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États-Unis

Le président Trump croit que sa cote de popularité devrait être de 75%

Donald Trump, Robert Mueller

Aux Etats-Unis, le feuilleton sur l’enquête russe poursuit son cours. Une enquête à laquelle le président Donald Trump attribue la responsabilité de ses récents faibles résultats de sondage.

Les procureurs devaient révéler vendredi plus de détails sur la façon dont un ancien responsable de la campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a menti aux enquêteurs, en violation d'une négociation de peine. Des précisions devaient également être entendues sur l’implication de l'ancien avocat personnel de M. Trump, Michael Cohen. L'enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller semble gagner du terrain, a déclaré l'analyste juridique Doug Spencer, de l'Université du Connecticut.

"Je pense que l'objectif final a toujours été de déterminer s'il existait un lien entre la campagne et les activités russes. Et ensuite, la deuxième question est de savoir si le président Trump en tant qu'individu a eu un quelconque type de connexion avec les Russes", ajoute-t-il.

Le président semble de plus en plus être agacé par ces investigations qui empoisonnent son mandat. Il a ainsi accusé dans un tweet, jeudi, ce qu’il a appelé la «fausse chasse aux sorcières dans l’affaire russe», pour son faible taux d’approbation dans les sondages, maintenant de 43% en moyenne. De l’avis de certains analystes, l’enquête sur la Russie pourrait atteindre un point culminant au moment même où le président se prépare pour sa campagne de réélection.

“Mueller est un problème pour le président Trump et le président Trump le sait bien, c'est pourquoi il crie tant. Ce n'est pas un bon développement pour le président Trump et nous en saurons plus dans les prochaines semaines", indique Tom DeFrank du National Journal.

Plus tôt cette semaine, le procureur spécial Robert Mueller n’a recommandé aucune peine de prison pour Michael Flynn, éphémère conseiller à la sécurité nationale du président Trump, évoquant son "aide substantielle" dans les investigations. La sentence contre le général à la retraite sera connue plus tard ce mois-ci. Il a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs au sujet de ses conversations avec l'ambassadeur de Russie à Washington.

Cote de popularité

Jeudi, le président a estimé que sa cote de popularité, à peine au-dessus de 40%, devrait en réalité se situer à 75%.

Le président américain a dénoncé une nouvelle fois, dans un tweet, l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur d'éventuels liens entre son équipe de campagne et la Russie en 2016.

"Sans la chasse aux sorcières de l'enquête russe, et avec tout ce que nous avons accompli au cours des deux dernières années (baisse des impôts et des réglementations, juges, armée, anciens combattants, etc...), ma cote de popularité serait à 75% plutôt qu'à 50% selon les derniers chiffres de Rasmussen", a-t-il écrit.

"Cela s'appelle du harcèlement présidentiel!", a-t-il ajouté.

Selon les derniers chiffres du site FiveThirtyEight, qui établit quotidiennement la cote de popularité du président en utilisant les données de plusieurs dizaines d'instituts de sondage (dont Rasmussen), 42,1% des Américains approuvent l'action de M. Trump à la Maison Blanche.

Dans son livre "The Art of the Deal" (L'art de la négociation), publié en 1987, le magnat de l'immobilier écrit:

"Les gens ne pensent pas toujours en grand, mais ils adorent ceux qui le font. C'est la raison pour laquelle un peu d'hyperbole ne fait jamais de mal. Les gens veulent croire qu'une chose est la plus grande, la meilleure, la plus spectaculaire. J'appelle cela l'hyperbole sincère. C'est une forme innocente d'exagération et une forme redoutablement efficace de promotion".

Trump nomme William Barr ministre de la Justice

William Barr

Le président américain Donald Trump a nommé ministre de la Justice William Barr, un juriste républicain ayant déjà occupé cette fonction sous la présidence de George H.W. Bush.

William Barr remplacera Jeff Sessions, que le président a limogé brutalement en novembre faisant craindre une reprise en main de la très sensible enquête russe.

"Il est respecté par les républicains et par les démocrates", a justifié M. Trump. "C'est l'un des juristes les plus respectés du pays et un des meilleurs esprits juridiques", a-t-il ensuite tweeté.

