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Lutte contre la violence sexuelle, un mouvement universel

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La sélection féminine de football des USA se plaint pour discrimination salariale

Les joueuses de l'équipe nationale américaine célèbrent leur victoire contre la Jamaique, USA, le 14 octobre 2018.

Les joueuses de l'équipe américaine de football ont porté plainte vendredi contre leur Fédération, l'USSF, estimant être victimes de discrimination en termes de salaires et de conditions de travail face à leurs homologues masculins, malgré leurs meilleurs résultats sportifs.

La plainte, enregistrée dans un tribunal de Los Angeles alors qu'est célébrée la Journée internationale pour les droits des femmes, marque un nouveau pas dans le combat des internationales de la "WNT" (Women National Team) contre l'USSF.

En 2016, cinq joueuses avaient déposé un recours auprès de la Commission pour l'égalité d'accès à l'emploi (EEOC), organisation gouvernementale chargée de faire appliquer le droit du travail, pour dénoncer l'écart de traitement avec leurs collègues hommes.

"L'USSF a complètement échoué à promouvoir l'égalité des sexes" qui est pourtant l'une de ses missions et "a obstinément refusé de traiter ses employées membres de la WNT à égalité avec ses employés masculins membres de la MNT", expliquent les 28 joueuses dans cette plainte collective.

Elles rappellent que l'USSF "est allée jusqu'à arguer que la réalité du marché est telle que les femmes ne méritent pas d'être payées autant que les hommes (...) même quand la WNT a généré plus de bénéfices, joué et gagné plus de matches, remporté plus de championnats et/ou fait plus d'audience télévisée".

En 2014, l'USSF a ainsi octroyé 5,3 millions de dollars (4,7 millions d'euros) de primes à la sélection masculine pour avoir atteint les 8e de finale du Mondial au Brésil. L'année suivante, l'équipe féminine n'a reçu qu'1,7 million de dollars (1,5 million d'euros) de prime en gagnant son troisième titre mondial au Canada.

Les joueuses dénoncent également les différences dans leurs conditions de travail. Entre 2014 et 2017, elles ont disputé 21% de leurs matches à domicile sur une pelouse artificielle, contre seulement 2% pour les hommes.

"Jouer sur des surfaces de niveau inférieur, dont la pelouse artificielle, peut entraîner des blessures importantes qui peuvent menacer une carrière", estiment-elles.

Les Américaines sont l'une des équipes de référence du football féminin: actuellement en tête classement mondial, elles sont quadruples championnes olympiques et ont remporté trois éditions de la Coupe du monde (1991, 1999 et 2015).

Les hommes, pour leur part, ne sont jamais allés plus loin qu'un quart de finale lors du Mondial-2002 - hormis une place de demi-finaliste lors de la première édition de la Coupe du monde en 1930.

Baisse surprise des créations d'emplois en février aux Etats-Unis

Le dôme du Capitole des États-Unis est vu comme des drapeaux à la moitié du personnel en l'honneur du défunt sénateur américain John McCain à Washington, le 26 août 2018.

Les créations d'emplois aux Etats-Unis se sont effondrées en février à la surprise des analystes, reflétant le contre-coup du "shutdown" de l'administration le mois d'avant mais aussi les difficultés de plus en plus grandes des entreprises à pourvoir des emplois.

Selon les données du département du Travail publiées vendredi, l'économie américaine, qui avait créé en janvier un nombre record d'emplois sur un an à cause de la fermeture partielle des services administratifs, n'a engendré le mois dernier que 20.000 postes, le plus faible niveau depuis septembre 2017.

Le taux de chômage a malgré tout reculé pour retrouver son niveau d'octobre à 3,8% contre 4% en janvier.

La chute des créations de postes a pris les analystes par surprise, eux qui pensaient que le marché du travail allait encore créer 173.000 nouvelles embauches après 311.000 en janvier (chiffre révisé en hausse).

Elle peut refléter le ralentissement annoncé de l'économie américaine mais aussi une variation atypique à cause notamment des effets du "shutdown" et de l'impact des conditions météorologiques, comme le montre le secteur du bâtiment qui a perdu 31.000 postes.

Cette mauvaise performance peut être aussi le signe avéré des difficultés d'embauches dont se plaignent de plus en plus les employeurs depuis des mois.

Le dernier Livre Beige de la Banque centrale américaine (Fed), un rapport de conjoncture paru mercredi, montrait que les entreprises avaient du mal à trouver des employés qualifiés dans un grand éventail de secteurs, allant des technologies de l'information aux transports en passant par l'hôtellerie. Certains ont averti que cela "allait restreindre la croissance de l'emploi", ce qui semble s'être passé.

