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Le président Trump attendu pour son discours sur l’état de l’Union

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R. Kelly banni des ondes au Danemark

R Kelly

Accusé d'agressions sexuelles, le chanteur américain R. Kelly, est désormais banni des ondes au Danemark par le groupe qui y gère les plus grandes radios commerciales.

"Nous l'avons retiré des playlists", a déclaré mardi Tobias Nielsen, un responsable de cette compagnie privée, Bauer Media. "En tant que radio, nous sommes responsables de ceux que nous diffusons sur nos ondes. Dans ce cas, nous parlons d'agressions de mineurs et de viols", a-t-il ajouté.

Âgé de 52 ans, Robert Kelly, de son vrai nom, avait été inculpé en 2002 pour avoir filmé des actes sexuels entre lui et une adolescente de 14 ans, mais finalement acquitté en 2008. Il est revenu dans la tourmente avec la diffusion en début d'année d'un documentaire le mettant en cause pour de multiples agressions sexuelles, notamment de filles de moins de 16 ans.

Une enquête a été ouverte à New York et plusieurs médias locaux affirment que R. Kelly fait déjà l'objet d'une enquête menée par le procureur du comté de Fulton, dont dépend la ville d'Atlanta.

La maison de disques Sony Music a notamment mis fin au contrat qui la liait à l'interprète de "I Believe I Can Fly". D'autres stars de la musique nord-américaine, de Lady Gaga à Céline Dion en passant par Chance the Rapper, ont également pris leurs distances.

R. Kelly
R. Kelly

Plusieurs femmes accusent le chanteur et producteur de 52 ans d'avoir eu des relations sexuelles avec des filles de moins de 16 ans et de s'être entouré de femmes dont il a fait ses esclaves sexuelles.

Au Danemark, Bauer Media gère les radios The Voice, NOVA, Radio 100, Pop FM, Radio Soft et MyRock, qui touchent quelque 2,7 millions d'auditeurs chaque semaine. Jusqu'à présent, deux titres du musicien étaient diffusés sur ces stations.

Donald Trump face au Congrès

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Le discours sur l'état de l'Union du président Trump

Le président Donald Trump prononce son discours depuis le Capitole sur l'état de l'Union lors d'une session conjointe du Congrès à Washington, sous la présidence du vice-président Mike Pence et de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, 5 février 2019.

Le président américain Donald Trump était devant le Congrès mardi pour une allocution solennelle. Il a abordé le sujet de son mur et l'immigration, sa rencontre avec le leader Kim Jong Un et le VIH.

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Pour ouvrir son discours, le président américain Donald Trump a appelé républicains et démocrates au "compromis".

"Nous devons rejeter les politiques de vengeance et de représailles et embrasser le potentiel sans bornes de la coopération, du compromis et du bien commun", a déclaré M. Trump pendant son discours sur l'état de l'Union.

"Ensemble, nous pouvons rompre avec des décennies d'impasse politique. Nous pouvons surmonter les vieilles divisions, guérir les vieilles blessures, bâtir de nouvelles coalitions, élaborer de nouvelles solutions et libérer la promesse extraordinaire de l'avenir de l'Amérique. C'est à nous de prendre la décision", a-t-il ajouté.

Ce discours intervient après des semaines de bras de fer entre démocrates et républicains à propos du mur que Donald Trump veut construire à la frontière avec le Mexique.

Le président a finalement cédé face à ses adversaires politiques et a mis fin au "shutdown" partiel (paralysie des administrations fédérales) sans avoir obtenu le moindre dollar pour son projet emblématique de lutte contre l'immigration clandestine.

Enquête du procureur spécial Robert Mueller

Donald Trump s'en est ensuite pris à l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, dont un volet porte sur des soupçons de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne du candidat républicain lors de la présidentielle de 2016.

"Un miracle économique est en train de se produire aux Etats-Unis - et les seules choses pouvant l'arrêter sont les guerres idiotes, la politique, ou les enquêtes ridicules et partisanes", a déclaré M. Trump, qui qualifie régulièrement de "chasse aux sorcières" l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, dont un volet porte sur des soupçons de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne du candidat républicain lors de la présidentielle de 2016.

"Si on veut avoir la paix et la loi, on ne peut pas avoir de guerre et d'enquête", a-t-il poursuivi. "Nous devons être unis dans notre pays pour vaincre nos adversaires à l'étranger".

Construire le mur

Le président américain Donald Trump a fait la promesse de construire un mur à la frontière avec le Mexique, projet décrié par l'opposition démocrate et à l'origine du "shutdown" le plus long de l'histoire américaine.

"Je vais le faire construire", a martelé M. Trump lors de son discours sur l'état de l'Union, à propos du mur qu'il entend ériger à la frontière sud du pays pour lutter contre l'immigration illégale. "Les murs, ça marche et les murs sauvent des vies. Donc travaillons ensemble à un compromis, et parvenons à un accord qui rendra vraiment l'Amérique sûre", a poursuivi le locataire de la Maison Blanche.

