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Khashoggi: une experte de l'ONU veut une enquête sur la responsabilité du prince saoudien MBS

Un manifestant tient une affiche avec une photo du journaliste saoudien Jamal Khashoggi devant le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie, le 25 octobre 2018.

Il existe des preuves suffisantes pour ouvrir une enquête sur la responsabilité du prince héritier saoudien dans l'affaire Khashoggi, a déclaré mercredi une experte des droits de l'Homme de l'ONU, réclamant des sanctions ciblées et une enquête internationale.

La rapporteure spéciale des Nations unies, Agnès Callamard tient l'Arabie saoudite pour "responsable" de l'"exécution extrajudiciaire" du journaliste et critique du pouvoir saoudien Jamal Khashoggi, mort brutalement en octobre à l'intérieur du consulat de son pays à Istanbul.

Elle a enquêté pendant six mois sur cette affaire en se rendant notamment en Turquie.

"Cette enquête (...) a démontré qu'il y a suffisamment de preuves crédibles concernant la responsabilité du prince héritier qui exige une enquête supplémentaire", relève-t-elle dans son rapport final transmis mercredi aux médias.

Comme tous les autres experts indépendants de l'ONU, Mme Callamard ne s'exprime pas au nom des Nations unies.

Selon le rapport, "il existe des éléments de preuve crédibles, justifiant une enquête supplémentaire sur la responsabilité individuelle de hauts responsables saoudiens, y compris celle du prince héritier" Mohammed ben Salmane, surnommé MBS.

L'experte appelle également à la poursuite des sanctions imposées par plusieurs pays, dont les Etats-Unis, contre 17 individus pour leur rôle dans ce meurtre, mais estime qu'elles ne sont pas suffisantes car elles ne prennent pas en compte la question de la responsabilité de "la chaîne de commandement".

"Compte tenu des preuves crédibles concernant les responsabilités du prince héritier dans son assassinat, de telles sanctions devraient également inclure le prince héritier et ses biens personnels à l'étranger", fait-elle valoir.

La Turquie a immédiatement "appuyé avec force" les recommandations du rapport de Mme Callamard pour "élucider le meurtre de Khashoggi et demander des comptes à ceux qui en sont responsables".

Suspension du procès

Jamal Khashoggi était un journaliste, mais également un critique de MBS.

Il "était lui-même pleinement conscient des pouvoirs du prince héritier et il le craignait", selon Mme Callamard.

Après avoir dans un premier temps nié le meurtre, Ryad avait avancé plusieurs versions contradictoires et soutient désormais que Khashoggi a été tué lors d'une opération non autorisée par le pouvoir.

Mais selon des informations de presse, la CIA estime que l'assassinat a probablement été commandité par le prince héritier, dirigeant de fait du royaume saoudien.

Mme Callamard appelle le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, à "ouvrir une enquête pénale de suivi sur l'assassinat de M. Khashoggi afin de constituer des dossiers solides sur chacun des auteurs présumés". Elle l'invite aussi à trouver des mécanismes, tels qu'un tribunal ad-hoc, qui puissent établir les responsabilités dans cette affaire.

Le chef de l'ONU "devrait lui-même être en mesure d'ouvrir une enquête pénale internationale de suivi sans qu'un Etat n'ait à intervenir", relève-t-elle.

Elle met garde contre "l'importance disproportionnée accordée à l'identification de l'auteur du crime", soulignant que la justice ne doit pas uniquement établir la responsabilité de l'auteur physique du crime.

Une enquête judiciaire "vise également, sinon principalement, à identifier les personnes qui, dans le contexte de la perpétration d'une violation, ont abusé des responsabilités de leur poste d'autorité ou ne les ont pas remplies", fait-elle valoir dans son rapport.

Dans la procédure lancée devant la justice saoudienne, l'accusation a innocenté le prince héritier et mis en cause plus de 20 personnes, réclamant la peine de mort pour cinq hommes.

Mme Callamard réclame la suspension de ce procès, estimant que la procédure judiciaire n'a pas respecté les normes internationales. Elle demande également au FBI d'ouvrir une enquête sur le meurtre du journaliste qui était résident américain.

