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Deux sénateurs américains estiment que le prince héritier saoudien "a ordonné" le meurtre de Khashoggi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Riyadh, Arabie saoudite, 24 octobre 2018.

Deux sénateurs républicains américains ont affirmé mardi n'avoir "aucun" doute sur le fait que le prince héritier saoudien avait "ordonné" le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, après avoir été informés à huis clos des conclusions de la CIA.

Cette position contredit directement le président américain Donald Trump, qui a déclaré publiquement que le service de renseignement n'avait "rien trouvé d'absolument certain".

"Je n'ai aucun doute sur le fait que le prince héritier" saoudien Mohammed ben Salmane "a ordonné le meurtre et a été maintenu au courant de la situation tout le long", a déclaré à des journalistes Bob Corker, après la réunion avec Gina Haspel, directrice de la CIA.

"Je pense qu'il est complice du meurtre de M. Khashoggi au plus haut niveau possible", a ajouté Lindsey Graham, pourtant un allié de Donald Trump au Sénat.

Chef de la puissante commission des Affaires étrangères, Bob Corker a affirmé n'avoir pas entendu au cours de cette réunion, qui a duré environ une heure, l'enregistrement audio de l'assassinat de Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul, en octobre.

Quelques sénateurs seulement avaient été conviés à cette rencontre avec Mme Haspel, y compris les chefs républicain et démocrate du Sénat ainsi que les responsables des commissions liées aux questions de sécurité.

"Laisser la situation en l'état permettrait à quelqu'un comme MBS", initiales du prince saoudien, "de continuer en toute impunité", a tonné M. Corker.

Cette rencontre était très attendue par les parlementaires, après un premier rendez-vous manqué la semaine dernière lorsque Gina Haspel n'avait pas répondu à leur invitation.

Indignés, les sénateurs avaient alors adressé un sévère coup de semonce à Ryad, en dépit de la Maison Blanche: une résolution pour cesser tout soutien militaire à l'Arabie saoudite dans la guerre au Yémen avait franchi avec une nette majorité le 28 décembre un premier vote au Sénat.

Mais son approbation définitive reste encore incertaine, et dépendra notamment des actions de l'administration Trump face aux dirigeants saoudiens. En effet, certains sénateurs espèrent encore que Donald Trump réagisse, malgré son soutien à Ryad.

"Il se pourrait très bien que le prince héritier ait eu connaissance de cet évènement tragique --peut-être, peut-être pas!", a déclaré le président républicain dans un communiqué le 20 novembre.

Journaliste critique du pouvoir saoudien, Jamal Khashoggi vivait depuis 2017 aux Etats-Unis, où il travaillait pour le Washington Post.

Michelle Obama présente ses mémoires à Londres

Michelle Obama, en visite dans une école de filles de Mulberry à Londres, le 16 juin 2015.

L'ex "First Lady" Michelle Obama a répondu lundi soir aux questions de l'écrivaine féministe nigériane Chimamanda Ngozi Adichie en présentant ses mémoires à Londres à guichets fermés devant un public conquis d'avance.

Son enfance et son éducation dans une banlieue modeste de Chicago? "Nous devions exceller". Sa vie à la Maison Blanche? "Une partie seulement de ce qui me définit". La mort de son père: "il y a encore un vide en moi". Michelle Robinson Obama, 54 ans, a répondu avec franchise aux questions parfois très personnelles de l'écrivaine nigériane, sans toutefois aborder directement la politique.

Il s'agissait plutôt pour l'ancienne Première dame, comme dans son livre "Becoming" ("Devenir" dans sa version française), de transmettre une leçon de vie en insistant sur l'importance de l'éducation des filles, thème qui lui tient particulièrement à coeur.

La soirée s'est déroulée dans le théâtre de Southbank, plein à craquer, où le maire de Londres Sadiq Khan côtoyait des jeunes femmes noires en robes scintillantes, avec un public largement féminin.

"Parlons du beau parti", a lancé Chimamanda à propos de Barack, l'ex-président américain, dont le nom a déchainé à chaque fois des cris d'enthousiasme dans le public. "Il ne joue pas à des petits jeux, les gars, c'est une qualité très attirante", a répliqué Michelle, provoquant rires et applaudissements enthousiastes.

-"Diabolisée"-

Chimamanda a ensuite demandé à Michelle quel était son message aux jeunes femmes noires. La "First Lady" a rappelé les dures attaques dont elle a été l'objet notamment pendant la campagne électorale: "Ce qui arrive aux femmes noires, c'est que vous devenez une caricature (...) vous êtes diabolisée: en colère, trop bruyante, trop tout... Alors sortez ça de votre tête. Et dites-vous: je suis bien comme je suis".

