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États-Unis

Pompeo vante la diplomatie américaine, au service de Trump

Mike Pompeo, secrétaire d'Etat américain au siège de l'OTAN à Bruxelles le 27 avril 2018.

Le nouveau secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a vanté mardi la puissance de la diplomatie américaine, qu'il a promis de mettre au service de la politique étrangère de Donald Trump pour obtenir "les résultats dont l'Amérique a si désespérément besoin dans le monde".

"Je crois détenir le record du plus long voyage au premier jour de travail", a-t-il plaisanté à son arrivée à Foggy Bottom, le bâtiment du département d'Etat à Washington.

Lors de sa prise de fonction jeudi, Mike Pompeo avait immédiatement pris l'avion pour aller à une réunion de l'Otan à Bruxelles puis au Moyen-Orient, d'où il n'est rentré que lundi soir. Il s'est donc adressé mardi pour la première fois au personnel diplomatique, qu'il a chaudement remercié pour son "travail incroyable" depuis le départ de son prédécesseur Rex Tillerson, limogé brutalement mi-mars par M. Trump.

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"Etre ici et regarder le corps diplomatique le plus important du monde me rend terriblement humble", a-t-il lancé sous les applaudissements des employés venus nombreux pour l'écouter.


Insistant à plusieurs reprises sur leurs qualités et l'importance du travail de chacun d'entre eux, il a semblé vouloir prendre le contre-pied de Rex Tillerson, ex-patron du géant pétrolier ExxonMobil critiqué pour sa gestion du département d'Etat, dont il voulait couper le budget et les effectifs. Quinze mois après l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, de nombreux postes-clés n'ont toujours pas été pourvus, et Mike Pompeo a promis, lors de son audition devant le Sénat, d'accélérer le processus de nomination.

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"Je suis certain d'une chose, c'est que l'Amérique ne peut pas atteindre ses objectifs sans vous tous, sans une politique étrangère américaine déployée à chaque coin de la planète", a-t-il lancé mardi.

"J'ai énormément à apprendre de vous", "je vais vous écouter", "mais en tant que personnes, je sais que je vous connais", a-t-il renchéri, assurant que "l'objectif final" est de "mettre en oeuvre la politique étrangère du président Trump et de l'Amérique autour du monde, d'être le visage diplomatique qui obtient les résultats dont l'Amérique a si désespérément besoin dans le monde."

Alors que les dossiers du nucléaire iranien et nord-coréen s'approchent d'échéances cruciales, le chef de la diplomatie des Etats-Unis a promis d'en dire davantage sur ses priorités et sur son "style de leadership" dans les prochains jours, après la cérémonie d'investiture par Donald Trump qui se rendra mercredi au département d'Etat pour la première fois.

Avec AFP

R. Kelly accuse Time's Up de "lynchage"

Le chanteur R. Kelly à l'American Music Awards 2013 à Los Angeles le 24 novembre 2013.

Le chanteur de R&B R.Kelly, attaqué par le mouvement Time's Up, a accusé ce dernier de vouloir "lyncher publiquement un Noir qui a extraordinairement contribué à notre culture".

Dans un communiqué, le "management de R. Kelly" a accusé lundi soir le mouvement de soutien juridique aux victimes d'abus sexuels de "tirer des conclusions hâtives, sans avoir les faits".

"Il sera bientôt clair que M. Kelly est la cible d'une conspiration délibérée et vicieuse pour le rabaisser, lui, sa famille et les femmes avec lesquelles il passe son temps", affirme le communiqué.

"Depuis la naissance de l'Amérique, des hommes et des femmes noirs ont été lynchés pour avoir eu des relations sexuelles ou pour en avoir été accusés", souligne le communiqué. "Nous résisterons vigoureusement contre toute tentative de lynchage public d'un Noir qui a contribué extraordinairement à notre culture", a ajouté le communiqué.

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L'organisation Women of Color (WOF, composante de Time's Up), a mis tout son poids lundi derrière un mouvement amorcé sur Twitter pour mettre fin à la carrière du chanteur, sous le cri de ralliement #MuteRKelly ("Faites taire R. Kelly").

