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NBA: les Lakers écrasent Utah, les Celtics refroidissent le Heat

LeBron James des lakers contre Kawhi Leonard des LA Clippers le 22 octobre 2019.

Les Lakers qui s'imposent en leaders chez le Jazz, Boston qui ramène Miami sur terre, Milwaukee qui enchaîne un 13e succès consécutif à Detroit : il s'agissait de faire respecter la hiérarchie, mercredi en NBA.

. La leçon

On espérait un tantinet mieux de l'opposition de l'outsider Utah pour la venue des épouvantails Lakers. Mais les choses ont très vite été réglées, tant LeBron James (2O pts, 12 passes), Anthony Davis (26 pts, 6 rbds) & cie ont dominé cette rencontre à sens unique finalement bouclée sur le score de 121 à 96.

Fort de cette 19e victoire (pour 3 défaites), Los Angeles présente plus que jamais le meilleur bilan de la Ligue.

Pour Utah, ce troisième revers d'affilée ne fragilise pas (encore) sa 6e place, mais les coéquipiers de Donovan Mitchell, seul à surnager (29 pts), et Rudy Gobert, plutôt discret (13 pts, 10 rbds), traversent une passe plutôt délicate, surtout marquée par une maladresse offensive assez constante.

. La série

Les soirs se suivent et se ressemblent pour les Bucks, qui enchaînent un 13e succès chez les Pistons, grâce une nouvelle fois au surpuissant Giannis Antetokounmpo.

Meilleur joueur (MVP) de la saison passée, "The Greek Freak" s'est fendu de 35 points et 9 rebonds, sans que ses vis à vis Andre Drummond (23 pts, 14 rbds, 3 contres) et Blake Griffin (16 pts, 10 rbds), pourtant dans le coup, n'y puissent grand chose.

Milwaukee reste solidement assis sur le fauteuil de leader avec 18 victoires contre 3 défaites.

. Le recadrage

Au lendemain de la victoire probante de Miami chez le champion en titre Toronto, le déplacement à Boston appelait confirmation s'agissant des ambitions naissantes de l'équipe surprise du début de saison à l'Est. Mais le Heat n'a pas tenu la distance chez les Celtics, vainqueurs autoritaires (112-93).

Malgré un premier quart-temps canon remporté 28-20 et Jimmy Butler en mode All-Star (37 pts), les Floridiens ont subi la loi de Boston et de son trio ardent Jaylen Brown (31 pts), Kemba Walker (28 pts) et Jayson Tatum (19 pts).

Les C's remontent à la 2e place à l'Est, qu'ils partagent avec Toronto, juste devant Miami.

. Les ressources

Il faut bien que ce garçon redevienne parfois humain: Luka Doncic n'a réussi "que" 22 points, 7 rebonds et 6 passes lors de la victoire au forceps de Dallas contre Minnesota (121-114). Un quatrième succès de rang qui s'est concrétisé dans le dernier quart-temps, remporté de neuf points par les Mavs.

Puisque leur prodige slovène a été maladroit à 8 sur 22 aux tirs et cinq balles perdues en prime, les Texans ont pu compter sur le pivot Dwight Powell (24 pts) et l'ailier Kristaps Porzingis (19 pts), qui se sont employés pour contrôler comme ils ont pu Karl Anthony Towns en mode costaud (26 pts, 9 rbds, 7 passes).

Dallas s'approche de Denver au pied du podium à l'Ouest, Minnesota reste 7e.

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Trump a commis des actes passibles de destitution, selon des experts en droit

Le Président de la Commission judiciaire de la Chambre des Représentants Jerry Nadler, à Capitol Hill à Washington, le 4 décembre 2019. REUTERS / Mike Segar

Trois professeurs de droit ont jugé mercredi que l'enquête en destitution contre Donald Trump était justifiée et même nécessaire pour protéger la démocratie américaine, s'attirant les foudres des élus républicains qui les ont accusés de partialité lors d'une audition fleuve au Congrès.

Ces experts, invités par la majorité démocrate de la Chambre des représentants, ont été contredits par un confrère, convié lui par les républicains, qui a jugé les preuves "insuffisantes" pour mettre le président en accusation ("impeachment").

Donald Trump est dans la tourmente parce qu'il aurait demandé à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, l'un de ses potentiels rivaux pour la présidentielle de 2020.

Les démocrates sont convaincus qu'il a abusé de son pouvoir pour parvenir à ses fins, notamment en gelant une aide militaire destinée à cet allié en conflit avec la Russie. Après deux mois d'enquête et l'audition de 17 témoins, ils ont assuré mardi avoir réuni des "preuves accablantes" pour nourrir leur dossier d'accusation.

Le président républicain, qui nie avoir exercé des pressions sur Kiev, a encore dénoncé mercredi une "blague" démocrate "mauvaise" pour le pays.

