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Washington et Pékin annoncent une pause dans la guerre des tarifs douaniers

Les deux premières puissances du monde se livrent depuis mars 2018 une guerre commerciale sans merci qui s'est traduite par des droits de douane mutuels sur des centaines de milliards de dollars d'échanges bilatéraux.

La trêve n'est pas encore signée mais le climat est à l'apaisement: Pékin et Washington ont annoncé mercredi une pause dans l'escalade de leur guerre commerciale.

La trève devrait permettre aux responsables chinois et américains de reprendre leurs négociations, début octobre, dans un état d'esprit constructif.

Donald Trump a annoncé mercredi qu'il reportait au 15 octobre la hausse des tarifs douaniers portant sur 250 milliards de dollars de biens importés de Chine "en signe de bonne volonté".

"A la demande du vice-premier ministre de la Chine, Liu He, et en raison de la célébration, le 1er octobre, du 70e anniversaire de la République populaire de Chine, nous sommes convenus, en signe de bonne volonté, de reporter du 1er au 15 octobre la hausse des droits de douane sur les biens équivalents à 250 milliards de dollars (25% à 30%)", s'est justifié le président républicain sur Twitter.

Plus tôt lors d'un point presse depuis le Bureau Ovale de la Maison Blanche, il avait salué la décision de Pékin d'exempter certains biens américains de tarifs douaniers punitifs, y voyant "un geste fort" avant une ronde de tractations prévue dans la capitale américaine en présence de Liu He.

Affectée par la guerre commerciale, la Chine avait annoncé la première mercredi l'annulation de droits de douane supplémentaires sur 16 catégories de produits importés des Etats-Unis.

Pékin cherche à alléger la pression sur les industriels et professionnels chinois, qui souffrent des surcoûts induits par ces surtaxes.

Les exemptions seront effectives du 17 septembre 2019 au 16 septembre 2020: elles vont des pesticides aux lubrifiants, en passant par certains produits pharmaceutiques et la nourriture pour poissons, a annoncé la Commission des droits de douane du gouvernement chinois.

La mesure annoncée est certes un geste de bonne volonté en direction du président américain mais les droits de douane punitifs continueront de s'appliquer sur l'essentiel des importations "made in USA", dont le soja et la viande de porc.

"La chaîne de production en Chine se délite", avait par ailleurs commenté Donald Trump. Cette chaîne qui était "cet outil indestructible, puissant dont ils disposaient, se brise comme un jouet parce que les entreprises quittent" le pays, a-t-il ajouté.

C'est, selon lui, la raison pour laquelle "la Chine veut nouer un accord" commercial.

Les deux premières puissances du monde se livrent depuis mars 2018 une guerre commerciale sans merci qui s'est traduite par des droits de douane mutuels sur des centaines de milliards de dollars d'échanges bilatéraux.

Début mai, les deux parties étaient sur le point de signer un accord commercial quand les discussions se sont brutalement arrêtées, l'administration Trump accusant la Chine d'être revenue sur tous ses engagements.

Washington exige des autorités chinoises qu'elles mettent fin à des pratiques commerciales jugées "déloyales" en particulier le transfert forcé de technologies, les subventions massives aux entreprises d'Etat chinoises ou encore le vol de la propriété intellectuelle.

Le président américain martèle qu'il signera un accord uniquement s'il s'agit d'un "bon accord", en d'autres termes si celui-ci comprend les "changements structurels" demandés. A défaut d'un bon accord, il poursuivra la guerre tarifaire, a-t-il prévenu.

- Issue incertaine -

Le conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow avait lui-même estimé vendredi dernier que la reprise des négociations en octobre était "un développement positif" mais il s'était refusé à s'avancer sur l'issue des prochaines discussions.

"Je ne peux pas présager de l'issue de ces nouvelles discussions", avait-il insisté, tirant les leçons des rondes de tractations passées, qui ont toutes échoué à se traduire par la signature d'un accord.

La guerre commerciale, qui ralentit la croissance mondiale, affecte de plus en plus l'économie chinoise.

Et Pékin avait commencé en mai à recevoir des demandes d'entreprises de levée des surtaxes de 25% appliquées depuis l'an passé sur une série d'importations américaines. La liste d'exemption de droits de douane annoncée mercredi est la première à être publiée depuis.

Le pessimisme gagne également les entreprises américaines présentes en Chine, selon un rapport publié mercredi par la Chambre de commerce américaine à Shanghai.

Un quart d'entre elles disent s'attendre cette année à une baisse de leur chiffre d'affaires. Elles étaient seulement 6,1% en 2018. Et 47% prévoient d'augmenter leurs investissements dans le pays asiatique contre 61,6% l'an passé.

Depuis quelques semaines, Pékin et Washington assuraient maintenir le dialogue sans toutefois annoncer de gestes concrets.

Pourtant, de nouveaux droits de douane réciproques renforcés sont même rentrés en vigueur le 1er septembre.

Et Donald Trump menace toujours de surtaxer, d'ici la fin de l'année, la quasi-totalité des importations en provenance de Chine: quelque 540 milliards de dollars sur la base des importations 2018.

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86 migrants traversant la Manche interceptés en une journée

La Marine nationale française porte secours à une embarcation de migrants, lesquels tentaient de traverser la Manche entre la France et la Grande-Bretagne, le 5 août 2019.

Londres a évoqué la possibilité d'un "appui financier" de sa part pour "juguler" les traversées de la Manche par des migrants, en forte augmentation depuis le début de l'année.

Les autorités britanniques ont annoncé mercredi avoir intercepté la veille 86 migrants traversant la Manche vers l'Angleterre à bord de petites embarcations, l'un des chiffres les plus importants des derniers mois.

Et mercredi matin, les gardes-côtes ont effectué une opération de recherche et de sauvetage en mer qui a mobilisé plusieurs navires au large du Kent (sud de l'Angleterre), selon un porte-parole. Une personne a été transportée à l'hôpital en hélicoptère.

Selon la BBC, cette opération concernait deux bateaux transportant au total près de 20 migrants.

En début de matinée mardi, la police aux frontières avait intercepté sur deux embarcations différentes 23 personnes qui ont été emmenées à Douvres (sud de l'Angleterre). Elles ont affirmé être originaires d'Iran, d'Afghanistan, du Pakistan, des Philippines, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.

Aux alentours de midi, 18 personnes - 14 affirmant être originaires d'Iran, trois d'Irak et une du Vietnam -, ont connu le même sort, tout comme 23 migrants, originaires d'Iran et d'Ethiopie, appréhendés par un autre bateau de la police aux frontières.

Les autres migrants interceptés l'ont été après avoir réussi à gagner les côtes britanniques.

Mettant en exergue les dangers de telles traversées, un porte-parole du ministère de l'Intérieur a souligné qu'elles étaient organisées par des passeurs ne se souciant guère des vies humaines.

"Nous travaillons étroitement à tous les niveaux avec les autorités françaises pour lutter contre cette activité dangereuse et illégale", a souligné cette source.

Au cours d'une rencontre le 29 août, les ministres britannique et français de l'Intérieur, Priti Patel et Christophe Castaner, ont évoqué la possibilité d'un "appui financier" du Royaume-Uni pour "juguler" les traversées de la Manche par des migrants, en forte augmentation depuis le début de l'année.

Depuis janvier, 1.500 migrants ont tenté de traverser la Manche selon les autorités maritimes françaises, contre 586 en 2018.

Les plus désespérés tentent de traverser à la nage le détroit large d'une trentaine de kilomètres en son point le plus étroit.

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