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Retrait du personnel diplomatique américain: l’analyse de Christophe Ventura

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Des passagers refusent d'embarquer à bord du Boeing 737 MAX

La compagnie Boeing tente de rassurer les voyageurs, les compagnies et les investisseurs sur la fiabilité de l’appareil 737 MAX 8.

Les compagnies américaines font toujours front derrière Boeing malgré la cascade d'immobilisations du 737 MAX. Pourtant, la panique gagne les personnels navigants et les passagers, un grand nombre refusant désormais d'embarquer à bord de cet avion après l'accident d'Ethiopian Airlines.

"Deux avions flambant neuf 737 MAX 8 se sont écrasés en cinq mois. Si la Chine cloue au sol ses 96 exemplaires de 737 MAX 8, alors SouthWest, American et United Airlines devraient rassurer le peuple américain sur le fait que leur flotte de 737 MAX 8 est prête à voler, ou alors les clouer au sol", fustige sur Twitter Eugene Gu, un habitant du Maryland. United Airlines n'exploite pas de MAX 8, mais des MAX 9.

Comme M. Gu, de nombreux Américains expriment sur les réseaux sociaux leurs doutes sur la fiabilité du 737 MAX 8 et cherchent des garanties des compagnies aériennes exploitant ce monocouloir, qui a représenté un tiers des bénéfices de Boeing en 2018.

Alors que plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et trois pays d'Asie ont fermé le ciel aux 737 MAX et que d'autres les ont cloués au sol, un hashtag #GroundBoeing737max8 ("clouer au sol le Boeing 737 MAX 8") a même été lancé sur Twitter pour que les autorités américaines fassent de même.

Crash Ethiopian Airlines : les images du lieu de l'accident
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Quel est mon avion?

Les lignes téléphoniques des services clients de SouthWest Airlines et d'American Airlines sont, elles, saturées d'appels depuis l'accident dimanche d'un 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines, qui s'est écrasé quelques minutes après son décollage, tuant les 157 passagers et membres d'équipage.

Au téléphone, de nombreux passagers font un rapprochement avec la tragédie d'un autre 737 MAX 8 exploité par Lion Air, fin octobre, et refusent d'attendre les conclusions des enquêtes.

Mon avion est-il un 737 MAX? Ai-je réservé sur un 737 MAX? Quelles sont les destinations desservies par le 737 MAX? sont les questions qui reviennent en boucle, selon les deux entreprises.

"Nous recevons des questions de clients demandant si leur vol sera opéré par un Boeing 737 MAX 8", explique Michelle Agnew chez SouthWest Airlines, dont les 34 appareils devaient normalement voler mardi.

Si la réponse est positive, s'ensuit soit une demande de changement de vol, soit une demande d'annulation.

"Nous ne remboursons pas de billet annulé et ne reprenons pas de billets non échangeables mais travaillons avec les clients voulant modifier leur billet", sans frais supplémentaire, indique Mme Agnew.

Ce n'est pas le cas chez American Airlines, qui impose des frais pour toute modification ou annulation, indique un porte-parole.

Les suppléments peuvent aller de 200 dollars pour des vols intérieurs, à 750 dollars pour des vols internationaux. Par ailleurs, "la peur" ne fait pas partie des raisons pour lesquelles les assureurs dédommagent les voyageurs en cas d'annulation de vol.

Pour un grand nombre de passagers, l'information sur le type d'appareil devant les transporter est disponible au moment de la réservation ou du choix du siège. Il est également possible de l'obtenir sur des sites spécialisés comme FlightStats.com ou SeatGuru.com. Mais il n'est pas exclu qu'une compagnie aérienne change d'appareil à la dernière minute.

Plusieurs pays immobilisent leurs 737 Max 8
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Nervosité

Outre les passagers, la nervosité a également gagné les pilotes et personnels navigants. Le syndicat des personnels navigants (APFA), représentant des salariés d'American Airlines, a ainsi demandé à ses membres de ne pas monter à bord d'un 737 MAX 8 s'ils ne se sentent pas en sécurité.

L'agence fédérale de l'aviation américaine, la FAA, doit "conduire une enquête approfondie sur le 737 MAX", enjoint pour sa part l'AFA, un autre syndicat de personnels navigants, tandis que le syndicat des pilotes ALPA appelle à la "prudence".

Les appels demandant aux autorités américaines de clouer au sol les 737 MAX 8 se multiplient également chez les politiques.

"La FAA devrait clouer au sol le 737 MAX jusqu'à ce que (...) nous soyons sûrs que l'avion est prêt à voler", préconise le sénateur républicain Mitt Romney sur Twitter.

"La FAA devrait changer sa position et immobiliser cet avion aux Etats-Unis jusqu'à ce que la sécurité soit garantie", a également exhorté la sénatrice Elizabeth Warren, candidate à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2020.

