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Le patron de l'OMC met en garde contre les dangers de la guerre commerciale

Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevedo, le 25 juillet 2018 à Genève. / PHOTO AFP / Fabrice COFFRINI

Tout le monde serait perdant en cas de guerre commerciale, a averti mercredi le patron de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche de Donald Trump, qui a déclenché les hostilités.

Roberto Azevedo, qui dirige depuis 2013 l'organisation, attaquée comme nombre d'autres organismes internationaux, par le président américain, a reconnu que des réformes étaient nécessaires mais a rejeté ceux qui accusent le commerce international d'être le principal responsable des pertes d'emplois. Un argument souvent avancé par le locataire de la Maison Blanche.

"Le système pourrait être meilleur", a reconnu M. Azevedo, dans un discours tout en saluant la volonté affichée des pays du G20, lors d'un sommet en fin de semaine dernière à Buenos Aires, de le réformer.

"Nous devons éliminer l'idée que le commerce international est une équation qui fait un gagnant et un perdant", a-t-il souligné, dénonçant ainsi la philosophie de l'administration Trump, mais sans la nommer.

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2017, Donald Trump a multiplié les actions unilatérales, dénonçant un traité commercial par-ci et imposant des tarifs douaniers par-là pour combler le déficit commercial américain, qu'il interprète comme un signe de faiblesse.

C'est d'ailleurs en partie ce discours très protectionniste qui lui a permis de remporter la présidentielle.

Mais pour M. Azevedo "tout le monde peut profiter" des retombées du commerce.

Il a salué l'embryon de trêve dans le conflit commercial qui oppose les Etats-Unis et la Chine après le sommet entre Donald Trump et son homologue Xi Jinping.

Faute d'un accord, la croissance mondiale est en danger, selon M. Azevedo.

"Le résultat de toutes les simulations c'est que le commerce et la croissance vont ralentir et tous les pays, sans exception, vont perdre dans une guerre commerciale mondiale", a-t-il averti.

Un message martelé également par le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale.

M. Azevedo reconnaît l'angoisse que fait naître une économie en plein bouleversement, mais il estime que c'est le changement technologique qui est à l'origine des pertes d'emplois.

Au contraire, le commerce est "un moteur de croissance, de productivité, d'innovation et de création d'emplois", a-t-il lancé.

Un message qui ne sera entendu ni à la Maison Blanche ni dans les vieux bassins industriels américains, qui ont vu les emplois partir au Mexique ou en Chine pendant des années.

Mais M. Azevedo s'est quand même voulu optimiste après son passage au G20: "Je suis persuadé qu'il s'agit là d'une opportunité comme il n'y en a qu'une par génération pour réformer le système du commerce international".

Avec AFP

Yémen: pourparlers de paix en Suède sur fond d'urgence humanitaire

Un membre de la délégation houthie participant aux négociations, au départ de l'aéroport de Sanaa, au Yémen, le 4 décembre 2018. REUTERS / Mohamed al-Sayaghi

Pour la première fois depuis 2016, des pourparlers de paix inter-yéménites s'ouvrent jeudi en Suède, sur fond d'urgence humanitaire, entre le gouvernement, soutenu par l'Arabie saoudite (sunnite), et la rébellion (chiite) appuyée par l'Iran.

Ces pourparlers organisés sous l'égide des Nations unies constituent une rare occasion de remettre sur le chemin de la paix le Yémen dévasté par quatre années de guerre qui ont fait au moins 10.000 morts et poussé 14 millions de personnes au bord de la famine.

Mais belligérants et observateurs ne se faisaient guère d'illusion sur les chances de percée.

Toutes les tentatives visant à mettre fin à la guerre qui dure depuis quatre ans ont en effet échoué jusqu'ici, alors que la situation humanitaire, dans ce pays le plus pauvre de la péninsule arabique, est la pire du monde selon l'ONU.

Le médiateur de l'ONU, le Britannique Martin Griffiths, est allé en personne chercher dans la capitale Sanaa la délégation des rebelles Houthis, arrivée avec lui en Suède mardi soir à bord d'un avion spécial koweïtien.

