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Inde: Bombay marque les dix ans des attentats de 2008

Le duc et la duchesse de Cambridge, le prince William, et son épouse, l'ancienne Kate Middleton, déposent une gerbe sur le monument aux martyrs à l'hôtel Taj Mahal Palace de Mumbai, en Inde, le dimanche 10 avril 2016. (Mitesh Bhuvad / Pool via AP)

L'Inde marquait lundi le dixième anniversaire des attentats de 2008 à Bombay, qui ont fait 166 morts, avec des cérémonies sur les lieux de la capitale économique frappés par le commando islamiste.

Le 26 novembre 2008, la mégapole indienne était touchée par une vague d'attaques à l'AK-47 et aux grenades menée par dix hommes armés d'un groupe extrémiste basé au Pakistan, Lashkar-e-Taiba (LeT). L'état de siège durera trois jours et fera aussi des centaines de blessés.

"Hommages à ceux qui ont perdu leur vie dans les attaques terroristes du 26/11 à Bombay", a tweeté le Premier ministre indien Narendra Modi.

"Une nation reconnaissante s'incline devant la police et les forces de sécurité qui ont courageusement combattu les terroristes durant les attaques de Bombay", a ajouté le leader nationaliste hindou.

Les assauts coordonnés ont visé des hôtels de luxe, la principale gare ferroviaire, un restaurant touristique, un hôpital et un centre communautaire juif.

La police de Bombay a tenu lundi matin une cérémonie d'hommage à la dizaine de membres des forces de sécurité morts dans ces attaques. Des proches des victimes ont déposé des couronnes funéraires devant une plaque commémorative.

Les habitants de Bombay devraient aussi se recueillir à la gare Chhatrapati Shivaji, où avait été capturé le seul survivant du commando, Ajmal Kasab. Condamné à mort, il a été pendu par l'Inde en 2012.

L'hôtel Taj Mahal Palace tiendra lui une cérémonie privée pour commémorer les 31 personnes tuées dans l'établissement au cours d'un siège de plus de 60 heures. Les images de l'emblématique palace en feu avaient fait le tour du monde.

Les États-Unis, dont six ressortissants avaient péri dans ces événements, ont annoncé une nouvelle récompense de 5 millions de dollars pour la capture d'organisateurs des attentats de Bombay.

Washington offre déjà 10 millions de dollars pour l'arrestation d'Hafez Saeed, chef de Lashkar-e-Taiba, et 2 millions pour Hafiz Abdul Rahman Makki, autre haut responsable de l'organisation.

L'Inde s'en prend régulièrement au Pakistan pour ne avoir avoir pris de sanctions contre Hafez Saeed, qui vit en liberté dans ce pays bien qu'étant considéré comme terroriste par les Nations unies. Islamabad assure que les éléments donnés par l'Inde contre lui ne sont pas assez substantiels.

"C'est un affront aux familles des victimes que, dix ans après, ceux qui ont planifié l'attaque de Bombay n'aient toujours pas été condamnés pour leur implication", a regretté le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, dans un communiqué.

Avec AFP

Le domicile est "l'endroit le plus dangereux" pour les femmes, selon l'ONU

Richard Msowoya, président de l'Assemblée nationale malawite, participe à une marche de protestation contre les violences domestiques, Lilongwe, Malawi, le 14 septembre 2017. (L Masina/VOA)

Plus de la moitié des femmes assassinées dans le monde en 2017 ont été tuées par leur compagnon ou des membres de leur famille, ce qui fait du domicile "l'endroit le plus dangereux pour une femme", selon une étude de l'ONU publiée dimanche.

Dans cette étude diffusée à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes, le Bureau des Nations unies sur la Drogue et la Criminalité a calculé que sur un total de 87.000 homicides de femmes dans le monde en 2017, environ 50.000 (58%) ont été commis par leur compagnon ou des membres de leur famille.

Environ 30.000 (34%) ont été commis par le partenaire de la victime.

"Cela représente environ six femmes tuées toutes les heures par quelqu'un qu'elles connaissent", a observé le Bureau des Nations unies sur la Drogue et la Criminalité, basé à Vienne.

