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Pour son 70e anniversaire, l'Otan tente de retrouver son unité perdue

Donald trump et Angela Merkel au sommet de l'Otan à Watford en Angleterre le 4 décembre 2019.

Les 29 membres de l'Otan se sont efforcés mercredi d'afficher leur unité, lors du sommet du 70e anniversaire d'une l'Alliance confrontée aux divergences exposées au grand jour entre les dirigeants américain, français et turc.

"Quelles que soient nos différences, nous continuerons de nous unir autour de notre tâche principale: nous défendre les uns les autres", a lancé le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg en ouvrant la séance de travail du sommet dans un golf à Watford, dans la banlieue de Londres. "Ce n'est pas la première fois que l'Alliance est confrontée à des différences et elle a toujours su les surmonter".

Trente ans après la chute du mur de Berlin, l'organisation héritée de la Guerre froide se trouve confrontée à des défis considérables entre la militarisation de l'espace, le retour en force de la Russie sur la scène internationale et la montée en puissance de la Chine comme puissance militaire.

Mais l'ambiance est tendue par de multiples différends et les échanges surpris par les caméras mardi soir montrant Emmanuel Macron, Boris Johnson et Justin Trudeau semblant se moquer de Donald Trump lors d'une réception donnée à Buckingham Palace ne devraient rien arranger.

Mardi, les premières réunions bilatérales ont été dominées par les passes d'armes découlant des déclarations récentes d'Emmanuel Macron jugeant l'Otan en état de "mort cérébrale" et l'appelant à revoir sa stratégie.

Le président français "assume totalement" ses propos très critiqués par ses alliés, a-t-il martelé mercredi matin.

"Ils ont permis de soulever un débat qui était indispensable", a-t-il insisté. "Je pense que notre responsabilité était de soulever les ambiguïtés qui pouvaient être nuisibles et d'assumer un vrai débat stratégique."

- Erdogan piqué au vif -

Ses déclarations, en plus de ses critiques très vives de l'intervention turque d'octobre contre les forces kurdes en Syrie, ont jeté un froid avant la réunion. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a très mal pris les attaques d'Emmanuel Macron, au point de le juger la semaine dernière en "mort cérébrale".

Il pourrait mercredi refuser d'adopter la déclaration finale, qui doit selon un projet insister sur les "menaces" et "défis" auxquels est confrontée l'organisation et dénoncer "les actions agressives de la Russie" et "le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations".

"Je suis persuadé que nous serons en mesure de trouver une solution", a assuré le secrétaire général de l'Otan, soucieux de déminer les différends entre les alliés à une période où l'organisation a fort à faire.

- Essor de la Chine -

L'Otan doit faire mercredi de l'espace un terrain d'opérations de défense pour l'Otan et prendre en compte les défis posés par l'essor de la Chine, deuxième budget militaire au monde.

Jens Stoltenberg devrait se voir confier une mission de réflexion sur la stratégie de l'Alliance, née en 1949, face aux nouvelles menaces, notamment le terrorisme international.

"Il est très important que l'Alliance reste unie. Il y a beaucoup, beaucoup plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous divisent, et je pense que chaque dirigeant ici est absolument déterminé à reconnaître l'importance vitale de l'Otan pour notre sécurité collective", a lancé le Premier ministre britannique Boris Johnson à son arrivée à Watford.

Mais ce message d'unité est mis en péril par la zizanie entre dirigeants de l'Alliance, malgré l'appel de Jens Stoltenberg à resserrer les rangs.

Le président français a insisté mardi sur l'"ennemi commun" que représente le terrorisme et a déploré le fait que "nous n'avons pas la même définition du terrorisme autour de la table".

La critique vise l'exigence du président turc de faire considérer comme des terroristes les forces kurdes qui ont combattu en Syrie le groupe jihadiste Etat islamique, avec les pays de la coalition internationale, ce que refuse Emmanuel Macron.

Si le président français estime avoir donné un coup de fouet à l'Alliance, le président américain n'a pas caché son mécontentement, jugeant mardi ses propos sur l'Alliance "très insultants" et "très très méchants".

Donald Trump, qui pousse depuis son élection ses alliés à augmenter leurs dépenses militaires pour prendre une part plus lourde du fardeau, est reparti à la charge contre les "mauvais payeurs", insatisfait des efforts consentis ces derniers temps.

Rohani assure que l'Iran reste "prêt à discuter" avec Washington

Le président iranien Hassan Rohani.

