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La Jordanie rompt ses relations diplomatiques avec la Corée du Nord

Vue d'un défilé militaire marquant le 105ème anniversaire du fondateur de l'Etat, Kim Il Sung, à Pyongyang, en Corée du Nord. Image prise d'une vidéo diffusée par la télévision publique nord-coréenne KRT, le 15 avril 2017

Amman, proche allié de Washington, a annoncé jeudi avoir rompu ses relations diplomatiques avec la Corée du Nord "en conformité avec la politique des alliés de la Jordanie sur cette question".

Les Etats-Unis avaient appelé fin novembre tous les pays à couper leurs relations diplomatiques et commerciales avec la Corée du Nord, après une série d'essais militaires de Pyongyang, y compris des tirs de missiles balistiques intercontinentaux censés avoir une portée suffisante pour atteindre le territoire continental américain.

La Corée du Nord avait également mené en septembre son plus puissant essai nucléaire à ce jour.

>> Lire aussi : Droits de l'homme en Corée du nord, l'ONU veut saisir la CPI

"La rupture des relations diplomatiques, qui n'ont jamais été fortes avec la Corée du Nord est intervenue en conformité avec la politique des alliés de la Jordanie sur cette question", a déclaré à l'AFP une source gouvernementale.

La décision a été prise par le gouvernement et soutenue par un décret royal, selon le Journal officiel.

Il a ainsi été mis fin à l'accréditation de l'ambassadeur de Jordanie auprès de la Corée du Nord, qui réside à Pékin, et à celle de l'ambassadeur de Corée du Nord auprès de la Jordanie, qui réside à Damas.

Avec AFP

Kaboul a des "preuves" que les attentats ont été préparés au Pakistan

Le chef du renseignement afghan Masoom Stanekzai (d) et Wais Ahmad Barmak, ministre de l'Intérieur, à Kaboul, en Afghanistan, le 1er février 2018.

Le gouvernement et le président afghans sont sous pression après quatre attaques d'ampleur en dix jours dont trois à Kaboul qui ont fait au total plus de 150 morts et 250 blessés.

Les responsables afghans ont remis aux Pakistanais des "preuves" montrant que les récents attentats meurtriers qui ont visé l'Afghanistan ont été préparés au Pakistan, citant notamment des madrasa (écoles coraniques) et universités suspectes, a affirmé jeudi le ministre afghan de l'Intérieur Wais Ahmad Barmak.

Une délégation dirigée par le ministre de l'Intérieur et le directeur des renseignements afghans (NDS) Mohammad Masoom Stanekzai s'est rendue mercredi au Pakistan pour y rencontrer le Premier ministre Shahid Khaqan Abbasi, des responsables militaires et le patron de l'ISI, les renseignements militaires pakistanais, accusés de liens étroits avec les talibans afghans et le réseau insurgé haqqani, qui leur est affilié.


Selon M. Barmak, "les informations réunies montrent que les attaques ont été planifiées dans la région de Chaman" au Balouchistan (sud-ouest du Pakistan), où les "talibans disposent de centres d'entraînement".

"Et puis il y a des mosquées, des madrasa, au Pakistan. Nous avons partagé des preuves avec eux (les responsables pakistanais) et, chaque fois, nous leur avons demandé ce qu'ils comptent faire" a poursuivi le ministre.

Lire aussi : Le bilan de l'attentat de Kaboul atteint 103 morts et 235 blessés

Le chef du NDS a également évoqué une "liste de noms remise au Pakistan, gardée confidentielle pour ne pas nuire à l'enquête," de personnes suspectes.

"Il est clair que les attentats commis en Afghanistan sont décidés et préparés de l'autre côté de la frontière où la communauté internationale sait que les insurgés disposent de bases sûres", a ajouté M. Stanekzai.

Il a annoncé la venue d'une délégation pakistanaise samedi à Kaboul pour répondre à ces requêtes.

L'ambassade pakistanaise à Kaboul a de son côté indiqué que les informations fournies étaient "en cours d'examen pour (vérifier) leur authenticité".

Jeudi également, quelques dizaines de manifestants ont manifesté devant l'ambassade du Pakistan à Kaboul aux cris de "Mort au Pakistan".

A Islamabad, le ministre des Affaires étrangères Khawaja Asif a présenté jeudi ses condoléances à l'ambassade afghane pour les victimes des attentats, et s'est félicité des discussions "productives" de la veille, selon un communiqué du ministère.

Plus tôt cette semaine, un porte-parole du même ministère avait annoncé que le Pakistan avait livré en novembre à l'Afghanistan 27 insurgés soupçonnés de faire partie des talibans ou du réseau Haqqani, sans fournir plus de détails.

Malgré ses dénégations, le Pakistan est régulièrement accusé de soutenir et d'entretenir les talibans afghans et d'autres groupes terroristes sur son sol comme le réseau Haqqani.