Au même moment, les parlementaires entamaient le débat juridique pour déterminer si sa conduite correspondait à l'un des motifs de destitution mentionnés dans la Constitution: "trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs".

Sans hésiter, trois professeurs d'université prestigieuses ont répondu par l'affirmative.

- Barron pas baron -

"Si l'on ne peut pas mettre en accusation un président qui utilise son pouvoir à des fins personnelles, nous ne vivons plus dans une démocratie, nous vivons dans une monarchie ou une dictature", a notamment estimé Noah Feldman, professeur de droit à Harvard, devant la commission judiciaire de la Chambre.

"Si le Congrès ne le destitue pas, la procédure de destitution aura perdu tout son sens, tout comme les garanties constitutionnelles destinées à empêcher l'installation d'un roi sur le sol américain", a renchéri Michael Gerhardt, de l'université de Caroline du Nord.

Pamela Karlan, de l'université Stanford, a elle accusé Donald Trump d'avoir commis "un abus de pouvoir particulièrement grave" en demandant à un pays étranger de l'aider à gagner l'élection.

Elle a souligné que la Constitution américaine ne donnait pas au chef de l'exécutif le pouvoir absolu d'un roi. "Donald Trump peut appeler son fils Barron, mais ne peut pas en faire un baron", a-t-elle plaisanté en référence au dernier fils du président.

Un enfant "doit être tenu à l'écart de la politique", a réagi sur Twitter sa mère Melania Trump. "Pamela Karlan, vous devriez avoir honte de vos courbettes politiques, évidemment partisanes", a-t-elle encore asséné.

Faire référence au fils du président, qui n'a que 13 ans, "vous donne l'air méchante", lui a également dit l'élu républicain Matt Gaetz en l'interrogeant sur ses dons aux campagnes de plusieurs candidats démocrates.

Mme Karlan s'est excusée d'avoir cité l'adolescent, sans revenir sur le fond de sa déclaration.

- "Menace continue" -

Voix dissonante dans ce panel d'experts, Jonathan Turley, de l'université George Washington, a déploré le manque de "preuves directes" contre le président et la "précipitation" des démocrates. Dans ce débat, "il y a tellement plus de rage que de raison", a-t-il pointé.

De fait, chaque camp s'est montré virulent mercredi.

Donald Trump "représente une menace continue pour la Constitution et notre démocratie", a accusé l'élu démocrate Jerry Nadler en conclusion de près de huit heures d'auditions, retransmises en direct à la télévision.

Le républicain Doug Collins a rétorqué que le dossier contre le président était vide. "Il n'y a rien de mal, rien qui ne mérite une mise en accusation", a-t-il lancé en dénonçant un processus "injuste". "On ne sait même pas quelles sont les prochaines étapes", a-t-il noté.

Jerry Nadler, qui préside la commission judiciaire, a laissé entendre que d'autres témoins pourraient être auditionnés prochainement, sans en dire plus.

Sa commission, qui est chargée de rédiger l'acte d'accusation du président, envisage quatre chefs: abus de pouvoir, corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice. Si elle les retient, ils seront soumis à un vote en séance plénière à la chambre basse du Congrès, peut-être avant Noël.

Compte tenu de la majorité démocrate dans cette enceinte, Donald Trump deviendra le troisième président de l'histoire des Etats-Unis mis en accusation au Congrès, après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, tous deux acquittés ensuite.

Le Sénat, à majorité républicaine, sera ensuite chargé de juger le président et il faudrait une majorité des deux tiers pour le destituer, ce qui paraît très improbable.

Avec AFP

L'université new-yorkaise Columbia va offrir des bourses à des réfugiés

La Columbia University à New York le 31 mars 2005. (AP Photo / Tina Fineberg)

L'université new-yorkaise Columbia va intégrer jusqu'à 30 étudiants réfugiés aux Etats-Unis dont les frais de scolarité et d'hébergement seront intégralement pris en charge, a-t-elle annoncé mercredi.

Ce programme constitue le prolongement d'initiatives entreprises dès 2016 et qui avaient déjà vu sept étudiants syriens rejoindre la prestigieuse faculté.

Seront éligibles les personnes déplacées ayant quitté leur pays d'origine depuis au moins deux ans, mais moins de dix ans, et dont les études supérieures ont été interrompues par un événement extérieur (guerre, catastrophe naturelle).

Ils pourront se porter candidat à toutes les sections de l'université et tous les cycles, selon leur profil scolaire.

Une enveloppe de six millions de dollars a été dégagée pour financer les études de ces réfugiés, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'université.

Les étudiants pourront bénéficier de soutien extra-scolaire assuré par l'université ainsi que par des étudiants.

Les premiers étudiants du programme seront choisis en 2020.

En 2019-20, le coût d'une année scolaire en filière générale (general studies) était d'environ 80.000 dollars en incluant les frais d'hébergement et les dépenses courantes.

Avec AFP

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