La nomination de William Barr, 68 ans, doit encore être confirmée par un vote du Sénat, conformément à la Constitution. Compte-tenu des vacances parlementaires, il est peu probable qu'il entre en fonction avant l'année prochaine.

Dans les rangs républicains, l'enthousiasme était de mise. Qualifiant ce choix d'"exceptionnel", le sénateur Lindsey Graham a loué un homme "de la plus haute intégrité". Son collègue Orrin Hatch a souligné "sa vaste expérience et sa finesse de jugement".

Les démocrates étaient plus circonspects. Le sénateur Richard Blumenthal a évoqué ses "commentaires suggérant qu'il est plus intéressé à courtiser Trump qu'à analyser objectivement les lois et les faits". Son confrère Patrick Leahy a lui aussi parlé de "commentaires récents troublants".

Le Sénat, en partie renouvelé lors des élections du 6 novembre, comptera 53 républicains sur 100 à la rentrée, ce qui devrait assurer la confirmation de William Barr.

- "Confiant" -

En attendant, l'intérim au ministère de la Justice est assuré par Matthew Whitaker, soupçonné en raison de propos passés d'être en mission commandée pour rogner les ailes du procureur spécial Robert Mueller.

M. Mueller, un ancien chef de la police fédérale (FBI) devenu bête noire du président, est chargé notamment d'établir s'il y a eu ou non collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump lors de la présidentielle de 2016. Il semble en voie de boucler son enquête.

William Barr connaît bien Robert Mueller, dont il a été le chef quand il était ministre de la Justice de George H.W. Bush de 1991 à 1993. M. Mueller dirigeait alors la direction des affaires pénales du ministère.

M. Barr avait loué le choix de le nommer procureur spécial de l'enquête russe en mai 2017, se disant "confiant" sur le fait que M. Mueller "ne laisserait pas l'enquête dégénérer en chasse aux sorcières sans fin".

Quelques mois plus tard, il regrettait toutefois que des membres de l'équipe Mueller aient fait des dons à des candidats démocrates.

- "Rien de mal" -

Diplômé de l'université de Columbia, William Barr a notamment travaillé pour l'agence de renseignements CIA et des tribunaux de la capitale fédérale avant de se mettre au service du président H.W. Bush.

Après l'élection du démocrate Bill Clinton, il était parti dans le secteur privé, notamment au service de l'opérateur américain de télécoms Verizon. Il travaillait dernièrement pour un grand cabinet d'avocats new-yorkais.

Il commentait régulièrement l'actualité et certains de ses propos ont suscité des interrogations dans les rangs démocrates.

Il a notamment soutenu le limogeage du chef du FBI James Comey par Donald Trump: "Je trouve assez compréhensible que l'administration ne souhaite pas un directeur du FBI qui ne respecte pas les limites établies de son pouvoir."

Il avait également défendu l'appel du milliardaire à l'ouverture d'une enquête sur sa rivale démocrate à la présidentielle Hillary Clinton. "Il n'y a rien d'intrinsèquement mal à ce qu'un président demande une enquête", avait-il déclaré, alors que la Constitution prévoit une stricte séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire.

Conformément à une opinion en vogue dans certains milieux conservateurs, il estime qu'il y a davantage de raisons d'enquêter sur les liens présumés entre Mme Clinton et la vente d'une mine d'uranium, que sur une éventuelle collusion entre le Kremlin et le candidat Trump.

Trump nomme Heather Nauert ambassadrice à l'ONU

Heather Nauert au Département d'Etat, le 9 août 2017

Le président américain Donald Trump a annoncé la nomination de Heather Nauert -actuelle porte-parole de la diplomatie américaine- comme représentante des USA à l'ONU en remplacement de Nikki Haley.

Mme Nauert, propulsée l'an dernier porte-parole de la diplomatie américaine alors qu'elle n'avait aucune expérience politique préalable, est une femme "très talentueuse" et "très intelligente", a déclaré M. Trump depuis la Maison Blanche.

"Je pense qu'elle sera respectée par tout le monde", a ajouté le président des Etats-Unis.

Diplômée en journalisme de l'université de Columbia à New York, cette femme de 48 ans a fait ses armes à la télévision sur la chaîne ABC et surtout à Fox News.