Trump lance sa campagne pour 2020 sur un air de 2016

Donald Trump lançant sa campagne de réélection, Amway Center, Orlando, Floride, le 18 juin 2019

Sous les cris d'une foule enthousiaste, Donald Trump a lancé mardi en Floride sa campagne pour 2020, reprenant ses thèmes favoris de 2016 et attaquant avec violence les démocrates accusés de vouloir "détruire le rêve américain".

Très à l'aise au pupitre, fidèle à son style provocateur, le président américain, en quête d'un second mandat après sa victoire-surprise de 2016, a galvanisé les quelque 20.000 supporteurs venus l'écouter à Orlando.

Promettant "un séisme dans les urnes", M. Trump l'a assuré: "nous y sommes arrivés une fois, nous y arriverons encore. Et cette fois nous allons finir le travail".

"Quatre ans de plus! Quatre ans de plus!", reprenaient régulièrement ses soutiens dans la salle de l'Amway Center, rythmant un discours à la tonalité nationaliste très agressive dans lequel il a de nouveau dénoncé l'immigration clandestine et promis de défendre les travailleurs américains face à la concurrence étrangère jugée déloyale.

Trump lance officiellement sa campagne 2020
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Mais il s'est présenté à Orlando sans nouvelles propositions.

Faisant huer tour à tour les médias "Fake News", sa rivale en 2016 Hillary Clinton, Barack Obama ou encore l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, il a accusé ses adversaires politiques d'être "guidés par la haine", ciblant la vingtaine de candidats démocrates qui espèrent lui ravir la Maison Blanche.

"Voter pour un démocrate, quel qu'il soit, en 2020, c'est voter pour la montée du socialisme radical et la destruction du rêve américain", a-t-il affirmé.

"Keep America great"

Le président américain, en position délicate dans les sondages, sait qu'il devra s'imposer dans le "Sunshine State" s'il veut se maintenir huit ans au pouvoir comme ses trois prédécesseurs, Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

Jouant avec la foule, Donald Trump a fait mine de lui faire choisir, à l'applaudimètre, le meilleur slogan possible.

"Vous êtes prêts? Je veux vous entendre!", a lancé l'ancien animateur de télé-réalité. "Make America Great Again" (Rendre à l'Amérique sa grandeur)? "Keep America Great" (Garder sa grandeur à l'Amérique)?

Cette base fidèle constituera l'un de ses atouts pour tenter de décrocher un second mandat en 2020.

Cravate rouge, il s'est rendu en Floride avec son épouse Melania, une grande partie de sa famille, son vice-président Mike Pence et de fidèles alliés républicains.

Aucun suspense sur le fond: l'ancien homme d'affaires de New York, en campagne permanente, n'avait jamais fait mystère de sa volonté de se représenter.

Mais ce rassemblement lui a donné l'occasion de capter toute la lumière, avant une séquence qui sera plus favorable à ses adversaires démocrates.

Celui qui s'est présenté en 2016 comme le candidat anti-système et anti-élites semble déterminé à conserver le ton et la posture de l'outsider, mais l'équation n'est pas la même après plusieurs années au pouvoir.

"L'Economie Trump"

Comme en 2016, lorsqu'il avait brandi l'idée de construire un mur à la frontière avec le Mexique, il a insisté sur le nécessité d'être ferme sur l'immigration.

Mais il n'a pas repris sa promesse lancée la veille de commencer à expulser les "millions d'étrangers (...) entrés de manière illicite aux Etats-Unis".

Sur le bilan, Donald Trump a mis en avant les bons chiffres de ce qu'il appelle "L'Economie Trump".

"Le monde entier envie notre économie, qui est peut-être la meilleure économie de l'Histoire de notre pays", a-t-il lancé.

Il a aussi réitéré ses positions connues sur l'Iran et Israël, en défendant sa décision emblématique sur le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem.

"Nous avons renoué le lien d'amitié avec notre cher allié, l'Etat d'Israël", a-t-il déclaré sous les applaudissements.

Sur l'Iran, Donald Trump a de nouveau dénoncé l'accord "désastreux" sur le nucléaire iranien dont il a retiré les Etats-Unis en 2018, claironnant avoir "imposé les sanctions les plus dures jamais appliquées contre le premier Etat parrain du terrorisme dans le monde".

