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Le nouveau patron de l'ONU veut faire de 2017 "une année pour la paix"

Le secrétaire des Nations unies, le Portugais Antonio Guterres au siège social de New York, le 12 décembre 2016.

Le nouveau secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dit vouloir faire de 2017 "une année pour la paix", dans un message diffusé à l'occasion du Nouvel An et de son entrée en fonctions.

M. Guterres succède au 1er janvier à Ban Ki-moon à la tête des Nations unies et hérite en particulier du lourd dossier de la guerre en Syrie.

"En cette première journée à la tête des Nations unies, une question me pèse sur le coeur: comment venir en aide aux millions d'êtres humains pris au piège de conflits ?", écrit M. Guterres.

"En ce jour de l'An, je vous demande à tous de prendre avec moi cette résolution: engageons-nous à faire de la paix notre priorité absolue".

Pour le nouveau secrétaire général, "tout ce que nous valorisons en tant que famille humaine - la dignité et l'espoir, le progrès et la prospérité - dépend de la paix". "Mais la paix dépend de nous", poursuit-il. "Engagez-vous à mes côtés au service de la paix, jour après jour. Faisons de 2017 une année pour la paix".

"Faisons de 2017", ajoute-t-il, "l'année où nous tous - citoyens, gouvernements et dirigeants - aurons tout fait pour surmonter nos différences", ajoute l'ex-Premier ministre socialiste portugais.

"De la solidarité et la compassion dans notre vie quotidienne, au dialogue et au respect quelles que soient les clivages politiques... Des cessez-le-feu sur le champ de bataille aux compromis à la table des négociations".

Avec AFP

Le pape dénonce la violence à Istanbul dans ses voeux pour 2017

Le pape François se tient près des gardes suisses sur la place Saint Pierre au Vatican, le 31 décembre 2016.

Le pape François a condamné l'attentat qui a fait au moins 39 morts à Istanbul en Turquie, dans les premières heures de 2017, et appelé à la mobilisation de tous, à l'occasion de ses voeux pour la nouvelle année.

"Malheureusement, la violence a encore frappé dans cette nuit de voeux et d'espoir", a déclaré le pape argentin, devant quelque 50.000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre à l'occasion de la prière de l'angelus.

"Triste, j'exprime ma proximité avec le peuple turc", a assuré Jorge Bergoglio, ajoutant qu'il priait pour "les nombreuses victimes et blessés".

Le souverain pontife a aussi lancé un appel à "tous les hommes de bonne volonté pour affronter la plaie du terrorisme, de cette tâche de sang qui enveloppe le monde avec une ombre de peur et de désarroi".

Le pape avait plus tôt souhaité à tous une "année de paix dans la grâce de Dieu".

"Chers frères et soeurs, bonne année!", a lancé François depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre où chaque dimanche il dit la prière de l'angelus.

"Et l'année sera bonne dans la mesure où chacun de nous, avec l'aide de Dieu, cherchera à faire le bien, jour après jour. Ainsi se construit la paix, en disant 'non', avec des actes, à la haine et à la violence et +oui+ à la fraternité et à la réconciliation", a-t-il ajouté.

Avec AFP

Bahreïn: attaque contre une prison, des évadés et un policier tué

Un van transportant des prisonniers à Manama, Bahreïn, le 16 février 2016.

Des hommes armés ont lancé dimanche une attaque contre une prison à Bahreïn et des détenus accusés dans des affaires "terroristes" ont pu s'évader alors qu'un policier a été tué, a annoncé le ministère bahreïni de l'Intérieur.

Les forces de sécurité ont lancé une opération de ratissage pour rechercher et arrêter "les éléments terroristes impliqués" dans l'attaque et retrouver les prisonniers évadés, a ajouté le ministère sur son compte Twitter.

L'attaque a, selon le ministère, pris pour cible la prison centrale de Jau (sud) où de nombreux citoyens bahreïnis de confession chiite accusés d'être impliqués dans des violences sont détenus.

Bahreïn, petit pays du Golfe dirigée par la dynastie sunnite des Al-Khalifa est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle et une meilleure prise en compte de ses intérêts.

Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme se sont inquiétés récemment des poursuites contre des figures de l'opposition chiite.

Avec AFP

Incendie à bord d'un bateau en Indonésie: 23 morts, 17 disparus

La police, la Croix rouge et les secouristes enlèvent les corps carbonisés près du port de Muara Angke à Jakarta, Indonésie, le 1er janvier 2017.

Un incendie dimanche à bord d'un bateau indonésien qui transportait plus de 200 personnes et venait de quitter la côte près de Jakarta a fait au moins 23 morts et 17 disparus, des passagers paniqués n'hésitant pas à sauter à l'eau.

Le bateau se rendait sur l'île de Tidung, destination touristique à 50 km de la capitale, lorsque le moteur a eu des problèmes puis a explosé, provoquant un incendie dont la fumée a bientôt envahi le bateau, a indiqué le porte-parole de l'agence nationale des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho.

"194 personnes ont été récupérées. Le manifeste du bateau dit qu'il y avait environ 100 personnes à bord, mais à l'évidence cela est faux, alors nous poursuivons les recherches", a déclaré le porte-parole à l'AFP.

"Cela faisait un quart d'heure que nous étions partis lorsqu'on a commencé à entendre des cris à l'arrière du bateau", a raconté à la chaîne de télévision Metro TV une des passagères.

"C'est alors que j'ai vu la fumée, il y en avait de plus en plus. Le bateau était bondé, et les gens se battaient pour les gilets de sauvetage", a-t-elle expliqué.

