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Trois soldats américains tués en Afghanistan

Patrouille des forces de sécurité afghanes à Ghazni, Afghanistan, 14 août 2018.

Trois soldats américains ont été tués et trois autres blessés mardi par une bombe artisanale près de Ghazni, a annoncé l'Otan. Les talibans ont revendiqué l'attaque.

La mission Resolute Support de l'Otan n'a pas donné plus de détails sur les circonstances de ces décès, qui portent à 12 le nombre de militaires américains tués en Afghanistan depuis le début de l'année.

L’attaque intervient après l'annonce samedi de la mort d'un soldat américain dans la province de Nimroz. Ce soldat a été "probablement accidentellement abattu par notre partenaire afghan", a indiqué mardi l'Otan, précisant que l'incident "tragique" s'est produit alors que des combats avaient été engagés avec des combattants d'Al-Qaïda.

"Le Sergent Jasso a été tué en défendant notre nation, combattant Al-Qaïda aux côtés de nos partenaires afghans", a déclaré le général Scott Miller, commandant en chef des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan. "Rien n'indique qu'il ait été abattu intentionnellement", ajoute le communiqué.

Lire aussi: Pour Trump, Ben Laden aurait dû être capturé "bien plus tôt"

La plupart des soldats américains tués en Afghanistan l'ont été lors d'attaques dites "de l'intérieur", c'est-à-dire commises par un membre des forces de sécurité afghanes qui retourne son arme contre les troupes internationales avec lesquelles il combat.

Plus de 2.400 soldats américains ont été tués en Afghanistan depuis l'intervention des forces armées américaines en 2001 pour renverser le régime taliban alors du pouvoir. Depuis 2015, 58 soldats américains ont été tués, selon le président afghan Ashraf Ghani, ajoutant que près de 30.000 policiers et soldats afghans ont perdu la vie au cours de la même période.

Poutine appelle Angela Merkel à faire pression sur l'Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine, à Moscou, le 3 mars 2018.

Vladimir Poutine a mis en garde l'Ukraine mardi contre tout acte "irréfléchi" après la décision de Kiev d'instaurer la loi martiale, en réponse à l'arraisonnement de trois navires ukrainiens par les gardes-côtes russes, et a demandé à Angela Merkel de faire pression sur l'allié des Occidentaux.

Il s'agit de la première confrontation ouverte entre Moscou et Kiev depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014 et l'éclatement d'un conflit armé dans l'Est de l'Ukraine entre forces ukrainiennes et séparatistes prorusses qui a fait depuis plus de 10.000 morts.

Le Parlement ukrainien a voté lundi soir l'introduction de la loi martiale dans les régions frontalières de l'Ukraine après que la Russie avait capturé dimanche trois navires ukrainiens au large de la Crimée et fait prisonniers la vingtaine de marins à leur bord.

Dans une allocution télévisée à la nation, le président ukrainien Petro Porochenko a justifié cette initiative, sans précédent depuis l'indépendance de cette ex-république soviétique en 1991, par "la menace extrêmement élevée" d'une offensive terrestre russe.

La Russie, qui assure avoir agi "en stricte conformité avec le droit international", accuse pour sa part les navires ukrainiens -- deux vedettes et un remorqueur -- d'être entrés illégalement dans les eaux territoriales russes au large de la Crimée et dénonce une "provocation" de Kiev.

La diplomatie russe, qui a convoqué lundi le chargé d'affaires ukrainien à Moscou, a accusé Kiev de "créer un prétexte pour renforcer les sanctions" occidentales contre la Russie, déjà en place depuis 2014.

- 'Sérieuse préoccupation' -

Pour sa part, le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu au téléphone dans la nuit de lundi à mardi avec la chancelière allemande Angela Merkel, en lui faisant part d'une "sérieuse préoccupation" de Moscou en raison de l'introduction de la loi martiale en Ukraine.

M. Poutine a dénoncé devant la chancelière des "actions de provocation de la partie ukrainienne et une violation grossière des normes du droit international par ses navires militaires" et a "dit espérer que Berlin pourra influencer les autorités ukrainiennes afin de les dissuader des actes ultérieurs irréfléchis", selon un communiqué du Kremlin.

La loi martiale, qui entrera en vigueur mercredi matin en Ukraine dans une dizaine de régions frontalières, notamment de la Russie, du Bélarus et du côté de la mer d'Azov, va permettre pendant un mois aux autorités ukrainiennes de mobiliser ses citoyens, de réguler les médias et de limiter des rassemblements publics.

