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Obsèques nationales pour George H. W. Bush (vidéo)

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Obsèques nationales pour George H. W. Bush

Des membres du clergé et une garde d'honneur militaire portant le cercueil drapé du drapeau partent à la fin des funérailles d'État de l'ancien président George H.W. Bush dans la cathédrale nationale de Washington, le 5 décembre 2018.

Le président américain Donald Trump a pris place mercredi aux côtés de ses trois prédécesseurs démocrates aux obsèques d'Etat de George H.W. Bush, offrant une rare image d'unité dans une Amérique divisée.

Au premier rang dans la Cathédrale nationale de Washington, Donald et Melania Trump ont suivi la cérémonie aux côtés des trois ex-présidents démocrates, Barack Obama, Bill Clinton et Jimmy Carter, et de leurs épouses Michelle Obama, l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton et Rosalynn Carter.

Le président républicain a salué les Obama, assis juste à côté, mais pas les Clinton et Carter, assis plus loin. Hillary Clinton, son ex-adversaire à la présidentielle, n'a pas même échangé un regard avec lui, mais s'est entretenue chaleureusement avec le vice-président Mike Pence.

C'est en homme résolu mais humble et maniant l'autodérision que George H. W. Bush est apparu au travers des mots de ses proches, dont l'ancien Premier ministre canadien Brian Mulroney, oscillant entre grande émotion et éclats de rire.

Dans un discours personnel conclu par des larmes, son fils George W. Bush, 43e président des Etats-Unis, a salué la mémoire d'un "grand président", "un diplomate exceptionnellement talentueux", un homme "généreux".

"Ta grande morale, ta sincérité et grandeur d'âme resteront avec nous pour toujours", a-t-il déclaré.

Le Prince Charles, la chancelière allemande Angela Merkel, le roi de Jordanie Abdallah II et la reine Rania, le président polonais Andrzej Duda accompagné de Lech Walesa, ainsi que plusieurs autres dignitaires étrangers faisaient partie des invités.

"Il va nous manquer"

Donald Trump n'a pas pris la parole durant la cérémonie. Mais depuis le décès vendredi à 94 ans de George H.W. Bush, 41e président américain, l'actuel occupant de la Maison Blanche multiplie les signes de respect.

"Il ne s'agit pas de funérailles mais d'un journée de célébrations pour un grand homme qui a mené un longue vie exceptionnelle. Il va nous manquer!", a tweeté Donald Trump avant la cérémonie.

La France était représentée par Hubert Védrine, ex-ministre des Affaires étrangères.

Au Canada voisin, le drapeau a été mis en berne au Parlement. Le Conseil de sécurité de l'ONU a respecté une minute de silence.

Issu d'une riche famille de la Nouvelle-Angleterre, M. Bush fut le dernier président américain (1989-1993) de la Guerre froide et mena la coalition internationale pendant la guerre du Golfe. Puis il fut nettement battu en 1992 par Bill Clinton.

En cette journée de deuil national, où l'heure semblait bien être à l'apaisement, la plupart des administrations et Wall Street étaient fermées. Les votes au Congrès ainsi que les débats à la Cour suprême ont été repoussés.

Une telle trêve est rare dans une actualité politique américaine tendue, où domine un ton acerbe.

Tous les honneurs

George H.W. Bush, décédé au Texas, avait fait savoir qu'il n'avait pas voté pour Donald Trump en 2016.

L'homme d'affaires avait eu des mots très durs contre George W. Bush et Jeb Bush, son autre fils éreinté par le magnat de l'immobilier lors de la primaire républicaine qui les avait opposés.

Donald Trump n'avait pas assisté aux funérailles de Barbara Bush, épouse de George H.W. décédée en avril.

Mais depuis la mort du patriarche Bush, le président américain a rompu avec son style abrasif, apparemment décidé à lui rendre tous les honneurs.

Donald Trump a ainsi tenu à prêter son avion présidentiel pour transporter le cercueil depuis le Texas jusqu'à Washington. Et si le président américain n'a pas assisté à la cérémonie solennelle au Capitole lundi, Donald et Melania Trump sont plus tard allés se recueillir, brièvement, devant le cercueil.

Puis le couple présidentiel avait rencontré mardi la famille, logée à Blair House, résidence réservée aux hôtes de marque de la Maison Blanche.

Retour au Texas

Jusqu'à l'aube mercredi, des milliers d'anonymes ont défilé devant la dépouille du 41e président américain au Capitole, siège du Congrès.

C'est là que George H.W. Bush avait commencé sa carrière politique dans les années 1960.