Le président américain a également juré que sous son mandat, les Etats-Unis viendraient à bout du cancer, du sida et prépareraient la voie pour envoyer des Américains sur Mars.

- Trump "doit être battu" -

Huit jours après ce show Trump, vingt candidats démocrates se retrouveront à Miami, quelque 300 km plus au sud, pour deux débats cruciaux dans une primaire qui s'annonce très ouverte.

Le candidat à la Maison Blanche et socialiste revendiqué Bernie Sanders a répliqué au discours du républicain.

"Ecouter Trump m'a vraiment fait sentir que c'est un homme qui vit dans un univers parallèle (...) et doit être battu", a déclaré le sénateur indépendant, éreintant le milliardaire pour n'avoir pas évoqué les inégalités sociales.

En 2016, l'ex-magnat de l'immobilier a, grâce à des victoires cruciales dans une poignée d'Etats-clés, été propulsé à la Maison Blanche avec, sur l'ensemble du pays, près de trois millions de voix de moins que sa rivale démocrate Hillary Clinton (qui a perdu à cause du collège électoral).

Dans la mesure où il a jusqu'ici obstinément refusé, selon les analystes politiques, de se poser en rassembleur et d'élargir sa "carte électorale", une réélection passe par une nouvelle performance sur les mêmes terres.

Or la voie s'annonce étroite si l'on en juge par les élections de mi-mandat, qui ont montré un retour en force des démocrates dans la "Rust Belt" industrielle, où règne un fort sentiment de déclassement social.

Plus de 70 millions de réfugiés et déplacés fin 2018 selon l'ONU

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, en compagnie d'un groupe d'enfants réfugiés à Agadez le 21 juin 2018.

Le monde comptait fin 2018 70,8 millions de déplacés à cause des guerres ou persécutions, un record ne reflétant pas l'ampleur de l'exode des Vénézuéliens car seule une minorité demande l'asile, a annoncé l'ONU mercredi.

Le rapport annuel du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) souligne que 2018 a été marquée par la forte progression des déplacements internes en Ethiopie, suite à des violences intercommunautaires, et par une hausse des demandes d'asile présentées par ceux qui fuient la grave crise politique et économique au Venezuela.

Le conflit syrien a continué de produire un grand nombre de réfugiés et déplacés. Les violences au Nigeria ont également été une source importante de déplacements.

Le rapport relève que le nombre total des "déracinés" dans le monde -- comptabilisant les réfugiés (25,9 millions, les déplacés internes (41,3 millions) et les demandeurs d'asile (3,5 millions) -- a progressé de 2,3 millions par rapport à 2017.

Cette estimation reste "prudente", pointe le HCR, car "bien que la plupart des Vénézuéliens doivent pouvoir bénéficier du système de protection internationale des réfugiés, à peine un demi-million" a déposé une demande d'asile.

Syrie, Venezuela

"Une fois de plus, les tendances vont dans la mauvaise direction. De nouveaux conflits (...) viennent s'ajouter aux anciens", a déclaré aux médias à Genève le Haut-Commissaire, Filippo Grandi, appelant le Conseil de sécurité de l'ONU à être plus uni afin de résoudre les conflits.

Le nombre de déplacés et réfugiés dans le monde est reparti à la hausse depuis 2009, enregistrant une forte progression entre 2012 et 2015 avec le conflit syrien.

Colombiens et Syriens sont les déplacés internes les plus nombreux.

En ce qui concerne les réfugiés, 5,5 millions sont des Palestiniens, qui relèvent de la compétence de l'UNRWA. Les autres proviennent, pour une grande majorité, de cinq pays: Syrie, Afghanistan, Soudan du Sud, Birmanie et Somalie.

Les Syriens - plus d'un demi-million- sont aussi ceux qui ont déposé le plus grand nombre de demandes d'asile l'an dernier, la majorité l'ayant fait en Turquie. Viennent ensuite les Vénézuéliens (341.800), qui se sont rendus pour la plupart en Colombie et au Pérou.

Alors que le Pérou a récemment imposé des visas aux Vénézuéliens, M. Grandi a appelé les pays de la région à les laisser entrer afin d'éviter un "embouteillage" aux frontières.