Le président Donald Trump a lui déploré que les avions soient devenus "trop complexes" à piloter.

Pour l'heure, la FAA réitère sa confiance au 737 MAX, s'en tenant à sa décision de demander à Boeing de modifier l'appareil, notamment sur son système anti-décrochage.

Guterres à Washington pour des discussions budgétaires épineuses

Le président Donald Trump et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, lors d'une réunion dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le vendredi 20 octobre 2017 à Washington (Photo AP / Evan Vucci)

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres doit discuter mercredi et jeudi à Washington avec les autorités américaines du financement des opérations de paix, dont le budget est déséquilibré par la baisse de la contribution des Etats-Unis.

De plus en plus alarmé par la trésorerie défaillante de l'ONU, M. Guterres multiplie depuis janvier les initiatives pour sensibiliser les Etats membres aux "problèmes financiers graves" auxquels est confrontée l'institution. Il y a consacré une rencontre mensuelle avec le Conseil de sécurité et a envoyé une lettre inquiète aux 193 membres des Nations unies réunis récemment pour pousser à des solutions.

Adopté chaque année en juin, le budget de l'ONU pour sa quinzaine d'opérations de paix employant plus de 100.000 Casques bleus est de 6,689 milliards de dollars.

Outre la réduction depuis 2017 de 28% à 25% de la contribution américaine (soit 220 millions de dollars par an en moins), Antonio Guterres fait face à de plus en plus de retards de paiements par les Etats membres, pouvant atteindre au total plusieurs centaines de millions.

Parmi les conséquences, l'ONU qui doit rembourser les pays ayant déployé des troupes dans des opérations accuse elle aussi des retards conséquents. Jusqu'à présent, le problème n'a pas poussé les pays à proposer moins de troupes, note-t-on à l'ONU. Mais jusqu'à quand?

Les répercussions sont particulièrement importantes pour les gros fournisseurs de Casques bleus. En tête des pays auxquels l'ONU doit de l'argent figurent l'Ethiopie qui attend 41,6 millions de dollars, l'Inde 40,5 millions et le Pakistan 35,7 millions.

La décision du président Donald Trump de réduire la contribution financière américaine à 25% représente le plus gros casse-tête pour Antonio Guterres. De nombreux pays sont réfractaires à se substituer aux Etats-Unis, qui ne sont pas parvenus fin 2018 à faire entériner par l'ONU le principe d'une part américaine réduite.

"Compenser, c'est leur donner raison" et pourrait servir de précédent à d'autres, résume un diplomate. "Pourquoi devrions-nous régler un problème créé par un seul d'entre nous?", fustige un autre diplomate.

- Etats-Unis bénéficiaires? -

Selon Washington, la répartition des contributions n'est plus juste, avec des pays ne payant pas assez au vu de leurs possibilités. En ligne de mire figurent l'Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats Arabes Unis, la Turquie, Singapour, Brunei, le Brésil, le Mexique ou l'Inde.

"La capacité américaine devrait plutôt se traduire par une contribution à 29%", rétorque un diplomate africain, en soulignant que Washington "est le premier bénéficiaire" des opérations de paix.

Sans mission de l'ONU dans certains pays, l'engagement et le coût pour les Etats-Unis seraient démultipliés, note une source. Dans les opérations, les Etats-Unis "sont le premier vendeur de biens et de services", précise un autre diplomate.

Alors, quelles solutions, sachant qu'aucune sanction n'est prévue pour ceux qui ne paient pas la totalité de leur dû ou s'exécutent avec retards, et qu'"une réduction des dépenses ne peut compenser le manque à gagner" comme l'a admis lui-même Antonio Guterres?

A Washington, le secrétaire général pourrait développer plusieurs idées, selon des sources diplomatiques. Par exemple, pouvoir transférer de l'argent d'une mission de paix à une autre.

Pour un spécialiste du dossier s'exprimant sous couvert d'anonymat, "les Etats membres n'aiment pas cela". "Cela pose des problèmes techniques de comptabilité et politiques car certains Etats peuvent vouloir financer certaines opérations plus que d'autres".

Antonio Guterres souhaiterait aussi créer un fonds avec l'argent non dépensé dans les opérations. Lorsque cela arrive, l'ONU est tenue de rembourser les pays membres. Pour se donner de la flexibilité budgétaire, le patron de l'ONU "veut garder cela" pour atténuer ses problèmes de trésorerie, précise une source.

Le secrétaire général pourrait aussi vouloir élever le niveau des contributions au début des missions, traditionnellement établies au plus bas, indique un diplomate. Mais en période économique difficile, l'idée risque de ne pas être très populaire.

Dans le passé, il est déjà arrivé que des imprévus surgissent et le chef de l'ONU a la possibilité de réclamer des versements exceptionnels, rappelle le spécialiste du dossier.

Avec AFP

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