Fils de sénateur, il avait ensuite été diplomate en Chine puis chef de la CIA et vice-président de Ronald Reagan. Après son départ de la Maison Blanche, il avait tissé de bonnes relations avec ses successeurs démocrates.

Après les obsèques à Washington, la dépouille de George H.W. Bush sera ramenée dans son Texas d'adoption.

Après une dernière cérémonie à l'église épiscopalienne de St. Martin à Houston, jeudi, il sera inhumé derrière la bibliothèque présidentielle George-Bush, aux côtés de Barbara, son épouse pendant 73 ans, et de Robin, leur fille morte d'une leucémie lorsqu'elle avait 3 ans.

"Dans notre deuil, nous pouvons sourire", a déclaré George W. B. Bush, "car nous savons qu'il serre Robin dans ses bras et a de nouveau la main de maman dans la sienne".

Enquête russe: un ex-conseiller de Trump pourrait éviter la prison

Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Doanld Trump, à Washington, le 1er décembre 2017.

Le procureur spécial chargé de l'enquête russe, Robert Mueller, a recommandé mardi une peine sans détention pour Michael Flynn, éphémère conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, évoquant son "aide substantielle" dans les investigations.

"Etant donnée l'aide substantielle de l'accusé (...), une peine dans le bas de l'échelle prévue --y compris une condamnation qui n'impose pas une peine d'incarcération-- est appropriée et justifiée", a indiqué le procureur dans un document judiciaire.

Michael Flynn, conseiller du candidat Trump puis conseiller à la sécurité nationale du président républicain pendant 22 jours, avait plaidé coupable, en 2017, d'avoir menti au FBI, notamment sur ses conversations avec l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak. Il avait également accepté de coopérer avec la justice.

"L'accusé a aidé à plusieurs investigations en cours", relève le document judiciaire, citant notamment son enquête "concernant tous liens ou coordination entre le gouvernement russe et des individus associés à l'équipe de campagne du président Donald J. Trump."

Le procureur évoque également la participation de M. Flynn à 19 entretiens avec ses services ou d'autres juristes du ministère américain de la Justice.

En revanche, impossible d'avoir davantage de détails sur une enquête judiciaire à laquelle Michael Flynn apporte également sa coopération. Les détails ne sont pas rendus publics.

Ancien général, Michael Flynn est connu pour son indulgence à l'égard de la Russie et sa ligne très dure face à l'extrémisme islamique.

Durant la campagne, il encourageait avec virulence les foules à crier "Enfermez-la !" à chaque évocation de la démocrate Hillary Clinton.

Il avait été poussé à la démission quelques semaines après sa nomination à la Maison Blanche où il occupait un des postes les plus influents, chargé de conseiller le président sur les sujets de diplomatie et de sécurité.

"Les actions que j'ai admises aujourd'hui devant le tribunal constituent une grave erreur", avait admis M. Flynn après son inculpation en décembre 2017. "J'accepte l'entière responsabilité de mes actions."

- Dix-huit mois d'enquête -

La coopération de Michael Flynn avec les enquêteurs pourrait-elle constituer une menace pour le président américain ?

Pour l'instant, aucune preuve tangible de la collusion entre l'équipe de campagne du magnat de l'immobilier et Moscou n'a été apportée par le procureur Mueller, qui enquête depuis 18 mois.

Mais le président semble de plus en plus agacé par ces investigations qui empoisonnent son mandat: M. Trump critique avec véhémence sur Twitter les enquêteurs, Robert Mueller au premier chef, et dénonce une "chasse aux sorcières".

Signe que l'enquête pourrait bientôt se terminer, le locataire de la Maison Blanche a transmis, le 20 novembre, ses réponses écrites aux questions du procureur spécial.

Dans le document judiciaire publié mardi soir, le procureur spécial précise que Michael Flynn a aidé ses services "sur un éventail de questions, incluant des interactions entre des personnes de l'équipe de transition du président et de la Russie".

Le document explique que l'ancien général s'est confié aux enquêteurs sur son échange avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, sur deux sujets sensibles: le vote d'une résolution du conseil de sécurité de l'ONU sur Israël et les sanctions prises par l'administration Obama contre la Russie sur l'ingérence russe. Une conversation tenue alors que M. Flynn était chargé de l'équipe de transition.

Mais, là encore, de nombreux passages du document ne sont pas accessibles publiquement.

"La décision de l'accusé de plaider coupable et de coopérer a probablement influencé les décisions de témoins directs liés à venir et coopérer", avec le procureur spécial, conclut le texte.

Robert Mueller, ancien directeur respecté du FBI, est resté silencieux publiquement depuis le début de l'enquête qui a débouché sur une trentaine d'inculpations et plusieurs condamnations.

