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Mondial-2019: l'Allemagne bat l'Espagne sans convaincre

L'Allemande Marina Hegering rivalise pour le ballon avec l'Espagnol Nahikari Garcia lors du match du Groupe B de la Coupe du Monde, à Valenciennes, en France, le 12 juin 2019.

L'Allemagne, une des favorites de la Coupe du monde féminine de football, a fait un pas vers la qualification pour les 8es de finale en battant l'Espagne (1-0), mercredi à Valenciennes.

Les Allemandes, qui l'ont emporté grâce à un but de Sara Däbritz (42e), sont bien parties pour terminer la phase de poule en tête du groupe B, synonyme de huitième de finale plus abordable. Avec six points, elles devancent déjà de trois longueurs leur adversaire du jour.

Le deuxième de la poule pourrait en revanche avoir le redoutable privilège de croiser la route des Etats-Unis, qui ont établi mardi le nouveau record de la plus large victoire en Coupe du monde en écrasant la Thaïlande 13-0.

Quatre jours après son succès au forceps face à des Chinoises accrocheuses (1-0), l'Allemagne n'a pas réalisé une prestation impressionnante.

"Nous avons repoussé nos limites aujourd'hui pour gagner ce match. Il y a eu beaucoup de solidarité et j'en suis fière car on ne peut gagner que si on joue ensemble", a souligné la sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg.

Disciplinées mais souvent imprécises, les Allemandes, qui étaient privées de leur maître à jouer Dzsenifer Marozsan, qui souffre d'une fracture d'un orteil, n'ont dû leur salut qu'au manque d'efficacité d'une équipe espagnole pourtant supérieure et qui aurait mérité d'être mieux récompensée.

"On est déçu du résultat au vu du jeu qu'on a produit et des efforts qu'ont fait les filles. On a envoyé l'Allemagne dans les cordes. On a été capable de neutraliser la deuxième meilleure équipe du monde. On l'a dominée dans le jeu, on a eu de occasions de but mais il nous a manqué l'efficacité", a regretté Jorge Vilda, le sélectionneur espagnol.

L'Espagne réalise en effet un très bon début de match sous une pluie battante et met en difficulté une arrière-garde allemande peu sereine. Malheureusement, les joueuses ibériques manquent cruellement de réalisme, à l'image de Nahikari Garcia (6e, 15e) ou Silvia Meseguer (16e).

A l'inverse des Espagnoles, l'Allemagne ne laisse pas passer sa chance et ouvre le score sur sa première vraie occasion: une tête d'Alexandra Popp est repoussée par Sandra Panos, mais Marta Torrejon tarde à dégager et Däbritz pousse le ballon au fond d'un tacle glissé (1-0, 42e).

Après la pause, l'Espagne prend de nouveau le contrôle des opérations, mais sans parvenir à inquiéter Almuth Schult: Torrejon envoie un coup franc idéalement placé dans le mur (64e) puis Jennifer Hermoso manque le cadre (68e).

Les Allemandes se montrent surtout dangereuses sur des contres. Ainsi, Klara Buehl oblige Panos à réaliser un bel arrêt (62e), avant de tirer au-dessus (65e). L'Espagne pousse en fin de rencontre pour égaliser, mais en vain.

Pour se qualifier pour les 8es de finales, les Espagnoles, qui ont monopolisé le ballon (59% de possession) sans concrétiser leur domination mercredi, devront désormais décrocher un bon résultat face à la Chine, tandis que l'Allemagne n'aura besoin que d'un nul face aux modestes Sud-Africaines pour s'assurer de la première place du groupe B.

La France confirme sa domination dans le groupe A au Mondial 2019

La capitaine de l'équipe féminine nationale de football, Amandine Henry, à une séance d'entraînement avant la Coupe du Monde 2019 en France, 29 mai 2019.

La France a confirmé sa mainmise sur le groupe A, en battant mercredi la Norvège 2-1, sa plus sérieuse adversaire, faisant ainsi un pas de plus vers la qualification pour les huitièmes de finale.

Après leur succès écrasant en match d'ouverture face à la Corée du Sud (4-0), les Bleues restent à la première place, avec 6 points, et distancent leurs adversaires du jour de trois unités.

Avec deux succès en deux matches et avec une différence de buts favorable de +5, la France est quasi-assurée d'aller en huitièmes.

Les Tricolores n'auront besoin que d'un nul lundi face au Nigeria pour terminer en tête et se ménager un match, à priori, plus facile lors le tour suivant.

Les Norvégiennes devront-elles être vigilantes devant la Corée du Sud si elles veulent conserver leur deuxième place, synonymes de passage en 8es.

Le Nigeria, qui a remporté mercredi son premier match du Mondial face aux Coréennes (2-0), est désormais à égalité de points avec elle (3 pts) et reste donc en embuscade.

Point du Groupe A du 1er tour du Mondial féminin 2019 de football à l'issue du match joué mercredi.