La grande majorité (environ 80%) des victimes d'homicides dans le monde sont des hommes, mais "les femmes continuent à payer le prix le plus élevé en termes d'inégalité hommes-femmes, de discrimination et de stéréotypes négatifs", a déclaré le chef du Bureau de l'ONU, Iouri Fedotov.

"Elles sont aussi celles qui ont le plus de probabilité d'être tuées par leur compagnon ou des membres de leur famille (...) ce qui fait du domicile l'endroit le plus dangereux pour une femme", a-t-il souligné. "Le fait que les femmes continuent à être victimes de ce type de violences davantage que les hommes dénote un déséquilibre dans les rapports de pouvoir entre hommes et femmes dans la sphère domestique".

Selon les calculs du Bureau de l'ONU, le taux global de femmes victimes d'homicide s'élève à 1,3 victime pour 100.000 femmes.

En outre, l'Afrique et les Amériques sont les régions du monde où les femmes ont le plus de risques d'être tuées par leur compagnon ou un membre de leur famille.

En Afrique, le taux s'élève à 3,2 victimes pour 100.000 femmes, dans les Amériques 1,6, en Océanie 1,3 et en Asie 0,9.

Le taux le plus bas est observé en Europe, où il s'élève à 0,7.

Selon le Bureau de l'ONU, "aucun progrès tangible" pour combattre ce fléau n'a été fait ces dernières années "en dépit de législations et de programmes développés pour éradiquer les violences contre les femmes".

Les conclusions du rapport "soulignent le besoin d'une prévention de la criminalité et d'une justice pénale efficaces pour affronter les violences contre les femmes". Le rapport appelle aussi à une meilleure coordination entre la police et la justice pour que les auteurs de violences soient tenus responsables de leurs actes.

Le rapport préconise enfin l'importance d'impliquer les hommes dans les solutions, notamment à travers l'éducation dès le plus jeune âge.

Avec AFP

Brexit : May se démène pour vendre l'accord au pays et au Parlement

La Première ministre britannique Theresa May, à droite, et le président du Conseil européen, Donald Tusk, lors du sommet de l'UE à Bruxelles, le dimanche 25 novembre 2018. (Olivier Hoslet, photo de la piscine via AP).

Après avoir arraché un accord sur le Brexit avec l'UE, la Première ministre britannique Theresa May réunit lundi matin son cabinet puis doit s'employer à convaincre avant Noël son pays et le Parlement d'avoir trouvé le "meilleur accord possible".

Ensuite, Mme May va rendre compte aux députés du sommet européen qui a entériné dimanche l'accord de retrait et la déclaration politique sur la future relation.

Elle va réaffirmer son "absolue certitude" qu'il "n'y a pas de meilleur accord possible" et les appeler à le soutenir au nom de l'intérêt national.

Un rejet de l'accord serait "un retour à la case départ" qui "ouvrirait la porte à plus de divisions et d'incertitude", avertira-t-elle, selon des extraits de son discours diffusés à l'avance.

L'accord conclu après de longues et douloureuses négociations doit être soumis au Parlement britannique pour approbation avant la fin de la session et probablement aux alentours du 10 décembre.

Or l'opposition travailliste emmenée par Jeremy Corbyn, les Brexiters purs et durs du propre camp conservateur de Mme May et son remuant petit allié, le parti unioniste nord-irlandais DUP, clament qu'ils voteront contre, balayant ainsi sa courte majorité d'une dizaine de sièges.

La dirigeante conservatrice a reconnu devant ses interlocuteurs européens ce week-end qu'elle ne disposait pas d'une majorité au Parlement à ce stade, mais elle a fait valoir qu'elle comptait convaincre les députés de son parti en les prévenant que la moitié d'entre eux perdraient leurs sièges lors des élections législatives qui pourraient suivre un vote négatif, soulignait dimanche une source européenne.

- "Chaos économique" -

"L'arithmétique à l'heure actuelle pose un vrai défi mais beaucoup de choses peuvent changer dans les deux semaines à venir", a fait valoir de son côté dimanche son ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt sur la BBC. "Je crois que mes collègues vont avant tout penser à l'intérêt national", a-t-il ajouté, au regard des "très grands risques" et de "l'incertitude" provoqués par un vote négatif.

Mais du côté des Brexiters, tel l'ancien chef du parti Tory Iain Duncan Smith, interrogé dimanche sur la chaîne de télévision Sky News, il sera "très très difficile" de voter pour un texte qui a "beaucoup trop concédé à l'UE".