Avec AFP

Un soldat américain condamné à 25 ans de prison pour collusion avec le groupe EI

Le soldat américain Ikaika Kang (photo non-datée)

Un soldat américain basé à Hawaï a été condamné mardi à 25 ans de prison pour avoir tenté d'aider le groupe Etat islamique (EI), auquel il avait prêté allégeance, a fait savoir le ministère de la Justice.

Agé de 35 ans, Ikaika Kang, qui avait conclu un accord de plaider-coupable, sera également placé pendant au moins 20 ans en liberté surveillée à sa sortie de prison.

"M. Kang a juré de défendre les Etats-Unis en tant que membre de notre armée, mais a trahi son pays en prêtant allégeance au groupe Etat islamique et en essayant de lui communiquer des documents", a déclaré dans un communiqué John Demers, procureur adjoint à la sécurité nationale.

Selon les autorités américaines, le sergent Kang aurait commencé début 2016 à se rapprocher des idées de l'organisation djihadiste, dont il visionnait régulièrement en ligne les vidéos de propagande.

Il a également confié aux procureurs avoir projeté de commettre des actes terroristes, à l'occasion du marché de Noël d'Honolulu ou contre sa propre caserne.

Le soldat, qui avait suivi un entraînement intensif au combat, avait transmis au cours de l'été 2017 des documents et de l'équipement militaire à des agents infiltrés du FBI se faisant passer pour des intermédiaires du groupe EI.

Il avait été arrêté après avoir prêté allégeance à l'organisation terroriste lors d'une cérémonie menée par un agent infiltré de la police fédérale.

Son avocat avait déclaré à des médias locaux, après son arrestation, qu'il pourrait souffrir de problèmes mentaux liés à ses missions en Irak (2010-2011) et en Afghanistan (2013-2014), "dont le gouvernement avait connaissance mais qu'il a négligé de traiter".

Deux anciens militaires américains ont également témoigné des problèmes psychologiques de M. Kang, facilement influençable selon eux.

Deux sénateurs américains estiment que le prince héritier saoudien "a ordonné" le meurtre de Khashoggi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Riyadh, Arabie saoudite, 24 octobre 2018.

Deux sénateurs républicains américains ont affirmé mardi n'avoir "aucun" doute sur le fait que le prince héritier saoudien avait "ordonné" le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, après avoir été informés à huis clos des conclusions de la CIA.

Cette position contredit directement le président américain Donald Trump, qui a déclaré publiquement que le service de renseignement n'avait "rien trouvé d'absolument certain".

"Je n'ai aucun doute sur le fait que le prince héritier" saoudien Mohammed ben Salmane "a ordonné le meurtre et a été maintenu au courant de la situation tout le long", a déclaré à des journalistes Bob Corker, après la réunion avec Gina Haspel, directrice de la CIA.

"Je pense qu'il est complice du meurtre de M. Khashoggi au plus haut niveau possible", a ajouté Lindsey Graham, pourtant un allié de Donald Trump au Sénat.

Chef de la puissante commission des Affaires étrangères, Bob Corker a affirmé n'avoir pas entendu au cours de cette réunion, qui a duré environ une heure, l'enregistrement audio de l'assassinat de Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul, en octobre.

Quelques sénateurs seulement avaient été conviés à cette rencontre avec Mme Haspel, y compris les chefs républicain et démocrate du Sénat ainsi que les responsables des commissions liées aux questions de sécurité.

"Laisser la situation en l'état permettrait à quelqu'un comme MBS", initiales du prince saoudien, "de continuer en toute impunité", a tonné M. Corker.

Cette rencontre était très attendue par les parlementaires, après un premier rendez-vous manqué la semaine dernière lorsque Gina Haspel n'avait pas répondu à leur invitation.

Indignés, les sénateurs avaient alors adressé un sévère coup de semonce à Ryad, en dépit de la Maison Blanche: une résolution pour cesser tout soutien militaire à l'Arabie saoudite dans la guerre au Yémen avait franchi avec une nette majorité le 28 décembre un premier vote au Sénat.

Mais son approbation définitive reste encore incertaine, et dépendra notamment des actions de l'administration Trump face aux dirigeants saoudiens. En effet, certains sénateurs espèrent encore que Donald Trump réagisse, malgré son soutien à Ryad.

"Il se pourrait très bien que le prince héritier ait eu connaissance de cet évènement tragique --peut-être, peut-être pas!", a déclaré le président républicain dans un communiqué le 20 novembre.

Journaliste critique du pouvoir saoudien, Jamal Khashoggi vivait depuis 2017 aux Etats-Unis, où il travaillait pour le Washington Post.

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