Les 29 membres de l'Otan tentent mercredi d'afficher leur unité lors du sommet du 70e anniversaire de l'Alliance et de masquer les divergences exposées au grand jour entre les Etats-Unis, la France et la Turquie.

"Ce n'est pas la première fois que l'Alliance est confrontée à des différences et elle a toujours su les surmonter", a soutenu son secrétaire général Jens Stoltenberg au cours d'un point de presse avant le début de la séance de travail du sommet dans un hôtel de luxe sur un golf transformé en camps retranché à Watford, dans la banlieue de Londres.

Trente ans après la chute du mur de Berlin, l'organisation héritée de la Guerre froide se trouve confrontée à des défis considérables entre la militarisation de l'espace, le retour en force de la Russie sur la scène internationale et la montée en puissance de la Chine comme puissance militaire.

Mais l'ambiance est tendue par de multiples différends, et les échanges surpris par les caméras mardi soir montrant Emmanuel Macron, Boris Johnson et Justin Trudeau semblant se moquer de Donald Trump lors d'une réception donnée à Buckingham Palace ne devraient rien arranger.

Mardi, les premiers échanges ont été dominés par les passes d'armes découlant des déclarations récentes d'Emmanuel Macron jugeant l'Otan en état de "mort cérébrale" et l'appelant à revoir sa stratégie.

Le président français a maintenu ses propos très critiqués par ses alliés et a exigé des explications de la Turquie sur son intervention contre les forces kurdes du nord de la Syrie. Il a accusé à cette occasion Ankara de travailler avec des extrémistes proches du groupe Etat islamique.

M. Macron a également appelé à la reprise "d'un "dialogue stratégique" sans naïveté avec Moscou, toujours considéré par l'Otan comme un adversaire.

Ses déclarations ont jeté le froid et risquent de perturber la séance de travail.

La Turquie bloque l'adoption des plans de défense pour les Etats Baltes et la Pologne et le président Recep Tayyip Erdogan pourrait refuser d'adopter la déclaration du sommet, a indiqué Jens Stoltenberg.

"Je suis persuadé que nous serons en mesure de trouver une solution en ce qui concerne la mise à jour des plans de défense. Nous en avons discuté avec le président Erdogan mardi soir et nous y travaillons en ce moment même", a-t-il assuré.

La déclaration du sommet fait de l'espace un terrain d'opérations de défense pour l'Otan et prend en compte les défis posés par l'essor de la Chine, deuxième budget militaire au monde.

Jens Stoltenberg devrait se voir confier une mission de réflexion sur la stratégie de l'Alliance face aux nouvelles menaces, notamment le terrorisme international.

"Il est très important que l'Alliance reste unie. Il y a beaucoup, beaucoup plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous divisent, et je pense que chaque dirigeant ici est absolument déterminé à reconnaître l'importance vitale de l'Otan pour notre sécurité collective", a lancé le Premier ministre britannique Boris Johnson à son arrivée à Watford.

Mais ce message d'unité est mis en péril par la zizanie entre dirigeants de l'Alliance née en 1949, malgré l'appel de Jens Stoltenberg à resserrer les rangs.

Le président français a insisté mardi sur l'"ennemi commun" que représente le terrorisme et a déploré le fait que "nous n'avons pas la même définition du terrorisme autour de la table".

La critique vise l'exigence du président turc de faire considérer les forces kurdes en Syrie comme des terroristes, ce que refuse Emmanuel Macron.

Le président français explique avoir souhaité donner un coup de fouet à l'Alliance, et dénoncer les décisions unilatérales et non concertées des Etats-Unis et de la Turquie qui ont mis en péril les opérations contre l'Etat islamique en Syrie, dans lesquelles sont engagées des forces françaises et d'autres pays alliés.

Mais le président américain n'a pas caché son mécontentement face aux critiques du président français sur l'Alliance. Le propos est "très insultant" et "très très méchant", a soutenu Donald Trump, pour qui "personne n'a plus besoin de l'Otan que la France".

Avec AFP

Taxe Gafa: Washington menace de surtaxer des produits français jusqu'à 100%

La taxe française Gafa impose les géants du numérique à hauteur de 3% du chiffre d'affaires réalisé en France.

Washington a menacé lundi d'imposer des droits de douane additionnels, pouvant aller jusqu'à 100%, sur l'équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français en réponse à l'instauration en France d'une taxe sur les géants américains du numérique.