Même si le Parlement vote pour son accord, les ennuis de Theresa May ne sont pas finis: la cheffe du DUP Arlene Foster, qui est résolument contre en raison du statut spécial accordé à l'Irlande du Nord pour éviter une frontière physique avec la République d'Irlande, a menacé de retirer son soutien au gouvernement si l'accord passe.

"Nous devrons revoir l'accord de confiance et soutien" au gouvernement, a-t-elle dit, alors que ses 10 députés assurent une fragile majorité absolue à Mme May.

- "Lettre à la nation" -

Theresa May s'est également lancée dans une opération de communication en direct avec ses concitoyens.

Elle a ainsi écrit une "lettre à la nation" aux accents solennels, publiée dimanche, qui appelle le pays à l'union nationale derrière l'accord, avec la perspective d'une "réconciliation" après des années de déchirement entre europhiles et eurosceptiques, suite au référendum de juin 2016 ayant voté le Brexit avec 52% des voix.

Souvent critiquée pour son manque de charisme et une retenue proche de la froideur, elle a déployé tout son charme pour répondre aux auditeurs en direct sur la BBC vendredi.

Le projet d'accord est "bon pour le Royaume-Uni" et "répond aux souhaits du peuple britannique", en permettant au pays de reprendre le contrôle de son argent, de ses lois et de ses frontières, énumère-t-elle inlassablement.

Mme May peut au moins compter sur l'appui des milieux économiques, qui n'ont eux pas besoin de beaucoup de persuasion puisque la perspective que l'accord capote est leur pire cauchemar, ouvrant la possibilité d'un "no deal" qui créerait "le chaos économique", soulignait samedi le ministre des Finances Philip Hammond.

L'accord prévoit une période de transition de 21 mois après le Brexit, fixé au 29 mars 2019, pendant laquelle quasiment rien ne change entre les deux parties et qui pourrait même être prolongée jusqu'en 2022.

Restera alors la prochaine pièce de résistance: négocier la future relation.

Avec AFP

Environ 500 migrants tentent en vain de franchir la frontière américaine à Tijuana

Des migrants tentent de forcer le passage aux États-Unis, à la frontière près du point d'entrée de San Ysidro au Mexique, le 25 novembre 2018. (AP Photo / Ramon Espinosa)

Désespérés, quelque 500 migrants ont tenté en vain dimanche de franchir illégalement la frontière américaine à Tijuana, dans le nord-ouest du Mexique, repoussés par les forces de l'ordre américaines.

Les gardes-frontières américains ont brièvement fermé leur frontière au sud de la ville californienne de San Diego.

Ces Centraméricains, parmi lesquels des femmes et des enfants, qui participaient à une manifestation pacifique aux abords de la frontière, se sont dirigés vers la barrière métallique de délimitation et ont tenté d'entrer en force aux Etats-Unis.

"On est prêt s'il le faut à mourir pour essayer de passer", a confié à l'AFP Mario Lopez, un Hondurien, tout en aidant sa fille de trois ans, qui avait perdu ses sandales dans la bousculade, à ramper sous la barrière métallique.

Après avoir franchi ce premier obstacle, les migrants ont reçu des gaz lacrymogènes tandis que des hélicoptères de l'armée américaine survolaient la frontière à basse altitude, entrant même brièvement dans l'espace aérien mexicain.

Tentant de se protéger avec leur tee-shirt, la plupart des migrants ont dû rebrousser chemin, tandis que quelques-uns ont poursuivi en direction d'une seconde barrière, surmontée de barbelés, derrière laquelle des gardes-frontières américains se mobilisaient pour stopper leur progression.

"Quand ils nous ont lancé les gazs lacrymogènes, nous avons eu très peur, on pensait qu'ils allaient nous tirer dessus alors nous nous sommes éloignés" a relaté à l'AFP Flor Jimenez, une Hondurienne de 32 ans, après l'incident.

"On nous avait dit que si on passait ils nous donneraient l'asile, parce qu'on serait aux Etats-Unis", expliquait cette femme, après avoir regagné, avec son mari et sa petite fille, le centre sportif où s'entassent environ 5.000 migrants de la caravane.