Pour les analystes de Capital Economics, le ralentissement du marché du travail "est une nouvelle preuve que l'économie américaine s'apprête à chanceler", ce qui devrait entraîner une chute cette année des marchés boursiers mondiaux.

Mais pour Ian Shepherdson de Pantheon Macroeconomics, le chiffre décevant de février "n'est pas une tendance" mais seulement le contre-coup du "shutdown" et du climat doux qui a prévalu en janvier.

Larry Kudlow, le principal conseiller économique de la Maison Blanche, a quant à lui minimisé la signification de ce chiffre qu'il décrit comme "une anomalie".

"Je n'y prêterais pas attention pour être honnête avec vous", a-t-il lancé sur la chaîne CBNC citant le calendrier, la fermeture de l'administration et les paramètres saisonniers comme autant de facteurs incertains.

Les très fortes créations d'emplois du début de l'année avaient été notamment gonflées par la vague de fonctionnaires cherchant un emploi temporaire alors que les services administratifs ont fermé pendant plus d'un mois à cause d'un bras de fer sur le financement du mur anti-immigration voulu par le président Donald Trump.

En février, on observe ainsi une forte chute des postes à temps partiels, avec 837.000 postes en moins.

Ces moindres créations d'emplois n'ont paradoxalement pas fait augmenter le taux de chômage qui a perdu 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 3,8%, un chiffre déjà atteint en octobre.

Cela s'explique notamment par le fait que le taux de participation au marché du travail est resté le même à 63,2%.

Le nombre de chômeurs a décliné de 300.000 à 6,2 millions. "L'économie est très, très solide", a affirmé le président Donald Trump dans les jardins de la Maison Blanche vendredi peu après la publication de ces chiffres.

Au rang des bonnes nouvelles, la rémunération horaire a grimpé de 0,4%, au-dessus des prévisions des analystes, ce qui représente une augmentation de 3,4% sur un an, la plus forte depuis presque dix ans alors que l'inflation est proche des 2%.

En cette Journée internationale des droits des femmes, le président Trump a préféré ignorer la chute des embauches pour se réjouir, dans un tweet, de la réduction du taux de sans-emplois des femmes. "Le taux de chômage est en recul à 3,6% alors qu'il était à 7,9% en janvier 2011. Tout va bien", s'est félicité le président américain.

Le taux de chômage des femmes noires (7%) est à plus du double de celui des femmes blanches (3%).

Des images satellites qui semblent prouver la reprise des activités nucléaires nord-coréennes

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Des élus démocrates dénoncent la stratégie américaine au Venezuela

La députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez.

Un groupe de 16 élus démocrates, dont la jeune progressiste et figure montante du parti Alexandria Ocasio-Cortez, a critiqué la stratégie américaine dans la crise au Venezuela, dans une lettre envoyée jeudi à Mike Pompeo, chef de la diplomatie des Etats-Unis.

"Nous écrivons pour faire part de notre profonde préoccupation au regard de la gestion par l'administration Trump des relations avec le Venezuela, en particulier ses suggestions d'une intervention militaire et le fait d'imposer d'importantes sanctions unilatérales", ont écrit ces membres du Congrès américain.

Ils dénoncent également la reconnaissance par Washington de Juan Guaido, leader de l'opposition, "comme président par intérim sans avoir un plan clair en place pour tenir des élections démocratiques et éviter une escalade de la violence".

Le président de l'Assemblée nationale, qui s'est autoproclamé président par intérim du Venezuela, est soutenu par une cinquantaine de pays.

Les Etats-Unis ont augmenté d'un cran leur pression sur le régime du président vénézuélien Nicolas Maduro, en interdisant mercredi de visa américain 77 membres supplémentaires du camp du dirigeant socialiste que Washington veut voir partir.

Si ces élus démocrates "condamnent fermement" les actions du gouvernement Maduro, qui "a tué des manifestants sans armes" et "bloqué l'entrée dans le pays de l'aide humanitaire", ils estiment que les "menaces d'intervention militaire" américaines sont "juste inacceptables".

Parmi les signataires de ce courrier adressé au secrétaire d'Etat américain, figurent deux membres de l'aile gauche du parti démocrate, Ilhan Omar et Rashida Tlaib, mais également Tulsi Gabbard, l'une des nombreuxs candidats déclarés à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020.

Avec AFP

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