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Trois signataires européens de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 préocupés

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La Turquie reçoit des missiles russes au risque de représailles américaines

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L'Iran a tenté de saisir un pétrolier britannique dans le Golfe, selon CNN

Des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, le 21 décembre 2018.

Des bateaux armés iraniens ont essayé de saisir un pétrolier britannique dans les eaux stratégiques du Golfe mercredi, mais ont été repoussé par une frégate de la Royal Navy britannique, a rapporté CNN.

Les Iraniens ont ordonné au pétrolier British Heritage, qui naviguait dans la zone du détroit d'Ormuz, de changer sa trajectoire pour s'arrêter dans les eaux territoriales iraniennes proches, selon la chaîne qui cite deux responsables américains sous couvert d'anonymat.

Un avion américain a filmé l'incident, qui s'est terminé lorsque la frégate britannique HMS Montrose --qui escortait le pétrolier -- a pointé ses armes sur les bateaux iraniens en leur intimant de s'éloigner, avec succès, détaille CNN.

Le président iranien Hassan Rohani avait averti mercredi la Grande-Bretagne de "conséquences" après sa décision d'arraisonner un pétrolier iranien au large de Gibraltar la semaine dernière.

Le Grace 1 avait été arraisonné jeudi au large du territoire britannique, à l'extrême sud de l'Espagne, à la suite d'une opération que l'Iran qualifie d'acte de "piraterie" en haute mer.

"Je le rappelle aux Britanniques: c'est vous qui êtes à l'initiative de l'insécurité et vous en mesurerez les conséquences plus tard", a déclaré mercredi M. Rohani lors d'un conseil des ministres.

Avec AFP

Rencontres franco-iraniennes à Téhéran pour sauver l'accord sur le nucléaire

Emmanuel Macron, à droite, et son homologue iranien Hassan Rohani, en marge de l'Assemblée Générale de l'ONU, New York, le 25 septembre 2018.

Le conseiller diplomatique du président français Emmanuel Macron est à Téhéran mercredi pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 et chercher un moyen d'apaiser les tensions entre la République islamique et Washington.

Emmanuel Bonne a commencé en fin de matinée une réunion avec le contre-amiral Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Il doit rencontrer plus tard le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Le reste de son programme n'est pas connu.

Sa mission est "d'essayer d'ouvrir l'espace de discussion pour éviter une escalade non contrôlée, voire même un accident", a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian, alors que l'exacerbation des tensions entre Téhéran et Washington fait craindre un embrasement dans la région du Golfe.

Fragilisé depuis que Washington l'a dénoncé unilatéralement en mai 2018, l'accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne en 2015 est encore davantage menacé par les annonces de Téhéran, qui, en riposte au retrait américain, a signalé s'affranchir progressivement de certains de ses engagements.

Le retrait américain de l'accord prive la République islamique des bénéfices qu'elle escomptait du pacte --conclu avec l'Allemagne, la Chine, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie-- et par lequel elle a accepté de brider son programme nucléaire en échange d'un allègement des sanctions internationales la visant.

Téhéran exige des Etats encore parties à l'accord qu'ils prennent enfin les mesures qu'il réclame pour que soient garantis ses intérêts.

- "Dépassements légers" -

Conséquence de la politique de "réduction des engagements" de Téhéran, les réserves d'uranium enrichi iraniennes ont dépassé au début du mois la limite imposée par l'accord de Vienne (300 kg).

Plus significatif, l'Iran a annoncé lundi produire de l'uranium enrichi à au moins 4,5%, soit au-delà du maximum autorisé par l'accord (3,67%) et a menacé de prendre de nouvelles mesures dans "60 jours" si ses demandes ne sont toujours pas satisfaites.

A 4,5%, le taux d'enrichissement est encore loin des 90% qui permettraient d'envisager la production d'une bombe atomique.

Mais compte tenu des suspicions passées de la communauté internationale sur le programme nucléaire iranien, les dernières annonces de Téhéran suscitent l'inquiétude à l'étranger, même si l'Iran, qui a toujours démenti vouloir la bombe atomique, s'est engagé à ne jamais chercher à acquérir cette arme.

