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Pour Trump, "l'UE fait probablement autant de mal que la Chine" sur le commerce

Le président américain Donald Trump , Washington, 29 juin 2018.

Le président américain Donald Trump a comparé les pratiques commerciales de l'Union européenne à celles de la Chine, lors d'un entretien diffusé dimanche.

"L'Union européenne fait probablement autant de mal que la Chine, sauf qu'elle est plus petite", a déclaré M. Trump à Fox News.

Les Européens "ont fait l'an dernier un excédent commercial de 151 milliards de dollars. (...) Et par-dessus ça, nous dépensons une fortune sur l'Otan pour les protéger", a-t-il poursuivi.

"C'est terrible ce qu'ils nous ont fait", a estimé le milliardaire. "Nous aimons tous d'une certaine manière l'Union européenne" mais ces pays "nous traitent très mal. Ils nous traitent très injustement".

Il a justifié sa décision d'imposer à tous les partenaires commerciaux des Etats-Unis des tarifs douaniers sur les importations d'acier et d'aluminium: "Si nous ne l'appliquons pas à tout le monde alors ils (les pays producteurs visés) passent par les pays qui n'y sont pas soumis et vous perdez beaucoup de temps".

Interrogé sur l'opportunité de faire plutôt front avec les alliés des Etats-Unis contre la Chine, le président a répondu par la négative.

Les Européens "ne veulent pas nos produits agricoles. En toute honnêteté, ils ont leurs agriculteurs donc ils veulent protéger leurs agriculteurs. Mais nous ne protégeons pas les nôtres", a-t-il relevé.

A propos de l'UE, il a également évoqué le marché automobile, pointant du doigt les marques allemandes alors que "nous ne pouvons pas y faire entrer nos voitures".

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L'administration Trump a lancé une étude en vue d'une éventuelle augmentation des droits de douane sur les importations d'automobiles.

Donald Trump s'est engagé depuis plusieurs mois dans une offensive tous azimuts sur le commerce, contre la Chine qu'il accuse de vol de la propriété intellectuelle, mais aussi contre les Européens et les Canadiens qui ont répliqué par des mesures de représailles.

Par ailleurs, autre sujet de contentieux avec l'Europe, le président a réitéré que les sociétés européennes faisant affaire avec l'Iran seraient sanctionnées: "Oui, bien sûr. C'est ce que nous faisons. Absolument", a-t-il répondu sur les intentions de Washington.

En se retirant le 8 mai de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015, le président avait annoncé le rétablissement de sanctions américaines visant la République islamique, y compris pour les entreprises de pays tiers qui y commercent ou y investissent.

Avec AFP

Un homme blesse neuf personnes à l'arme blanche, dont des réfugiés dans l'Idaho

La police tente d'arrêter un activiste lors d'un rassemblement à Tbilissi, (IDAHO) , le 17 mai 2013.

Un homme de 30 ans a surgi samedi soir dans une résidence à loyers modérés où vivent de nombreux réfugiés dans l'Idaho et a blessé neuf personnes à l'arme blanche, dont quatre grièvement.

La police de Boise, ville de 226.000 habitants du petit Etat rural de l'Idaho dans le nord-ouest des Etats-Unis, a réussi à arrêter l'homme dans sa fuite, mais on ignorait à ce stade ses motivations, et donc s'il visait spécifiquement des réfugiés ou non.

Certaines victimes se trouvaient à l'intérieur d'appartements, d'autres à l'extérieur. L'attaque a eu lieu dans la soirée, la police ayant été appelée à 20h46 heure locale (2H46 GMT dimanche).

"Les victimes incluent des réfugiés", a déclaré Bill Bones, chef de la police de Boise, lors d'un point presse dans la nuit. "Les âges des victimes sont extrêmement variés".

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Les appartements sont répartis dans plusieurs bâtiments à un seul étage.

Selon le journal local Idaho Statesman, les appartements font partie d'un programme d'assistance fédérale limitant les loyers à 30% des revenus des locataires.

"Nous n'avons jamais vu autant de victimes en un seul acte à Boise dans l'histoire du service", a dit le chef de la police.

Avec AFP

Manifestations aux Etats-Unis pour défendre les familles de clandestins

Les manifestants traversent le pont de Brooklyn lors d'une marche contre la séparation des familles immigrantes, à New York, le 30 juin 2018.

Des centaines de manifestations, petites ou grandes, ont mobilisé des milliers de personnes samedi à travers les Etats-Unis contre la politique migratoire de Donald Trump et pour réclamer le regroupement immédiat des enfants et de leurs parents clandestins appréhendés à la frontière mexicaine, qui tarde à se réaliser.

L'un des grands rassemblements a eu lieu dans le parc jouxtant la Maison Blanche à Washington, avec des milliers de personnes de tous âges, dans une atmosphère oscillant entre indignation et tristesse, par 33 degrés. Ils ont ensuite défilé, passant notamment devant l'hôtel Trump.

New York, Boston, Chicago, Portland et Los Angeles ont aussi vu des foules de manifestants, avec la participation d'artistes comme Alicia Keys et Lin-Manuel Miranda à Washington, ou John Legend à Los Angeles, ainsi que des élus démocrates.

