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États-Unis

Les agressions sexuelles en hausse dans les académies militaires

La porte-parole du Pentagone Dana White et le lieutenant-général de la Marine Kenneth McKenzie Jr. Lors d’un point de presse à Washington, DC, du 5 avril 2018.

Le taux d'agressions sexuelles dans les académies militaires américaines a augmenté de près de 50% ces deux dernières années, en dépit des efforts officiels pour combattre le problème, indique jeudi un rapport du Pentagone.

Les trois académies militaires qui forment les futurs officiers devant diriger l'armée américaine comptent environ 12.900 élèves.

Tous les deux ans, ces derniers peuvent remplir un questionnaire anonyme concernant de possibles agressions sexuelles ou des contacts sexuels non désirés.

Sur les 3.200 élèves féminines, la moitié dit avoir été victime de harcèlement sexuel et 16% de contacts sexuels non désirés. Sur les 9.700 élèves masculins, 16% disent avoir été dans le premier cas et 2% dans le second.

Selon les chiffres de 2018, 747 personnes ont fait état d'une forme ou d'une autre d'agression sexuelle, contre 507 en 2016 --une augmentation de plus de 47%.

"Pour nous ces résultats sont frustrants, décourageants et inacceptables", a réagi Elise Van Winkle, une responsable du Pentagone.

L'augmentation la plus nette a été enregistrée à l'académie de l'armée de terre de West Point à New York, où 16,5% des femmes ont dit avoir été victimes d'agression sexuelle, contre 10,2% précédemment. C'est là que le nombre de signalements est le plus élevé (273).

Dans un communiqué, les commandants de l'armée de terre ont qualifié le rapport de "perturbant et décevant".

"Ceci ne concerne pas seulement le personnel et la faculté de l'armée de terre à West Point, nous attendons aussi davantage des élèves officiers, qui sont les futurs dirigeants de notre armée", ont-ils écrit.

Par le passé, l'augmentation des taux avait été mise sur le compte d'une plus grande prise de conscience et par conséquent d'un meilleur signalement des cas, mais cette année, le Pentagone dit que le problème a des causes plus profondes qui doivent être résolues.

"Les tendances reflètent l'ampleur de ces comportements et la difficulté de soutenir un changement culturel au fil du temps", a déclaré Mme Van Winkle.

Le nombre de cas d'agressions sexuelles officiellement signalés aux autorités a atteint 117 cas, contre 112 deux ans plus tôt, selon le rapport.

Nate Galbreath, directeur adjoint du bureau de prévention des agressions sexuelles du Pentagone, a expliqué que les élèves officiers étaient souvent réticents à signaler les agressions ou inconduites parce qu'ils craignaient la manière dont leurs camarades allaient les percevoir.

L'avortement au coeur d'une joute politique aux Etats-Unis

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Le président Donald Trump et d'autres républicains se sont emparés jeudi de propos d'un gouverneur démocrate sur l'avortement pour lancer une attaque en règle contre l'opposition sur ce sujet très sensible aux Etats-Unis.

Le gouverneur de Virginie, Ralph Northam, a défendu mercredi un projet de loi dans son Etat, qui assouplit les conditions pour avorter au dernier trimestre de grossesse en cas de danger pour la mère.

Il s'agit de "cas où il y a un risque de graves malformations", où "le foetus pourrait ne pas être viable", a expliqué sur la radio locale WTOP l'élu, qui est par ailleurs pédiatre.

"Dans ce cas-là, si une femme commence à accoucher", a-t-il ajouté, "le nourrisson sera mis au monde, l'enfant sera gardé confortablement. Le nourrisson sera réanimé si la mère et la famille le désirent. Ensuite, une discussion aura lieu entre les médecins et la mère."

Ses propos ont immédiatement entraîné une vague de réprobation dans les rangs républicains.

"Les démocrates sont devenus le parti des avortements tardifs, des impôts élevés, des frontières ouvertes et du crime", a tweeté le président Donald Trump.

En retranscrivant uniquement la fin des propos de Ralph Northam, les sénateurs Marco Rubio (Floride) et Ted Cruz (Texas) l'ont accusé dans des tweets distincts de défendre "l'infanticide légal" et de plaider "pour retirer la vie des enfants APRES leur naissance".

L'intéressé s'est vivement défendu. "J'ai dévoué ma vie aux enfants et toute insinuation contraire est honteuse et écoeurante", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, tandis que ses services accusaient les républicains de "faire de la politique avec la santé des femmes".