Parmi les produits qui pourraient être surtaxés figurent de nombreux fromages dont le Roquefort, les yaourts, le vin pétillant ainsi que des produits cosmétiques comme le savon et le maquillage ou encore les sacs à main.

L'administration Trump semble donc pour l'heure épargner le vin traditionnel, un des produits d'exportation tricolore les plus emblématiques, par ailleurs déjà sous le coup de représailles américaines dans un autre litige commercial sur des subventions européennes à Airbus.

Cette annonce fait suite à une enquête ouverte en juillet dernier par le représentant américain au Commerce (USTR) concluant que cette législation française dite "Gafa" (Google, Apple, Facebook et Amazon) porte préjudice aux entreprises américaines.

"L'USTR s'attache à lutter contre le protectionnisme croissant des Etats membres de l'Union européenne, qui ciblent injustement les entreprises américaines", a commenté le représentant dans un communiqué lundi.

La proposition de l'USTR, qui doit encore recevoir l'aval du président américain Donald Trump, risque d'intensifier les frictions avec l'Union Européenne et la France en particulier.

Lundi, bien avant l'annonce de cette menace de représailles, le ministre français de l'économie Bruno Le Maire avait prévenu que la France ne renoncerait "jamais" à sa taxe sur les géants de la tech, et reproché aux Etats-Unis de ne plus vouloir d'un grand accord international sur la fiscalité du numérique.

Ces nouvelles menaces sont en outre dévoilées la veille d'une rencontre entre Donald Trump et le président français Emmanuel Macron.

Cette rencontre bilatérale, qui doit se tenir mardi à Londres à 14h00 GMT, dans le cadre du sommet de l'Otan, sera scrutée avec une attention particulière.

Le président français a en effet jeté un pavé dans la mare début novembre en affirmant que l'Alliance était en état de "mort cérébrale", déplorant le manque de coordination entre les Etats-Unis et l'Europe face à l'offensive de la Turquie dans le nord-est de la Syrie.

- Taxes "discriminantes" -

"Le rapport de l'USTR envoie un signal clair à la France, et avertit les autres pays qui sont en train de finaliser des mesures similaires que des taxes discriminantes ne seront pas tolérées", a réagi Matt Schruers, directeur exécutif de la fédération de l'industrie de l'informatique et des communications (CCIA), dans un communiqué.

Il faisait allusion au fait que l'administration Trump envisage par ailleurs d'ouvrir une enquête à l'encontre de l'Autriche, de l'Italie et la Turquie pour déterminer si leurs taxes menacent les entreprises américaines.

L'imposition de tarifs douaniers punitifs sur les produits français ne pourra, elle, pas intervenir avant la mi-janvier, à l'issue d'une période de consultations pour examiner les éventuelles demandes d'exemptions, selon le calendrier dévoilé par l'USTR.

La taxe française Gafa impose les géants du numérique à hauteur de 3% du chiffre d'affaires réalisé en France, notamment sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes.

Cette solution a vocation à n'être que temporaire dans l'attente d'un aboutissement de négociations internationales.

Les ministres des Finances du G20, réunis à Washington en octobre, avaient ouvert la voie à des négociations cruciales au sein de l'OCDE sur ce dossier, avec l'objectif de parvenir à un accord mondial d'ici le mois de juin.

- Enjeu majeur -

La taxation des géants du numérique et des multinationales constitue un enjeu majeur pour adapter la fiscalité mondiale à la numérisation de l'économie de ces dernières décennies, afin que les Etats puissent percevoir des taxes même si les groupes ne sont pas physiquement présents sur leur territoire.

Cet été, après l'adoption définitive de la taxe en France, Donald Trump était monté lui-même au créneau sur ce dossier, dénonçant "la stupidité" du président Emmanuel Macron et menaçant de rétorsions le vin français.

Paris s'est pourtant engagé à abandonner sa taxe, qui entre en vigueur cette année, dès qu'une solution internationale aura été trouvée sous l'égide de l'OCDE.

"Après avoir réclamé une solution internationale à l'OCDE, (Washington) n'est pas sûr d'en vouloir", a déploré lundi Bruno Le Maire.

De son côté, le Français Thierry Breton, nouveau commissaire européen au marché unique et au numérique, est allé plus loin encore et a laissé entendre que le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, pourrait annoncer le retrait des Etats-Unis des négociations de l'OCDE.

