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Israël: opération à la frontière libanaise contre des tunnels du Hezbollah

Le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, s'adresse à ses partisans lors du 12è anniversaire de la guerre de 2006 entre Israel et le Hezbollah, Beyrouth, Liban, le 14 août 2018.

L'armée israélienne a annoncé avoir détecté des tunnels souterrains du Hezbollah libanais en territoire israélien et avoir lancé mardi une opération pour les détruire à la frontière.

L'opération "Bouclier du nord" est le dernier épisode en date de la confrontation entre Israël et la formation pro-iranienne, l'un des grands ennemis de l'Etat hébreu, de part et d'autre de la Ligne bleue fixant la frontière libano-israélienne.

Cette confrontation s'était au cours des dernières années largement déroulée sur le sol de la Syrie voisine, mais le discours israélien a évolué récemment pour dénoncer davantage les activités du Hezbollah et de l'Iran au Liban.

Un porte-parole des forces israéliennes, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, a indiqué aux journalistes que des "tunnels d'attaque" du Hezbollah, dont il n'a pas précisé le nombre, avaient été détectés du côté israélien.

Ils ne sont pas encore opérationnels et ne représentent pas une "menace immédiate" pour la population du nord d'Israël, a-t-il dit.

"Nous avons lancé l'opération Bouclier du nord pour mettre au jour et déjouer la menace des tunnels d'attaque de l'organisation terroriste Hezbollah conduisant sous la frontière du Liban vers Israël", a-t-il dit.

L'armée opère seulement du côté israélien, a-t-il précisé.

Elle a établi une zone militaire fermée dans le secteur concerné, proche de Metulla, et renforcé sa présence, mais n'a pas mobilisé les soldats de réserve, a-t-il dit. Aucune consigne spécifique n'a été délivrée aux populations civiles israéliennes, a-t-il ajouté.

"Nous considérons les activités du Hezbollah comme une violation flagrante de la souveraineté israélienne, et cela prouve une nouvelle fois le mépris total du Hezbollah pour les résolutions des Nations unies", a-t-il dit.

Le 11 août 2006, la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU mettait fin à 33 jours d'une guerre qui a fait 1.200 morts côté libanais, et 160 côté israélien, sans neutraliser le Hezbollah, alors visé par une vaste offensive après l'enlèvement de deux soldats israéliens.

Après différents conflits, Israël et le Liban demeurent techniquement en état de guerre mais la frontière est restée relativement calme ces dernières années.

Israël construit actuellement une barrière principalement pour stopper d'éventuelles tentatives d'infiltration du Hezbollah. L'objectif à terme est d'ériger un mur le long des 130 kilomètres de frontière, à la place de la haute clôture existante.

- "Affidé" de l'Iran -

L'animosité persistante s'est surtout manifestée en Syrie, où le Hezbollah, comme l'Iran, s'est allié au régime de Bachar al-Assad. Israël a frappé à de multiples reprises des convois d'armes destinés au Hezbollah ainsi que des intérêts iraniens.

L'une des opérations israéliennes en Syrie a mal tourné le 17 septembre quand la défense antiaérienne syrienne a abattu par erreur un avion russe, provoquant la mort des 15 soldats russes à bord. Cet évènement a sévèrement remis en cause la liberté d'action revendiquée par Israël en Syrie.

Depuis, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a davantage mis l'accent sur la menace, selon lui, des activités iraniennes au Liban en soutien du Hezbollah.

Le 27 septembre, devant l'Assemblée générale de l'ONU, il avait accusé l'Iran de chercher à équiper le Hezbollah de missiles de précision pouvant frapper Israël en profondeur. Il avait fait état de trois sites proches de l'aéroport de Beyrouth où de telles activités seraient menées.

Le lancement de l'opération "Bouclier du nord" intervient au lendemain d'une rencontre initialement non annoncée entre M. Netayahu et le secrétaire d'État américain Mike Pompeo à Bruxelles.

M. Netanyahu avait indiqué se rendre à Bruxelles pour discuter "de ce que nous entreprenons ensemble pour stopper les actes d'agression de l'Iran et de ses affidés", dans une claire référence au Hezbollah.

La rencontre avait été fixée la semaine dernière, d'après les services de M. Netanyahu, mais elle n'a été divulguée que lundi.

En novembre, M. Netanyahu avait justifié son refus de lancer au sud une opération d'ampleur contre le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza en laissant entendre que d'autres impératifs, non précisés, guidaient sa décision.

M. Netanyahu est par ailleurs dans une situation délicate au plan national, la police ayant recommandé dimanche son inculpation dans une troisième affaire de corruption présumée.