Dans la capitale américaine, l'enregistrement d'un enfant de migrants pleurant à la recherche de ses parents a été diffusé sur des hauts-parleurs.

Jocelyn, une mère brésilienne, séparée de son fils pendant neuf mois, a témoigné de son calvaire au micro: "On lui a dit qu'il finirait peut-être par être adopté", a-t-elle raconté à la foule, déclenchant un cri collectif spontané: "Honte! Honte!"

"C'est du racisme à peine voilé", dit Dorothy Carney, une professeure de français venue de Charlottesville, en Virginie. "Le mal l'emportera si les gens bien ne font rien. Au moins, on fait quelque chose", relève-t-elle.

"Je suis en colère, triste, écoeurée", dit Rita Montoya, avocate de Washington originaire du Mexique, venue comme beaucoup d'autres avec ses jeunes enfants. "Nous sommes des enfants d'immigrés, nous contribuons à ce pays depuis suffisamment longtemps, il faut que ce pays commence à nous montrer un peu de respect".

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"Les familles doivent rester ensemble" est le slogan de cette journée, alors que les autorités fédérales américaines ont désormais pour ordre de ramener les enfants auprès de leurs parents, une tâche qui s'éternise.

Mêmes scènes à New York, où l'on voyait aussi des slogans tels que "Abolissez l'ICE", la police de l'immigration, une cause auparavant marginale mais qui est en train de gagner en popularité au sein de la gauche américaine.

Sur une pancarte, Courtney Malloy, avocate new-yorkaise de 34 ans, a écrit que "le seul bébé qui mérite d'être en cage est Donald Trump". "C'est vraiment très important pour nous de montrer au monde, et en particulier aux immigrés, que nous sommes de leur côté. Ceci n'est pas l'Amérique", dit-elle.

"C'est tellement cruel de séparer les enfants", renchérit Julia Lam, 58 ans, immigrée de Hong Kong dans les années 1980. "Je ne sais pas s'il se rend compte de ce qu'il a fait aux enfants".

Le président, qui passe le week-end dans son golf de Bedminster près de New York, leur a répondu à distance: "Nos lois sont les plus bêtes du monde", a-t-il tweeté, en allusion aux lois qui empêchent de renvoyer immédiatement les clandestins passant la frontière, afin d'entendre leur éventuelle demande d'asile par exemple. "Les démocrates veulent des frontières ouvertes et sont faibles contre la délinquance!"

- Abolir l'ICE -

Le président américain a annulé le 20 juin sa politique --censée être dissuasive-- de séparation des familles de clandestins, mais environ 2.000 enfants sur plus de 2.300 attendaient toujours vendredi de retrouver leurs parents. Les mineurs sont pris en charge dans des foyers répartis dans tout le pays, parfois à des milliers de kilomètres du centre de détention où sont retenus leurs parents.

Un juge fédéral de San Diego (Californie) a donné trente jours aux autorités fédérales pour ces regroupements, et deux semaines quand les enfants ont moins de cinq ans.

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C'est la lenteur de ce processus et l'annonce du gouvernement Trump que les familles entières seraient dorénavant placées en détention, sans exception pour la présence d'enfants, qui provoquent la colère de la gauche et le malaise d'une partie des républicains.

Plusieurs élus démocrates de haut rang souscrivent depuis quelques jours à la revendication de la suppression de l'ICE, dont le maire de New York Bill de Blasio et la sénatrice de New York Kirsten Gillibrand, candidate potentielle à l'élection présidentielle de 2020.

Créée en 2003, moins de deux ans après les attentats du 11 septembre 2001, l'ICE incarne la politique de "tolérance zéro" de l'administration Trump, ses agents ayant pour tâche principale d'interpeller les personnes en situation irrégulière, en vue de leur expulsion.

"A tous les hommes et femmes courageux de l'ICE: ne vous inquiétez pas, gardez le moral. Vous faites du travail fantastique pour nous protéger en éradiquant les pires éléments criminels", a-t-il tweeté.

Avec AFP

Le tireur d'Annapolis voulait faire un carnage

Photo de Jarrod Warren Ramos publiée par la police d'Anne Arundel

Le tireur d'Annapolis, qui a tué cinq personnes avec un fusil à pompe dans la salle de rédaction du Capital Gazette, voulait "tuer autant de personnes que possible" selon la police, probablement en raison de la rancoeur développée contre ce journal.

Le suspect, qui a été maintenu en détention vendredi matin après de son audience formelle d'inculpation a utilisé un fusil à pompe acheté légalement, a précisé Timothy Altomare, le chef de police du comté d'Anne Arundel, dans l'Etat du Maryland, lors d'une conférence de presse.

Timothy Altomare a refusé de confirmer le nom du suspect, mais ce dernier a été identifié par des documents de justice comme Jarrod Ramos, 38 ans. Il a été inculpé de cinq chefs d'inculpation de meurtre avec préméditation.

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Cet homme, qui entretenait une relation conflictuelle avec le journal qu'il avait, sans succès, attaqué en diffamation, a pénétré jeudi après-midi dans la salle de rédaction avec l'intention de "tuer autant de personnes que possible", a annoncé le chef de police local.