Time's Up, né dans le sillage du mouvement #MeToo, réclame une enquête sur les accusations d'abus sexuels qui l'entourent depuis des années et pour lesquels le chanteur, âgé de 51 ans, n'a jamais été condamné.

Le chanteur de "I Believe I can Fly" a notamment été inculpé pour pornographie sur mineurs en 2002, mais finalement acquitté en 2008.

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Selon une enquête publiée en juillet 2017 par le site d'informations BuzzFeed, le chanteur a aussi été accusé d'avoir des quasi-esclaves sexuelles à ses domiciles de Chicago et Atlanta, même si les allégations publiées, démenties par le chanteur, n'ont débouché sur aucune inculpation.

Une plainte a par ailleurs été récemment déposée contre lui auprès de la police de Dallas par une femme qui affirme qu'il l'a sexuellement agressée alors qu'ils avaient eu une liaison quelques mois durant, selon le magazine Rolling Stone.

A ce jour, le chanteur ne fait l'objet d'aucune poursuite judiciaire.

Avec AFP

Trump s'indigne de fuites dans l'enquête sur l'affaire russe

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche à Washington le 30 avril 2018.

Donald Trump a jugé mardi "scandaleux" que les questions que souhaite lui poser le procureur spécial chargé de l'enquête sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et la Russie aient été "+divulguées+" par le New York Times.

"Vous avez un crime inventé, bidon, la Collusion, qui n'a jamais existé et une enquête qui a commencé avec une fuite illégale d'informations confidentielles. Sympa !", a critiqué le président américain dans un tweet matinal.


Lundi soir, le New York Times a publié les dizaines de questions que Robert Mueller, procureur spécial, souhaiterait poser à M. Trump.

La teneur des questions transmises à la Maison Blanche semble indiquer que l'équipe de Robert Mueller s'intéresse à une potentielle entrave à la justice de la part du dirigeant américain.

"Il semblerait très difficile d'entraver la justice pour un crime qui n'a jamais eu lieu ! Chasse aux sorcières !", a tonné M. Trump dans un second tweet.

Les questions, révélées lundi soir, peuvent être divisées en plusieurs volets: sur Michael Flynn, l'ancien conseiller à la sécurité nationale, sur le renvoi de James Comey, alors directeur de la police fédérale américaine (FBI), sur Jeff Sessions, le ministre de la justice qui s'était récusé de l'enquête russe, ou encore sur des évènements interrogeant sur une potentielle collusion entre son équipe de campagne et Moscou.

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"Quand avez-vous pris connaissance de la réunion à la Trump Tower ?", en juin 2016 entre les membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et une avocate russe, interroge par exemple l'une d'elles.

"Après les démissions, quels efforts ont été déployés pour contacter M. Flynn à propos d'une recherche d'immunité ou d'une amnistie possible", sollicite une autre.

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Selon l'ex chef du FBI, James Comey, le président américain lui a demandé d'abandonner une enquête sur son ancien conseiller à la sécurité nationale, forcé à la démission.

Mais ces questions n'indiquent pas que Donald Trump est considéré comme suspect dans cette enquête du procureur spécial.

Selon les avocats du président, Robert Mueller a envisagé depuis plusieurs mois d'interroger Donald Trump dans le cadre de ses investigations sur les interférences russes sur la campagne américaine de 2016.

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Il y a deux semaines, le locataire de la Maison Blanche a recruté un nouvel avocat, l'ex-maire de New York Rudy Giuliani.

"Je fais ça parce que j'espère que nous pouvons négocier un règlement qui soit bon pour le pays et parce que j'ai beaucoup de respect pour le président et pour Robert Mueller", avait indiqué M. Giuliani au Washington Post, au moment de sa nomination.

Avec AFP

La Maison Blanche dément qu'un conseiller de Trump l'ait traité d'idiot

John Kelly, secrétaire général de la Maison Blanche, Washington, le 12 février 2018.

Le secrétaire général de la Maison Blanche John Kelly a démenti lundi les affirmations d'une chaîne de télévision américaine selon laquelle il aurait qualifié le président Donald Trump d'"idiot".