Mercredi:

France - Norvège 2 - 1

Nigeria - Corée du Sud 2 - 0

Déjà joués:

Norvège - Nigeria 3 - 0

France - Corée du Sud 4 - 0

Classement: Pts J G N P bp bc dif

1. France 6 2 2 0 0 6 1 5

2. Norvège 3 2 1 0 1 4 2 2

3. Nigeria 3 2 1 0 1 2 3 -1

4. Corée du Sud 0 2 0 0 2 0 6 -6

Reste à jouer (en heure GMT):

17/06 (19h00): Corée du Sud - Norvège

17/06 (19h00): Nigeria - France

Tensions dans le Golfe : Tokyo appelle l'Iran à "jouer un rôle constructif"

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, à droite, accueilliau Palais Saadabad de Téhéran, par le président iranien Hassan Rouhani, le mercredi 12 juin 2019. Le dirigeant japonais est à Téhéran en mission calmer les tensions entre les Etats-Unis et

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a affirmé mercredi à Téhéran la volonté de son pays de jouer un rôle important pour apaiser les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, tout en appelant la République islamique à "jouer un rôle constructif" au Moyen-Orient.

Arrivé dans l'après-midi dans la capitale iranienne pour une visite d'un peu plus de 24h, M. Abe est le Premier chef de gouvernement nippon à se rendre en Iran depuis la révolution de 1979 ayant renversé le chah.

Le Japon est un allié clef de Washington, ennemi juré de la République islamique, et entretient traditionnellement de bonnes relations avec l'Iran.

Sa visite intervient sur fond de tensions exacerbées entre l'Iran et les Etats-Unis, nourrissant des craintes de déflagration dans le Golfe, et d'inquiétude pour l'avenir de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, après le retrait des Etats-Unis de ce pacte en mai 2018.

"Personne ne veut d'une guerre. Le Japon souhaite jouer un rôle de premier plan pour faire baisser la tension", a déclaré M. Abe après avoir été reçu par le président iranien Hassan Rohani.

"Il faut à tout prix éviter le crépitement des armes", a-t-il ajouté, "la paix et la stabilité au Moyen-Orient sont indispensables à la prospérité non seulement de cette région, mais du monde entier".

- "Guerre économique" -

Le Japon, qui importait récemment encore 5% de son pétrole en provenance d'Iran, a dû renoncer à ces achats pour se conformer aux dernières sanctions américaines visant la République islamique.

L'économie nippone est très dépendante du pétrole du Golfe et Tokyo attache historiquement une grande importance à la stabilité des approvisionnements.

M. Rohani, de son côté, a estimé que la "racine" des tensions dans la région était à chercher dans "la guerre économique des Etats-Unis contre l'Iran".

"Lorsque celle-ci cessera, nous verrons un changement très positif dans la région et dans le monde", a-t-il assuré.

"Nous ne déclencherons jamais une guerre, même contre les Etats-Unis, mais nous opposerons une réponse terrible si nous sommes attaqués", a néanmoins mis en garde M. Rohani, dont le pays est accusé par les Occidentaux d'exercer une influence "déstabilisatrice" au Moyen-Orient

Le président iranien a déclaré voir dans "l'intérêt du Japon à continuer d'acheter du pétrole à l'Iran et résoudre les questions financières" sur lesquelles butte Téhéran à cause des sanctions américaines, la "garantie" d'une amélioration à venir des relations déjà bonnes entre les deux pays.

Sur la question des ventes de pétrole iraniennes au Japon, Takeshi Osuga, le porte-parole du ministère japonais des Affaires étrangères, a néanmoins déclaré : "De ce que nous avons compris, c'est un souhait de la partie iranienne."

"Les achats de pétrole [à l'Iran relèvent] de la décision de sociétés privées. Je ne peux pas prédire leur décision", a-t-il ajouté.

M. Rohani a souligné une convergence de vues avec son hôte sur la question des "armes nucléaires" : "nos deux pays sont contre", a-t-il dit.

M. Abe a dit son "profond respect pour le fait que le guide suprême [iranien] l'ayatollah [Ali] Khamenei ait répété la fatwa [décret religieux, NDLR] disant que 'l'arme nucléaire et les autres armes de destruction massive sont contraires à [l'enseignement de] l'islam".

M. Abe doit rencontrer jeudi matin M. Khamenei

Depuis la décision américaine de se retirer de l'accord de Vienne, le gouvernement du président Donald Trump a rétabli ou intensifié des sanctions économiques punitives contre l'Iran.

Récemment, Washington a déployé d'importants moyens militaires dans le Golfe pour faire face à une présumée "menace iranienne".

- Aura favorable -

Selon le porte-parole du gouvernement japonais, M. Abe a discuté de l'Iran au téléphone avec M. Trump mardi, mais Tokyo a insisté avant le voyage sur le fait que le Premier ministre nippon n'allait pas à Téhéran pour "assurer une médiation entre l'Iran et les Etats-Unis"

Aux yeux de Téhéran, le Japon bénéficie d'une aura favorable en tant que pays ayant réussi à se moderniser sans renoncer à ses traditions et en conservant une forte identité culturelle.

