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Le PDG de Defense Distributed veut aller devant la Cour suprême américaine

Cody Wilson, le PDG de Defense Distributed. (YouTube)

Le président du groupe américain Defense Distributed, qui a publié en ligne des plans numériques permettant de produire des armes grâce à une imprimante 3D, a déclaré être prêt à aller devant la Cour suprême, après qu'un juge a suspendu la diffusion des schémas.

Dans une interview à la chaîne CBS --enregistrée quelques heures avant la décision mardi d'un tribunal fédéral de Seattle de suspendre temporairement la mise en ligne de plans et diffusée mercredi-- Cody Wilson, le PDG de Defense Distributed, s'est décrit comme "un champion du deuxième amendement au 21ème siècle", en référence au droit constitutionnel de porter des armes, dont l'interprétation reste toutefois controversée.

Ces schémas de fabrication devaient initialement être mis en ligne mercredi mais le fondateur du groupe a confié à la revue Wired qu'il les avait publiés vendredi dernier, le magazine indiquant qu'ils avaient déjà été "téléchargés des milliers de fois".

Ces schémas n'étaient plus accessibles au téléchargement mercredi matin, le site ayant "reçu l'ordre par un juge fédéral du district ouest de l'Etat de Washington de fermer" est-il écrit sur cette page, avec un lien invitant les internautes à soutenir financièrement une campagne pour "dé-censurer le site".

"Vous pensez que c'est bon pour la sécurité des Américains. Vous pensez que c'est bon pour les familles américaines. Vous pensez que c'est bon pour les rues américaines ?", a demandé à Cody Wilson le journaliste de CBS.

>> Lire aussi : La justice américaine suspend l'autorisation d'imprimer des armes en 3D

"Oui je pense que c'est incontestablement bon pour le futur", a lancé, sans hésiter, le jeune libertarien de 30 ans.

"Je pense que l'accès aux armes à feu est une dignité humaine fondamentale. C'est un droit humain fondamental".

Et malgré le blocage par la justice, M. Wilson semble déterminé à aller aussi loin que possible.

"Ce que je fais est protégé juridiquement... J'irai en instance d'appel. J'irai devant la Cour suprême. Je perdrai tout mon temps", a-t-il prévenu.

L'arme imprimée en 3D est en plastique mais fonctionne comme une arme bien réelle. Elle est potentiellement intraçable et indétectable par les détecteurs de métaux.

>> Lire aussi : Donald Trump opposé à la vente libre d'armes imprimées en 3D?

Dans un pays profondément divisé sur la question de la régulation des armes à feu, où environ 30.000 personnes meurent chaque année à cause d'armes à feu, cette initiative de Cory Wilson et de Defense Distributed a ému une partie de la classe américaine.

Même le président Donald Trump, a semblé s'opposer à ce nouveau moyen de s'armer.

Avec AFP

Trump demande à son ministre de la Justice de mettre fin à l'enquête russe

Le procureur général Jeff Sessions lors d'un sommet sur la liberté religieuse au ministère de la Justice, le 30 juillet 2018.

Le président américain Donald Trump a demandé à son ministre de la Justice Jeff Sessions de mettre fin à l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016, qui empoisonne sa présidence.

Le tweet de Donald Trump, dans lequel il a estimé que son ministre de la Justice Jeff Sessions "devrait mettre fin" à l'enquête russe, était "une opinion" et non "un ordre", a tenu à préciser mercredi la Maison Blanche.

"Ce n'est pas un ordre, c'est l'opinion du président", a expliqué la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders lors d'une conférence de presse. "Mais il veut également la voir arriver à sa fin", a-t-elle ajouté, en référence à l'enquête.

Affirmant que l'enquête est minée par des conflits d'intérêts du procureur spécial Robert Mueller et manipulée par ses adversaires politiques, Donald Trump demande dans un tweet à Jeff Sessions de "mettre fin à cette Chasse aux Sorcières truquée, avant qu'elle ne salisse un peu plus notre pays".

Robert Mueller enquête sur une possible collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de M. Trump en 2016. Le milliardaire républicain fulmine régulièrement contre cette investigation dans le cadre de laquelle quatre membres de son ancienne campagne, notamment, sont poursuivis pour des délits qui ne sont cependant pas directement liés à une éventuelle collusion.

Le procès pour fraudes et blanchiment d'argent de son ancien chef de campagne, Paul Manafort, a ainsi débuté mardi dans la banlieue de la capitale Washington.

