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ONU: échec de Nikki Haley à faire condamner le Hamas

Nikki Haley, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 9 octobre 2018.

Les Etats-Unis ont échoué jeudi à faire condamner le Hamas par l'Assemblée générale de l'ONU, une résolution de l'ambassadrice américaine Nikki Haley ne recueillant pas la majorité nécessaire à son adoption lors d'un scrutin qualifié de "gifle" par le mouvement islamiste palestinien.

Au préalable, le Koweït et le groupe arabe à l'ONU avait, lors d'un vote de procédure gagné de seulement trois voix, obtenu qu'une règle d'une majorité aux deux tiers soit appliquée au texte américain malgré de vives critiques de Nikki Haley.

Le texte des Etats-Unis n'a recueilli que 87 voix, dont celles de l'Union européenne. Après une demande de l'Afghanistan pour changer son vote, 58 pays dont ce dernier ont voté contre et 32 se sont abstenus, selon un décompte final.

"Une simple majorité est requise", avait plaidé en vain Nikki Haley avant le scrutin, qui s'est tenu avec une heure de retard en raison "de négociations de dernière minute", selon la présidence de l'Assemblée générale.

Cette enceinte, dont les résolutions n'ont pas de valeur contraignante, "n'a jamais rien dit sur le Hamas", avait dénoncé la diplomate américaine, en critiquant une "politique de deux poids deux mesures" aux dépens d'Israël.

"La décision (d'un vote de procédure) vise à entraver" l'adoption de la résolution américaine, "et mon frère du Koweït le sait très bien", avait ajouté l'ambassadrice.

Son homologue israélien, Danny Danon, s'est toutefois félicité dans un communiqué que "pour la première fois dans l'Histoire des Nations unies, un nombre record de pays aient soutenu une résolution de l'Assemblée générale condamnant le Hamas".

La règle des deux tiers a été approuvée par 75 voix, 72 pays s'exprimant contre --dont l'Union européenne-- et 26 Etats se sont abstenus.

- "Affaire très personnelle" -

"L'échec de l'entreprise américaine aux Nations unies constitue une gifle pour l'administration des Etats-Unis et une confirmation de la légitimité de la résistance", a déclaré un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zahri.

La présentation de la résolution américaine, soutenue par l'UE, constituait l'un des derniers faits d'armes de Nikki Haley, qui a récemment annoncé quitter ses fonctions en fin d'année. Selon des diplomates, Nikki Haley, soutien inconditionnel d'Israël, avait fait de cette condamnation du Hamas "une affaire très personnelle".

Son projet de texte dénonçait "le Hamas pour des tirs répétés de roquettes en Israël et pour incitation à la violence, mettant la vie de civils en danger". Il exigeait "que le Hamas et d'autres entités militantes incluant le Jihad islamique palestinien cessent toutes les provocations et activités violentes dont le recours à des engins aériens incendiaires".

Lors des prises de parole, l'Arabie saoudite et l'Iran, soutien du Hamas, ont dénoncé le texte américain. "Israël n'a jamais respecté les résolutions de l'ONU", a lancé le représentant saoudien, tandis que la diplomatie iranienne assurait que "le Hamas était un mouvement légitime qui combat l'occupation israélienne".

Sous la pression des Européens, les Palestiniens et les pays arabes avaient renoncé à amender le texte américain pour y introduire des rappels précis des résolutions portant sur la fin de l'occupation israélienne, le statut de Jérusalem-Est et la solution de deux Etats dans les frontières reconnues en 1967, largement soutenue dans le monde.

Ils ont transformé leur amendement en résolution qui a été adoptée dans l'après-midi par 156 voix en sa faveur - dont celles de l'Union européenne. Six pays ont voté contre, dont les Etats-Unis et Israël, 12 Etats s'abstenant. "Encore une résolution contre Israël", a déploré Danny Danon.