La Chine

Il a également avertit la Chine: "le vol d'emplois et de la richesse des Américains, c'est fini" et exigé des "changements structurels" de Pékin pour mettre fin à ses pratiques commerciales "injustes", dans son discours solennel sur de l'état de l'Union devant le Congrès.

"J'ai beaucoup de respect pour le président Xi et nous travaillons à un nouvel accord commercial avec la Chine, mais il doit inclure des changements structurels réels pour mettre fin aux pratiques commerciales injustes, réduire notre déficit chronique et protéger les emplois américains", a lancé le président américain, qui a déclenché une véritable guerre commerciale contre la Chine pour l'amener à la table de négociations.

Donald Trump et son homologue Xi Jinping ont conclu une trêve de 90 jours lors de leur sommet à Buenos Aires le 1er décembre. Des négociations se tiennent depuis sur le rééquilibrage de la balance commerciale en faveur des Etats-Unis, mais aussi sur le respect de la propriété intellectuelle ou encore le transfert forcé de technologie.

Les deux parties, qui se sont déjà rencontrées à Pékin et à Washington et doivent se retrouver sous peu dans la capitale chinoise, sont discrètes sur l'état d'avancement de ces discussions avant la date butoir du 1er mars.

MM. Trump et Xi doivent se rencontrer en février pour négocier personnellement les points les plus délicats et mettre la dernière main à un accord.

En cas d'échec, M. Trump a menacé de faire passer les tarifs douaniers sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés de 10% actuellement à 25%.

La guerre commerciale ajoute aux difficultés de l'économie chinoise, la deuxième du monde, mais pèse aussi sur de nombreux secteurs de l'économie américaine.

M. Trump a à nouveau affirmé que les tarifs douaniers imposés sur les produits chinois rapportaient des milliards de dollars au Trésor américain. Ce que le président omet toujours de préciser c'est que ces taxes sont payées par les importateurs aux Etats-Unis, pas par les Chinois.

Eliminer le VIH en dix ans

Donald Trump a ensuite annoncé qu'il veut "éliminer" le VIH aux Etats-Unis d'ici dix ans.

"Mon budget demandera aux démocrates et aux républicains de dégager les moyens nécessaires pour éliminer l'épidémie de VIH aux Etats-Unis d'ici 10 ans. Ensemble, nous vaincrons le sida en Amérique et au-delà", a-t-il déclaré.

Environ 38.000 personnes ont été contaminées par le VIH aux Etats-Unis en 2017, selon les statistiques gouvernementales.

Ce nombre s'est réduit au fil des années, mais dans certaines communautés le reflux ne se produit pas, notamment chez les homosexuels, les Noirs et les Hispaniques.

L'administration Trump avait proposé l'an dernier de réduire le budget de la prévention anti-sida aux Etats-Unis, et surtout dans le monde, mais le Congrès avait refusé.

Nouvelle rencontre avec Kim Jong Un

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi qu'il rencontrerait le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un les 27 et 28 février au Vietnam pour poursuivre les négociations sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord.

"Dans le cadre de notre diplomatie audacieuse, nous continuons notre effort historique pour la paix dans la péninsule coréenne", a-t-il déclaré devant le Congrès, en officialisant la date et le lieu de ce second tête-à-tête après le sommet historique entre les deux hommes le 12 juin 2018 à Singapour.

Donald Trump s'est félicité des progrès accomplis depuis la détente entamée l'année dernière, assurant que s'il n'avait pas été élu président, les Etats-Unis seraient "maintenant dans une guerre majeure avec la Corée du Nord".

"Nos otages sont revenus à la maison, les essais nucléaires ont cessé et il n'y a pas eu de lancement de missiles depuis 15 mois", a dit M. Trump.

"Il reste beaucoup de travail à faire mais ma relation avec Kim Jong Un est bonne", a-t-il ajouté.

Lors de leur sommet de Singapour, les deux hommes avaient évoqué la dénucléarisation de la Corée du Nord mais les négociations se sont enlisées, et ce nouveau tête-à-tête doit permettre de réaliser des progrès concrets.

Les Etats-Unis veulent obtenir un "inventaire exhaustif" de l'arsenal nord-coréen et une "feuille de route" en vue de son désarmement nucléaire.

En échange, ils sont prêts, à terme, à signer la fin de la guerre, rétablir des relations diplomatiques et favoriser le développement économique du pays étranglé par les sanctions internationales.

La semaine dernière, le renseignement américain avait jugé "peu probable" que Pyongyang "abandonne toutes ses armes nucléaires et ses capacités de production".

L'Afghanistan

Donald Trump a évoqué mardi lors de son discours devant le Congrès des discussions "constructives" avec les talibans en Afghanistan, d'où le président américain souhaite retirer ses troupes après plus de 17 années de conflit.

Les Talibans et les Etats-Unis travaillent sur un accord
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"Mon administration tient des discussions constructives en Afghanistan avec un certain nombre de groupes afghans, dont les talibans", a dit M. Trump lors de son allocution sur l'état de l'Union. "Au fur et à mesure que ces négociations progressent, nous serons en mesure de réduire la présence de nos troupes et nous concentrer sur le contre-terrorisme. Nous ne savons pas si nous trouverons ou pas un accord, mais nous savons qu'après deux décennies de guerre, l'heure est venue d'essayer au moins de faire la paix".