Si les faits qui lui sont reprochés sont antérieurs à 2016, c'est grâce à l'enquête Mueller qu'ils ont été mis au jour.

>> Lire aussi : L'ex-directeur de campagne de Trump en procès

Le président américain a d'ailleurs renouvelé ses critiques contre con ancien directeur de campagne mercredi matin, dans un autre tweet: "Il a travaillé pour moi très peu de temps. Pourquoi le gouvernement ne m'a pas dit qu'il était la cible d'une enquête. Ses anciennes accusations n'ont rien à voir avec la Collusion".

Le président américain confirme ainsi par ses tweets qu'il a désormais adopté une stratégie d'attaques frontales contre le procureur Mueller.

Son ministre de la Justice Jeff Sessions n'est cependant pas compétent pour intervenir dans cette enquête russe. Ayant été lui-même un responsable de la campagne de 2016, il s'en était récusé et avait transféré ses pouvoirs sur ce dossier à son adjoint Rod Rosenstein.

Avec AFP

Les dépouilles restituées par Pyongyang "probablement américaines"

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Les dépouilles de militaires étrangers restituées la semaine dernière par la Corée du Nord sont probablement celles d'Américains, a estimé mercredi un responsable de l'agence américaine traitant des questions des soldats disparus.

La semaine dernière, Pyongyang a restitué 55 réceptacles contenant des dépouilles remontant à la Guerre de Corée (1950-1953), conformément à un accord entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un lors de leur sommet historique de juin à Singapour.

Le processus d'identification devrait prendre au moins plusieurs mois, ont indiqué des experts. Mais les premières évaluations laissent penser qu'il s'agit "probablement de dépouilles américaines", a déclaré John Byrd, directeur de l'analyse scientifique au sein de la Defense POW/MIA Accounting Agency (DPAA).

>> Lire aussi : Guterres au Japon pour discuter de la Corée du Nord

"Les dépouilles sont conformes à des dépouilles que nous avons déjà récupérées en Corée du Nord (...) par le passé", a déclaré M. Byrd aux journalistes sur la base aérienne américaine d'Osan, en Corée du Sud.

Les réceptacles ont été conservés sur cette base depuis leur rapatriement de Corée du Nord vendredi et devaient être acheminés mercredi à Hawaï pour des analyses poussées.

"Il n'y avait qu'une seule plaque d'identité militaire fournie avec les dépouilles. La famille de cet individu a été prévenue."

"Mais je mets en garde (...) au sujet du fait qu'il faut avoir à l'esprit que la plaque ne correspond pas nécessairement à la dépouille (...) dans le réceptacle", a-t-il poursuivi.

>> Lire aussi : Séoul enquête sur des sociétés soupçonnées d'importer du charbon nord-coréen

L'ancien membre de la DPAA Jeong Yang-seung, qui a par le passé travaillé à l'identification de dépouilles américaines provenant de Corée du Nord, a indiqué qu'il était rare de retrouver les plaques d'identification lors des recherches de dépouilles.

"On ne retrouve pratiquement jamais de plaque", a déclaré M. Jeong, qui enseigne l'anthropologie médico-légale à la Middle Tennessee State University.

"Je ne crois pas que la Corée du Nord refuse de rendre les plaques quand elle en a, mais elle n'en a probablement pas beaucoup", a-t-il ajouté.

Selon l'association d'anciens combattants Veterans of Foreign Wars (VFW), plus de 35.000 Américains ont été tués sur la péninsule coréenne pendant la guerre de Corée. Parmi eux, 7.700 sont encore considérés comme portés disparus, dont 5.300 en Corée du Nord.

Un premier accord entre Washington et Pyongyang a permis le rapatriement de 229 lots de dépouilles entre 1990 et 2005. Mais cet accord a été suspendu lorsque les relations entre les deux pays s'étaient détériorées.

Avec AFP

L'ex-directeur de campagne de Trump en procès

Paul Manafort le 15 juin 2018 à Washington, DC. / PHOTO AFP / MANDEL NGAN

L'ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a été accusé mardi de se croire "au-dessus des lois" lors de l'ouverture de son procès pour fraudes et blanchiment d'argent, le premier découlant de l'explosive enquête russe qui empoisonne le mandat du président américain.

Citant l'achat d'une veste en autruche à 15.000 dollars et autres dépenses alimentant un "train de vie extravagant", les procureurs ont peint le portrait d'un flamboyant lobbyiste vivant de revenus tirés notamment de ses travaux pour l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou.

