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L'Indonésie renonce pour l'instant à une loi punissant le sexe hors mariage

Le président indonésien Joko Widodo, Jakarta, 17 Agustus 2019.

Le président indonésien Joko Widodo a appelé vendredi à réexaminer un projet de loi controversé qui prévoyait des peines de prison pour les relations sexuelles hors mariage ou entre personnes du même sexe.

Les députés devaient voter la semaine prochaine une série de révisions drastiques du code pénal qui avaient déclenché un concert de protestations et des manifestations d'étudiants. Mais le chef de l'Etat a demandé à ce que l'examen du texte soit repoussé à la session parlementaire suivante.

"Après avoir écouté plusieurs groupes qui avaient des objections sur plusieurs aspects de la loi, j'ai décidé qu'il fallait de plus amples délibérations sur certains points", a indiqué le président récemment réélu pour un second mandat.

"Le ministère de la Justice a reçu l'instruction de communiquer mon avis au Parlement et de repousser la ratification du code pénal" après la session parlementaire en cours.

Les nouveaux articles du code pénal envisageaient d'interdire les relations sexuelles hors mariage ou adultérines, ou les relations sexuelles entre personnes du même sexe. Des peines de prison de six mois à un an et des amendes étaient envisagées pour les contrevenants.

Le fait de "montrer ou d'offrir" des moyens de contraception à des mineurs deviendrait aussi illégal.

Sans attendre le vote de la loi, les autorités australiennes avaient publié vendredi un avertissement aux voyageurs, appelant les touristes non mariés voyageant en Indonésie à la prudence. Bali est l'une des destinations préférées des touristes australiens.

La révision du code pénal Indonésie, qui date de l'époque coloniale néerlandaise, est en discussions depuis plusieurs décennies. Elle avait déjà été repoussée l'an dernier.

Les efforts des groupes musulmans conservateurs pour durcir le code pénal sur les aspects de morale sexuelle ont été vivement critiqués par les défenseurs des droits et de nombreux citoyens de ce pays de 260 millions d'habitants.

Une pétition contre le texte a réuni un demi-million de signatures et de nombreux internautes se sont indignés.

"C'est une folie si ce texte est voté, une folie! Que devient ce pays!", s'est interrogé sur twitter le réalisateur Joko Anwar, qui a 1,7 million d'abonnés.

Longtemps montrée en exemple pour la tolérance entre les différentes religions et cultures de l'archipel, l'Indonésie a pris un tournant plus conservateur sous l'influence de mouvements musulmans traditionalistes.

Le projet de texte prévoit aussi une application plus large de la loi controversée sur le blasphème et envisage d'interdire les "insultes" envers le président ou le vice-président.

Afghanistan: l'émissaire américain témoignera jeudi à huis clos au Congrès

L'émissaire des Etats-Unis pour l'Afghanistan Zalmay Khalilzad, le vendredi 8 février 2019 à l'Institut américain de la paix, à Washington. (AP Photo / Jacquelyn Martin)

L'émissaire des Etats-Unis pour l'Afghanistan Zalmay Khalilzad, qui était en charge des négociations avec les talibans, témoignera à huis clos devant le Congrès jeudi, dix jours après la rupture des discussions par le président américain Donald Trump.

Le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Eliot Engel, avait convoqué M. Khalilzad la semaine dernière afin qu'il vienne détailler son "plan de paix" aujourd'hui "enterré" et "pour comprendre comment ce processus" avait "déraillé", avait-il fait savoir dans un communiqué.

"Nous avons trouvé un arrangement (...) pour entendre l'émissaire Khalilzad lors d'un briefing confidentiel", a déclaré le démocrate Eliot Engel mercredi, ajoutant que l'assignation à comparaître lors d'une audition publique avait de ce fait été levée.

"Même si j'aurais préféré entendre M. Khalilzad lors d'une audition publique, je suis heureux que nos membres aient l'opportunité, depuis longtemps due, de réclamer des réponses sur le plan de paix", a-t-il ajouté.

Le président Trump avait annoncé le 9 septembre avoir mis fin aux négociations avec les insurgés en raison d'un nouvel attentat meurtrier qui a tué notamment un soldat américain à Kaboul. Le milliardaire républicain avait par la même occasion annulé un sommet secret avec les talibans prévu selon lui le lendemain à Camp David, la prestigieuse résidence secondaire des présidents américains.

Pendant tout le processus de négociations, Zalmay Khalilzad n'avait dévoilé que peu de détails de "l'accord de principe" qu'il affirmait avoir conclu avec les talibans.

Celui-ci devait permettre un retrait progressif des soldats américains en Afghanistan, en échange de garanties de sécurité, d'une "réduction de la violence" et de l'ouverture de négociations directes entre les talibans et le gouvernement de Kaboul.

Avec AFP

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"Nous sommes en train de perdre la course" du climat, dit le chef de l'ONU

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à Nassau, aux Bahamas, le 13 septembre 2019.

Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a estimé mardi que l'accord de Paris sur le climat n'avait pas encore échoué, mais que le temps était compté pour éviter la catastrophe climatique.

"Je voudrais voir toute la société accroître la pression sur les gouvernements pour qu'ils comprennent qu'ils doivent aller plus vite, car nous sommes en train de perdre la course", a-t-il déclaré dans une interview à une collaboration de dizaines de médias internationaux, Covering Climate Now.

Samedi, Antonio Guterres accueillera un sommet de la jeunesse sur le climat à New York à l'ONU, puis lundi un sommet spécial climat avec des chefs de gouvernements et d'Etats, appelés à revoir leurs engagements à la hausse, pour limiter le réchauffement du globe à 1,5°C ou 2°C, par rapport à la période préindustrielle, au 19e siècle.

"La recherche scientifique nous dit que ces objectifs restent atteignables", a dit Antonio Guterres, en admettant que l'inaction des pays membres de l'ONU pouvait, au moins partiellement, être compensée par d'autres acteurs non-étatiques - en particulier aux Etats-Unis, où les Etats fédéraux comme la Californie prennent le relais.

"L'un des aspects les meilleurs de la société américaine est que c'est un pays fédéral, et que les décisions sont décentralisées", a-t-il dit. "Je serai donc toujours favorable à ce que les décisions relatives au changement climatique soient toujours aussi décentralisées que possible".

Il a noté que de grandes villes, des régions et des entreprises prenaient le relais, et que des banques et des fonds d'investissement se retiraient des secteurs du charbon et des énergies fossiles.

Il a aussi pris l'exemple de l'Union européenne, où seuls trois pays s'opposent encore à l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050, disant percevoir un "nouveau souffle", notamment avec la croissance des énergies solaires en Inde et en Chine.

"Nous avons besoin de changer profondément la façon dont nous produisons notre nourriture, d'où vient l'énergie de nos économies, comment nos villes sont organisées, comment nous produisons notre énergie", a-t-il poursuivi.

"J'ai l'impression que de plus en plus de gens, d'entreprises, de villes et d'Etats comprennent qu'il faut le faire", a conclu Antonio Guterres.

Avec AFP

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