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Forest Whitaker: l'Afrique "a changé ma vie"

L'acteur Forest Whitaker, envoyé spécial de l'Unesco pour la paix et la réconciliation, en compagnie de Valerie Amos, alors secrétaire générale adjointe des Nations Unies, chargée des questions humanitaires, Soudan du Sud, le 6 février 2015.

Dans "Forgiven", il incarne le Sud-africain Desmond Tutu, figure de la lutte contre l'apartheid. Douze ans après son oscar pour "Le Dernier roi d'Ecosse", l'acteur américain Forest Whitaker, engagé dans des actions humanitaires en Afrique, assure que sa rencontre avec ce continent "a changé sa vie".

Interpréter l'ancien archevêque Desmond Tutu, 87 ans, dans ce film de Roland Joffé ("La Déchirure", "Mission"), en salles en France mercredi, était "très intimidant", a-t-il confié dans un entretien avec l'AFP à Paris.

"J'avais vraiment peur. A plusieurs reprises, je me suis demandé si je ne devais pas me retirer du projet", a ajouté l'acteur aux plus de 70 films depuis les années 80, dont "Bird", "Ghost Dog: la voie du samouraï" ou "Le Majordome".

"Je voulais qu'il (Desmond Tutu) soit heureux de ce que je ferais, on ne se ressemble pas physiquement, je suis plus grand et plus imposant, ma voix est différente, tout cela me préoccupait", énumère le comédien africain-américain de 57 ans, convaincant dans son interprétation, qui a rencontré à plusieurs reprises cet homme "qu'il admire vraiment".

Il a aussi travaillé avec un coach vocal et s'est plongé dans la documentation pour ce rôle. "A un moment, les choses ont commencé à se mettre en place", explique-t-il, se disant "soulagé" d'avoir appris que le prix Nobel de la paix 1984, dont il s'est efforcé de "refléter l'âme", avait "aimé le film".

Adapté d'une pièce de théâtre, "Forgiven" se passe en 1994, à la fin de l'apartheid, alors que Desmond Tutu préside la Commission vérité et réconciliation, créée pour permettre à l'Afrique du Sud de tourner la page de la haine raciale.

Il va alors être mis à l'épreuve par le personnage fictif de Piet Blomfield (Eric Bana), un assassin condamné à la prison à perpétuité, avec qui il va se livrer à un long face-à-face.

- "Etincelle" -

"Je suis engagé pour la paix et la résolution des conflits depuis assez longtemps. Quand Roland Joffé (...) m'a parlé de faire quelque chose sur Desmond Tutu, je me suis dit que c'était une occasion d'allier ce que je fais sur le terrain avec mon ONG et ce que je sais faire comme artiste", explique l'acteur à la voix douce et à la paupière tombante, qui dit choisir aussi des films en lien avec ses combats.

Envoyé spécial de l'Unesco pour la paix et la réconciliation depuis 2014, Forest Whitaker est également le fondateur et président de la Whitaker Peace and Development Initiative (WPDI), une ONG créée en 2012 qui s'investit dans des projets éducatifs pour des jeunes vivant dans des régions touchées par la violence ou les conflits (Soudan du Sud, Ouganda, Mexique, Etats-Unis et maintenant Afrique du Sud).

C'est pour préparer le tournage du "Dernier roi d'Ecosse" de Kevin Macdonald (2006), dans lequel il joue le dictateur ougandais Idi Amin Dada, que l'acteur a découvert pour la première fois l'Afrique.

C'est "un défi qui m'a amené à me transformer. Ça a vraiment changé ma vie", souligne le comédien, qui a alors passé plusieurs mois en Ouganda et a commencé à s'engager dans des projets éducatifs, à travers l'école "Hope North", destinée aux enfants-soldats et orphelins. "C'était comme une étincelle", lance-t-il.

Pour jouer Idi Amin Dada, cet habitué des rôles historiques, connu pour sa préparation intensive de ses personnages, raconte avoir exploré l'Ouganda, appris à parler swahili et à jouer de l'accordéon, comme il s'était plongé dans le saxophone pour incarner le musicien de jazz Charlie Parker dans "Bird" de Clint Eastwood (1988), ou dans la méditation pour "Ghost Dog" de Jim Jarmusch (1999).

"Je ne cherche pas les personnages historiques", dit pourtant le comédien, qui a joué dernièrement dans les blockbusters "Rogue One: a Star Wars story" et "Black Panther", et s'apprête à tourner en avril une comédie musicale, "Jingle jangle", après s'être glissé dans la peau du gangster Bumpy Johnson pour la série "Godfather of Harlem". "Je fais tout ce qui me permet de grandir en tant qu'artiste".