L'objectif de l'Union européenne "était d'éviter une confrontation dont tout le monde serait sorti perdant", a expliqué un diplomate sous couvert d'anonymat. Il s'agissait aussi de préserver "l'unité de l'UE", a-t-il ajouté.

"Personne ne comptait avancer" sur le processus de paix avec les textes mis au vote jeudi, a précisé cette source, évoquant des "jeux politiques".

Le chef du Hamas Ismaïl Haniya s'était plaint dès le 28 novembre de la démarche américaine dans une lettre rare à la présidence de l'Assemblée générale de l'ONU. La missive, remise au représentant de l'ONU à Gaza, n'est cependant jamais arrivée à destination. Elle a été transmise au seul pouvoir légitime reconnu par l'ONU, l'Autorité palestinienne, qui l'a bloquée, selon une source onusienne.

Avec AFP

Le patron de l'OMC met en garde contre les dangers de la guerre commerciale

Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevedo, le 25 juillet 2018 à Genève. / PHOTO AFP / Fabrice COFFRINI

Tout le monde serait perdant en cas de guerre commerciale, a averti mercredi le patron de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche de Donald Trump, qui a déclenché les hostilités.

Roberto Azevedo, qui dirige depuis 2013 l'organisation, attaquée comme nombre d'autres organismes internationaux, par le président américain, a reconnu que des réformes étaient nécessaires mais a rejeté ceux qui accusent le commerce international d'être le principal responsable des pertes d'emplois. Un argument souvent avancé par le locataire de la Maison Blanche.

"Le système pourrait être meilleur", a reconnu M. Azevedo, dans un discours tout en saluant la volonté affichée des pays du G20, lors d'un sommet en fin de semaine dernière à Buenos Aires, de le réformer.

"Nous devons éliminer l'idée que le commerce international est une équation qui fait un gagnant et un perdant", a-t-il souligné, dénonçant ainsi la philosophie de l'administration Trump, mais sans la nommer.

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2017, Donald Trump a multiplié les actions unilatérales, dénonçant un traité commercial par-ci et imposant des tarifs douaniers par-là pour combler le déficit commercial américain, qu'il interprète comme un signe de faiblesse.

C'est d'ailleurs en partie ce discours très protectionniste qui lui a permis de remporter la présidentielle.

Mais pour M. Azevedo "tout le monde peut profiter" des retombées du commerce.

Il a salué l'embryon de trêve dans le conflit commercial qui oppose les Etats-Unis et la Chine après le sommet entre Donald Trump et son homologue Xi Jinping.

Faute d'un accord, la croissance mondiale est en danger, selon M. Azevedo.

"Le résultat de toutes les simulations c'est que le commerce et la croissance vont ralentir et tous les pays, sans exception, vont perdre dans une guerre commerciale mondiale", a-t-il averti.

Un message martelé également par le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale.

M. Azevedo reconnaît l'angoisse que fait naître une économie en plein bouleversement, mais il estime que c'est le changement technologique qui est à l'origine des pertes d'emplois.

Au contraire, le commerce est "un moteur de croissance, de productivité, d'innovation et de création d'emplois", a-t-il lancé.

Un message qui ne sera entendu ni à la Maison Blanche ni dans les vieux bassins industriels américains, qui ont vu les emplois partir au Mexique ou en Chine pendant des années.

Mais M. Azevedo s'est quand même voulu optimiste après son passage au G20: "Je suis persuadé qu'il s'agit là d'une opportunité comme il n'y en a qu'une par génération pour réformer le système du commerce international".

Avec AFP

Yémen: pourparlers de paix en Suède sur fond d'urgence humanitaire

Un membre de la délégation houthie participant aux négociations, au départ de l'aéroport de Sanaa, au Yémen, le 4 décembre 2018. REUTERS / Mohamed al-Sayaghi

Pour la première fois depuis 2016, des pourparlers de paix inter-yéménites s'ouvrent jeudi en Suède, sur fond d'urgence humanitaire, entre le gouvernement, soutenu par l'Arabie saoudite (sunnite), et la rébellion (chiite) appuyée par l'Iran.

