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Donald Trump veut une enquête sur les liens de Google avec Pékin

Des smartphones Huawei devant le logo de Google Play le 20 mai 2019.

Donald Trump a laissé entendre mardi que son administration allait mener des investigations sur Google, récemment pris pour cible par le milliardaire Peter Thiel qui l'accuse d'être infiltré par les services de renseignements chinois.


"L'investisseur des tech, le milliardaire Peter Thiel pense que Google devrait faire l'objet d'une enquête pour trahison. Il accuse Google de travailler avec le gouvernement chinois", a tweeté le président républicain.

"Un type génial et brillant qui connaît ce sujet mieux que quiconque ! L'administration Trump va jeter un coup d'oeil!", a-t-il lancé.

Interrogé par l'AFP, Google a estimé que ces accusations étaient sans fondement.

"Comme nous l'avons déjà dit, nous ne travaillons pas avec les militaires chinois", a réagi le groupe.

Peter Thiel a suggéré dimanche que le FBI et la CIA devraient enquêter sur les infiltrations de Google par les services de renseignements chinois, selon des propos tenus lors d'une conférence à Washington et rapportés par Axios.

Il a notamment critiqué Google, maison mère d'Alphabet, pour son travail en Chine, affirmant que le géant des moteurs de recherche était "engagé dans la décision apparemment traître de travailler avec l'armée chinoise et non avec l'armée américaine", selon Axios.

Google a fermé son moteur de recherche en Chine en 2010, après avoir refusé la demande de Pékin de censurer certains résultats de recherches.

Mais son patron Sundar Pichai avait reconnu pour la première fois en octobre dernier que son moteur de recherches pourrait revenir en Chine, affirmant que celui-ci apporterait une "meilleure information" aux citoyens que la concurrence.

"Le haut management de Google estime-t-il avoir été infiltrée par les services de renseignement chinois ?", "c'est une question qui doit être posée par le FBI et la CIA", a estimé le milliardaire, cité par Axios.

Peter Andreas Thiel, entrepreneur américain d'origine allemande, est notamment le cofondateur du service de paiement en ligne PayPal avec Elon Musk.

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump s'en prend à Google. Le locataire de la Maison Blanche estime notamment que Google a un "parti pris" contre lui et ses partisans.

Plus tôt cette année, il avait en outre critiqué le géant de la technologie pour s'être retiré d'un grand contrat informatique du Pentagone avant d'assouplir son ton après avoir rencontré Sundar Pichai.

Google a des activités commerciales limitées en Chine, mais un rapport récent indique qu'un de ses scientifiques a participé à un projet de recherches pouvant avoir des applications civiles et militaires.

Asile aux USA : les nouvelles mesures de l'administration Trump

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Les élues visées par Trump dénoncent des attaques "ouvertement racistes"

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Pas de poursuites contre le policier accusé d'avoir asphyxié un homme noir à New York

Des bougies en souvenir d'Eric Garner mort sur ce trottoir après avoir été étranglé par un policier qui l'arrêtait pour vente illicite de cigarettes à Staten Island, New Yrok le 1er août 2014.

Le ministère de la Justice a renoncé à poursuivre pénalement le policier accusé d'avoir asphyxié un homme noir lors d'une interpellation musclée en juillet 2014 à New York, selon plusieurs médias américains, alors que le délai légal arrive à son terme.

Sollicité par l'AFP, le bureau du procureur fédéral de Brooklyn, Richard Donoghue, qui a suivi le dossier, s'est refusé à tout commentaire. Une conférence de presse est prévue à 11H00 locale à New York (15H00 GMT).

La décision du ministère de la Justice signifie que Daniel Pantaleo, l'officier de police en cause, ne fera l'objet d'aucune poursuite pénale.

Car avant que le gouvernement renonce mardi à inculper le policier au niveau fédéral, un grand jury avait déjà décidé, en décembre 2014, que les éléments n'étaient pas suffisants pour justifier un procès devant un tribunal de l'Etat de New York.

Le 17 juillet 2014, Eric Garner (43 ans) avait été violemment plaqué au sol par des policiers qui le soupçonnaient de vendre illégalement des cigarettes dans une rue du quartier de Staten Island.

Obèse et asthmatique, Garner, qui refusait d'être interpellé mais n'était pas armé, avait perdu connaissance, alors que cinq hommes s'employaient à le menotter, avant de décéder.

Les images de l'interpellation, filmées par un ami et mise en ligne peu après, avaient fait le tour du monde et provoqué un vif émoi. On y entend Eric Garner répéter "Je ne peux pas respirer" ("I can't breathe").

Washington Forum du 18.12.14
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Sa mort, qualifiée d'homicide par le médecin légiste, avait donné de l'élan au mouvement alors naissant "Black Lives Matter" (les vies noires comptent), qui dénonçait les violences policières ciblant des hommes noirs non armés.