Dans un communiqué commun, Berlin, Londres, Paris et l'Union européenne ont relevé mardi la volonté iranienne de "rester dans le cadre" de l'accord de Vienne.

Mais les Européens ont appelé l'Iran à "agir en conséquence en revenant sur ces activités et en se conformant de nouveau pleinement et sans délai" aux termes de l'accord.

M. Le Drian a néanmoins qualifié de "dépassements légers" les manquements de l'Iran à ses engagements. "Ce ne sont pas des dépassements de rupture", a-t-il dit.

- "Pression maximale" -

"Nous accueillons favorablement [l'initiative française] parce que les Français sont parties à [l'accord] et nous considérons leurs efforts comme relevant de leur devoir pour le maintenir en vie", a déclaré à l'agence officielle Irna le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi.

"Nous sommes dans une phase très critique", commente-t-on à la présidence française. "Les Iraniens prennent des mesures qui sont en violation (de l'accord) mais qui sont très calibrées et par ailleurs (le président américain) Donald Trump est un dealmaker" (négociateur).

"Les Iraniens exagèrent, mais pas trop, et Trump met la pression maximale mais il exerce cette politique jusqu'au moment où il peut dealer", ajoute-t-on de même source.

M. Trump répète qu'il veut forcer l'Iran à négocier un "meilleur accord", ce que Téhéran rejette. "L'Iran fait beaucoup de mauvaises choses en ce moment, ils feraient mieux de faire très attention", a déclaré le président américain mardi.

En sortant de l'accord de Vienne, Washington a rétabli des sanctions punitives qui ont plongé l'Iran dans une violente récession et lui ont fait perdre un par un les acheteurs de son pétrole.

Pour pouvoir rester partie à l'accord, l'Iran exige de ses partenaires, et en premier lieu des Européens, qu'ils prennent des mesures efficaces pour l'aider à contourner l'embargo américain.

Avec AFP

Instagram dévoile des outils de lutte contre le harcèlement

Parmi ces nouveaux dispositifs figure un avertissement, généré par un logiciel d'intelligence artificielle, qui sera adressé aux personnes souhaitant publier des remarques injurieuses sur la populaire application de partage d'images.

"Cette intervention donne aux personnes l'occasion de réfléchir et d'annuler leur remarque, et cela permet au destinataire de ne pas recevoir ce commentaire néfaste", a expliqué lundi Adam Mosseri, patron d'Instagram.

"D'après les premiers essais, nous avons trouvé que cela encourageait certaines personnes à retirer leur commentaire et à partager quelque chose de moins blessant une fois qu'elles ont eu le temps de la réflexion", a-t-il ajouté.

Un autre outil baptisé "restriction" vise à réduire un éventuel flot de remarques négatives sur le compte d'un utilisateur victime de harcèlement.

L'utilisateur pourra plus ou moins restreindre l'influence d'une personne cherchant à lui nuire en approuvant ou pas ses commentaires et en les rendant ainsi visibles ou non pour les autres.

"Les personnes restreintes ne pourront pas voir si vous êtes actif sur Instagram ni si vous avez lu leurs messages directs", a expliqué M. Mosseri.

"Les jeunes gens de notre communauté nous ont dit être réticents à bloquer, se désabonner ou signaler leur harceleur parce que cela pourrait envenimer la situation, particulièrement s'ils côtoient leur harceleur dans la vie réelle", a-t-il indiqué.

La décision d'Instagram, qui a plus d'un milliard d'abonnés dans le monde, intervient alors que se multiplient les appels aux plateformes comme Facebook et Twitter afin qu'elles renforcent la surveillance de leurs contenus, notamment en cas de harcèlement, de discours haineux ou de désinformation, pour protéger les jeunes utilisateurs.

Selon une enquête du centre de recherche américain Pew, 72% des adolescents utilisaient Instagram aux Etats-Unis en 2018.

La question de la confidentialité des données des utilisateurs de réseaux sociaux est un sujet particulièrement sensible pour la maison mère d'Instagram, Facebook, depuis le scandale planétaire en 2018 des informations d'usagers récupérées par la firme Cambridge Analytica.

Depuis, les grands réseaux sociaux se sont engagés à accroître leur transparence et la sécurité de leurs plateformes.

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