Elle a fait rire, souvent, en assurant avec humour qu'elle avait soutenu son mari pendant sa première campagne parce qu'elle pensait qu'il ne gagnerait pas. Ou en évoquant ses problèmes de couple et le recours à un conseiller conjugal car "parfois, vous avez envie de le balancer par la fenêtre".

Mais le ton était plus sérieux pour dire qu'elle continuerait à "travailler sur l'éducation des filles le reste de [sa] vie".

Michelle Obama avait d'ailleurs entamé la journée en rendant visite à une école dans le nord de Londres, où elle était venue alors qu'elle était Première dame en 2009.

Elle y aura fait une allusion directe à la politique - "l'amertume et la méchanceté que vous voyez en politique" - sans toutefois mentionner le nom du président Donald Trump.

Elle tacle pourtant dans son livre sa mysoginie, s'étonnant que les femmes aient pu voter pour lui et expliquant qu'elle ne lui "pardonnera jamais" la polémique sur le lieu de naissance de son mari.

Selon son éditeur Penguin Random House (PRH), "Becoming" s'est déjà vendu à plus de deux millions d'exemplaires aux États-Unis et au Canada en deux semaines seulement. Déjà traduit dans 31 langues, il est en tête des ventes au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne et en France, selon PRH.

L'auteure, après une tournée aux États-Unis, a dû reporter les deux autres étapes de sa tournée européenne, Paris et Berlin, pour assister aux obsèques de l'ancien président George H.W. Bush, décédé vendredi.

Trump se joint au concert d'hommages à George H.W. Bush

Le président des États-Unis, Donald Trump, et la première dame, Melania Trump, sont allés s’incliner devant la dépouille de l'ancien président des États-Unis, George H. W. Bush, alors qu'il repose dans la rotonde du capitole américain, le 3 décembre 2018 à Washington, DC. (Photo

Le président américain Donald Trump a rendu un bref hommage lundi soir à son prédécesseur républicain George Herbert Walker Bush, dont le cercueil, drapé des couleurs américaines, est exposé pour un hommage public solennel au Capitole, à Washington.

En silence, les visages graves, Donald Trump et son épouse Melania sont entrés dans la rotonde dans la soirée. Recueilli devant le cercueil, le président américain a fait un salut militaire, puis le couple est reparti.

Le républicain George H. W. Bush avait fait savoir qu'il n'avait pas voté pour Donald Trump en 2016. Mais l'actuel occupant de la Maison Blanche a tenu à lui rendre tous les honneurs, notamment en déployant le Boeing 747 présidentiel pour ramener sa dépouille à Washington lundi.

"George H.W. Bush a mené une vie qui incarne ce que l'Amérique a vraiment d'extraordinaire", a écrit Donald Trump à propos du 41e président des Etats-Unis, décédé vendredi à Houston, au Texas, à l'âge de 94 ans.

"Résolu pendant la guerre, le président Bush avait été magnanime en temps de paix", a poursuivi le milliardaire républicain.

Son vice-président Mike Pence avait assisté plus tôt dans l'après-midi à la grande cérémonie officielle organisée au Capitole.

Au coucher du soleil, la dépouille de George H.W. Bush, attendue par son fils et 43e président des Etats-Unis, George W. Bush, et ses proches, la main sur le coeur, a passé les portes de l'imposant siège du Congrès, où il avait commencé sa longue carrière politique dans les années 1960.

Accompagnée par une garde d'honneur militaire, son entrée a été précédée par une salve de 21 coups d'artillerie.

Après la cérémonie, les portes ont été ouvertes au grand public. Une garde d'honneur veillera pendant un peu plus de 37 heures, jour et nuit.

A 56 ans, Kim Frinzell se souvient qu'elle n'avait pas voté pour George H.W. Bush en 1988. Mais en visite depuis la Californie, cette employée gouvernementale n'a pas hésité à faire la queue pour lui rendre hommage.

"Le fait qu'il ait pu traverser les lignes partisane et le faire avec tant de grâce, surtout après sa présidence, m'inspire vraiment. C'est une leçon que le gouvernement" de Donald Trump "pourrait certainement tirer", confie-t-elle.

Attendant son tour dehors, Peter Opitz, un étudiant de 18 ans, souligne lui qu'il n'était pas né quand George H.W. Bush était au pouvoir, et qu'il ne partage pas les opinions du parti républicain.