La Cour suprême des Etats-Unis a légalisé l'avortement en 1973 et une majorité d'Américains (57%) sont favorables à ce que les femmes puissent y avoir recours, selon un sondage du Pew Research Center.

Mais le sujet divise fortement en fonction des affiliations politiques -- 59% des républicains considèrent que l'avortement devrait être illégal dans la plupart ou dans tous les cas, alors que 76% des démocrates pensent l'inverse -- et religieuses (61% des évangéliques souhaiteraient qu'il soit illégal).

Depuis 1973, de nombreux Etats aux mains des républicains ont pris des mesures pour restreindre l'accès à l'avortement.

Pendant la campagne, Donald Trump avait gagné le soutien des évangélistes conservateurs en leur promettant de nommer à la Cour suprême des juges opposés à l'avortement. Depuis son élection, il y a fait entrer deux magistrats, ce qui fait craindre aux militants "pro-choice" un revirement de jurisprudence.

Une vague de froid fait plusieurs morts

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"Un mur est un mur!": Trump ne veut plus utiliser d'autres mots

Trump assiste à une réunion avec le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello, après son arrivée à la base de la garde nationale aérienne Luis Muñiz, à Porto Rico, le 3 octobre 2017.

Mur en béton? Barrière en acier? Donald Trump a une nouvelle fois fait évoluer sa rhétorique sur son projet emblématique de campagne au moment où les négociations en quête d'un compromis budgétaire reprennent au Congrès.

Depuis plusieurs semaines, certains élus républicains, mais aussi Donald Trump lui-même à l'occasion, mettent en avant le mot de "barrière" à la frontière avec le Mexique avec l'espoir de rendre le projet plus acceptable aux yeux des démocrates et d'éviter un nouveau "shutdown".

Jeudi matin, le président américain a estimé que cela ne servait à rien.

"Appelons-les désormais des murs et arrêtons les jeux politiques!", a-t-il tweeté, comme s'il s'adressait à ses propres conseillers. "Un MUR est un MUR!", a-t-il ajouté, majuscules à l'appui.

Dans une rafale de tweets, il a aussi estimé que les élus républicains perdaient leur temps à négocier: "Les démocrates (...) ne débloqueront pas d'argent pour construire le mur dont nous avons désespérément besoin".

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, lui a donné raison en conférence de presse: "Il n'y aura pas un sou pour le mur dans la loi" de financement qui naîtra des négociations en cours, a martelé la puissante élue, forte de sa majorité à la chambre basse.

"S'il n'y a pas de mur dedans, je ne veux même pas perdre mon temps à la lire", a rétorqué plus tard Donald Trump, dans le Bureau ovale.

Interrogée sur les questions de sémantique, Nancy Pelosi a souligné qu'il existait déjà des centaines de kilomètres de "clôture" en métal à la frontière que les démocrates seraient prêts à renforcer ou réparer si besoin.

"Si le président veut appeler ça un mur, il peut dire que c'est un mur", a-t-elle ironisé, remarquant que quand Donald Trump affirmait que des centaines de kilomètres de mur avaient déjà été construits, il faisait certainement référence à ces barrières.

M. Trump a lui réaffirmé que le mur sortirait de terre "d'une façon ou d'une autre", laissant une nouvelle fois entendre qu'il pourrait déclarer le pays en situation "d'urgence". Cette mesure lui permettrait d'activer des pouvoirs extraordinaires afin de contourner le Congrès.

"Je pourrais le faire", a-t-il souligné devant les journalistes.

Pour sortir du "shutdown" le plus long de l'histoire américaine, Donald Trump a fini par céder face aux démocrates, Nancy Pelosi en tête, fin janvier, en acceptant le financement temporaire des services fédéraux sans que le moindre dollar ait été débloqué pour le mur.

Mais le répit prendra fin le 15 février.

D'ici là, républicains qui contrôlent le Sénat et démocrates du Congrès doivent trouver un compromis budgétaire de longue durée.

Trump consent à rouvrir le gouvernement pour 3 semaines
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Leurs réunions en comité ont démarré mercredi, avec des "déclarations prometteuses", a estimé Nancy Pelosi.

Nouvelle illustration du dialogue de sourds dans lequel semblent être engagés les deux dirigeants, Donald Trump a lui réaffirmé peu après depuis la Maison Blanche: "Je ne pense pas qu'ils parviendront à un accord".

Une grande partie des États-Unis subit un froid glacial

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