L'incident entre des gardes-côtes russes, qui dépendent des services de sécurité (FSB), et les navires ukrainiens est survenu en mer Noire dimanche soir lorsque ces navires tentaient de pénétrer le détroit de Kertch pour entrer dans la mer d'Azov, cruciale pour les exportations de céréales ou d'acier produits dans l'est de l'Ukraine.

Il a fait plusieurs blessés parmi les Ukrainiens -- six selon Kiev, trois selon Moscou-- suscitant un tollé en Ukraine et chez ses alliés occidentaux.

- 'Très grave' -

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a dénoncé lundi lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité une action "illégale" de la Russie, qui rend "impossible" une "relation normale" entre Washington et Moscou.

"On n'aime pas ce qui se passe", a commenté le président américain Donald Trump. "Nous travaillons là-dessus" avec les Européens.

"Ce qui s'est passé hier est très grave", a estimé le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

"Rien ne paraît justifier cet emploi de la force par la Russie", a déclaré de son côté un porte-parole de la diplomatie française, Londres condamnant "l'acte d'agression" de la Russie.

Ces incidents russo-ukrainiens ne sont que la dernière étape d'une lente montée des tensions autour du détroit de Kertch qui sépare la péninsule de Crimée, annexée en 2014 par Moscou, de la Russie.

La Russie revendique le contrôle de ce détroit, unique passage maritime reliant la mer Noire à celle d'Azov.

Moscou a d'ailleurs construit un pont reliant la Russie et la péninsule, inauguré en grande pompe en mai par Vladimir Poutine.

Kiev et les Occidentaux ont régulièrement accusé ces derniers mois la Russie d'"entraver" délibérément la navigation des navires commerciaux entre la mer Noire et la mer d'Azov.

Avec AFP

Le parlement ukrainien approuve la loi martiale

Le président Petro Porochenko face aux parlementaires ukrainiens le 11 octobre 2017.

Les députés ukrainiens ont approuvé lundi soir l'instauration pour une période de 30 jours de la loi martiale dans les zones les plus vulnérables après l'incident qui a opposé les marines ukrainienne et russe en mer d'Azov.

Le président Petro Porochenko avait signé lundi un décret imposant ce régime d'exception prévoyant notamment la mobilisation des réservistes et des mesures visant au maintien de l'ordre public.

Les députés ukrainiens se sont également prononcés pour le maintien de l'élection présidentielle le 31 mars 2019.

Cette décision fait suite à la capture de trois navires et 24 soldats de la marine ukrainienne par des troupes russes au cours d'incidents survenus ce weekend en mer d'Azov.

Ces incidents risquent de déboucher sur un conflit ouvert entre l'Ukraine et la Russie.

Le Fonds Monétaire International a annoncé que l'instauration de la loi martiale n'aurait pas d'incidence sur la coopération entre l'organisation internationale et les autorités ukrainiennes.

Avec Reuters

Washington dénonce la capture de navires ukrainiens

L’Ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Nikki Haley, lors de la réunion du Conseil de sécurité sur l’escalade des tensions entre l’Ukraine et la Russie, New York, le 26 novembre 2018.

Les Etats-Unis ont dénoncé lundi une action russe "illégale" après la capture la veille de navires et équipages ukrainiens, réclamant leur restitution à Kiev et soulignant que ce comportement rendait "impossible" une "relation normale" entre Washington et Moscou.

"Comme l'a dit le président de mon pays plusieurs fois, les Etats-Unis sont favorables à une relation normale avec la Russie. Mais des actions illégales comme celle-ci rendent cela impossible", a souligné l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité demandée par l'Ukraine.

"Les Etats-Unis condamnent cette action agressive de la Russie", a abondé dans un communiqué le secrétaire d'Etat Mike Pompeo. Ils lui demandent "de rendre à l'Ukraine ses navires et ses marins détenus, de respecter sa souveraineté et son intégrité territoriale dans ses frontières internationalement reconnues, y compris ses eaux territoriales", a-t-il ajouté.

"Nous appelons la Russie à respecter ses obligations internationales et ne pas s'opposer ou harceler le transit maritime ukrainien dans le détroit de Kertch", a aussi affirmé Nikki Haley.

"Au nom de la paix et la sécurité internationales, la Russie doit cesser immédiatement ses comportements illégaux et respecter les droits de navigation et les libertés de tous les Etats", a insisté l'ambassadrice américaine, sans évoquer la possibilité de nouvelles sanctions américaines contre la Russie réclamées par Kiev.