Mais il a tenu à venir. "Il me semble important que les progressistes, les républicains, tout le monde se rassemble pour rendre hommage à cet homme qui a servi son pays". Un président "honorable qui s'est vraiment battu pour que la politique reste courtoise", explique-t-il à l'AFP.

- Trump aux funérailles -

Mercredi, journée de deuil national, Donald Trump se rendra aux funérailles dans la cathédrale nationale à Washington.

L'ancien président démocrate Bill Clinton et son épouse Hillary, George W. et Laura Bush ainsi que Barack et Michelle Obama devraient être présents, mais la liste officielle des invités n'a pas encore été dévoilée.

Berlin a annoncé que la chancelière allemande Angela Merkel se rendrait aux funérailles.

L'ancien Premier ministre canadien, Brian Mulroney, prononcera un éloge funèbre, selon des médias américains.

Puis ce sera le retour chez lui, au Texas.

Après un autre office funéraire en l'église épiscopalienne de St. Martin à Houston, un train emmènera le cercueil sur le campus de l'université A&M du Texas, où se trouve la bibliothèque présidentielle George Bush, derrière laquelle il sera enterré aux côtés de Barbara, son épouse décédée en avril, et de Robin, leur fille morte d'une leucémie à trois ans.

Le nonagénaire souffrait d'une forme de la maladie de Parkinson.

Ses dernières paroles vendredi ont été pour son fils aîné George W. Bush au téléphone. "Je t'aime papa, on se verra au paradis", lui aurait-il dit, selon le récit de son meilleur ami James Baker, qui fut notamment son secrétaire d'Etat. "Je t'aime aussi", a répondu le père, avant de s'éteindre.

- Guerre du Golfe -

George H.W. Bush avait essuyé un grand échec dans sa vie de président en perdant sa réélection face au démocrate Bill Clinton, en 1992.

Mais ses amis insistent depuis son décès sur son bilan en matière de politique étrangère.

En quatre ans de mandat (janvier 1989-janvier 1993), le président Bush a vécu la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'Union soviétique. Il a aussi négocié l'Accord de libre-échange nord-américain et deux traités de réduction des armes nucléaires.

Il a en outre repoussé les forces irakiennes de Saddam Hussein du Koweït en 1990, tout en refusant d'aller jusqu'à Bagdad pour renverser le dictateur.

Cette guerre reste dans la mémoire des Américains comme la dernière gagnée par les Etats-Unis.

Avec AFP

Un Spider-Man noir et latino fait son apparition au cinéma

Le retour de Spiderman en 2018 incarné par Shameik Moore, un acteur jamaïcain.

Spider-Man revient, une énième fois, au cinéma. Mais cette année, alors qu' Hollywood tente de diversifier le profil de ses héros, l'homme araignée est noir et latino. Exit Peter Parker, bienvenue Miles Morales.

Moins d'un an après le succès de "Black Panther", le premier super-héros noir de l'univers Marvel, un autre personnage de couleur va tisser sa toile sur grand écran : Miles Morales, dans "Spider-Man : New Generation", qui doit sortir mi-décembre en France et aux Etats-Unis.

Le scénario de ce film d'animation - un adolescent piqué par une araignée radioactive - est déjà bien connu. Mais cette fois l'action se déroule dans un univers où Peter Parker, plus vieux, se contente d'un rôle de mentor.

C'est Shameik Moore, un acteur et chanteur d'origine jamaïquaine de 23 ans, qui prête sa voix au jeune super-héros, dans ce film réalisé par Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman.

Bien avant de décrocher le rôle, il voulait jouer ce personnage, a-t-il raconté à l'AFP.

Une amie lui avait offert un journal pour qu'il couche ses pensées sur papier.

"Une des toutes premières choses que j'ai écrites est +Je suis Spider-Man. Je suis Miles Morales+".

C'est en apparaissant dans "Dope", petit film indépendant apprécié par la critique et sorti en 2015, qu'il a attiré l'attention des producteurs.

La probabilité pour qu'il soit projeté sur le devant de la scène de la sorte était pourtant aussi faible que celle de se faire piquer par une araignée radioactive, se plaît-il à expliquer pour filer la comparaison avec Spider-Man.

"L'araignée l'a choisi alors que plusieurs milliers de personnes vivent à Brooklyn. Et Sony m'a choisi pour Miles Morales au milieu des milliers de personnes qui ont passé le casting".

