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États-Unis

Le fils de Sékou Touré reconnu coupable de travail forcé aux USA

Mohamed Touré et son épouse Denise Cros-Touré

Mohamed Touré, fils de l’ex-président guinéen Sekou Touré, et son épouse, Denise Cros-Touré, ont été reconnus coupables jeudi par un jury fédéral à Fort Worth au Texas, de travail forcé et d’autres crimes fédéraux pour avoir contraint au travail domestique une jeune fille guinéenne pendant 16 ans.

Le verdict a été annoncé par le procureur général adjoint Eric Dreiband de la division des droits civils du ministère de la Justice, le procureur Erin Nealy Cox du district nord du Texas et l'agent Jeffrey McGallicher en charge du service de sécurité diplomatique du département d'État (DSS) au Bureau de Houston.

«Les accusés ont pris pour cible une jeune fille extrêmement vulnérable. Leurs actions ignobles ont été notamment de la maltraiter cruellement, de la forcer à travailler chez eux pendant des années sans rémunération, cachée à la vue de tous, et de lui voler son enfance», a déclaré le procureur général adjoint Eric Dreiband. «La traite des êtres humains est un crime honteux et inacceptable, et ce verdict devrait clairement indiquer que le ministère de la Justice engagera des poursuites énergiques pour tenir les trafiquants d'êtres humains responsables et rendre justice à leurs victimes», a-t-il ajouté.

«Je suis heureux que nous ayons pu obtenir justice pour cette jeune femme qui a souffert pendant des années aux mains de ce couple -des personnes qui pensaient pouvoir priver une petite fille de ses libertés légitimes en toute impunité», a déclaré le procureur Nealy Cox, remerciant les témoins. «Si nous voulons éliminer le trafic d'êtres humains, nous avons besoin de toute la communauté pour soutenir les efforts et rester en alerte», a-t-il souligné.

«Ce verdict envoie un message fort: Diplomatic Security est déterminé à veiller à ce que ceux qui exploitent et trafiquent des individus, en particulier des enfants, encourent des conséquences pour leurs actions criminelles», a déclaré Jeffrey McGallicher, agent spécial chargé du bureau extérieur du DSS à Houston.

Après un procès de quatre jours, le couple Touré a été reconnu coupable de travail forcé, de complot d’hébergement d’étranger et d’hébergement d’étranger à des fins lucratives.

Selon les éléments de preuve présentés à l'audience, en janvier 2000, Mohamed Touré et son épouse avaient fait en sorte que la victime, qui était alors une petite fille, se rende seule de la Guinée à Southlake, au Texas, pour y travailler comme servante. Ils lui ont alors ordonné de cuisiner, de faire le ménage et de prendre soin de leurs enfants, pendant 16 ans, sans rémunération.

Les éléments de preuve ont également montré que les accusés ont usé de la violence contre elle pour la maintenir à l’état de servitude. Les Touré l’ont isolée, privée des opportunités élémentaires offertes à leurs enfants et rendue totalement dépendante d'eux. Alors que leurs enfants étaient scolarisés, ils n’ont jamais inscrite la jeune fille à l’école, indique le ministère de la Justice.

Lorsque la jeune fille ne répondait pas à leurs exigences, elle était punie physiquement, émotionnellement et verbalement. Frappée à plusieurs reprises, elle a été qualifiée de "chien", "esclave", "sans valeur" et "idiote." Denise Cros-Touré a étouffé la victime à plusieurs reprises, lui a tiré les cheveux et l'a fouettée avec un cordon électrique après s'être rendu compte que la ceinture qu'elle utilisait ne causait plus suffisamment de douleur, indique le communiqué du ministère, soulignant qu’ à une occasion, Mohamed Touré s’est assis sur le dos de la victime, tandis que son épouse la frappait.

Comme autre forme de punition, l’épouse a expulsé la victime de leur maison, la forçant à dormir seule dans un parc voisin, où elle se réchauffait en utilisant un sèche-mains pour toilettes publiques. La tête de la victime a également été rasée, car l’accusée Cros-Touré n’aimait pas l’aspect de ses cheveux. À une autre occasion, cette dernière l’a arrosée à l'extérieur pour se débarrasser de sa «mauvaise odeur.»

Après avoir subi ces abus pendant des années, la victime a pu s'échapper en 2016 avec l'aide de plusieurs voisins. Les accusés encourent une peine maximale de 35 ans.