"Paul Manafort s'est placé, avec sa fortune, au-dessus des lois", a asséné le procureur adjoint Uzo Asonye, lors de la première journée du procès à Alexandria, près de Washington. "Tous les chefs (d'accusation) se résument à une chose simple: Paul Manafort a menti", a-t-il poursuivi.

La défense, elle, a décrit un professionnel "très occupé", déléguant la gestion des affaires quotidiennes à son associé, Richard Gates, un témoin clé à venir dans ce procès et qui aurait "profité de sa confiance".

Si c'est le procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur les soupçons d'ingérence russe dans la présidentielle américaine de novembre 2016, qui l'a mené sur le banc des accusés, la question cruciale d'une possible collusion entre des membres de la campagne Trump et Moscou ne devrait pas être abordée pendant ce procès.

Il porte en effet sur des faits antérieurs au passage de Paul Manafort à la tête de l'équipe Trump, entre mai et août 2016.

M. Manafort est accusé de fraudes fiscale et bancaire, ainsi que d'avoir blanchi plus de 30 millions de dollars liés à ses activités de lobbyiste pour Viktor Ianoukovitch et deux partis pro-Ianoukovitch. Des faits portant jusqu'au printemps 2016, a expliqué le juge, et mis à jour par Robert Mueller à la faveur de son enquête russe.

Paul Manafort rejette toutes ces accusations.

- Pas de "collusion" -

Les traits tirés et les tempes blanchies de Paul Manafort, incarcéré depuis juin, témoignent de sa chute brutale en disgrâce.

Passant la main dans sa mèche impeccablement coiffée, prenant des notes et laissant même échapper un sourire aux plaisanteries du juge T.S Ellis III, l'accusé de 69 ans a pourtant semblé retrouver de sa superbe mardi dans la salle d'audience, où se trouvait son épouse.

Après presque quatre heures, les douze jurés --six femmes et six hommes-- ont été sélectionnés pour le procès qui devrait durer trois semaines. L'audience a été ajournée jusqu'à mercredi à 13H30 GMT.

Alors que l'ire du président Donald Trump va crescendo contre les investigations de M. Mueller, qu'il qualifie de "chasse aux sorcières", ce procès ultra-médiatique embarrasse la Maison Blanche.

Mardi matin, M. Trump a de nouveau affirmé sur Twitter qu'il n'y avait pas eu de "collusion".

Paul Manafort "n'a aucune information incriminant le président", avait martelé lundi l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, sur CNN. Puis d'ajouter, en soulignant la courte durée de son passage à la tête de la campagne: "C'est juste... quatre mois, ils ne vont pas se mettre à comploter sur les Russes".

Une poignée de manifestants anti-Trump se sont rassemblés tôt devant le tribunal, un des panneaux brandis moquant le fidèle silence de l'accusé: "Trump ne passerait pas une seconde en prison pour toi".

Certains espèrent que Paul Manafort finira par révéler des informations importantes pour le dossier. Il était notamment présent lors d'une réunion entre une avocate russe, le fils du président, Donald Trump Jr. et son gendre, Jared Kushner, en juin 2016.

- Espoir d'une grâce? -

Les procureurs devraient appeler à la barre plus de trente témoins, dont Richard (Rick) Gates qui coopère avec Robert Mueller depuis qu'il a accepté de plaider coupable en février.

"Paul n'a pas fait confiance à la bonne personne", a déclaré l'un des avocats de M. Manafort, Thomas Zehnle. "Rick a profité de cette confiance".

Parmi la trentaine d'individus déjà visés par le procureur spécial, dont une majorité de Russes, Paul Manafort est le seul Américain à avoir refusé de passer un accord avec la justice pour éviter un procès.

"Manafort est resté loyal" à Donald Trump, souligne Jonathan Turley, professeur de droit à l'université George Washington. Il estime peut-être que ce procès lui permet de préserver "ses chances d'obtenir une grâce" présidentielle.

Risquant déjà de passer le restant de ses jours en prison, Paul Manafort doit faire face à un second procès en septembre, à Washington, toujours dans le cadre de l'enquête Mueller qui l'accuse cette fois, notamment, de blanchiment d'argent et de ne pas avoir déclaré ses services de lobbyiste en faveur d'un gouvernement étranger.

Il avait été écroué en juin pour tentative de subornation de témoin.

Avec AFP

Trump s'attend à des discussions avec Téhéran "très bientôt"

Le président américain Donald Trump et le président iranien Hassan Rouhani.