Avec AFP

slb/rh/ak

Trump va "s'adresser à la Nation" mardi à propos de la frontière

Le président Donald Trump, le dimanche 6 janvier 2019 à Washington. (Photo AP / Alex Brandon)

Donald Trump a encore fait monter d'un cran la pression pour le mur qu'il réclame à cor et à cri en annonçant un discours à la Nation mardi soir et un rare déplacement à la frontière avec le Mexique deux jours plus tard.

Engagé dans un bras de fer avec les démocrates qui a provoqué la fermeture partielle des administrations fédérales, le président américain dresse depuis plusieurs jours le tableau d'une grave crise face à l'afflux de migrants.

Cette caractérisation est rejetée avec force par ses adversaires qui dénoncent une basse manoeuvre politique.

"Je suis ravi de vous informer que je vais m'adresser à la Nation sur la crise humanitaire et de sécurité nationale à notre frontière sud", a tweeté le président au 17e jour du "shutdown", qui affecte quelque 800.000 fonctionnaires fédéraux contraints soit à rester chez eux, soit à devoir attendre la fin du blocage pour être payés.

L'intervention présidentielle depuis le Bureau ovale est prévue à 21H00 (02H00 GMT).

Exhortant le président à "arrêter de faire souffrir le pays" et à mettre fin au "shutdown", les démocrates ont réclamé la possibilité de pouvoir, eux aussi, s'adresser en direct à l'Amérique à une heure de grande écoute.

"Maintenant que les chaînes de télévision ont décidé de diffuser la déclaration du président qui, si on en croit ses précédentes déclarations, devrait être un tissu de désinformation et de malveillance, les démocrates doivent se voir immédiatement accorder un temps de parole équivalent", ont écrit Nancy Pelosi et Chuck Schumer, les deux leaders démocrates du Congrès.

M. Trump exige le déblocage de quelque 5 milliards de dollars pour édifier le mur promis en campagne afin de lutter contre l'immigration clandestine. "Nous n'avons pas le choix", a-t-il lancé dimanche.

Les démocrates, qui ont repris le contrôle de la Chambre des représentants à l'issue des élections de novembre, répètent qu'ils sont opposés au financement de ce mur qu'ils jugent "immoral", coûteux et inefficace.

"Aucun progrès"

Les négociations menées au cours du week-end par le vice-président Mike Pence n'ont pas permis la moindre avancée.

"Aucun progrès n'a été réalisé. A ce stade, aucune autre rencontre avec ce groupe n'est prévue", a résumé, laconique, un responsable démocrate à l'issue de la réunion de dimanche.

Ces derniers jours, Donald Trump et ses proches laissent planer la possibilité de recourir à une procédure d'urgence exceptionnelle.

L'idée avancée serait de déclarer une "urgence migratoire" à la frontière en vertu du "National Emergencies Act" qui permet au président des Etats-Unis d'avoir recours à des pouvoirs extraordinaires.

Nombre de ses prédécesseurs ont fait usage de ces dispositions, comme George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001 (pour augmenter les moyens de l'armée au-delà du budget voté) ou Barack Obama lors de l'épidémie de grippe H1N1 (pour lever certaines dispositions du secret médical).

Mais le Congrès a le pouvoir de contester tout décret d'urgence. Et l'opposition démocrate, qui contrôle désormais la Chambre des représentants, a d'ores et déjà indiqué qu'elle ferait tout pour le bloquer.

Si le président franchissait le pas mardi soir, sa décision serait par ailleurs probablement immédiatement contestée devant la justice.

En mars 2018, M. Trump s'était rendu à San Diego, près de la frontière avec le Mexique, pour examiner lors d'une visite savamment mise en scène des prototypes de mur.

Durant la campagne et depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans, le président a envoyé des messages très différents --et parfois contradictoires-- sur la longueur et la nature exacte du mur qu'il espérait.

Depuis quelque temps, il émet l'idée d'un mur fait de barres verticales en acier et non en béton dans l'espoir de rendre le projet plus acceptable pour les démocrates.

Mais ces derniers n'ont pas été du tout sensibles à l'argument. Et le record du plus long "shutdown" de l'histoire pourrait bientôt tomber: 21 jours, entre fin 1995 et début 1996, sous le présidence de Bill Clinton.

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