'Féliciter l'Allemagne' -

Quatre réfugiés sur cinq vivent dans le pays voisin du leur. La grande majorité vit donc dans des pays en développement.

Les Etats-Unis sont en revanche le pays qui a reçu le plus grand nombre de demandes d'asile l'an dernier, suivi du Pérou, de l'Allemagne, de la France et de la Turquie.

Pour la 4e année consécutive, la Turquie est le pays qui héberge la plus grande population de réfugiés au monde (3,7 millions), suivi du Pakistan, de l'Ouganda, du Soudan et de l'Allemagne.

M. Grandi, qui présente le rapport du HCR à Berlin, a d'ailleurs salué la politique migratoire de la chancelière Angela Merkel, qui avait pris la décision d'ouvrir les frontières de son pays à des centaines de milliers de candidats à l'asile.

"Je n'ai pas l'habitude d'attribuer bons et mauvais points, mais je pense que dans ce cas, il faut féliciter l'Allemagne pour ce qu'elle a fait. La chancelière a été courageuse", a-t-il dit.

Il a également appelé les Européens à trouver une solution durable sur le système de répartition des migrants. "On a derrière nous les élections européennes, on a des chiffres franchement gérables d'arrivées en Europe, c'est le moment d'affronter cette question".

Grand spectacle au Mondial 2019: l'Australie remonte le Brésil

La Brésilienne Marta, fête avec ses coéquipières du Groupe C de la Coupe du Monde, à Montpellier en France, remporté par l'Australie (3-2) le 13 juin 2019.

Une remontada, beaucoup de joueuses de talent, des belles actions en pagaille: l'Australie a remonté deux buts pour battre le Brésil (3-2) dans un match magnifique, jeudi à Montpellier au Mondial-2019.

L'Australie se rachète de son entrée manquée contre l'Italie (2-1) dans ce groupe C relevé.

"C'est une des plus belles performances du football australien, je suis très fier des filles", a salué leur sélectionneur, Ante Milicic.

Les Brésiliennes devront impérativement finir le travail contre les "Azzurre" mardi, pour gonfler les trois points déjà pris contre la Jamaïque (3-0), mais sans la Parisienne Formiga, suspendue et blessée au pied.

Elles peuvent se mordre les doigts d'avoir gaspillé leur avance, acquise grâce à un penalty de Marta 27 s.p.) et le but magistral de Cristiane (38), au terme d'une action collective. Mais les "Matildas" étaient un brin au-dessus, dans le jeu collectif et dans l'envie.

L'opposition de style a donné toute sa saveur au match. Moins bien organisées mais plus instinctives, à l'image de la formidable Debinha, les Brésiliennes ont d'abord frappé en contres.

Marta, remise de sa blessure à la cuisse gauche qui lui a fait manquer le premier match, a ouvert le score sur penalty (27 s.p.) avant de sortir à la pause.

La faute est venue d'Elise Kellond-Knight, qui a légèrement tiré par le maillot Leticia Santos et l'a déséquilibrée.

- Le plus beau but -

Puis les Brésiliennes ont marqué peut-être le plus beau but depuis le début de la compétition: après un petit-pont de Tamires sur Emily Gielnik, la latérale a parfaitement lancé Debinha dans la profondeur, dont le centre a été parfaitement repris d'une tête décroisée par Cristiane.

La buteuse auriverde revient ainsi à une longueur de l'Américaine Alex Morgan (5 buts) après son triplé contre les "Reggae Girlz".

Mais les "Matildas" n'ont pas baissé les bras. Après des tentatives de Tameka Yalop (43) et Gielnik (45), elles ont décroché la réduction du score juste avant la pause, Caitlin Foord reprenant en force une déviation de Chloe Logarzo dans une défense brésilienne submergée (45+2).

A la mi-temps, Vadao a remplacé ses deux stars, Marta par Ludmila et Formiga par Luana. Formiga a été touché au pied, a expliqué le sélectionneur. A 41 ans, elle s'est épuisée à passer une mi-temps à chasser seule les deux milieux avancés de l'Australie, dont l'increvable Tameka Yalop.

