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Diplomates russes et américains plient bagage en raison de l'affaire Skripal

Le président américain Donald Trump, à droite, et son homologue russe Vladimir Poutine lors d'un sommet à Danang, Vietnam, 11 novembre 2017.

Diplomates russes et américains pliaient bagage samedi à la suite d'une crise diplomatique sans précédent opposant Moscou à l'Occident qui a vu la tension monter encore d'un cran entre la Russie et le Royaume-Uni.

Une cinquantaine d'hommes, femmes et enfants ont été vus quitter en début d'après-midi l'enceinte de l'ambassade de Russie à Washington à bord d'un autocar, qui s'est dirigé vers l'aéroport.

Familles comprises, 171 personnes devaient quitter les Etats-Unis dans la journée et le gouvernement russe a fourni deux avions pour leur transport, dont l'un fera une brève escale à New York.

Simultanément, les camions de déménagement se sont succédé dès samedi matin devant le consulat des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg, tandis que le drapeau américain a été retiré du fronton.

>> Lire aussi : Le consulat américain de Saint-Pétersbourg plie bagage

Et faisant encore monter la tension d'un cran, Moscou a annoncé samedi que le Royaume-Uni devrait réduire son personnel diplomatique en Russie de plus de 50 personnes, dans le cadre de la vague d'expulsions croisées liées à l'empoisonnement le 4 mars sur le sol britannique de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia.

Cette demande de réduction des effectifs diplomatiques, dont Moscou n'a pas précisé les modalités, intervient après l'expulsion par la Russie de 23 diplomates britanniques qui ont déjà quitté son territoire.

"La Russie a suggéré la parité. La partie britannique a plus de 50 personnes en excédent" dans ses représentations diplomatiques, a déclaré à l'AFP la porte-parole russe du ministère des Affaires étrangères Maria Zakharova.

Moscou, qui a convoqué vendredi les ambassadeurs de 23 pays pour leur signifier les mesures d'expulsion prises à l'encontre de leurs diplomates, a donné à cette occasion un mois à Londres pour réduire son personnel diplomatique en Russie au même niveau que celui des missions diplomatiques russes au Royaume-Uni.

L'ambassadeur britannique en Russie, Laurie Bristow, s'est vu remettre une note de protestation en lien avec "les actions provocatrices et infondées de la partie britannique qui a été l'instigatrice de l'expulsion injustifiée de diplomates russes par divers Etats", selon le ministère.

A Londres, une porte-parole du Foreign Office s'est bornée à déclarer samedi: "nous étudions les implications des mesures annoncées par le ministère russe des Affaires étrangères".

Rajoutant aux tensions entre les deux capitales, le Royaume-Uni a annoncé samedi que sa police aux frontières avait perquisitionné à bord d'un avion russe dans un aéroport londonien, suscitant l'indignation de la Russie.

Londres a assuré qu'il s'agissait d'une procédure "routinière", mais Moscou a dénoncé une "nouvelle provocation flagrante" relevant d'une "politique hostile" des autorités britanniques.

Vague d'expulsions

Londres impute à la Russie l'empoisonnement à Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre) de Sergueï Skripal et de sa fille malgré les démentis de Moscou qui clame son innocence et a demandé la convocation d'une "session extraordinaire" du Conseil exécutif de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

>> Lire aussi : Les diplomates russes expulsés quittent l'ambassade à Washington

La vague d'expulsions croisées, la plus importante de l'Histoire, concernant au total environ 300 diplomates de part et d'autre, a débuté le 14 mars avec l'annonce par Londres de l'expulsion de 23 diplomates russes et de la suspension des contacts à haut niveau.

La Russie a ordonné trois jours plus tard l'expulsion de 23 Britanniques et la fermeture des activités du British Council en Russie ainsi que du consulat du Royaume-Uni à Saint-Pétersbourg.

Les Etats-Unis ont ensuite annoncé le renvoi de 48 diplomates russes attachés à l'ambassade de Russie à Washington et de 12 autres travaillant à la mission russe à l'ONU. Ils ont également décrété la fermeture du consulat russe à Seattle (nord-ouest).

Jeudi et vendredi, Moscou a annoncé l'expulsion d'au moins 121 diplomates d'autres pays en poste en Russie dont 60 pour les Etats-Unis qui doivent également fermer leur consulat à Saint-Pétersbourg.

Au total, les Etats-Unis et d'autres pays, notamment de l'Union européenne, ainsi que l'Otan ont annoncé l'expulsion de plus de 150 diplomates russes. En représailles, Moscou a pris des mesures identiques envers un nombre équivalent de diplomates de ces Etats.