Ces pourparlers organisés sous l'égide des Nations unies constituent une rare occasion de remettre sur le chemin de la paix le Yémen dévasté par quatre années de guerre qui ont fait au moins 10.000 morts et poussé 14 millions de personnes au bord de la famine.

Mais belligérants et observateurs ne se faisaient guère d'illusion sur les chances de percée.

Toutes les tentatives visant à mettre fin à la guerre qui dure depuis quatre ans ont en effet échoué jusqu'ici, alors que la situation humanitaire, dans ce pays le plus pauvre de la péninsule arabique, est la pire du monde selon l'ONU.

Le médiateur de l'ONU, le Britannique Martin Griffiths, est allé en personne chercher dans la capitale Sanaa la délégation des rebelles Houthis, arrivée avec lui en Suède mardi soir à bord d'un avion spécial koweïtien.

Les représentants du gouvernement, partis de Ryad, sont quant à eux parvenus mercredi soir à Stockholm.

Martin Griffiths a officiellement annoncé mercredi soir sur Twitter "le redémarrage du processus politique inter-yéménite en Suède le 6 décembre 2018".

Les contacts, dont la durée demeure incertaine, se tiennent près de Rimbo, dans le centre de conférence du château de Johannesberg, un vaste domaine situé à une soixantaine de kilomètres au nord de Stockholm, bouclé par des cordons de police.

Avant leur départ pour la Suède, chaque camp a dans un même élan exprimé ses espoirs prudents.

Les Houthis "n'épargneront aucun effort pour faire réussir les pourparlers", a assuré Mohammed Abdelsalam, qui dirige la délégation des rebelles. Ces derniers devront néanmoins "rester vigilants contre toute tentative d'escalade militaire sur le terrain", a-t-il ajouté.

Selon le ministre yéménite de l'Information Mouammar al-Iryani, la délégation gouvernementale "emmène avec elle les espoirs des Yéménites de mettre fin au putsch et de rétablir l'Etat".

- "Très maigres espoirs" -

Le conflit oppose les rebelles Houthis, appuyés par l'Iran, aux partisans du gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenus militairement par une coalition menée par l'Arabie saoudite.

Sur la table des négociations doivent notamment figurer la réouverture de l'aéroport international de Sanaa, fermé depuis trois ans, le recensement des zones minées par les rebelles, un cessez-le-feu et l'ouverture de couloirs humanitaires.

Une source diplomatique au Conseil de sécurité des Nations unies a déclaré à l'AFP nourrir de "très maigres espoirs" que ces pourparlers puissent déboucher sur des avancées concrètes.

En septembre, des pourparlers de paix ont achoppé sur le refus des négociateurs Houthis de se rendre à Genève sans garantie sur leur voyage retour vers la capitale Sanaa et sur l'évacuation de rebelles blessés vers Oman.

Un précédent round de négociations organisé au Koweït en 2016 avait lui échoué après 108 jours de tractations, et des délégués rebelles étaient alors restés bloqués au sultanat d'Oman pendant trois mois.

Les pourparlers en Suède ont été favorisés par deux facteurs: la forte pression internationale exercée sur l'Arabie saoudite depuis l'assassinat le 2 octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans son consulat d'Istanbul, et l'évacuation lundi de 50 rebelles blessés vers Oman.

Un accord en vue d'échanger des centaines de prisonniers a par ailleurs été conclu.

- Catastrophe humanitaire -

Partis en 2014 de leur bastion du nord du Yémen, les rebelles Houthis ont pris le contrôle de vastes régions, dont la capitale et la ville portuaire de Hodeida (ouest), par laquelle transite la plupart de l'aide humanitaire envoyée à ce pays pauvre de la péninsule arabique.