Les représentants du gouvernement, partis de Ryad, sont quant à eux parvenus mercredi soir à Stockholm.

Martin Griffiths a officiellement annoncé mercredi soir sur Twitter "le redémarrage du processus politique inter-yéménite en Suède le 6 décembre 2018".

Les contacts, dont la durée demeure incertaine, se tiennent près de Rimbo, dans le centre de conférence du château de Johannesberg, un vaste domaine situé à une soixantaine de kilomètres au nord de Stockholm, bouclé par des cordons de police.

Avant leur départ pour la Suède, chaque camp a dans un même élan exprimé ses espoirs prudents.

Les Houthis "n'épargneront aucun effort pour faire réussir les pourparlers", a assuré Mohammed Abdelsalam, qui dirige la délégation des rebelles. Ces derniers devront néanmoins "rester vigilants contre toute tentative d'escalade militaire sur le terrain", a-t-il ajouté.

Selon le ministre yéménite de l'Information Mouammar al-Iryani, la délégation gouvernementale "emmène avec elle les espoirs des Yéménites de mettre fin au putsch et de rétablir l'Etat".

- "Très maigres espoirs" -

Le conflit oppose les rebelles Houthis, appuyés par l'Iran, aux partisans du gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenus militairement par une coalition menée par l'Arabie saoudite.

Sur la table des négociations doivent notamment figurer la réouverture de l'aéroport international de Sanaa, fermé depuis trois ans, le recensement des zones minées par les rebelles, un cessez-le-feu et l'ouverture de couloirs humanitaires.

Une source diplomatique au Conseil de sécurité des Nations unies a déclaré à l'AFP nourrir de "très maigres espoirs" que ces pourparlers puissent déboucher sur des avancées concrètes.

En septembre, des pourparlers de paix ont achoppé sur le refus des négociateurs Houthis de se rendre à Genève sans garantie sur leur voyage retour vers la capitale Sanaa et sur l'évacuation de rebelles blessés vers Oman.

Un précédent round de négociations organisé au Koweït en 2016 avait lui échoué après 108 jours de tractations, et des délégués rebelles étaient alors restés bloqués au sultanat d'Oman pendant trois mois.

Les pourparlers en Suède ont été favorisés par deux facteurs: la forte pression internationale exercée sur l'Arabie saoudite depuis l'assassinat le 2 octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans son consulat d'Istanbul, et l'évacuation lundi de 50 rebelles blessés vers Oman.

Un accord en vue d'échanger des centaines de prisonniers a par ailleurs été conclu.

- Catastrophe humanitaire -

Partis en 2014 de leur bastion du nord du Yémen, les rebelles Houthis ont pris le contrôle de vastes régions, dont la capitale et la ville portuaire de Hodeida (ouest), par laquelle transite la plupart de l'aide humanitaire envoyée à ce pays pauvre de la péninsule arabique.

En mars 2015, l'Arabie saoudite voisine a pris la tête d'une coalition militaire pour aider le pouvoir au Yémen à stopper la progression des rebelles Houthis.

Le conflit a progressivement pris la tournure d'une "guerre par procuration" entre les rivaux régionaux saoudien et iranien et précipité des millions de civils dans l'exil et la faim.

Près de 80% de la population du Yémen, soit approximativement 24 millions de personnes, a "maintenant besoin d'une forme ou autre de protection et d'une assistance humanitaire", selon l'ONU.

Dans l'ensemble de ce pays, 18 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire, dont 8,4 millions souffrent désormais de "faim extrême".

Actuellement, le Programme alimentaire mondial (PAM) vient en aide à environ 8 millions de personnes et l'ONU espère porter ce chiffre à 12 millions en 2019.

"Ce n'est pas un pays au bord de la catastrophe, c'est un pays qui est déjà en situation de catastrophe", a affirmé mardi lors d'une conférence de presse le directeur du PAM, David Beasley.