La visite de M. Abe à Téhéran survient au lendemain de la libération d'un Libanais, Nizar Zakka, détenu en Iran depuis 2015 et condamné à dix ans de prison pour "espionnage" au profit des Etats-Unis et deux jours après le passage à Téhéran du ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

Face aux conséquences de la politique américaine de "pression maximale" sur son économie, l'Iran a menacé en mai de s'affranchir progressivement de l'accord de Vienne, à moins que ses partenaires, en particulier européens, ne l'aident à contourner ces sanctions.

En présence de M. Abe, M. Rohani a néanmoins affirmé son attachement à la poursuite de l'accord de Vienne.

"Ma principale préoccupation est que l'Iran respecte cet accord", a déclaré M. Abe.

Avec AFP

Le Nigeria se relance dans le Mondial 2019

Les joueuses nigerianes célèbrent leur but contre la Corée du Sud, France, le 12 juin 2019.

Le Nigeria s'est relancé mercredi lors de la deuxième journée des phases de groupe du Mondial féminin de football, en l'emportant face à la Corée du sud (2-0), qui peut elle quasiment dire adieu aux 8es de finale.

Malgré une domination dans la possession de balle et plusieurs occasions en leur faveur, les Sud-Coréennes ont finalement un peu "offert" la victoire à leurs adversaires. C'est en effet une des leurs, Do-Yeon Kim, qui a permis aux Nigérianes d'ouvrir le score en première période en marquant contre son camp (28e).

En deuxième période, la Corée du sud a cru le temps d'un instant avoir recollé au score, grâce à une frappe victorieuse de Geum-Min Lee. Mais le but a immédiatement été refusé pour cause de hors jeu (58e). Et ce sont bien les Nigérianes qui ont finalement réussi à asseoir leur emprise grâce à un très beau but d'Asisat Oshoala (75e).

Avec cette victoire, la meilleure nation africaine respire un peu mieux, malgré sa défaite inaugurale face à la Norvège (0-3). Avec trois points, elle peut encore espérer se qualifier pour les 8es de finale.

On ne peut guère en dire autant pour les Sud-Coréennes, qui avec deux défaites et zéro point, risquent fort de ne jamais voir le tour suivant.

Les deux leaders du groupe A, la France et la Norvège, doivent s'affronter ce mercredi soir (19H00 GMT) lors d'un match choc qui aura pour enjeu la première place du groupe.

Mondial 2019: Morgan et les Etats-Unis sans pitié pour la Thaïlande

Alex Morgan marquant le premier but lors du match États-Unis/Thaïlande, groupe F, au Mondial 2019, Reims, France, 11 juin 2019.

L'équipe des Etats-Unis, tenante du titre et favorite du Mondial féminin de football, n'a pas fait de détails pour son entrée en lice en écrasant la Thaïlande 13 à 0, record à la clé, grâce notamment à un quintuplé d'Alex Morgan, mardi à Reims.

Les Américaines ont établi le nouveau record de la plus large victoire en Coupe du monde, jusque-là détenu par l'Allemagne (11-0 contre la Côte d'Ivoire en 2007). Elles ont été impitoyables avec la modeste formation asiatique, dépassée de la première à la dernière minute et qui a complètement sombré après la pause.

Alex Morgan est devenue la deuxième joueuse de l'histoire à inscrire cinq buts (12e, 53e, 74e, 81e, 87e) lors d'un match de Coupe du monde après sa compatriote Michelle Ackers en 1991. Samantha Mexis (50e, 54e) et Rose Lavelle (20e, 56e) ont inscrit un doublé, tandis que Lindsey Horan (32e), la capitaine Megan Rapinoe (79e), Mallory Pugh (85e) et la légende Carli Lloyd (90e+2), 36 ans, ont aussi participé à la fête avec un but chacune.

Les +Stars and Stripes+, qui pointent à la première place du classement FIFA, ont logiquement fait parler leur supériorité face aux Thaïlandaises, 34e au classement Fifa et qui ne disputent que le deuxième Mondial de leur histoire. Elles ont notamment marqué la bagatelle de 10 buts en seconde période après avoir atteint la mi-temps sur le score de 3-0.

Et la pauvre gardienne thaïlandaise, qui a fondu en larmes après le coup de sifflet final, a pourtant effectué plusieurs parades décisives pour empêcher le score d'être encore plus lourd...

Les Américaines, qui ont toujours terminé sur le podium lors des sept précédentes éditions, tenteront en France de conserver leur titre et de s'adjuger une quatrième couronne mondiale.

Même si l'adversité était faible mardi, les joueuses de Jill Ellis ont envoyé un message clair à leurs principales concurrentes pour le sacre: elles sont en mission et ne feront pas de sentiments. Le Chili, leur prochain adversaire, est prévenu...

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