En mars 2015, l'Arabie saoudite voisine a pris la tête d'une coalition militaire pour aider le pouvoir au Yémen à stopper la progression des rebelles Houthis.

Le conflit a progressivement pris la tournure d'une "guerre par procuration" entre les rivaux régionaux saoudien et iranien et précipité des millions de civils dans l'exil et la faim.

Près de 80% de la population du Yémen, soit approximativement 24 millions de personnes, a "maintenant besoin d'une forme ou autre de protection et d'une assistance humanitaire", selon l'ONU.

Dans l'ensemble de ce pays, 18 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire, dont 8,4 millions souffrent désormais de "faim extrême".

Actuellement, le Programme alimentaire mondial (PAM) vient en aide à environ 8 millions de personnes et l'ONU espère porter ce chiffre à 12 millions en 2019.

"Ce n'est pas un pays au bord de la catastrophe, c'est un pays qui est déjà en situation de catastrophe", a affirmé mardi lors d'une conférence de presse le directeur du PAM, David Beasley.

Le responsable de l'Unicef pour la région, Geert Cappelaere, a appelé mercredi les belligérants "se rendant en Suède à penser d'abord aux enfants" du Yémen, dont "sept millions s'endorment chaque soir avec la faim au ventre".

Avec AFP

France:l'exécutif face au vertige de la foire aux revendications

Des manifestants sur une autoroute située près d'Aix-en-Provence, dans le sud-est de la France, le mardi 4 décembre 2018. (AP Photo / Claude Paris)

La volte-face sur la taxation des carburants fait chanceler le cap des réformes tenu par Emmanuel Macron depuis 18 mois, ouvrant la porte aux revendications les plus diverses sur fond de communication confuse du gouvernement.

Le président français et son gouvernement espèrent que les concessions faites mardi aux "Gilets jaunes" permettront de dissiper un peu de leur colère et d'éviter une nouvelle effusion de violence après les heurts de samedi à Paris.

Incapable d'éteindre l'incendie avec des aides décidées en urgence mi-novembre, l'exécutif a cette fois couplé ses annonces à la promesse d'un dialogue protéiforme - sur la transition écologique, mais également sur la fiscalité.

Dès le lendemain de l'annonce des nouveaux gestes fiscaux, le porte-parole du gouvernement a ouvert une brèche dans un des socles du "macronisme" - un discours clair sur la fiscalité du capital - en évoquant une possible révision de la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Le rétablissement de cet impôt, qualifié par le camp d'Emmanuel Macron d'accélérateur d'expatriation des contribuables les plus riches, n'est pas à l'ordre du jour, a insisté Benjamin Griveaux, mais l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui lui a succédé pourrait être modifié.

"Si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiots, on va le changer", a-t-il déclaré sur RTL.

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a vu dans ces déclarations l'officialisation de sa propre opinion sur la nécessité de rétablir l'ISF, avant d'être contredite par la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

La transformation de l'ISF en IFI au bénéfice des détenteurs d'importants patrimoines financiers est dénoncée depuis le début du quinquennat par la gauche et le Rassemblement national (ex-FN) mais est également critiquée par certains députés de la majorité.

VERS DE NOUVELLES MESURES ?

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a souhaité mardi "ouvrir un large débat sur les impôts et les dépenses publiques". "Notre système fiscal est terriblement complexe et il est souvent critiqué parce qu'il serait injuste. Discutons des modifications qu'il faut lui apporter", a-t-il ajouté.

Des "Gilets jaunes" ont fait savoir que les annonces de mardi ne suffiraient pas à éteindre la colère et ont remis sur la table la question des injustices fiscales.

Reçus vendredi par le Premier ministre, les dirigeants syndicaux, y compris les plus modérés, ont eux aussi insisté sur ce point.

Dans un entretien publié mercredi dans La Croix, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, juge nécessaire "une contribution plus forte des hauts revenus à la solidarité nationale".