Avec AFP

Yémen: les pourparlers en Suède sont une chance "décisive" pour la paix, selon les Emirats

Anwar Gargash, ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, conférence de presse sur le Yémen, Dubai, Emirats arabes unis, le 13 août 2018.

Le gouvernement des Emirats arabes unis, un des principaux acteurs de la guerre au Yémen, a estimé mardi que les pourparlers de paix inter-yéménites prévus en Suède constituent une chance "décisive" pour mettre fin à un conflit meurtrier qui dure depuis quatre ans.

"Nous pensons que la Suède offre une occasion décisive pour s'engager avec succès dans une solution politique pour le Yémen", a déclaré dans un tweet Anwar Gargash, ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères.

L'évacuation lundi vers Oman de rebelles Houthis blessés au Yémen a ouvert la voix à des négociations de paix qui pourraient s'ouvrir dès cette semaine en Suède.

Le Koweït, qui avait accueilli des pourparlers en 2016, a déclaré lundi soir que la délégation rebelle quitterait le Yémen mardi pour Stockholm. Le médiateur de l'ONU, le Britannique Martin Griffiths, se trouve lui-même dans la capitale yéménite Sanaa et il n'est pas exclu qu'il emmène avec lui en Suède des responsables Houthis.

Selon M. Gargash, l'évacuation de 50 Houthis blessés lundi "démontre une nouvelle fois le soutien apporté à la paix par le gouvernement yéménite et la coalition arabe" dont les principaux piliers sont l'Arabie saoudite et les Emirats.

"Une solution durable menée par les Yéménites offre la meilleure chance pour mettre fin à la crise actuelle", a-t-il dit, ajoutant toutefois: "Un Etat stable, important pour la région, ne peut coexister avec des milices illégales".

M. Gargash a rappelé l'importance de la résolution 2216 adoptée en avril 2015 par le Conseil de sécurité de l'ONU qui souligne la légitimité du gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi et exige le retrait des Houthis des villes et régions qu'ils occupent au Yémen, ainsi que la restitution des armes lourdes, dont les systèmes de missiles.

La résolution 2216 offre "une feuille de route réaliste", a estimé le ministre émirati.

Partis en 2014 de leur bastion dans le nord du Yémen, les Houthis, qui sont soutenus politiquement par l'Iran, ont pris le contrôle de vastes régions du pays, dont la capitale Sanaa et la ville portuaire de Hodeida (ouest).

Depuis l'intervention de la coalition militaire sous commandement saoudien en mars 2015, les combats ont fait quelque 10.000 morts et plus de 56.000 blessés au Yémen, selon l'Organisation mondiale de la santé. Mais des ONG estiment que le bilan réel des victimes directes ou indirectes du conflit est largement plus élevé.

Avec AFP

Brexit: cinq jours de débat au Parlement britannique avant un vote historique

Les drapeaux de la Grande Bretagne et de l’UE au siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 21 novembre 2018. REUTERS / Yves Herman

Les députés britanniques entament mardi cinq jours de débats sur les termes du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, avant un vote historique le 11 décembre qui déterminera l'avenir de leur pays et celui de leur Première ministre.

L'accord de divorce entre le Royaume-Uni et l'UE, fruit de 17 mois de difficiles négociations, est présenté par Theresa May comme le "meilleur possible". En ouvrant les débats mardi, elle dira qu'il "répond aux attentes du peuple britannique", selon des extraits de son discours transmis par ses services.

"Le peuple britannique veut que nous allions de l'avant avec un accord qui respecte le résultat du référendum et nous permette de rassembler le pays, quelle que soit la manière dont nous avons voté", dira-t-elle.

Mais le texte suscite l'hostilité de députés de tous bords.

Outre l'opposition travailliste, les europhiles du Parti libéral-démocrate et les députés écossais indépendantistes, l'allié nord-irlandais de Theresa May, le petit parti unioniste DUP, s'oppose au texte, ainsi que des dizaines de députés conservateurs favorables à une rupture franche avec l'UE.

Menacée d'un échec au Parlement, la cheffe du gouvernement a fait planer la menace d'un départ de l'UE sans accord, avec de lourdes conséquences pour l'économie britannique. Elle a aussi averti qu'il pourrait bien ne pas y avoir de Brexit du tout.

Le Labour, principal parti d'opposition, a prévenu qu'il déclencherait une motion de défiance si Theresa May échoue à faire adopter le texte.

Mme May affronte en outre les eurosceptiques de son propre camp, qui voudraient aussi la renverser.

Elle a souligné lundi que les prochains jours allaient être cruciaux. "C'est un moment important dans notre histoire", a-t-elle dit à ITV.