Notre fil sur Twitter @VOAAfrique

Le président Trump en prime time face au Congrès

Le Président Donald Trump lors de son premier discours sur "l'état de l'Union" au cours d'une session conjointe du Congrès, Washington, le 30 janvier 2018.

Le président américain Donald Trump est de retour mardi devant le Congrès pour une allocution solennelle qui lui offre l'occasion de prendre de la hauteur.

Mais le climat politique délétère à Washington et son projet de mur controversé le placent en position difficile.

Pour ce traditionnel discours en prime time sur "l'état de l'Union", le président américain, en mauvaise posture dans les sondages à mi-mandat, a promis un appel à l'unité, au compromis, et une tonalité résolument optimiste.

A 21 mois de la prochaine élection présidentielle, où il entend briguer un second mandat de quatre ans, il devrait --lors de ce rendez-vous toujours minutieusement mis en scène-- mettre en avant de très bons chiffres économiques et un marché du travail extrêmement dynamique.

Mais une image, chargée en symboles, pourrait résumer la difficulté de sa délicate équation politique: lorsqu'il prendra la parole devant les élus au grand complet, la nouvelle "Speaker" de la Chambre des représentants Nancy Pelosi sera, suivant la tradition, assise derrière lui, dans le champ des caméras.

Or l'élue démocrate de San Francisco, vent debout contre son projet de mur à la frontière avec le Mexique, vient de lui infliger une cuisante défaite politique. Et l'image d'habile négociateur que le magnat de l'immobilier aime mettre en avant a été très sérieusement écornée.

Après des semaines d'une étrange partie de poker menteur, Donald Trump a cédé face à ses adversaires politiques et a mis fin au "shutdown" en signant une loi de financement temporaire de l'Etat fédéral sans avoir obtenu le moindre dollar pour son projet emblématique de lutte contre l'immigration clandestine.

Les yeux sur les téléprompteurs

Comme l'an dernier, où il avait gardé les yeux sur les téléprompteurs et avait adopté un ton plutôt conciliant, Donald Trump devrait se tenir éloigné du ton de ses tweets quotidiens.

"Ensemble, nous pouvons mettre fin à des décennies de blocage politique, guérir les blessures anciennes, construire de nouvelles coalitions, esquisser de nouvelles solutions", devrait-il affirmer selon des extraits diffusés par la Maison Blanche.

Mais, sur le fond, quelle sera la tonalité du reste du texte? Relancera-t-il avec virulence le débat sur l'immigration? Profitera-t-il de l'occasion, comme il l'a laissé entendre, pour déclarer une "urgence nationale", procédure exceptionnelle qui lui permettrait de contourner le Congrès pour financer le mur frontalier?

Le discours est prévu à 21H00 (02H00 GMT mercredi).

Le chapitre consacré à la politique étrangère pourrait lui valoir des applaudissements moins nourris dans son camp tant certaines de ses décisions suscitent un malaise.

Dans un cruel rappel à l'ordre, le Sénat a approuvé lundi soir à une très large majorité un amendement critiquant sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie et d'Afghanistan.

Fait remarquable: c'est le chef républicain de la chambre haute Mitch McConnell, qui évite d'ordinaire de critiquer publiquement Donald Trump, qui avait présenté cet amendement.

Le président américain pourrait aussi profiter de ce rendez-vous pour annoncer le lieu et la date de son prochain sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avec lequel il existe, assure-t-il, "une incroyable alchimie".

Au-delà du discours lui-même, ce rendez-vous annuel très prisé du tout-Washington est aussi scruté à la loupe: les applaudissements ou les silences, l'attitude des nouveaux élus.

Or Donald Trump s'exprimera devant un nouveau Congrès qui bat tous les records de diversité dans l'histoire américaine: 127 femmes, plus de 50 élus noirs.

Carlos Vecchio, Joshua Trump

Et les jeunes élus pourraient, d'une manière ou d'une autre, se faire entendre. A l'image d'Alexandria Ocasio-Cortez, benjamine du Congrès au verbe haut.

La Nobel de la paix Nadia Murad, ex-esclave des jihadistes en Irak et membre de la minorité yazidie, fera partie des invités.

Le sénateur républicain Marco Rubio a offert une place dans la vénérable enceinte à l'opposant vénézuélien Carlos Vecchio, nommé nouveau chargé d'affaires du Venezuela aux Etats-Unis par Juan Guaido, autoproclamé président par intérim.

Plus surprenant: le couple présidentiel a choisi parmi sa douzaine d'invités, Joshua Trump, élève en classe de 6e à Wilmington dans le Delaware. Il n'est pas de la famille du milliardaire mais il est moqué à l'école à cause de son nom de famille, a expliqué la Maison Blanche.

C'est une femme noire qui sera chargée de donner au nom des démocrates la réplique au président, juste après son discours.

Figure montante de son parti, Stacey Abrams, 45 ans, ne détient aucun mandat électif. Elle a échoué de peu, en Géorgie en novembre, dans sa quête pour devenir la première gouverneure afro-américaine.

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