La ministre de la Justice a expliqué mercredi qu'à l'issue des débats à venir des mesures fiscales complémentaires pourraient être prises qui aient "un effet de solidarité renforcée".

Le recul de l'exécutif face aux "Gilets jaunes" permet également aux syndicats d'aborder la négociation sur l'assurance chômage dans une position plus forte qu'auparavant, alors qu'ils avaient été contraints de l'ouvrir à contre-coeur.

L'annulation de la présentation ce mercredi en conseil des ministres de l'ordonnance relevant le seuil de revente à perte, une mesure de la loi sur l'alimentation qui se traduira par une hausse des prix des produits pour les consommateurs, a jeté le trouble parmi les professionnels qui craignent de faire les frais des revendications sur le pouvoir d'achat.

Des syndicats du transport routier se sont quant à eux engouffrés dans la brèche en annonçant une grève dimanche pour réclamer d'autres mesures pour le pouvoir d'achat et défendre la rémunération des heures supplémentaires.

Mercredi, Emmanuel Macron a demandé aux forces politiques, syndicales et au patronat de lancer un appel au calme à l'approche d'une nouvelle mobilisation des "Gilets jaunes" samedi à Paris.

Les leaders syndicaux des cinq organisations représentatives du privé se rencontreront jeudi, a-t-on appris mercredi de la CFDT.

Avec Reuters

Une ONG en appelle à la CPI après la mort de migrants en mer

Le navire de sauvetage Aquarius après son amarrage au quai de Bolier à Senglea, à Malte, le 15 août 2018.

Une ONG a demandé mercredi à la Cour pénale internationale d'enquêter sur le "crime" des organismes européens engagés au large de la Libye, où 15 migrants sont morts après avoir dérivé 11 jours sans que personne intervienne.

L'ONG allemande Mission Lifeline "accuse Frontex et Eunavfor Med de crimes contre l'humanité et appelle la Cour pénale internationale à enquêter", a annoncé son fondateur Claus-Peter Reisch sur Twitter.

Ces deux dispositifs européens "disposent de navires militaires, de satellites, d'avions de reconnaissance qui couvrent toute cette zone. Ils avaient les moyens de voir que ces réfugiés étaient en détresse. Mais ils n'ont rien fait, ils les ont laissés mourir, ça s'appelle un crime", a expliqué à l'AFP un porte-parole de l'ONG, Axel Steier.

Partis de Sabratha, à 70 km à l'ouest de Tripoli, 25 migrants qui tentaient de rejoindre les côtes italiennes ont été emportés par le courant et ont dérivé 11 jours sans eau ni nourriture, avant de chavirer au large de Misrata, à 270 plus à l'est, puis d'échouer lundi soir sur une plage, selon le Croissant rouge libyen.

Seuls dix d'entre eux, dont deux femmes, ont survécu, dans un état de grave déshydratation.

D'autres voix se sont élevées mercredi pour réclamer un renforcement des secours au large de la Libye, où au moins 1.267 migrants sont morts ou disparus cette année, selon un décompte de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), malgré une baisse drastique des départs.

"Sauver les vies en mer est une priorité", a insisté Flavio Di Giacomo, porte-parole de l'OIM en Italie.

"Des rapports de plus en plus alarmants confirment ce dont les équipes de l'Aquarius ont été témoins: les capacités de recherche et de secours sont insuffisantes et les embarcations en détresse sont ignorés", a dénoncé Médecins sans frontières (MSF).

"Pendant ce temps, les bateaux civils de sauvetage sont entravés dans leur mission par des attaques politiques ciblées", a rappelé SOS Méditerranée, alors que son navire l'Aquarius, affrété avec MSF, est bloqué à Marseille faute de pavillon.

Le Lifeline, principal navire de Mission Lifeline, est pour sa part bloqué à La Valette, également pour des questions administratives.

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