Daniel Pantaleo, qui est toujours en fonction même s'il n'est plus sur le terrain, a fait l'objet d'un procès disciplinaire en mai et juin, mais il s'agit d'une procédure interne à la police de New York. L'officier risque, au maximum, un licenciement. La décision n'a pas encore été rendue.

Lors du procès disciplinaire, les avocats de Daniel Pantaleo ont affirmé que le décès n'était pas lié à un étranglement, mais à la santé défaillante d'Eric Garner.

Trump assume ses attaques contre quatre élues démocrates, tollé à Washington

Les députées américaines Ilhan Omar, Alexandria Ocasio-Cortez, Rashida Tlaib et Ayanna Pressley ont tenu une conférence de presse à la suite des attaques du président Donald Trump.

Les violentes attaques de Donald Trump contre quatre élues démocrates issues de minorités ont suscité lundi des réactions indignées jusque dans son propre camp, au sein duquel des responsables l'ont appelé à s'excuser pour ses tweets "racistes".

A l'approche de la présidentielle de novembre 2020, le milliardaire semble plus déterminé que jamais à souffler sur les braises des tensions raciales pour galvaniser sa base électorale --très majoritairement blanche--, mais aussi à alimenter les divisions chez ses adversaires politiques.

Après après conseillé ce week-end aux quatre élues de "retourner" dans leur pays d'origine, le président américain a intensifié lundi ses attaques, les accusant de "haïr" l'Amérique. "Si vous n'êtes pas heureuses ici, vous pouvez partir!", a-t-il lancé depuis les jardins de la Maison Blanche.

Lors d'une conférence de presse commune, les quatre femmes visées --Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan)-- ont vivement répliqué.

"On ne nous fera pas taire", a affirmé l'élue noire Ayanna Pressley, tout en appelant les Américains à "ne pas mordre à l'hameçon" et se laisser prendre par cette surenchère visant d'abord selon elle à détourner l'attention des problèmes touchant la population.

"Est-ce que cela vous dérange que nombre de gens trouvent vos tweets racistes?", a demandé lundi un journaliste à Donald Trump. "Cela ne me dérange pas car beaucoup de gens sont d'accord avec moi", a-t-il répondu.

La veille, le 45e président des Etats-Unis avait appelé les élues démocrates à retourner dans "ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent". Trois d'entre elles sont nées aux Etats-Unis.

Rompant avec le silence initial des élus républicains, la sénatrice du Maine Susan Collins a appelé le président milliardaire à revenir sur ses propos. "Le tweet du président dans lequel il disait que des élues du Congrès devraient retourner +d'où elles viennent+ était totalement déplacé et devrait être retiré", a-t-elle déclaré.

Peu après, le sénateur noir républicain de Caroline du Sud Tim Scott lui a emboîté le pas, dénonçant des propos à "connotation raciste (...) inacceptables".

L'élu de l'Ohio Mike Turner a lui appelé le président à "s'excuser" pour ces tweets "racistes".

Mitt Romney, ancien candidat du "Grand Old Party" à la Maison Blanche, a qualifié les propos du président de "destructeurs et dégradants".

Dans le camp démocrate, les courts messages présidentiels ont suscité une avalanche de réactions outrées. Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a vivement dénoncé des commentaires "xénophobes" et appelé les élus à soutenir une motion devant la Chambre les condamnant explicitement.

La stratégie politique du locataire de la Maison Blanche est claire: enfoncer des coins dans la famille démocrate, traversée de tensions.

Le président américain cible sciemment quatre jeunes élues du Congrès qui se situent sur l'aile gauche du parti et dont les désaccords avec Nancy Pelosi alimentent régulièrement la chronique à Washington.

"Avec cette sortie délibérément raciste, Donald Trump cherche à rendre les personnes ciblées plus visibles, à pousser les démocrates à les défendre et à en faire des emblèmes du parti tout entier", a estimé David Axelrod, ancien proche conseiller de Barack Obama. "C'est un calcul froid et cynique".

Quelques heures plus tard, Donald Trump validait lui-même point par point cette analyse en expliquant dans un tweet que les démocrates avaient essayé de prendre leurs distances avec les quatre élues, mais étaient "désormais contraints de les défendre".

"Cela signifie qu'ils soutiennent le socialisme, la haine d'Israël et des Etats-Unis!", a-t-il conclu.

Pour Joe Biden, vice-président de Barack Obama pendant huit ans et candidat à l'investiture démocrate pour 2020, aucun président dans l'histoire américaine "n'a été aussi ouvertement raciste que cet homme". "Rentrez dans votre pays? C'est écoeurant".

Une réaction venue de l'autre côté de l'Atlantique a retenu l'attention lundi dans la capitale fédérale américaine: celle de la Première ministre britannique sur le départ Theresa May, qui a jugé "totalement inacceptables" les propos du président de la première puissance mondiale.

Avec AFP

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