Le ministère de l'Intérieur mexicain a averti dans un communiqué "qu'il expulsera immédiatement les personnes qui ont participé à ces faits violents".

La mairie de Tijuana a indiqué que 24 Honduriens et 15 Mexicains avaient été détenus après ces incidents. En fin de journée, des forces anti-émeutes mexicaines ont été déployées en certains points stratégiques de la ville.

- "On est déjà aux Etats-Unis?" -

L'incident a débuté en milieu de journée alors qu'un millier de migrants se dirigeait vers la frontière lors d'une manifestation pour exiger de pouvoir entrer aux Etats-Unis et y demander l'asile.

Une partie du cortège s'est alors séparée du reste du groupe pour tenter de franchir illégalement la frontière.

"On est déjà aux Etats-Unis?", s'interrogeait un migrant, au milieu des cris et des cavalcades de ses compatriotes, après avoir passé une grille côté mexicain, conduisant seulement à des voies ferrées.

"Ils vont nous tuer!", hurlait quelqu'un en tentant de relever une femme assommée après avoir chuté du haut de la barrière métallique, qui marque le début de la véritable frontière, au milieu des cris effrayés des enfants et du survol des hélicoptères.

Quelques groupes de migrants "ont tenté d'entrer de manière violente (...) sur le territoire américain", a condamné le ministre mexicain de l'Intérieur Alfonso Navarrete sur la chaîne Milenio. "Loin d'aider la caravane (de migrants venant d'Amérique centrale), ils lui nuisent", a-t-il ajouté.

Après l'échec de leur tentative, des couvertures et effets personnels abandonnés par les migrants jonchaient les abords de cette structure en métal.

Pour l'instant, les autorités n'ont pas confirmé si certains migrants étaient parvenus ou non à pénétrer sur le sol américain.

- Frontière brièvement fermée -

La frontière à San Diego "est fermée aux voitures et aux piétons jusqu'à nouvel ordre", a dans un premier temps annoncé sur Twitter l'antenne locale de l'agence fédérale américaine des douanes et de la protection des frontières. Avant de la réouvrir quelques heures après.

Le président Donald Trump a menacé ces derniers jours de fermer totalement la longue frontière entre les Etats-Unis et le Mexique si la situation devait dégénérer, alors que 9.000 militaires américains y ont été déployés.

Environ 5.000 migrants de la caravane sont arrivés cette semaine à Tijuana, après avoir parcouru plus de 4.000 kilomètres en un peu plus d'un mois pour fuir la violence et la pauvreté au Honduras, dans l'espoir d'entrer aux Etats-Unis.

Le président américain a aussi pris un décret pour rejeter automatiquement les demandes d'asile déposées par des personnes entrées illégalement aux Etats-Unis, mais la justice a pour l'heure bloqué cette mesure, provoquant l'ire du président.

Selon le Washington Post, un accord aurait été trouvé entre le futur gouvernement de Andres Manuel Lopez Obrador (AMLO), qui prendra ses fonctions le 1er décembre, et l'administration américaine pour que les demandeurs d'asile restent au Mexique pendant que leur demande d'asile est examinée aux Etats-Unis.

Salué par Trump mais démenti samedi par l'équipe de AMLO, un tel accord avec Mexico, s'il est confirmé, serait une victoire pour le président des Etats-Unis qui a fait de la fermeté face aux migrants une de ses priorités.

Avec AFP

Escalade entre Kiev et Moscou, qui capture trois navires militaires ukrainiens en mer Noire

La tension est montée d'un cran le dimanche 25 novembre 2018 entre la Russie et l'Ukraine en mer noire (Service de presse de la marine ukrainienne via AP)

L'Ukraine a fait un pas important vers la déclaration d'une loi martiale après la capture manu militari par la Russie de trois navires de la marine ukrainienne.

La confrontation qui a fait des blessés dans le détroit de Kertch qui donne accès à la mer d'Azov, a provoqué une escalade sans précédent dans cette zone sensible.

La tension est telle que le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra lundi une réunion d'urgence, selon des diplomates, qui ont précisé qu'elle avait été réclamée par les deux pays. Moscou a demandé qu'elle ait lieu à 11H00 (16H00 GMT), a-t-on précisé à l'AFP de même source.