Si sa nomination est confirmée par le Sénat, elle va retrouver New York, où siège l'ONU et où elle continuait de faire la navette depuis Washington pour rejoindre son mari et ses deux enfants.

L'ambassadeur de France aux Nations Unies a dit espérer poursuivre avec Mme Nauert un partenariat "étroit et confiant".

"J'espère que Heather Nauert pourra, comme Nikki Haley, servir de pont entre Washington et l'ONU, à un moment où nous avons plus que jamais besoin d'une Amérique engagée avec l'ONU dans les affaires du monde et au service de nos valeurs partagées, à commencer par les droits de l'homme", a déclaré François Delattre.

Figure centrale de l'équipe Trump, Nikki Haley avait annoncé sa démission début octobre, à la surprise générale.

Tweets homophobes: Kevin Hart abandonne la présentation des Oscars

Kevin Hart , MTV Video Music Awards, Radio City Music Hall, New York, le 20 août 2018.

Deux jours après avoir annoncé qu'il présenterait la 91e cérémonie des Oscars en février, l'acteur américain Kevin Hart a renoncé après une polémique sur d'anciens tweets homophobes.

Dans une vidéo postée sur Instagram, la star de "Jumanji: Bienvenue dans la jungle" a expliqué que l'Académie des Oscars lui a demandé de choisir entre s'excuser pour ces tweets ou renoncer à la présentation de la cérémonie.

"J'ai choisi de m'abstenir de m'excuser. La raison pour laquelle je me suis abstenu, c'est que j'ai répondu plusieurs fois sur cette affaire", a poursuivi Kevin Hart qui s'était dit mardi "très heureux" de présenter les Oscars.

L'acteur, aujourd'hui âgé de 39 ans, a souligné que les tweets remontaient à une dizaine d'années et qu'il a mûri depuis. "J'ai expliqué qui je suis maintenant par rapport à ce que j'étais à l'époque. Je l'ai fait. Je ne vais pas continuer à revenir sur ces jours anciens alors que j'ai évolué".

Kevin Hart a ensuite tweeté à l'attention de la communauté LGBTQ qu'il regrettait ses "mots indélicats" du passé. "Je suis désolée d'avoir blessé des gens", a-t-il ajouté. "J'ai évolué et je veux continuer à le faire. Mon objectif est de rapprocher les gens, pas de les diviser. Tout mon amour et ma reconnaissance à l'Académie. J'espère qu'on se reverra".

Les organisateurs doivent à présent trouver un nouveau présentateur pour la 91ème cérémonie de remise des Oscars prévue le 24 février à Hollywood.

Les deux dernières éditions de la remise des Oscars avaient été présentées par l'humoriste Jimmy Kimmel. Celle de 2018 avait été suivie par seulement 26,5 millions de téléspectateurs, contre par exemple 43 millions en 2014.

Cette année, la cérémonie doit être raccourcie pour ne pas dépasser trois heures, notamment en remettant certaines récompenses pendant les pages de publicité.

Avec AFP

Les bureaux de CNN évacués après une alerte à la bombe

Des employés de CNN devant les bureaux de la chaine de télévision, New York, le 24 octobre 2018. (Photo: R. Taylor / VOA)

Les bureaux new-yorkais de la chaîne de télévision CNN ont été évacués jeudi soir en raison d'une alerte à la bombe, mais aucun explosif n'a été trouvé sur place, a indiqué le média américain.

Cette évacuation survient quelques semaines après un événement similaire, quand un colis contenant un engin explosif avait été envoyé au siège de CNN fin octobre.

Peu après 22h30, les alarmes incendie ont retenti dans la salle de rédaction, signal de l'évacuation du personnel, a déclaré CNN sur son site internet. La chaîne a alors diffusé des émissions pré-enregistrées.

Aux alentours de minuit, la police a indiqué aux employés qu'ils pouvaient retourner à l'intérieur du bâtiment sans risque, a précisé la chaîne.

La chaîne avait été en octobre une des cibles de la vague d'envois de bombes artisanales destinées à certains opposants du président américain Donald Trump.

Un homme résidant en Floride, Cesar Sayoc, a été arrêté et inculpé. Il risque la prison a perpétuité.

Avec AFP

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