Le responsable de l'Unicef pour la région, Geert Cappelaere, a appelé mercredi les belligérants "se rendant en Suède à penser d'abord aux enfants" du Yémen, dont "sept millions s'endorment chaque soir avec la faim au ventre".

Avec AFP

France:l'exécutif face au vertige de la foire aux revendications

Des manifestants sur une autoroute située près d'Aix-en-Provence, dans le sud-est de la France, le mardi 4 décembre 2018. (AP Photo / Claude Paris)

La volte-face sur la taxation des carburants fait chanceler le cap des réformes tenu par Emmanuel Macron depuis 18 mois, ouvrant la porte aux revendications les plus diverses sur fond de communication confuse du gouvernement.

Le président français et son gouvernement espèrent que les concessions faites mardi aux "Gilets jaunes" permettront de dissiper un peu de leur colère et d'éviter une nouvelle effusion de violence après les heurts de samedi à Paris.

Incapable d'éteindre l'incendie avec des aides décidées en urgence mi-novembre, l'exécutif a cette fois couplé ses annonces à la promesse d'un dialogue protéiforme - sur la transition écologique, mais également sur la fiscalité.

Dès le lendemain de l'annonce des nouveaux gestes fiscaux, le porte-parole du gouvernement a ouvert une brèche dans un des socles du "macronisme" - un discours clair sur la fiscalité du capital - en évoquant une possible révision de la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Le rétablissement de cet impôt, qualifié par le camp d'Emmanuel Macron d'accélérateur d'expatriation des contribuables les plus riches, n'est pas à l'ordre du jour, a insisté Benjamin Griveaux, mais l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui lui a succédé pourrait être modifié.

"Si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiots, on va le changer", a-t-il déclaré sur RTL.

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a vu dans ces déclarations l'officialisation de sa propre opinion sur la nécessité de rétablir l'ISF, avant d'être contredite par la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

La transformation de l'ISF en IFI au bénéfice des détenteurs d'importants patrimoines financiers est dénoncée depuis le début du quinquennat par la gauche et le Rassemblement national (ex-FN) mais est également critiquée par certains députés de la majorité.

VERS DE NOUVELLES MESURES ?

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a souhaité mardi "ouvrir un large débat sur les impôts et les dépenses publiques". "Notre système fiscal est terriblement complexe et il est souvent critiqué parce qu'il serait injuste. Discutons des modifications qu'il faut lui apporter", a-t-il ajouté.

Des "Gilets jaunes" ont fait savoir que les annonces de mardi ne suffiraient pas à éteindre la colère et ont remis sur la table la question des injustices fiscales.

Reçus vendredi par le Premier ministre, les dirigeants syndicaux, y compris les plus modérés, ont eux aussi insisté sur ce point.

Dans un entretien publié mercredi dans La Croix, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, juge nécessaire "une contribution plus forte des hauts revenus à la solidarité nationale".

La ministre de la Justice a expliqué mercredi qu'à l'issue des débats à venir des mesures fiscales complémentaires pourraient être prises qui aient "un effet de solidarité renforcée".

Le recul de l'exécutif face aux "Gilets jaunes" permet également aux syndicats d'aborder la négociation sur l'assurance chômage dans une position plus forte qu'auparavant, alors qu'ils avaient été contraints de l'ouvrir à contre-coeur.

L'annulation de la présentation ce mercredi en conseil des ministres de l'ordonnance relevant le seuil de revente à perte, une mesure de la loi sur l'alimentation qui se traduira par une hausse des prix des produits pour les consommateurs, a jeté le trouble parmi les professionnels qui craignent de faire les frais des revendications sur le pouvoir d'achat.

Des syndicats du transport routier se sont quant à eux engouffrés dans la brèche en annonçant une grève dimanche pour réclamer d'autres mesures pour le pouvoir d'achat et défendre la rémunération des heures supplémentaires.

Mercredi, Emmanuel Macron a demandé aux forces politiques, syndicales et au patronat de lancer un appel au calme à l'approche d'une nouvelle mobilisation des "Gilets jaunes" samedi à Paris.