Pour cette raison, le président américain Donald Trump a gelé jusqu'à nouvel ordre le versement de deux milliards de dollars d'aides militaires à Islamabad qu'il a accusé début janvier de "mensonges et de duplicité" dans sa lutte contre le terrorisme.

Avec AFP

L'Allemagne restreint le regroupement familial pour les réfugiés

Les enfants migrants jouent dans un camp de réfugiés en Allemagne, le 15 octobre 2015.

Les députés allemands ont adopté une loi limitant le regroupement familial pour les réfugiés, une condition pour former un gouvernement de coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates après des mois d'imbroglio post-électoral.

Adopté par 376 voix contre 298, le texte prolonge jusqu'au 31 juillet un moratoire en vigueur depuis début 2016 sur le regroupement familial pour les réfugiés dits "subsidiaires", une catégorie comptant des centaines de milliers de personnes avec un statut de protection temporaire et notamment des Syriens fuyant la guerre.

A compter du 1er août, 1.000 personnes seront autorisées chaque mois à immigrer en Allemagne dans le cadre du regroupement familial, un quota n'incluant pas "les cas d'urgence".

Les conservateurs de la chancelière Angela Merkel réclamaient à l'origine le gel total du regroupement familial, tandis que les sociaux-démocrates souhaitaient une plus grande générosité.

"A l'issue d'un débat difficile, il nous faut des résultats car il s'agit d'êtres humains ici. Et notre résultat, notre compromis est à la fois plein d'humanité, de responsabilité, de générosité et de réalisme", a souligné devant les députés du Bundestag le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière.

Mais ce compromis lève surtout un obstacle important dans les négociations en vue de la formation d'un gouvernement de coalition sous l'égide de Mme Merkel, plus de quatre mois après les législatives qui ont laissé l'Allemagne sans majorité évidente.

La loi doit encore faire l'objet d'un vote au Bundesrat, la chambre haute du parlement, mais il s'agit d'une formalité.

De son côté, le parti d'extrême droite AfD, qui a fait une entrée historique et tonitruante à la chambre des députés après les élections du 24 septembre, a dénoncé le texte adopté jeudi.

"Nous considérons que le regroupement familial ne doit pas avoir lieu dans notre pays, mais dans des zones protégées, en Syrie (par exemple) qui est en grande partie pacifiée", a martelé le député Christian Wirth, dénonçant un projet européen de "remplacement" de la population du continent par des migrants arabes et africains.

Ce parti anti-islam, anti-élite et anti-européen a gagné en popularité en surfant sur les inquiétudes générées par l'ouverture du pays en 2015 à quelque 900.000 demandeurs d'asile.

Avec AFP

Une loi polonaise irrite Israël et provoque une mise en garde de Washington

Mesures de protection contre l'ambassade d'Israel à Varsovie en Pologne le 31 Janvier 2018

Le Sénat polonais a voté dans la nuit de mercredi à jeudi une loi controversée sur la Shoah, destinée à défendre l'image du pays, mais qui a irrité Israël et fait l'objet d'un sérieux avertissement américain.

Pour entrer en vigueur, la loi doit être encore signée par le président polonais Andrzej Duda.

Les Etats-Unis ont exprimé mercredi leur "inquiétude" quant aux conséquences de cette loi.

Elle risque d'avoir des "répercussions" sur "les intérêts et relations stratégiques de la Pologne, y compris avec les Etats-Unis et Israël", a mis en garde la porte-parole du département d'Etat Heather Nauert, estimant que d'éventuelles divisions entre alliés "ne profiteraient qu'à nos rivaux".

Elle a appelé la Pologne "à réexaminer la loi à la lumière de ses possibles conséquences sur la liberté d'expression et sur notre capacité à être de bons partenaires".

La loi punit par des amendes ou des peines de prison allant jusqu'à trois ans de réclusion ceux qui attribuent "à la nation ou à l'Etat polonais" des crimes commis par les nazis allemands en Pologne occupée.

Aux yeux des conservateurs au pouvoir en Pologne, il s'agit en priorité d'empêcher qu'on utilise l'expression "camps de la mort polonais" à propos de ceux installés par les nazis allemands en Pologne occupée.

Mais les responsables israéliens s'émeuvent surtout d'un passage où ils voient une tentative de nier la participation de certains Polonais à l'extermination des juifs, voire la possibilité de poursuivre des survivants de la Shoah qui évoqueraient de tels cas.

Après l'adoption du projet de loi par la chambre basse vendredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a protesté vivement: "Nous ne tolérerons pas qu'on déforme la vérité et réécrive l'Histoire ou qu'on nie l'Holocauste", a-t-il dit. Des protestations d'organisations juives à l'étranger ont suivi.

Mais le Sénat a adopté le texte sans le modifier.

'Falsifier l'histoire'

Pour le vice-ministre polonais de la Justice Patryk Jaki intervenant mercredi devant le Sénat, la violence de la réaction de l'Etat hébreu serait en partie explicable par des questions de politique intérieure israélienne.