Elle a enjoint les députés à soutenir le texte dans "l'intérêt national".

- Second référendum -

Le référendum de juin 2016, remporté à 52% par le camp du "Leave", avait laissé le pays profondément divisé.

Après des mois de discussions, le texte conclu avec l'UE laisse les deux camps frustrés.

Les plus fervents "Brexiters" estiment que le Royaume-Uni ne va pas franchement couper les ponts avec l'UE, tandis que les europhiles espèrent encore faire marche arrière.

L'option d'un second référendum a aussi gagné des soutiens. Lundi, des députés des partis conservateur, travailliste, libéral-démocrate et vert ont remis à Downing Street une pétition de plus d'un million de signatures demandant un nouveau vote.

"C'est la seule possibilité si le Parlement est dans une impasse", a dit à l'AFP la députée tory Justine Greening.

Le traité de retrait comprend notamment la facture du divorce dont devra s'acquitter le Royaume-Uni, évaluée entre 40 et 45 milliards d'euros, garantit les droits des Européens vivant au Royaume-Uni et des Britanniques dans l'UE et définit une période de transition qui débutera après le Brexit, prévu le 29 mars 2019, pour durer jusqu'en décembre 2020.

Il prévoit un "filet de sécurité" pour éviter le retour à une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et l'Irlande et préserver la paix sur l'île.

Ce mécanisme controversé, qui consiste à créer un "territoire douanier unique", englobant l'UE et le Royaume-Uni, n'entrerait en vigueur qu'après la période de transition et seulement si aucune meilleure solution n'était trouvée d'ici à la mi-2020.

Lundi, lors d'un débat enflammé au Parlement, l'Attorney General (ministre chargé de conseiller juridiquement le gouvernement), a déclaré que le texte contenait des éléments "insatisfaisants" mais qu'il garantissait une sortie "pacifique et ordonnée" de l'UE.

Le conseiller principal de Theresa May pour l'Europe, Olly Robbins, a lui qualifié les dispositions relatives à la frontière irlandaise de "nécessité légèrement gênante pour les deux parties".

Les élus critiques de Theresa May voudraient qu'elle renégocie le texte, une option exclue par l'UE.

Deux jours après le vote au Parlement britannique, prévu le 11 décembre, Theresa May doit retourner à Bruxelles pour un nouveau sommet européen.

Avec AFP

Brésil: la suppression du ministère du Travail confirmée

Jair Bolsonaro, Président du Brésil.

Il n'y aura pas de ministère du Travail dans le gouvernement du président élu Jair Bolsonaro au Brésil, a confirmé lundi un haut responsable de l'exécutif qui entrera en fonctions le 1er janvier, levant ainsi une incertitude.

Les attributions du ministère du Travail seront attribuées "principalement" à celui de la Justice, ainsi qu'à ceux de l'Économie et de la Citoyenneté, nouvellement créé, a déclaré Onyx Lorenzoni, le futur ministre de la Maison Civile (à mi-chemin entre Premier ministre et chef de cabinet), actuellement chargé de la transition.

Jair Bolsonaro avait annoncé début novembre la disparition du ministère du Travail, dans le cadre de son plan de réduction du nombre de ministères, ce qui avait soulevé les critiques du ministère visé et des centrales syndicales. Puis ses déclarations avaient laissé entendre qu'il était revenu sur sa décision.

Le futur chef d'État d'extrême droite a laissé transparaître des hésitations comparables concernant d'autres ministères, comme celui de l'Environnement.

Lundi, dans un nouveau communiqué, l'actuel ministère du Travail, dirigé par Caio Viera de Mello, a estimé que "démembrer" ce portefeuille portait atteinte à la Constitution.

"Diluer les attributions du ministère du Travail entre plusieurs portefeuilles, sans l'adoption de mesures de compensation démocratique, ferait disparaître un des cadres où se promeut le dialogue entre les travailleurs, les employeurs et l'État régulateur, essentiel pour garantir l'équilibre des relations professionnelles", avance aussi le ministre.

Pour Vagner Freitas, président du syndicat CUT, proche du Parti des travailleurs de l'ex-président Lula (PT, gauche), la suppression de ce ministère, dans un pays qui compte 13 millions de chômeurs et 43% d'économie informelle, est "un manque de respect envers la classe laborieuse et un cadeau aux patrons".

Onyx Lorenzoni a présenté la structure "en principe définitive" du gouvernement Bolsonaro, comptant 22 ministères, "20 fonctionnels et deux éventuels".

Après son élection en octobre, Jair Bolsonaro avait promis de réduire de moitié le nombre de ministères actuels, qui est de 29. Mais pour des raisons de "fonctionnalité", il a laissé comprendre que la promesse ne serait pas entièrement tenue.