>> Lire aussi : Moscou lance ses représailles contre les Occidentaux dans le cadre de l'affaire Skripal

La France, l'Allemagne, le Canada et la Pologne ont chacun annoncé l'expulsion par la Russie de quatre de leurs diplomates. D'autres pays, dont l'Australie et l'Ukraine, se sont également vus intimer des expulsions de diplomates.

Parallèlement, Londres a annoncé samedi étudier la demande de la Russie d'obtenir un accès consulaire à Ioulia Skripal.

"Nous examinons des demandes d'accès consulaire conformément à nos obligations découlant du droit international et national, y compris les droits et les volontés de Ioulia Skripal", a déclaré une porte-parole.

L'hôpital de Salisbury où est soignée Ioulia Skripal, 33 ans, a précisé jeudi que son état de santé s'améliorait "rapidement". Selon la BBC, elle est consciente et en état de parler.

Son père Sergueï, 66 ans, reste dans un état critique mais stable.

Avec AFP

Le consulat américain de Saint-Pétersbourg plie bagage

L’ambassade des Etats-Unis à Moscou, 27 mars 208.

Le consulat américain de Saint-Pétersbourg a commencé à plier bagage samedi suite à la décision des autorités russes de fermer cette représentation diplomatique sur fond d'affaire Skripal, a constaté une journaliste sur place.

Dès la matinée samedi, les camions de déménagement se sont succédé devant le consulat, situé dans le centre de la deuxième ville de Russie, pour emporter les affaires du bâtiment, tandis que le drapeau américain a été retiré du fronton.

Les employés du consulat ont jusqu'à 22H00 (19H00 GMT) pour quitter les lieux, tandis que la résidence du consulat doit être libérée d'ici fin avril, selon une source citée par l'agence Interfax.

>> Lire aussi : Les diplomates russes expulsés quittent l'ambassade à Washington

L'empoisonnement le 4 mars sur le sol britannique de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia a suscité la plus importante vague d'expulsions croisées de l'Histoire entre la Russie et les Occidentaux, concernant au total environ 300 diplomates de part et d'autre.

En solidarité avec les Britanniques qui accusent Moscou d'être responsable de l'empoisonnement, les Etats-Unis avaient décidé l'expulsion de 60 diplomates russes et la fermeture du consulat russe de Seattle (nord-ouest).

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En riposte, la Russie a ordonné l'expulsion de 60 diplomates américains et la fermeture du consulat des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg.

Avec AFP

Les diplomates russes expulsés quittent l'ambassade à Washington

L’ambassade de la Russie à Washington, 26 mars 2018l.

Les diplomates russes expulsés par les Etats-Unis après l'empoisonnement au Royaume-Uni d'un ex-agent double ont commencé à quitter samedi l'ambassade russe à Washington.

Une cinquantaine d'hommes, femmes et enfants ont été vus quitter l'enceinte de l'ambassade en début d'après-midi à bord d'un autocar bleu.

L'ambassadeur russe à Washington, Anatoli Antonov, a indiqué à l'agence étatique TASS que les 60 diplomates russes expulsés de Washington, New York et Seattle quitteraient tous le pays le 31 mars.

>> Lire aussi : Le consulat américain de Saint-Pétersbourg plie bagage

Familles comprises, 171 personnes vont quitter les Etats-Unis et le gouvernement russe a fourni deux avions pour leur transport dont l'un fera une brève escale à New York.

Au total, l'expulsion d'environ 300 diplomates de part et d'autre a été annoncée dans le sillage de l'empoisonnement par un agent innervant militaire de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille.

>> Lire aussi : Moscou lance ses représailles contre les Occidentaux dans le cadre de l'affaire Skripal

Londres impute à la Russie cette tentative d'assassinat malgré les démentis de Moscou qui clame son innocence et a demandé la convocation d'une "session extraordinaire" du Conseil exécutif de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Ancien colonel du service de renseignement de l'armée russe, Sergueï Skripal avait été accusé de "haute trahison" pour avoir vendu des informations au renseignement britannique, et condamné en 2006 à 13 ans de prison.

>> Lire aussi : Skripal: Moscou expulse 60 diplomates américains, Washington étudie une contre-riposte

En 2010, il avait fait l'objet d'un échange de prisonniers organisé entre Moscou, Londres et Washington, et s'était installé en Angleterre où sa fille était venue lui rendre visite en mars.

Avec AFP

Trump lance un nouveau coup de boutoir contre Amazon

Le président Donald Trump, à gauche, et Satya Nadella, chef de la direction de Microsoft, écoutent Jeff Bezos, chef de la direction d'Amazon, lors d'une table ronde du American Technology Council à la Maison-Blanche, Washington, 19 juin 2017.

Le président Donald Trump a de nouveau pris pour cible le géant d'internet Amazon samedi, dénonçant le groupe de l'homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, pour ses pratiques fiscales et son usage de la poste américaine, pour la deuxième fois en trois jours.

