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Le retrait américain, moins rapide que prévu

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Elizabeth Warren lance la course démocrate à la présidentielle américaine

La sénatrice Elizabeth Warren, lors d'une conférence de presse à la faculté de droit de l'Université Américaine de Washington, le 29 novembre 2018.

La sénatrice Elizabeth Warren a fait lundi un grand pas en direction d'une candidature à la présidentielle américaine de 2020, donnant le coup d'envoi aux nombreuses annonces attendues de poids lourds démocrates.

Une annonce reçue avec grand dédain par le président américain, qui a encore moqué les origines amérindiennes lointaines de celle qu'il surnomme "Pocahontas".

Une classe moyenne "attaquée" par "les milliardaires et les grandes entreprises" qui ont "enrôlé des hommes politiques pour obtenir une plus grosse part" du gâteau: c'est avec un message résolument à gauche, proche de celui de Bernie Sanders, qu'Elizabeth Warren, ancienne professeure de droit à Harvard âgée de 69 ans, a annoncé sur Twitter le lancement d'un "comité de soutien".

Ces comités permettent aux Etats-Unis aux prétendants à la présidentielle de rassembler des fonds et de prendre plus précisément la mesure de leurs chances. De fait, ils signalent un pas décisif.

Aux côtés de son époux et de leur chien, Elizabeth Warren a répété vouloir se battre pour la classe moyenne "écrasée", lors d'une conférence de presse organisée dans la rue.

"Mais je suis optimiste, je crois en ce que nous pouvons accomplir ensemble", a déclaré cette mère de deux enfants, nés d'une première union.

Plaidant pour le contrôle des banques et de Wall Street, un système de santé universel, un salaire minimum plus élevé et la défense du climat, elle déplore que le rêve américain, qui a permis à des millions de familles modestes comme la sienne d'avancer, soit désormais grippé. Et davantage encore pour les minorités.

Ancienne enseignante dans le public et avocate, la sénatrice du Massachusetts depuis 2013 siège notamment à la commission en charge des affaires bancaires, où elle lutte contre la dérégulation en brandissant l'épouvantail de la crise de 2008.

Et si elle critique le discours de division, selon elle, du milliardaire Donald Trump, elle a pris soin de ne pas en faire le coeur de son message, préférant l'axer sur cette classe moyenne et populaire déçue qui a en grande partie donné la victoire au républicain en 2016.

- Trump: Demandez "à son psychiatre" -

La sénatrice s'est régulièrement engagée dans des joutes sur Twitter avec le président, qui l'a affublée du surnom "Pocahontas" pour moquer les origines amérindiennes qu'elle revendique. Une attaque raciste selon elle.

Pour le faire taire, Elizabeth Warren a dévoilé en octobre une étude génétique montrant l'existence lointaine d'ancêtres amérindiens. Une initiative menée plutôt maladroitement et qui aurait embarrassé jusque dans ses rangs.

Des racines amérindiennes? "Vous en avez plus qu'elle, et peut-être que moi aussi, alors que je n'en ai pas du tout", a encore ironisé Donald Trump lundi, en réponse à un journaliste de Fox News, dans un entretien qui sera diffusé dans la soirée (03H00 GMT mardi).

Croit-elle vraiment pouvoir gagner? "Je ne sais pas, il faudrait demander à son psychiatre", tacle le président, selon des déclarations publiées en avance.

- Nombreux candidats -

Apparaissant parfois un peu raide, son profil rappelle trop celui de la candidate démocrate perdante en 2016, Hillary Clinton, avancent ses critiques. Faux, elle est beaucoup plus à gauche et attendez de la voir plus naturelle auprès des électeurs, rétorquent ses soutiens.

Du côté des progressistes, on s'est réjoui tout en prenant soin de ne pas se rallier formellement à sa candidature, dans l'attente de l'annonce des autres prétendants démocrates à la présidentielle de novembre 2020 qui devraient suivre sous peu. Car le terrain s'annonce encombré.

Joe Biden, ex-vice-président de Barack Obama, arrive en tête des premiers sondages, suivi de Bernie Sanders, sénateur et candidat malheureux en 2016 face à Hillary Clinton. Au troisième rang, Beto O'Rourke suscite un grand intérêt malgré son échec à la sénatoriale contre Ted Cruz en novembre. Elizabeth Warren arrive plusieurs rangs derrière.