Les leaders syndicaux des cinq organisations représentatives du privé se rencontreront jeudi, a-t-on appris mercredi de la CFDT.

Avec Reuters

Une ONG en appelle à la CPI après la mort de migrants en mer

Le navire de sauvetage Aquarius après son amarrage au quai de Bolier à Senglea, à Malte, le 15 août 2018.

Une ONG a demandé mercredi à la Cour pénale internationale d'enquêter sur le "crime" des organismes européens engagés au large de la Libye, où 15 migrants sont morts après avoir dérivé 11 jours sans que personne intervienne.

L'ONG allemande Mission Lifeline "accuse Frontex et Eunavfor Med de crimes contre l'humanité et appelle la Cour pénale internationale à enquêter", a annoncé son fondateur Claus-Peter Reisch sur Twitter.

Ces deux dispositifs européens "disposent de navires militaires, de satellites, d'avions de reconnaissance qui couvrent toute cette zone. Ils avaient les moyens de voir que ces réfugiés étaient en détresse. Mais ils n'ont rien fait, ils les ont laissés mourir, ça s'appelle un crime", a expliqué à l'AFP un porte-parole de l'ONG, Axel Steier.

Partis de Sabratha, à 70 km à l'ouest de Tripoli, 25 migrants qui tentaient de rejoindre les côtes italiennes ont été emportés par le courant et ont dérivé 11 jours sans eau ni nourriture, avant de chavirer au large de Misrata, à 270 plus à l'est, puis d'échouer lundi soir sur une plage, selon le Croissant rouge libyen.

Seuls dix d'entre eux, dont deux femmes, ont survécu, dans un état de grave déshydratation.

D'autres voix se sont élevées mercredi pour réclamer un renforcement des secours au large de la Libye, où au moins 1.267 migrants sont morts ou disparus cette année, selon un décompte de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), malgré une baisse drastique des départs.

"Sauver les vies en mer est une priorité", a insisté Flavio Di Giacomo, porte-parole de l'OIM en Italie.

"Des rapports de plus en plus alarmants confirment ce dont les équipes de l'Aquarius ont été témoins: les capacités de recherche et de secours sont insuffisantes et les embarcations en détresse sont ignorés", a dénoncé Médecins sans frontières (MSF).

"Pendant ce temps, les bateaux civils de sauvetage sont entravés dans leur mission par des attaques politiques ciblées", a rappelé SOS Méditerranée, alors que son navire l'Aquarius, affrété avec MSF, est bloqué à Marseille faute de pavillon.

Le Lifeline, principal navire de Mission Lifeline, est pour sa part bloqué à La Valette, également pour des questions administratives.

Pourparlers de paix yéménites: les belligérants se rendent en Suède

L’émissaire onusien au Yémen Martin Griffiths, au centre, à Sanaa (Yémen) le 2 juillet 2018.

Une délégation gouvernementale yéménite est attendue mercredi en Suède où elle doit participer, sous l'égide de l'ONU, à des pourparlers cruciaux visant à mettre fin au conflit meurtrier qui oppose le pouvoir, soutenu par l'Arabie saoudite, à des rebelles appuyés par l'Iran.

Alors que la délégation rebelle est déjà arrivée en Suède, l'ONU n'a pas officiellement annoncé la date du début des négociations, les premières de ce genre depuis 2016. La guerre dure depuis 2014 au Yémen, où la famine menace une partie de la population.

La délégation gouvernementale a attendu que les représentants rebelles arrivent mardi soir à Stockholm pour décoller mercredi matin de Ryad, ont indiqué des sources proches du pouvoir. Elles ont rappelé qu'en septembre une délégation gouvernementale s'était rendue à Genève pour des consultations, mais que les Houthis n'étaient pas venus.

La délégation gouvernementale yéménite, forte de 12 membres, est cette fois conduite par le ministre des Affaires étrangères Khaled al-Yemani, a précisé une source proche de cette délégation.