"Puisque nous en parlons, on dit que La Poste américaine perd 1,5 dollar en moyenne sur chaque colis livré par Amazon. Ça fait des milliards de dollars au total", a lancé Donald Trump dans un premier tweet matinal.

>> Lire aussi : La cote de popularité de Donald Trump remonte

Disant citer le New York Times, il affirme que ce journal "indique que +la taille de l'équipe de lobbying du groupe a explosé+".

Puis il tacle le quotidien Washington Post, propriété de Jeff Bezos, en écrivant que ces équipes supposées de lobbyistes d'Amazon "n'incluent pas le Faux Washington Post, qui est utilisé comme un +lobbyiste+ et devrait S'INSCRIRE comme tel".

"Si La Poste +augmentait ses prix pour les colis, les coûts de livraison d'Amazon augmenterait de 2,6 milliards de dollars+. Cette escroquerie de La Poste doit cesser. Amazon doit payer le prix réel (et ses impôts) maintenant!", conclut le président américain.

>> Lire aussi : Trump s'inquiète qu'Amazon ne paye pas assez d'impôts

Le Washington Post a rapidement répondu à ces accusations dans un article en ligne informant sur ces tweets: "Le Post fonctionne indépendamment d'Amazon, bien que ce média soit propriété personnelle de Jeffrey P. Bezos, le fondateur et dirigeant d'Amazon."

Jeudi, le président américain s'était déjà inquiété publiquement, dans un tweet, du peu d'impôts que paierait selon lui Amazon aux Etats-Unis. La veille, mercredi, des rumeurs sur sa volonté d'encadrer la domination du géant de l'internet avaient fait chuter le cours de l'action en Bourse.

Si l'antipathie du président américain pour le fondateur d'Amazon est bien connue, l'affaire a en effet été relancée mercredi par un article sur le site Axios faisant état de "l'obsession" du président américain pour Amazon et son souhait de s'en prendre au groupe à travers des lois antitrust.

Par le passé, Amazon a été de nombreuses fois mis en cause, aux Etats-Unis comme en Europe, pour ses pratiques d'optimisation fiscale qui ont fait fortement baisser ses impôts. Mais cela a changé avec la hausse des bénéfices de l'entreprise, qui a payé 412 millions de dollars d'impôts au gouvernement fédéral en 2016.

Avec AFP

SpaceX lance le 5e groupe de satellites Iridium

Décollage de la fusée Falcon 9 de la base aérienne de Vandenberg, en Californie, le 30 mars 2018.

La société américaine SpaceX a lancé à bord de sa fusée Falcon 9 le cinquième groupe de satellites de communication de la société Iridium, sur les huit auxquels le constructeur spatial américain doit procéder d'ici mi-2018.

"Décollage réussi" depuis la base Vandenberg de l'US Air Force (Californie), s'est réjoui un commentateur de SpaceX, lors de la retransmission du lancement sur le site internet de la société.


La fusée, dont le premier étage avait déjà été utilisé lors de la mission Iridium-3 en octobre 2017, transporte dix satellites qui vont s'insérer dans le maillage de la planète grâce à une constellation de 81 satellites Iridium, dont 75 doivent être placés en orbite par SpaceX.

>> Lire aussi : Décollage de Falcon Heavy, la fusée la plus puissante du monde

En récupérant des éléments de ses lanceurs pour les réutiliser lors de tirs suivants, SpaceX entend réduire les coûts de lancement.

En ce qui concerne la mission Iridium par exemple, les cinq tirs réalisés jusqu'à présent ont été effectués avec uniquement trois lanceurs.

Cette fois, il n'était pas question de récupérer le premier étage mais seulement une partie de la coiffe.


Mais, le patron de SpaceX Elon Musk a indiqué sur son compte Twitter que la manoeuvre avait échoué : "Le parachute guidé par GPS s'est torsadé, donc la coiffe a touché l'eau à grande vitesse".

"Les turbulences de la coiffe ont perturbé la trajectoire du parachute. On va faire des essais de lâchers depuis des hélicoptères dans les prochaines semaines pour y remédier", a-t-il poursuivi.

Le déploiement des dix satellites d'Iridium-5 a commencé environ une heure après le décollage, soit vers 15h15 GMT, et s'est achevé un quart d'heure plus tard. Chaque engin pèse 600 kilos.


"Déploiement réussi des dix satellites NEXT de @IridiumComm en orbite terrestre basse confirmé", a tweeté SpaceX.

Iridium a conclu avec SpaceX un accord de trois milliards de dollars visant à améliorer son réseau mondial de communications, qui permettra notamment de suivre des navires et des avions en temps réel.

Avec AFP

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