Une proposition de loi a été présentée mercredi à la Knesseth et a obtenu l'appui de principe de 61 députés israéliens sur 120. Ce texte, présenté par un de ses promoteurs, le député Itzik Shmuli (Union sioniste), comme une réaction à la loi polonaise, introduit une peine de cinq ans de prison pour ceux qui "réduisent ou nient le rôle de ceux qui ont aidé les nazis dans les crimes commis contre les Juifs".

A Varsovie, une centaine d'artistes, journalistes et hommes politiques polonais, dont la réalisatrice Agnieszka Holland, l'ancien président de gauche Aleksander Kwasniewski et l'ancien chef de la diplomatie, le libéral Radoslaw Sikorski, ont signé un appel demandant que le projet de loi soit amendé afin d'en éliminer la pénalisation des expressions blessantes pour la Pologne.

Ils ont demandé à l'opinion de "maîtriser les émotions, pour le bien commun que sont la vérité et le dialogue polono-israélien depuis un quart de siècle".

Un groupe de Juifs polonais a également publié une lettre ouverte pour mettre en garde contre la nouvelle loi. Celle-ci "peut conduire à pénaliser ceux qui disent la vérité sur les délateurs polonais et ces citoyens polonais qui assassinaient leurs voisins juifs".

Elle "limite non seulement la liberté d'expression, mais avant tout conduit à falsifier l'histoire", ont-ils mis en garde.

Le voïvode (préfet) de Varsovie a de son côté interdit "pour des raisons de sécurité" une manifestation annoncée pour mercredi après-midi par des milieux nationalistes devant l'ambassade d'Israël.

La Pologne occupée par l'Allemagne nazie fut le seul territoire où les Allemands décrétèrent que toute sorte d'aide aux Juifs était passible de la peine de mort.

Le site du mémorial Yad Vashem à Jérusalem, dédié à la mémoire de la Shoah, recense 6.700 Polonais distingués comme "Justes parmi les Nations" pour avoir aidé les Juifs sous l'occupation nazie.

Mardi, une médaille y a été décernée à titre posthume à trois Polonais reconnus "Justes parmi les Nations". Un porte-parole de Yad Vashem a assuré à l'AFP que la cérémonie était prévue de longue date et que la coïncidence avec la controverse était fortuite.

Six millions de Polonais, dont trois millions de Juifs, ont été tués pendant la Seconde guerre mondiale.

Avec AFP

Gouvernement et opposition prolongent les discussions au Venezuela

Le ministre vénézuélien de l'Information, Jorge Rodriguez, à Saint-Domingue, en République dominicaine, le 30 janvier 2018.

Le gouvernement vénézuélien et l'opposition se sont séparés mercredi à Saint-Domingue sans trouver d'accord mais ont décidé de poursuivre les discussions au Venezuela, avec les présidentielles en ligne de mire.

"Il reste des points à régler qui devront être discutés à Caracas et les deux parties s'y déplacent pour consultations et pour s'y réunir", a déclaré lors d'une conférence de presse le président dominicain Danilo Medina.

Les deux camps, qui discutaient depuis lundi, devraient se retrouver "lundi prochain pour tenter de parvenir à un accord" en République dominicaine dans un contexte où le président vénézuélien Nicolas Maduro cherche à se faire réélire dans des conditions décriées par l'opposition.

Après l'annonce de Medina, Jorge Rodriguez, le chef de la délégation gouvernementale a fait part de son optimisme en assurant qu'un "pré-accord" avait été signé, ce que son homologue de l'opposition (MUD), Julio Borges, a nié.

"La date des élections est au centre des discussions", a confié à l'AFP un important négociateur de la MUD, qui a demandé l'anonymat.

Depuis décembre, le gouvernement et l'opposition négocient en République dominicaine pour tenter de trouver une solution à la crise politique qui secoue le Venezuela.

Mais depuis la décision de la semaine dernière du pouvoir vénézuélien, englué dans une grave crise économique, de convoquer une élection présidentielle anticipée avant le 30 avril, les pourparlers se concentrent sur la date de l'élection et sur les garanties électorales réclamées par l'opposition.

Jusqu'à présent, la présidentielle était officiellement prévue pour fin 2018 mais, selon les analystes, la date a été avancée par le camp présidentiel afin de profiter d'une dynamique électorale favorable et des divisions de l'opposition.

La coalition de l'opposition s'est présentée divisée à ce nouveau cycle de pourparlers: Volonté populaire (VP), le parti de Leopoldo Lopez, une des grandes figures de l'opposition, a décidé de quitter la table des négociations faute de "garanties électorales".

La justice vénézuélienne a écarté vendredi la MUD de la course à la présidentielle en tant que coalition. Les partis qui composent la MUD peuvent en revanche participer individuellement au scrutin, dont la date précise n'a pas encore été annoncée par le Conseil national électoral.

Dimanche prochain, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV, au pouvoir), doit officialiser la candidature de Nicolas Maduro à un nouveau mandat présidentiel.

Avec AFP

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