Le service de sécurité diplomatique du département d’État américain, basé à Houston, a enquêté sur cette affaire. Elle est conduite par les procureurs de première instance Rebekah Bailey et William Nolan, de la Section des affaires civiles et de celle des poursuites pour traite de personnes, et par le procureur adjoint Alex Lewis du District nord du Texas.

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Syrie: la coalition dirigée par Washington affirme que son retrait militaire a commencé

Un véhicule blindé des forces américaines, à Manbij, au nord de la Syrie, mercredi 4, 2018. (Photo AP / Hussein Malla)

La coalition internationale antijihadiste dirigée par les Etats-Unis a annoncé vendredi un début de retrait de ses troupes de Syrie, sans plus de précisions.

La coalition "a commencé le processus de retrait (...) de Syrie", a indiqué à l'AFP le colonel Sean Ryan, porte parole de la coalition.

"Par souci de sécurité opérationnelle, nous ne discuterons pas des échéances, des lieux ou des mouvements de troupes", a souligné ce porte-parole.

Cette annonce intervient moins d'un mois après l'annonce par le président américain Donald Trump du retrait de quelques 2.000 soldats américains de la Syrie.

La coalition internationale antijihadiste a été créée en 2014, après la montée fulgurante du groupe Etat islamique (EI) en Syrie et sa conquête de larges pans des territoires syrien et irakien.

Plusieurs pays y participent, dont la France et la Grande-Bretagne. Mais il n'était pas clair dans l'immédiat si le retrait inclut également les troupes françaises et britanniques déployées sur le sol.

"Le président Trump a pris la décision de retirer nos troupes, nous allons le faire", a indiqué jeudi le chef de la diplomatie Mike Pompeo, se gardant toutefois de mentionner un calendrier.

Selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, "des forces américaines se sont retirées jeudi soir de la base militaire de Rmeilan dans la province de Hasaké", dans l'est du pays.

L'Observatoire a fait état du retrait d'"une dizaine de véhicules blindés et d'équipements lourds".

Après avoir autoproclamé en 2014 un "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak, l'EI a subi une série de revers militaires.

Le groupe conserve encore quelques poches et cellules dormantes dans la "badiya" (désert), notamment dans l'est de la Syrie, où la coalition poursuit le combat avec l'appui au sol des Forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par des combattants kurdes.

La guerre en Syrie a éclaté en 2011 après la répression par le régime de manifestations prodémocratie. Elle s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances étrangères. Elle a fait plus de 360.000 morts.

Avec AFP

Un élu républicain s'étonne que "suprémaciste blanc" soit perçu comme offensant

Steve King, député républicain de l'Iowa, Capitol Hill, Washington, le 8 juin 2018.

Un élu républicain à la Chambre des représentants, connu pour ses positions anti-immigrations très dures, s'est étonné que le terme "suprémaciste blanc" soit perçu comme offensant, avant de revenir sur ses propos, qui avaient suscité des critiques.

"Nationaliste blanc, suprémaciste blanc, civilisation occidentale. Depuis quand ce langage est-il devenu offensant?", s'est interrogé Steve King, élu neuf fois de suite au Congrès américain, la dernière fois en novembre 2018.

"Pourquoi me suis-je assis dans des salles de classe où l'on m'a appris la valeur de notre histoire et de notre civilisation?", a poursuivi cet élu de l'IOwa dans un entretien au New York Times.

Adepte d'une rhétorique encore plus décomplexée sur tous les sujets touchant à l'immigration et aux minorités, chaud partisan de l'édification d'un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, Steve King est connu pour ses déclarations polémiques.

Il a notamment affirmé que quasiment tous les enfants migrants étaient des passeurs de drogue ou proposé que les migrants soient sélectionnés comme des chiens de chasse.

Quelques heures après la publication de l'article et une vague de critiques, M. King a tenu à préciser sa position dans une déclaration postée sur son compte Twitter.

"Je veux être clair sur un point: je rejette ces étiquettes et l'idéologie maléfique qui les définit", a-t-il écrit au sujet des termes "nationalistes blancs" et "suprémacistes blancs".

"Au-delà", a-t-il poursuivi, "je condamne toute personne qui soutient cette idéologie maléfique et fanatique, laquelle s'est traduite, dans sa version la plus extrême, par le meurtre systématique de six millions de juifs innocents".

Il s'est néanmoins défini comme un "nationaliste", tout en précisant que "la question n'était pas l'origine ethnique".

Avec AFP

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