Cet avertissement américain intervient quelques jours avant une rencontre prévue entre Donald Trump et Vladimir Poutine, en marge du sommet du G20 à Buenos Aires, en Argentine. "Nous n'aimons pas ce qui s'est passé", a affirmé devant des médias le président américain, en assurant que Washington et l'Europe travaillaient "ensemble" sur cette affaire.

A l'initiative des Etats-Unis, une session du Conseil de sécurité demandée lundi matin par Moscou et intitulée "Violation des frontières de la Russie" a tourné court.

Lors d'un vote de procédure, le Conseil de sécurité a rejeté la tenue de cette session par sept voix (Etats-Unis, Européens et Koweit) sur ses 15 membres. La Russie n'a été épaulée que par la Chine, la Bolivie et le Kazakhstan. Les trois pays africains du Conseil et le Pérou se sont abstenus.

Lors d'une prise de parole, l'ambassadeur russe adjoint, Dimitri Polanski, s'est vivement élevé contre les Occidentaux qui alimentent un comportement "anti-russe". "Vous attisez les haines" contre la Russie, a-t-il lancé, en dénonçant "la violation" commise selon Moscou par les navires ukrainiens dans le détroit de Kertch.

La Russie dimanche n'a cherché "qu'à assurer la sécurité du pont" enjambant ce détroit, a-t-il dit, estimant que la demande d'activation de la loi martiale par le président ukrainien ne visait qu'à "reporter la présidentielle" prévue au printemps.

L'ambassadeur ukrainien à l'ONU, Volodymyr Yelchenko, a souligné qu'il "n'y avait pas de frontière russe" aux abords de la Crimée, "temporairement occupée", dont l'annexion en 2014 par la Russie n'a pas été reconnue internationalement.

Il a lu au Conseil le script d'écoutes réalisées lors de la capture dimanche des navires ukrainiens. "Haut les mains, haut les mains! Jetez vos armes sinon nous allons tirer et vous tuer", a rapporté le diplomate citant un militaire russe.

La confrontation russo-ukrainienne a fait selon Kiev six blessés, dont trois grièvement avec un marin en "situation critique". Moscou, qui détient trois navires ukrainiens et 23 marins ukrainiens, a évoqué trois blessés.

Avec AFP

Les Farc assurent ne pas reprendre les armes en Colombie

Anciens rebelles des FARC en formation à Miravalle en Colombie, le 9 novembre 2018.

Les ex-guérilleros ne reprendront "pas les armes", a assuré lundi à Bogota leur chef, Rodrigo Londono, malgré les dizaines d'assassinats d'ex-combattants et des failles dans l'accord de paix.

"Nous ne reprendrons pas les armes, nous sommes profondément convaincus qu'il existe aujourd'hui des formes de lutte supérieures", a dit Rodrigo Londono, surnommé Timochenko, lors d'une commémoration dans la capitale colombienne.

L'accord signé le 26 novembre 2016, au bout de quatre ans de négociations à Cuba et actant la transformation des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) en parti politique, a mis fin à une guérilla marxiste de plus d'un demi-siècle qui a fait des centaines de milliers de victimes, entre les morts, les disparus et les déplacés.

Environ 7.000 hommes et femmes ont déposé les armes en 2017.

Cependant, "tant le pays que la communauté internationale sont témoins des difficultés que nous avons rencontrées à tout moment", a déploré le chef de la Force alternative révolutionnaire commune, le nom du parti politique issu de l'ancienne guérilla et qui a le même sigle.

Il a notamment pointé les assassinats d'ex-combattants, plus de 80 ans en deux ans selon la Farc. "Malheureusement, cet anniversaire se voit entaché par le deuil qu'il y a dans tous nos secteurs", a dit Rodrigo Londono.

Il a également regretté que "presque quatre cents" des rebelles amnistiés soient encore en prison, ainsi que la capture en avril de Jesus Santrich, un ex-négociateur de paix accusé de narcotrafic et dont les Etats-Unis réclament l'extradition.

L'accord de paix prévoit des réformes rurales qui n'ont pas encore été mises en oeuvre, et un système de justice garantissant vérité, justice et réparations aux victimes, qui a commencé à agir cette année.

Le gouvernement de droite du président Ivan Duque, successeur de Juan Manuel Santos, a en outre promis des réformes sur l'accord qui ont semé le trouble.

Avec AFP

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