Elle est "porteuse des espoirs du peuple yéménite", a dit Abdallah Alimi, chef du cabinet du président Abd Rabbo Mansour Hadi qui s'est réfugié en Arabie saoudite après la conquête en 2014 de la capitale yéménite Sanaa par les rebelles Houthis.

La délégation gouvernementale déploiera tous les efforts "pour la réussite des consultations [en Suède] que nous considérons comme une occasion réelle pour rétablir la paix", a souligné M. Alimi dans un tweet.

- "Premier pas vital" -

La délégation rebelle était arrivée mardi soir à bord d'un avion spécial koweïtien transportant également le médiateur des Nations unies, le Britannique Martin Griffiths, qui était depuis lundi à Sanaa.

"Nous sommes confiants dans le fait que les deux parties se rencontreront cette semaine en Suède", a déclaré de New York le porte-parole de l'ONU Farhan Haq.

"Nous n'avons aucune illusion et savons que ce processus ne sera pas facile, mais nous saluons ce premier pas vital et nécessaire", a commenté mardi le département d'État américain, appelant les belligérants à y participer "pleinement et sincèrement", tout en "cessant toutes les hostilités en cours".

Les Houthis "n'épargneront aucun effort pour faire réussir les pourparlers", a quant à lui assuré Mohammed Abdelsalam, qui dirige la délégation des rebelles.

L'une des initiatives ayant favorisé ces prochaines discussions est la signature par le gouvernement du président Hadi, en exil à Aden (sud du Yémen), et les rebelles d'un accord en vue d'échanger des centaines de prisonniers.

Hadi Haig, chargé de la question des détenus au gouvernement, a déclaré à l'AFP que cet accord concernerait entre 1.500 et 2.000 partisans du gouvernement et entre 1.000 et 1.500 rebelles. Il sera mis en oeuvre après les négociations en Suède.

Un représentant des rebelles, Abdel Kader al-Mourtadha, a souhaité qu'il soit "appliqué sans problème".

La Croix-Rouge internationale a annoncé qu'elle participerait à l'application de l'accord conclu sous l'égide de M. Griffiths, qui a multiplié les efforts pour convaincre les protagonistes de participer aux pourparlers en Suède.

- Chance "décisive" -

L'un des principaux objectifs est de trouver une solution politique pour faire cesser le bain de sang et éviter que la grave crise humanitaire n'empire au Yémen.

Partis en 2014 de leur bastion du nord du Yémen, les rebelles Houthis ont pris le contrôle de vastes régions, dont la capitale et la ville portuaire de Hodeida (ouest), par laquelle transitent la plupart de l'aide humanitaire à ce pays pauvre de la péninsule arabique.

En mars 2015, l'Arabie saoudite voisine a pris la tête d'une coalition militaire pour aider le pouvoir au Yémen à stopper la progression des rebelles Houthis. Et le conflit a progressivement pris la tournure d'une "guerre par procuration" entre les rivaux régionaux saoudien et iranien.

Le ministre d'État aux Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Anwar Gargash, dont le pays est un pilier de la coalition militaire, a estimé que les pourparlers en Suède offraient "une occasion décisive pour s'engager avec succès dans une solution politique".

"Un État stable, important pour la région, ne peut coexister avec des milices illégales", a-t-il toutefois ajouté, notant l'importance de la résolution 2216 de l'ONU qui souligne la légitimité du pouvoir Hadi et exige le retrait des Houthis des secteurs qu'ils occupent ainsi que la restitution des armes lourdes.

L'évacuation lundi vers le sultanat d'Oman de rebelles blessés au Yémen a ouvert la voie aux discussions de Suède.

Cette question avait fait capoter les pourparlers en septembre à Genève, les Houthis ayant accusé Ryad, qui contrôle l'espace aérien yéménite, d'avoir empêché le départ de blessés et de ne pas avoir donné de garanties pour le voyage aller-retour en toute sécurité de la délégation des rebelles.

Avec AFP

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