Il a mené "une attaque organisée, avec le blocage d'une porte de sortie", a détaillé le procureur général Wes Adams, ajoutant que le suspect avait "utilisé une approche tactique pour pourchasser et abattre les victimes innocentes".

Un policier s'était rendu chez Jarrod Ramos en mai 2013 à la suite de menaces proférées sur internet contre le Capital Gazette. Les responsables du journal avaient alors préféré ne pas engager de poursuites "par crainte que le faire allait attiser une situation déjà enflammée".

>> Lire aussi: Trump : les journalistes devraient pouvoir exercer leur métier "sans peur"

Quatre des victimes sont mortes sur le coup jeudi, la cinquième est décédée à l'hôpital. L'attaque a également fait deux blessés légers.

Ce sont quatre journalistes et une employée du marketing qui ont été abattus.

Donald Trump a dénoncé vendredi un évènement "horrible". "Les journalistes, comme tous les Américains, devraient pouvoir exercer leur métier sans la peur d'être victimes de violentes attaques", a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche.

Quelques minutes après l'annonce de la fusillade jeudi, il avait tweeté pour offrir ses "pensées et (ses) prières" aux personnes tuées et à leurs familles.

- "Pas de mots" -

Les rescapés de la fusillade d'Annapolis ont tenu jeudi soir à publier une édition du journal vendredi pour rendre hommage à leurs collègues tués. Leur "Une" est simple, factuelle et glaçante, sans adjectif. "Cinq personnes abattues au Capital", est-elle titrée.

A l'arrière de camionnettes, dans un parking situé à quelques centaines de mètres de leur salle de rédaction bouclée par la police, ils ont recréé des bureaux de fortune pour raconter la tragédie dont ils ont été les victimes, avec l'aide des journalistes du Baltimore Sun, propriétaire du Capital Gazette.

"Je ne sais pas quoi faire d'autre à part ça", a expliqué un journaliste, Chase Cook, jeudi. "On va sortir un journal demain", avait-il dit à l'AFP.

"Je ne peux pas dormir, donc la seule chose que je puisse faire c'est rendre compte des faits", a écrit sur Twitter pendant la nuit un autre journaliste, Phil Davis.

Dans leur journal de vendredi, les noms des victimes sont imprimés à la page habituellement réservée aux éditoriaux, laissée vide.

"Demain, cette page reviendra à son but originel, qui est de proposer à nos lecteurs des opinions informées", est-il précisé.

- "Proche de notre communauté" -

Au-delà du monde du journalisme, c'est toute la ville d'Annapolis, paisible bourgade historique à une heure de Washington, qui est endeuillée.

"Le Capital Gazette est le journal d'Annapolis (...) J'avais bien sûr rencontré les cinq victimes, et tous les autres journalistes", a déclaré sur Fox News vendredi matin Timothy Altomare.

Le Capital, qui fait partie du groupe Capital Gazette, est un petit journal fondé en 1727. Il employait six reporters, deux photographes et 5 secrétaires de rédaction. Ses locaux sont protégés par une porte fermée en permanence, a expliqué à l'AFP un de ses journalistes.

Les alentours du journal, situé en pleine zone commerciale derrière une banque, étaient toujours bloqués par la police vendredi matin.

Des habitants d'Annapolis sont venus rendre hommage aux victimes pendant la nuit, en déposant des bouquets de fleurs. Le journal fait partie du quotidien des habitants de la ville qui connaissaient bien souvent personnellement ses reporters.

"La Gazette est proche de notre communauté", a expliqué à l'AFP Kelly O'Brian.

Une veillée funèbre sera organisée vendredi soir.

Avec AFP

Trump affirme que les journalistes devraient pouvoir exercer leur métier "sans peur"

La Une du journal "The Capital Gazette" le 29 juin 2018.

Le président américain Donald Trump a dénoncé l'"horrible" fusillade qui a eu lieu dans les locaux du Capital Gazette, à Annapolis, soulignant que les journalistes devraient pouvoir travailler sans se sentir menacés par ce type d'attaques sanglantes.


"Cette attaque a choqué la conscience de notre pays et empli nos coeurs de tristesse", a déclaré M. Trump depuis la Maison Blanche.

"Les journalistes, comme tous les Américains, devraient pouvoir exercer leur métier sans la peur d'être victimes de violentes attaques", a-t-il ajouté.

>> Lire aussi: Un tireur abat 5 personnes dans un journal aux Etats-Unis

"Horrible, horrible", a encore dit le président américain, connu pour ses virulentes critiques contre les journalistes et les médias.

M. Trump a par ailleurs promis que son administration ferait "tout ce qui est en son pouvoir pour réduire la violence et protéger les vies innocentes".

Quatre des victimes de la fusillade de jeudi sont mortes sur le coup, la cinquième est décédée à l'hôpital. Le tireur, Jarrod Ramos, 38 ans, avait fait irruption jeudi après-midi dans la salle de rédaction, armé d'un fusil à pompe. Une fois ses crimes commis, il s'était laissé arrêter sans difficulté.

Avec AFP

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