"L'administration (américaine) doit travailler dans ce cadre (de l'OCDE) pour trouver un accord sur les changements de législation sur les entreprises qui pourrait restaurer un soutien multilatéral sans ajouter de la complexité ou assujettir les sociétés à une double taxation", a réagi Joe Kennedy, de la Fondation pour la technologie et l'innovation.

Avec AFP

Colère et grogne pour le sommet du 70e anniversaire de l'Otan

Des drapeaux des pays membres de l'OTAN sur la place du Parlement à Londres, qui accueille le sommet de l'alliance les 3 et 4 décembre 2019.

Les dirigeants des pays de l'Otan se réunissent mardi et mercredi en sommet à Watford, près de Londres, pour le 70e anniversaire de l'alliance, mais l'ambiance est loin d'être festive à cause de multiples différends.

Le plus virulent oppose le président français Emmanuel Macron et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Il porte sur l'intervention lancée par Ankara dans le nord-est de la Syrie sans en informer les autres membres de l'Alliance.

Les deux dirigeants en sont arrivés a échanger des insultes et leurs partenaires espèrent qu'ils crèveront l'abcès mardi avant le sommet, au cours d'une réunion sur la Syrie à Londres avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson.

L'autre inconnue sera le comportement de Donald Trump. Le président américain n'a qu'un seul sujet de discussion depuis son élection lorsqu'il vient à l'Otan: le partage du fardeau pour les dépenses militaires et son corollaire, l'augmentation des budgets de la défense des alliés européens et canadien.

Les responsables de l'Otan espèrent que l'accord pour réduire la contribution américaine au budget de fonctionnement de l'Alliance et les efforts financiers fournis par les alliés pour augmenter leurs dépenses militaires vont l'apaiser.

Le secrétaire général de l'Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg, assure que l'année prochaine, les alliés non américains auront augmenté leurs dépenses pour la défense de 130 milliards de dollars depuis 2016.

Mais beaucoup redoutent que cela ne suffise pas et craignent un nouveau coup de sang de Donald Trump. L'année dernière à Bruxelles, il avait pris à partie Angela Markel, accusée de ne pas payer assez et de contribuer à l'effort militaire de la Russie avec ses achats massifs de gaz.

Les Européens en sont réduits à espèrer que la soirée à Buckingham Palace mardi soir divertira le président américain pour permettre un sommet apaisé le lendemain, a confié le chef de la diplomatie d'un pays très en retard pour ses dépenses militaires.

Les alliés se sont engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB pour leurs dépenses militaires en 2024. Neuf pays ont atteint cet objectif en 2019 et si la France va l'atteindre en 2025, l'Allemagne est encore très loin du but.

M. Trump aura l'occasion d'en discuter avec M. Stoltenberg lors d'un petit-déjeuner mardi à Londres avant de rencontrer le président français Emmanuel Macron, dont les critiques contre l'Alliance, jugée en état de "mort cérébrale", ont choqué tous ses partenaires. La chancelière a dit sa réprobation et aucune capitale de l'Alliance n'a soutenu le président français.

Le jugement porté par M. Macron dénonce l'absence de concertation sur des décisions stratégiques prises par les Etats-Unis et par la Turquie.

- Insultes -

La charge d'Emmanuel Macron a ulcéré le président Erdogan qui a jugé le président français "en état de mort cérébrale".

Le dirigeant turc veut porter le différend au sommet. Paris a déploré ses insultes, mais Emmanuel Macron assume ses propos et n'entend pas renoncer à ses griefs.

Le président Erdogan ne sera pas beaucoup soutenu après sa décision d'acheter un système de défense anti-missile S-400 à la Russie, incompatible avec les équipements de l'Otan. Mais il sait que son pays ne peut pas être expulsé et l'appui de Donald Trump lui suffit.

Ces tensions risquent de gâcher la fête, car elle vont ruiner l'unité de l'Alliance, ce qui fait le jeu de la Russie, a déploré le ministre européen.

Le sommet sera bref: une session de travail de trois heures mercredi dans l'hôtel d'un golf prestigieux à Watford, dans la banlieue de Londres.

Mais les décisions seront significatives, car à Londres, l'espace va devenir un domaine d'opérations de défense pour l'Otan et l'Alliance va se positionner face à la montée en puissance de la Chine, second budget militaire du monde et très présente dans le cyberespace.

Jens Stoltenberg pourrait par ailleurs être mandaté pour conduire une réflexion demandée par la France sur la relation de l'Otan avec la Russie et sur les futurs grands enjeux de sécurité collective, comme la menace terroriste.

Avec AFP

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