La chaîne NBC, citant plusieurs employés non identifiés de la Maison Blanche, actuels et anciens, a rapporté que M. Kelly avait utilisé ce terme à plusieurs reprises pour parler du milliardaire, estimant être le seul rempart contre une catastrophe provoquée par les "pulsions erratiques d'un président qui a une approche discutable des problèmes politiques et des fonctions d'un gouvernement".

Le général à la retraite a répliqué lundi après-midi, par une déclaration diffusée via la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders.

"Je passe davantage de temps que quiconque en compagnie du président et nous avons une relation incroyablement franche et solide", a indiqué M. Kelly. "Il sait toujours quelle est ma position et lui et moi savons que cette histoire est une c....rie totale", a-t-il ajouté, utilisant les lettres politiquement correctes "BS".

"C'est une autre tentative ridicule de salir ceux qui sont proches du président Trump et de détourner l'attention des nombreux succès de l'administration", a-t-il continué. "Je suis engagé envers le président, son programme et notre pays".

NBC avait déjà rapporté en octobre que le secrétaire d'Etat de l'époque Rex Tillerson --limogé mi-mars par Donald Trump après des mois de spéculations sur son départ-- avait qualifié dans le courant de l'été le président de "débile".​

M. Tillerson avait alors été contraint de prêter publiquement allégeance à l'occupant de la Maison Blanche.

Après la sortie en janvier d'un livre accablant sur les coulisses de l'administration Trump, M. Tillerson était monté au créneau pour défendre l'aptitude mentale de l'ancien magnat de l'immobilier. "Je n'ai jamais remis en cause son aptitude mentale, je n'ai aucune raison de douter de son aptitude mentale", avait-il notamment dit sur CNN.

Acec AFP

Washington demande au Soudan de "mettre fin" à tout lien avec la Corée du Nord

Le président soudanais Omar el-Béchir, au centre-droite, et la Première dame Widad Babiker Omer, à gauche, à Khartoum le 24 décembre 2017.

Le Soudan doit "mettre fin à tout lien commercial" avec la Corée du Nord avant que des pourparlers puissent commencer pour retirer Khartoum de la liste noire américaine du "terrorisme", a déclaré un haut responsable américain sous couvert d'anonymat.

Le Soudan et la Corée du Nord n'ont plus de relations diplomatiques depuis des années, mais certains groupes de défense des droits de l'Homme affirment que les deux pays entretiennent une coopération militaire.

Pour Washington, le Soudan doit fournir une assurance complète qu'il a coupé ses relations avec Pyongyang. "Avant tout, il est important de mettre fin à tout lien commercial avec la Corée du Nord", a déclaré à l'AFP un haut responsable américain, qui a demandé l'anonymat.

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"Plus de business, point. Donnez-nous la preuve que vous l'avez effectivement arrêté. Voilà ce qu'ils doivent faire", a-t-il ajouté.

"Le Soudan confirme n'avoir aucune relation avec la République populaire démocratique de Corée", a déclaré le ministère soudanais des Affaires étrangères dans un communiqué publié dimanche.

Washington a levé en octobre son embargo commercial imposé à Khartoum et vieux de plusieurs décennies, mais a maintenu le Soudan sur sa liste des "Etats soutenant le terrorisme", qui inclut notamment la Corée du Nord, la Syrie et l'Iran.

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Selon les responsables soudanais, cela empêche le commerce entre banques internationales et soudanaises et freine la reprise économique du pays, confronté à une inflation persistante, une dette élevée et la perte de revenus pétroliers.

Khartoum affirme qu'il s'est engagé à respecter toutes les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre la Corée du Nord.

En 1997, Washington avait imposé des sanctions au Soudan, accusé de soutien aux groupes militants islamistes. Le fondateur d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, a vécu au Soudan entre 1992 et 1996.

Après des décennies de relations diplomatiques tendues, les relations entre Washington et Khartoum se sont améliorées sous la présidence de Barack Obama, puis avec la levée des sanctions par Donald Trump, l'année dernière.

Les finances du pays ont été sévèrement touchées après l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, privant le nord d'environ 75% des revenus pétroliers soudanais.

Avec AFP

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