Les sénateurs Sherrod Brown, Kamala Harris, Kirsten Gillibrand et Cory Booker sont également pressentis, tout comme le multimilliardaire et ex-maire de New York, Michael Bloomberg.

Septième jour de la fermeture partielle du gouvernement

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Pas d'accord en vue avant la semaine prochaine sur le "shutdown"

Une vue des couloirs vides au Capitol à Washington, le 27 décembre 2018. (Photo AP / J. Scott Applewhite)

Les négociations entre démocrates et républicains ont échoué jeudi aux Etats-Unis à mettre fin au "shutdown", la paralysie partielle des administrations fédérales, qui va se prolonger jusqu'à la semaine prochaine.

Après quelques minutes seulement dans un hémicycle quasi vide, le Sénat a décidé à l'unanimité d'ajourner la séance jusqu'à lundi 10H00 (15H00 GMT) et de ne reprendre l'examen d'une loi budgétaire que mercredi 2 janvier à partir de 16h00 (21H00 GMT).

L'impasse budgétaire, qui dure depuis six jours, se heurte au projet d'un mur à la frontière mexicaine voulu par Donald Trump mais auquel s'opposent farouchement les démocrates.

Tant que les deux partis ne se mettront pas d'accord, les financements de 25% des ministères et administrations fédérales resteront suspendus. Or démocrates et républicains apparaissent fermement campés sur leurs positions, chacun se rejetant la faute du "shutdown".

"Le président a dit clairement que toute loi de financement du gouvernement devait financer de façon adéquate la sécurité aux frontières pour arrêter le flot de drogues illégales, de criminels, de membres du gang MS-13, de trafiquants d'enfants et d'êtres humains entrant chez nous, et protéger les Américains", a encore affirmé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, jeudi.

"Le gouvernement comprend cette crise et a proposé une solution raisonnable et de bon sens aux démocrates il y a cinq jours. Nous n'avons reçu aucune réponse", a-t-elle poursuivi, accusant les démocrates de "choisir ouvertement de maintenir la fermeture du gouvernement pour protéger les immigrés illégaux plutôt que les Américains".

En face, l'opposition a accusé Donald Trump de plonger le pays "dans le chaos".

Depuis vendredi minuit, quelque 800.000 employés fédéraux sont affectés, dont la moitié est obligée de travailler pour des services jugés essentiels sans être pour l'instant payée tandis que l'autre est au chômage forcé.

Le président républicain exige cinq milliards de dollars pour la construction d'un mur censé bloquer l'entrée de clandestins à la frontière avec le Mexique. Les démocrates refusent de le financer, mais proposent des fonds pour d'autres mesures de sécurité à la frontière.

Avec AFP

Pompeo va rencontrer Netanyahu au Brésil

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le secrétaire d'État américain Mike Pompeo à Tel Aviv, Israël, le 29 avril 2018. Thomas Coex / Pool via Reuters

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'entretiendra avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu la semaine prochaine au Brésil, a indiqué jeudi le département d'Etat, alors que Washington prépare son retrait militaire de Syrie.

Les deux hommes se verront à Brasilia, la capitale brésilienne, où ils assisteront à l'investiture de Jair Bolsonaro. Le président élu d'extrême droite est, comme Donald Trump, un farouche partisan d'une relation étroite avec Israël.

M. Netanyahu, qui a rencontré à plusieurs reprises le secrétaire d'Etat américain, est en très bons termes avec le locataire de la Maison Blanche, ravi de sa décision de retirer les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien comme du transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem.

Mais l'annonce la semaine dernière du retrait des 2.000 soldats américains déployés en Syrie est loin d'avoir recueilli les mêmes louanges.

Si Benjamin Netanyahu a officiellement affirmé respecter la décision de son grand allié, l'Etat hébreu voyait, avec la présence des troupes américaines en Syrie, un rempart contre l'ennemi juré, l'Iran, et un contrepoids à l'influence russe.

Israël a mené des centaines de frappes en Syrie, expliquant cibler les forces iraniennes et leurs alliés du Hezbollah.

Donald Trump, dont la décision a provoqué la démission de son ministre de la Défense Jim Mattis, a estimé que les troupes américaines n'étaient plus utiles en Syrie car le groupe Etat islamique (EI) était "en grande partie vaincu".

Avec AFP

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