Le président élu a pour l'heure nommé 20 ministres, dont sept militaires, pour son futur gouvernement qui s'annonce libéral sur le plan économique, et conservateur sur les questions de société. Il doit encore nommer les responsables chargés de l'Environnement et des Droits humains.

Avec AFP

Le Qatar annonce son départ de l'Opep

Saad al-Kaabi, Ministre Qatari de l’énergie, à Doha au Qatar, le 4 juillet 2017.

Le Qatar a annoncé lundi qu'il quitterait le mois prochain l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), afin de se concentrer sur sa production de gaz, dont il est un des principaux exportateurs au monde.

"Le Qatar a décidé de se retirer comme membre de l'Opep avec effet en janvier 2019", a déclaré Saad Al-Kaabi, le ministre de l’énergie du Qatar, lors d'une conférence de presse à Doha, ajoutant que l'organisation en avait été informée préalablement.

Cette décision n'a aucun rapport avec l'embargo imposé à Doha depuis la rupture des relations diplomatiques en 2017 avec l'Arabie saoudite et ses alliés, a argué M. Kaabi, la qualifiant de "technique et stratégique".

Le Qatar est le premier exportateur de gaz naturel liquéfié au monde. En revanche, il ne dispose que de 2% des réserves mondiales d'or noir et n’en est que le 17ème producteur mondial.

Cependant, l'émirat continuera à produire du pétrole et à nouer des partenariats avec notamment le Brésil --premier producteur de pétrole en Amérique du sud-- mais se concentrera davantage sur le gaz, a-t-il relevé.

Malgré le démenti du responsable qatari, des analystes ont, eux, évoqué une décision éminemment "politique". Cela revient à "s'opposer à l'Arabie Saoudite à un moment où (le royaume) est un peu faible", a jugé Thierry Bros, chercheur à l'Oxford Institute for Energy Studies, en allusion notamment au scandale lié au meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

- "Potentiel" -

"Nous n'avons pas beaucoup de potentiel (dans le pétrole), nous sommes très réalistes. Notre potentiel, c'est le gaz", a souligné M. Kaabi, par ailleurs à la tête de Qatar Petroleum.

"Se concentrer sur quelque chose qui ne fait pas partie de votre coeur de métier et qui ne va vous rapporter aucun bénéfice à long terme n'est pas efficace, a-t-il encore fait valoir.

En septembre, le Qatar a annoncé son intention d'augmenter sa production de gaz à hauteur de 110 millions de tonnes par an d'ici à 2024.

Doha n'est, à l'inverse, que le 17e producteur mondial de pétrole brut, avec 600.000 barils par jour, selon le site spécialisé world data.info.

Le petit pays du Golfe ne dispose en outre que de 2% des réserves mondiales d'or noir, d'après une publication officielle de la CIA, le World Factbook.

M. Kaabi a toutefois précisé qu'il se rendrait à la prochaine réunion de l'Opep prévue cette semaine à Vienne. "Sa première et dernière réunion" depuis qu'l est ministre de l'Energie du Qatar doit être axée sur la stratégie du cartel pour 2019.

La décision du Qatar de sortir de l'Opep devrait avoir peu de répercussions sur le marché, ont souligné des experts. "Sortir de l'Opep est surtout symbolique", a noté Amrita Sen, analyste à Energy Aspects consultants.

Le petit émirat est membre depuis 1961 de l'Opep, organisation fondée un an plus tôt notamment sous l'impulsion de l'Arabie saoudite, qui domine ce cartel de 15 membres à ce jour.

Lundi, les prix du baril de brut sont montés en flèche après que la Russie et l'Arabie saoudite ont annoncé, en marge du sommet du G20, leur intention de renouveler leur accord sur une baisse de production. Le cours de l'indice Brent a ainsi grimpé de 2,60 dollars, à 62,06 USD.

Le départ de Doha va en revanche affaiblir l'Opep elle-même, a estimé Thierry Bros. "Cela montre quand même que ça va être de plus en plus compliqué à gérer (pour l'Opep, ndlr), (car) ceux qui restent ne sont pas non plus de grands amis, comme l'Iran et l'Arabie saoudite", a-t-il avancé.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar en juin 2017 en l'accusant de ne pas prendre assez de distance avec l'Iran, puissance régionale chiite rivale de Ryad, et de soutenir des groupes islamistes radicaux, dont les Frères musulmans.

Le Qatar nie soutenir des groupes extrémistes, accusant en retour ses voisins de vouloir provoquer un changement de régime à Doha.

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