Donald Trump a de nouveau évoqué mardi des discussions avec l'Iran qui pourraient selon lui intervenir "très bientôt", tandis que Téhéran a accueilli avec scepticisme l'offre du président américain la veille de rencontrer les dirigeants iraniens "quand ils veulent".

Rappelant sa décision de retirer les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien signé avec les grandes puissances en 2015, M. Trump a déclaré lors d'un discours à Tampa (Floride): "J'espère que ça ira bien pour l'Iran. Ils ont beaucoup de difficultés en ce moment".

"J'ai le sentiment qu'ils nous parleront très bientôt... ou peut-être pas, et c'est bien aussi", a-t-il ajouté.

Malgré son hostilité déclarée au régime iranien, M. Trump a semblé lundi ouvrir la porte à des discussions au plus haut niveau, sans conditions préalables.

Les principaux leaders iraniens se sont abstenus de réagir mardi à cette proposition.

Mais les réactions ont été globalement très négatives dans les cercles politiques iraniens, le vice-président du Parlement Ali Motahar affirmant à l'agence Fars que discuter avec M. Trump "serait une humiliation".

"L'Amérique n'est pas fiable", a renchéri le ministre de l'Intérieur Abdolreza Rahmani Fazli, selon Fars. "Après son retrait arrogant et unilatéral de l'accord nucléaire, comment peut-on lui faire confiance?"

Sur Twitter, un conseiller du président iranien Hassan Rohani, Hamid Aboutalebi, a assuré que toute discussion avec les Etats-Unis devait commencer par "le respect de la grande nation iranienne, la réduction des hostilités et le retour des Etats-Unis dans l'accord nucléaire".

Peu avant les propos de M. Trump lundi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères avait qualifié d'"impossibles" des pourparlers avec l'administration américaine actuelle.

"Washington révèle sa nature indigne de confiance jour après jour", avait déclaré Bahram Ghasemi selon l'agence Mehr, citant "les mesures hostiles des Etats-Unis envers l'Iran après leur retrait (de l'accord nucléaire) et le rétablissement des sanctions économiques" américaines contre Téhéran.

Le président Trump s'apprête en effet à réimposer des sanctions en deux étapes, le 6 août et en novembre.

Il a dit vouloir obtenir, grâce à sa stratégie de "pression maximale", un nouvel accord qui irait au-delà de la limitation du programme nucléaire de Téhéran et permettrait de limiter son influence régionale et son programme balistique.

Pour Mohammad Marandi, professeur à l'Université de Téhéran et l'un des négociateurs iraniens de l'accord nucléaire de 2015, l'Iran "ne peut pas négocier avec quelqu'un qui viole ses engagements internationaux, menace de détruire des pays et change constamment de position".

- "Tabou" -

Comme bien d'autres, cet universitaire estime que le retour des Etats-Unis dans l'accord est un préalable à toute discussion.

Plus rares sont ceux qui se montrent compréhensifs, comme le président de la commission des Affaires étrangères au Parlement.

"Des négociations avec les Etats-Unis ne doivent pas être taboues", a dit Heshmatollah Falahatpisheh à l'agence Isna. "A cause d'une méfiance historique, les liens diplomatiques ont été détruits" et il n'y a pas d'autre choix que de chercher à réduire les tensions, selon lui.

Il y a une semaine à peine, MM. Rohani et Trump avaient eu un échange très tendu, signe de l'incompréhension entre la République islamique et la Maison Blanche.

Le président iranien avait évoqué la perspective de la "mère de toutes les guerres" et son homologue américain lui avait promis des "conséquences telles que peu en ont connues auparavant au cours de l'histoire".

Dans les rues de Téhéran, la population se sent plus concernée par les difficultés économiques, notamment la crise monétaire, qui a vu le rial perdre près des deux tiers de sa valeur face au dollar depuis le début de l'année.

"Tout ce qui peut aider le peuple dans cette situation difficile est le bienvenu", a affirmé Fathi, qui travaille dans un cabinet d'assurance.

Hushiar, un employé de bureau, va plus loin: "On croit tous que Trump est l'ennemi de l'Iran mais peut-être qu'il veut maintenant donner sa chance au peuple iranien et, si Dieu le veut, cela pourrait nous aider à sortir de ce désastre".

Si le retour imminent de sanctions américaines fait craindre aux Iraniens des temps encore plus difficiles, beaucoup ont du mal à croire qu'ils peuvent faire confiance au dirigeant qui contribue à leurs déboires économiques.

Avec AFP

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