Selon les premières informations, l'ensemble des passagers étaient indonésiens, a-t-on précisé de source officielle.

L'Indonésie, pays aux plus de 17.000 îles, est très dépendante du transport maritime, mais les accidents sont fréquents en raison du manque de respect des normes de sécurité.

En novembre, au moins 54 personnes ont été tuées lorsqu'un hors bord surchargé transportant 98 passagers --essentiellement des travailleurs migrants indonésiens- et trois membres d'équipage avait sombré après avoir heurté un récif. Il avait quitté la Malaisie à destination de l'île indonésienne de Batam.

Avec AFP

Carnage à Istanbul: 39 morts et chasse à l'assaillant

La police sécurise le lieu de l'attaque à Istanbul, Turquie, le 1er janvier 2017.

Une chasse à l'homme était en cours dimanche à Istanbul pour retrouver l'homme qui a tué 39 personnes, dont 15 étrangers, en ouvrant le feu dans une boîte de nuit pendant la célébration du Nouvel An à Istanbul.

L'assaillant, déguisé en père Noël selon des médias turcs, a semé la mort dans la discothèque branchée Reina, située sur la rive du Bosphore.

"Les recherches pour retrouver le terroriste sont toujours en cours. J'espère qu'il va être rapidement capturé", a indiqué dimanche matin le ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu, parlant d'une "attaque terroriste".

Selon lui, les premiers éléments de l'enquête ont révélé que l'assaillant avait dissimulé le fusil qu'il a utilisé pour perpétrer le carnage sous un manteau et aurait quitté les lieux en portant des habits différents.

Vingt des 39 victimes ont d'ores et déjà été identifiées et parmi elles figurent 15 étrangers et cinq Turcs, a précisé le ministre

L'attaque a aussi fait 65 blessés, dont quatre grièvement atteints, a-t-il indiqué.

Les nationalités des victimes étrangères n'ont pas été précisées dans l'immédiat par les autorités turques.

Mais la Belgique a annoncé qu'un ressortissant belge au moins aurait été tué dans l'attaque et Paris a fait état de trois Français blessés.

Israël a aussi affirmé qu'une des ses ressortissantes a été blessée et qu'une deuxième était portée disparue.

L'assaillant a ouvert le feu sur la foule à 01H15 dimanche (22H15 GMT samedi) dans la discothèque où 700 à 800 personnes fêtaient le passage à l'année 2017. Nombre d'entre elles ont plongé dans les eaux glacées du Bosphore pour échapper à la mort, selon les médias turcs.

Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé dimanche que cet attentat visait à "détruire le moral du pays et semer le chaos" .

'Sauvage et impitoyable'

"Cela ne fait aucune différence qu'un tel massacre inhumain vise un marché, un lieu de divertissement ou un lieu de culte", a pour sa part réagi Mehmet Gormez, le chef de Diyanet, la principale autorité religieuse musulmane de Turquie.

Le tireur a abattu un policier et un civil qui se trouvaient devant cette boite de nuit prisée des touristes étrangers, avant de s'engouffrer à l'intérieur et de commettre un carnage, a précisé le gouverneur de la ville Vasip Sahin.

"D'une façon sauvage et impitoyable, il a mitraillé des personnes qui étaient simplement venues célébrer le Nouvel An", a déclaré le gouverneur.

Les autorités avaient annoncé avoir déployé 17.000 policiers dans Istanbul afin d'encadrer les festivités du Nouvel An. Elles avaient par ailleurs précisé que des policiers seraient déguisés en père Noël pour détecter la moindre anomalie au sein des foules.

"Nous étions venus pour passer un bon moment aujourd'hui, mais tout s'est soudain transformé en chaos et en nuit d'horreur", a raconté à l'AFP Maximilien, un touriste italien.

"Quand j'avançais, des gens piétinaient d'autres gens", confie Sefa Boydas, un footballeur professionnel qui se trouvait dans la boîte de nuit, en décrivant la panique qui s'est emparée de la foule.

Le Reina est situé à quelques centaines de mètres de l'endroit où avaient lieu les célébrations officielles du Nouvel An, au bord du Bosphore.

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent un homme débouler devant l'entrée de la discothèque en tirant, semant la panique parmi les personnes rassemblées.

'Crime cynique'

La Maison Blanche a condamné une "horrible" attaque. "De telles atrocités perpétrées sur des innocents venus pour la plupart célébrer le Nouvel An soulignent la sauvagerie des assaillants", a déclaré Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

"Il est difficile d'imaginer crime plus cynique que de tuer des civils pendant la célébration du Nouvel An. Nous avons tous le devoir de combattre avec détermination les agressions terroristes", a affirme le président russe Vladimir Poutine dans un message de condoléances à M. Erdogan.

Le président français François Hollande a condamné cet attentat "avec force et indignation"

La Turquie a été la cible de nombreuses attaques qui ont notamment ensanglanté Ankara et Istanbul, où, il y a à peine trois semaines, un attentat revendiqué par un groupe radical kurde a fait 45 morts, dont une majorité de policiers.

Membre de la coalition internationale qui combat l'EI en Syrie et en Irak, la Turquie a déclenché en août une offensive dans le nord de la Syrie pour repousser les jihadistes vers le sud.

En réaction à ces opérations militaires, l'EI a à plusieurs reprises menacé d'attentats la Turquie, qui a imputé au groupe jihadiste la responsabilité de plusieurs attaques meurtrières commises sur son territoire en 2016.

Avec AFP

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