut "gagner beaucoup de trophées" avec le Real Madrid

Eden Hazard lors de sa présentation au Santiago Bernabeu, Espagne, le 13 juin 2019.

L'attaquant belge Eden Hazard a souhaité "gagner beaucoup de trophées" avec son nouveau club, le Real Madrid, lors de sa présentation jeudi au stade Santiago-Bernabéu où des dizaines de milliers de supporters l'ont acclamé.

"J'ai juste envie de commencer à jouer au foot dans un mois avec ce nouveau maillot et gagner beaucoup de trophées", a simplement déclaré le Belge de 28 ans, qui a quitté Chelsea après 7 saisons pour s'engager jusqu'en 2024 avec le Real.

Selon la presse, le club madrilène a déboursé plus de 100 M EUR, pour attirer l'international belge.

"Le Bernabéu est dès aujourd'hui ta maison", lui a lancé le président Florentino Pérez, louant "un des meilleurs joueurs du monde" et un footballeur capable de transformer le football en quelque chose de passionnant et surprenant".

Devant 40 à 50.000 supporters, l'ancien Lillois a égalé l'affluence de la dernière grande recrue du Real, le Colombien James Rodriguez en 2014 qui avait attiré quelque 45.000 curieux. Mais reste loin derrière Cristiano Ronaldo accueilli par au moins 75.000 supporters.

Après une humiliante année blanche, Zinédine Zidane, vainqueur de trois Ligues des champions d'affilée sur le banc "merengue" (2015-2017), a été rappelé au chevet de la "Maison blanche" et le club a aligné des millions d'euros, déjà au moins 250 selon la presse, pour reconstruire l'équipe.

Outre Hazard, le Real s'est offert les services de quatre jeunes pépites.

En attaque, le Serbe Luka Jovic, 21 ans, en provenance de l'Eintracht Francfort, et le Brésilien Rodrygo, 18 ans, acheté au Santos FC de Sao Paulo.

Et derrière, le défenseur central brésilien Eder Militao, 21 ans, recruté à Porto, et le latéral français Ferland Mendy, 24 ans, en provenance de l'Olympique lyonnais) doivent préparer la relève d'un effectif peu renouvelé ces dernières années.

Rubrique Sport du 13 juin 2019 avec Yacouba Ouédraogo

Rubrique Sport du 13 juin 2019 avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:12 0:00

Andy Delort remplace Belkebla dans l'équipe d'Algérie

Andy Delort célèbre son but contre Guingamp, France, le 3 avril 2019

L'attaquant de Montpellier Andy Delort a été choisi pour remplacer dans l'équipe d'Algérie durant la Coupe d'Afrique des Nations (CAN-2019) le milieu de terrain Haris Belkebla, exclu pour avoir exhibé son postérieur sur internet, a annoncé jeudi la Fédération algérienne de football (FAF).

Andy Delort, de nationalité française mais pouvant prétendre à la nationalité algérienne par sa mère, avait indiqué en mai vouloir jouer pour l'Algérie, avec l'espoir d'être sélectionné pour la CAN. Mais il ne figurait pas dans la liste initiale des 23 choisis fin mai pour participer à la compétition qui débutera le 21 juin en Egypte.

"Le sélectionneur national Djamel Belmadi a choisi l'attaquant Andy Delort pour remplacer Harris Belkebla. L'attaquant international rejoindra les Verts aujourd'hui et participera demain à son premier entraînement avec eux", indique jeudi la FAF sur son compte Twitter, en souhaitant "bienvenue à Delort".

L'équipe algérienne finalise sa préparation au Qatar, où elle a été tenue en échec mardi 1-1 par le Burundi en amical. Elle y jouera son second match de préparation le 16 juin contre le Mali, avant son départ pour l'Egypte.

Mardi, la FAF a annoncé l'exclusion de la sélection "pour raisons disciplinaires" du milieu de terrain Haris Belkebla, puni pour été vu sur internet exhibant son postérieur derrière un de ses coéquipiers qui participait à un jeu vidéo en réseau. Les images, publiées sur les réseaux sociaux, ont suscité de nombreuses réactions scandalisées de la part de supporteurs algériens.

Voir plus

XS
SM
MD
LG