Dans la nuit de dimanche à lundi, le Conseil de sécurité et de défense ukrainien réuni d'urgence a proposé au président Petro Porochenko d'introduire la loi martiale "pour 60 jours", a annoncé le secrétaire de cette structure.

Cette décision doit être entérinée par le Parlement ukrainien, dont une session extraordinaire est prévue dans l'après-midi, mais un vote positif est loin d'être garanti.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité, le président Porochenko a dénoncé un "acte fou de la Russie contre l'Ukraine", assurant que l'"attaque" était préméditée". "La loi martiale ne signifie par une déclaration de guerre" à la Russie, "elle sera introduite uniquement pour la défense", a-t-il assuré.

Les tensions entre l'Ukraine et la Russie autour de la mer d'Azov ont connu une brusque flambée dimanche lorsque Kiev a accusé la Russie d'avoir percuté un navire ukrainien et bloqué l'accès à cette petite mer, située entre la Crimée, annexée en 2014 par Moscou, et l'est de l'Ukraine, théâtre d'une guerre avec les séparatistes prorusses.

La situation s'est rapidement dégradée, l'Ukraine accusant dans la soirée les Russes d'avoir capturé ces navires après leur avoir tiré dessus dans cette zone stratégique.

- Axe stratégique -

Les bateaux - deux vedettes blindées, le Berdiansk et le Nikopol, et le remorqueur Iani Kapu - tentaient d'entrer depuis la mer Noire dans le détroit de Kertch, séparant la Crimée de la Russie et marquant l'accès à la mer d'Azov.

Sur un total de 23 militaires à bord, six ont été blessés dont deux grièvement, selon l'armée ukrainienne.

La Russie a confirmé l'arraisonnement et l"'usage d'armes", en accusant les navires ukrainiens "de mener des actions illégales dans les eaux territoriales russes" et faisant état de trois Ukrainiens blessés.

La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a dénoncé les "méthodes de bandits de grands chemins" de l'Ukraine, dans une déclaration transmise à l'AFP: "d'abord des provocations, puis de fortes pressions, puis des accusations d'agression".

La marine ukrainienne assure cependant avoir averti la Russie à l'avance de l'itinéraire de ses navires.

Selon elle, ses navires ont passé plusieurs heures devant le détroit de Kertch, alors qu'un navire pétrolier placé sous le pont de Crimée, qui enjambe le détroit de Kertch, bloquait l'accès au détroit.

Ce détroit, la seule voie maritime entre la mer Noire et la mer d'Azov, est un axe stratégique de première importance, pour la Russie comme pour l'Ukraine.

"Nous attendons de la Russie qu'elle restaure la liberté de passage dans le détroit de Kertch et nous appelons toutes les parties à agir avec le maximum de retenue afin d'aboutir à une désescalade immédiate de la situation", a exhorté l'Union européenne. L'Otan a aussi appelé "à la retenue et à la désescalade".

- "Violation" du droit international -

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkin a appelé l'Occident à "former une coalition claire pour résister aux actes d'agression de la Russie".

"Sur les instructions du président Porochenko, nous faisons immédiatement appel au Conseil de sécurité des Nations unies", a renchéri Volodymyr Ielchenko, représentant permanent de l'Ukraine auprès de l'ONU.

La Russie revendique le contrôle des eaux au large de la Crimée depuis l'annexion de la péninsule. Kiev et les Occidentaux accusent Moscou d'"entraver" délibérément la navigation des navires commerciaux via le détroit de Kertch.

Les difficultés sont apparues avec la construction par Moscou du pont très controversé de 19 kilomètres de long dans le détroit de Kertch. L'installation de ses arches en 2017 empêche le passage d'une partie des navires. Cette année, les garde-frontières russes ont commencé à retenir des bateaux, officiellement pour des contrôles.

Kiev estime que Moscou pourrait aller jusqu'à préparer une offensive contre Marioupol, dernière grande ville sous contrôle de Kiev dans l'est du pays.

Les eaux peu profondes de la mer d'Azov baignent le sud du Donbass, région ukrainienne où le conflit armé avec les séparatistes prorusses a fait plus de 10.000 morts en quatre ans.

Kiev et l'Occident accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes, ce que Moscou dément malgré de nombreuses preuves.

Avec AFP

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