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Accusations de pédophilie: les fans de Michael Jackson montent au créneau

Michael Jackson durant un concert à Viennes, le 2 juillet 1997.

Prêts à tout pour le défendre: le nouveau documentaire sur des accusations de pédophilie à l'encontre de Michael Jackson a suscité une levée de boucliers chez ses fans, bien décidés à protéger la mémoire du défunt "roi de la pop".

A l'ère des réseaux sociaux, les communautés de fans sont devenues des armées avec lesquelles il faut compter, avec chacune un surnom: Beyoncé a sa "Beyhive", Justin Bieber les "Beliebers", Cardi B le "Bardi Gang".

Et lorsque "leurs" célébrités se retrouvent accusées de crimes, le besoin de monter au créneau peut devenir irrésistible, selon la psychiatre new-yorkaise Sue Varma.

Ils ont "besoin d'une échappatoire, d'un rêve, quelqu'un qui leur sert de modèle", explique-t-elle à l'AFP. "C'est une espèce de déni", les célébrités "sont surhumaines, et nous voulons - ou plutôt nous avons besoin de penser qu'elles ne peuvent rien faire de mal".

Après la diffusion dimanche et lundi sur la chaîne HBO des deux parties du documentaire "Leaving Neverland", de nombreux fans de Michael Jackson, mort il y a presque 10 ans, se sont déchaînés sur Twitter, décrédibilisant les deux victimes présumées interviewées dans le film, notamment sous le mot d'ordre #MJInnocent.

"Michael a été victime d'accusations fausses presque toute sa vie, venant de vautours avides d'argent ou de gloire. Il n'y a rien de changé", a notamment tweeté la musicienne Arika Kane.

"Jetez ce mocumentaire", avec "les victimes les plus ridiculement non-crédibles que le monde ait jamais vues", raillait aussi Zachary Jaydon, un musicien de Los Angeles.

Le réalisateur du documentaire, Dan Reed, a indiqué à l'AFP qu'il recevait depuis des mois des messages de fans au vitriol. "Ils sont dans le dévouement aveugle", dit-il. "C'est presque comme un culte religieux".

Les "superfans", dont la relation à une célébrité peut frôler l'obsession, ne constituent pas un phénomène nouveau, selon le professeur et expert en médias Paul Booth, de l'université DePaul de Chicago. Mais les réseaux sociaux les ont rendus plus visibles.

"Les fans ont toujours eu des désaccords et des antagonismes", poursuit-il. "La différence aujourd'hui, c'est que les gens qui ne sont pas fans peuvent voir" ce qu'ils pensent.

Sur les réseaux sociaux désormais, qui accentuent d'après lui "les sentiments d'identification", "ce n'est pas assez de défendre", il faut "contre-attaquer".

Avec les réseaux sociaux, "vous pouvez juste tirer", "pas besoin de réfléchir, il suffit de réagir", souligne une autre spécialiste des médias, Mel Stanfill, de l'université de Floride centrale.

Les héritiers de Michael Jackson --qui touchent entre 20 à 25 millions de dollars par an en royalties de ses enregistrements, selon le magazine spécialisé Billboard ont abondamment remercié les fans pour leur virulente défense.

"Merci à tous les fans qui ont toujours soutenu mon oncle et ma famille", a tweeté Taj Jackson, le neveu de Michael. "Vous êtes la colonne vertébrale de ce combat. Je n'aurais pas la force, si vous n'étiez pas là".

Pourtant, le réalisateur Dan Reed dit avoir reçu pour son film "un soutien bien plus fort" que ce qu'il attendait.

"Les fans n'accepteront jamais (les accusations), car le Michael Jackson qu'ils connaissent n'est pas le véritable Michael Jackson," dit-il. "Ce n'est pas l'homme, c'est le mirage, c'est l'image, c'est l'icône".

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Hillary Clinton exclut de se présenter à la présidence en 2020

Hillary et son époux Bill Clinton,à Chappaqua, dans l'état du New York, le 8 novembre 2016.

Hillary Clinton a exclu pour la première fois lundi de se présenter à la présidentielle américaine de 2020, lors d'un entretien à News 12, une chaîne de télévision locale de New York.

"Je ne me présente pas mais je vais continuer à parler et à défendre ce en quoi je crois", a déclaré Mme Clinton, qui a perdu la présidentielle en 2016 face au candidat républicain Donald Trump.

"Je veux m'assurer que les gens comprennent que je vais continuer à m'exprimer", a-t-elle cependant souligné.

"Je ne vais nulle part. Ce qui est en jeu dans notre pays, ce qui se passe en ce moment, m'inquiète profondément", a affirmé l'ex-secrétaire d'Etat (2009-2013).

Mme Clinton a déjà rencontré des personnalités démocrates qui souhaitent se lancer dans la course à la Maison Blanche pour 2020.

L'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden serait notamment candidat à la présidentielle, selon la chaîne américaine CNN.

"J'ai dit à chacun d'entre eux de ne rien tenir pour acquis, même si nous avons une longue liste de réels problèmes et de promesses non tenues de la part de cette administration (Trump) qui méritent d'être soulignés", a expliqué Mme Clinton.

Interrogée sur son souhait d'occuper de nouvelles fonctions publiques, elle a semblé éviter d'écarter cette possibilité.

"Je ne pense pas, mais j'aime vivre à New York et je suis tellement reconnaissante d'avoir eu la chance d'être sénatrice pendant huit ans et de travailler avec des gens de tout l'État", a déclaré l'ancienne sénatrice de l'État de New York.

Avec AFP

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