Pour la deuxième période, Vadao a aussi troqué son 4-1-4-1 pour un 4-3-3 calqué sur celui des Australiennes. Mais cela n'a pas empêché le retour des Océaniennes, sur centre de Chloe Logarzo transformé en but (58), personne ne le touchant, ni Samantha Kerr, la destinatrice, ni les Brésiliennes.

Kerr, la star australienne, n'a pas marqué, mais elle a poussé Monica à marquer contre son camp (66). L'attaquante était hors-jeu, signalé, sur l'action, mais elle n'a pas touché le ballon. Après consultation de la vidéo, la Suissesse Esther Staubli a finalement accordé le but.

Les Brésiliennes ont poussé jusqu'au bout, et réclamé un "penalty évident", selon Marta pour un ceinturage sur Andressa. "Il y a de quoi être en colère", a pesté la star brésilienne.

Mais les Australiennes, plus fraîches, ont tenu. Toutes les actrices de ce match ont en tout cas offert une très belle publicité au foot féminin.

Mondial 2019: La Chine envoie l'Allemagne... et les Bleues en 8e de finale

Le bonheur de la Chine est contagieux: son succès contre l'Afrique du Sud (1-0) jeudi propulse l'Allemagne et surtout la France, pays organisateur, en huitièmes de finale du Mondial féminin.

Quatre jours avant leur dernier match de poule, à Rennes contre le Nigeria, les Bleues sont assurées de terminer au pire parmi les quatre meilleures "troisièmes" de groupe.

Les joueuses de Corinne Diacre auront sûrement à cœur de réaliser un sans-faute, après leurs victoires initiales contre la Corée du Sud (4-0) et la Norvège (2-1), mais cela leur permet d'aborder encore plus sereinement leur dernier match de poule en Bretagne.

Le court succès des Chinoises fait également les affaires de l'Allemagne, prétendant comme la France au titre mondial, assuré de finir dans les deux premières places qualificatives du groupe B.

Dans un Parc des princes à moitié rempli, la Chine a fait honneur à son rang de 16e nation au classement Fifa devant des "Banyana Banyana" (49e rang mondiale) courageuses mais peu dangereuses pour le second match de leur histoire en Coupe du monde.

Les Chinoises ont fait le siège de la gardienne sud-africaine avant de trouver la solution par Li Ying (40e). La N.10 a jeté sa jambe gauche pour reprendre victorieusement, du tibia, un centre de Zhang Rui venu de la droite.

Ce but à l'arraché permet à l'équipe de Chine d'effacer quelque peu la désillusion du match précédent, où elle s'était inclinée de justesse (0-1) face à l'Allemagne, une des nations favorites pour le sacre mondial.

La voilà revenue à la hauteur de l'Espagne (3 points également), son prochain adversaire lundi au Havre et surtout son plus sérieux concurrent dans le groupe B. La rencontre dans la cité normande aura un air de "petite finale" pour la qualification en huitième de finale.

"L'Espagne est une équipe très forte, ils ont un style traditionnel qui ressemble à la sélection masculine", mais "j'espère que les joueuses vont pouvoir déployer leur potentiel", a lancé le sélectionneur chinois, Jia Xiuquan.

- Kgatlana trop seule -

Si la victoire des Chinoises ne souffre d'aucune contestation, elles ont cependant eu du mal à concrétiser leurs temps forts jeudi, par manque de précision plus que d'occasions.

Elles en ont eu à la pelle, notamment par la "locale" Wang Shuang, mais les tentatives de la jeune attaquante du Paris SG (33e, 84e) n'ont pas fait mouche.

Deux minutes après avoir marqué, elles ont failli récidiver sur une tête de Wang Shanshan (42e). La barre transversale puis la "goal line technology", qui a photographié le ballon sur la ligne de but, ont refusé le 2-0. Yang Li a eu sa chance aussi en toute fin de partie mais la gardienne a repoussé sa frappe à bout portant (90e).

Volontaires mais très maladroites, les Sud-Africaines n'ont eu que quelques contre-attaques à se mettre sous la dent, sous l'impulsion de Thembi Kgatlana qui a soit manqué de jus, soit de partenaires pour mener à bien ses raids.

"Bien sûr nous sommes déçus mais c'est une performance honorable", a réagi la sélectionneuse Desiree Ellis, "fière" de son équipe.

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