- Premier film sans Stan Lee-

"Spider-Man : New Generation" veut rendre un hommage à la bande-dessinée originale avec son style léger et ses bulles qui s'affichent à l'écran.

Ce sont les premières aventures d'un super-héros Marvel à sortir au cinéma depuis le décès du créateur de Spider-Man, le scénariste Stan Lee, mort le 12 novembre à l'âge de 95 ans.

La légende de la bande-dessinée, papa également des X-Men ou de Hulk, est crédité comme un des producteurs exécutifs du film.

Et, comme c'est la tradition dans les films Marvel, il fait une apparition - sous forme animée bien sûr.

L'idée d'un homme-araignée de couleur a germé dans la tête des responsables de Marvel après la victoire de Barack Obama en 2008.

La maison d'édition, un des poids lourds les plus influents de la pop culture américaine, a créé en 2011 ce personnage métis, qui officie dans une réalité parallèle à celle que connaissent les lecteurs depuis les années 1960 et où Peter Parker est Spider-Man.

L'adaptation de ses aventures semblait donc inévitable étant donné le nouvel intérêt qu' Hollywood s'est trouvé pour les films mettant les minorités à l'honneur, qui s'avèrent souvent très rentables ("Wonder Woman" ou "Black Panther" pour les super-héros, "Crazy Rich Asians" dans un autre registre).

"Je pense que tout a à voir avec le business. La raison pour laquelle il y a plus de projets multiculturels ou avec des femmes est qu'il y a une vraie demande, les gens sont prêts à payer pour cela", explique à l'AFP Jake Johnson, la voix de Peter Parker.

Mais, noir, blanc ou métis, Spider-Man reste un super-héros. Et Miles Morales "n'est pas moins puissant que les autres", ajoute-t-il.

Les Etats-Unis préparent des obsèques nationales pour George H. W. Bush

George H.W. Bush, le 11 mai 2008.

Les drapeaux étaient en berne aux Etats-Unis et au Royaume-Uni samedi en l'honneur de George Herbert Walker Bush, 41e président des Etats-Unis et père du 43e, décédé la veille chez lui au Texas. Il avait 94 ans.

Des funérailles nationales sont en préparation pour l'ancien président, une figure du parti républicain dont la mémoire a été saluée par l'ensemble de la classe politique américaine et par une myriade de dirigeants internationaux des XXe et XXIe siècle, de Mikhaïl Gorbatchev aux actuels dirigeants européens.

Le président Donald Trump participera bien aux obsèques, a annoncé la Maison Blanche samedi. Cette participation est notable en raison de l'incident provoqué par l'une des dernières volontés de l'ancien sénateur républicain John McCain, qui avait expressément demandé à l'occupant du Bureau ovale de ne pas venir aux siennes.

M. Trump a décrété une journée de deuil national mercredi.

Affaibli par une forme de la maladie de Parkinson, George H. W. Bush se déplaçait depuis des années en fauteuil roulant, sans jamais se départir d'un large sourire et de chaussettes multicolores. L'une de ses dernières apparitions en public remontait à l'enterrement de son épouse, Barbara, il y a sept mois.

Barack Obama lui avait rendu visite mardi, à Houston. Il avait rendu hommage à l'action diplomatique du président Bush pour "piloter la fin de la Guerre froide".

Le défi de gouverner, a dit M. Obama, est qu'on est rarement félicité quand rien ne se passe. "Or c'est bien quand rien ne se passe", a-t-il plaisanté.

Le programme des funérailles d'Etat n'avait pas encore été annoncé samedi matin. Les cérémonies d'Etat, réservées aux anciens présidents, seront organisées à Houston, puis à Washington au Capitole et à la Cathédrale nationale, ainsi qu'à College Station (Texas), où se trouve la bibliothèque présidentielle Bush.

Le dernier président américain mort était Gerald Ford en 2006.

Battu par Clinton

Le président Bush n'a fait qu'un seul mandat. Alors vice-président de Ronald Reagan, il avait été élu en 1988 mais rejeté par les électeurs quatre ans plus tard, qui lui avaient préféré un jeune démocrate du nom de Bill Clinton.

Ses quatre années au pouvoir sont marquées par la première guerre du Golfe. A la tête d'une coalition de 32 pays, il chasse les troupes irakiennes de Saddam Hussein hors du Koweït lors d'une guerre de quelques semaines en 1990. Il renonce alors à poursuivre le conflit jusqu'à Bagdad pour renverser le dirigeant irakien.

En politique intérieure, il est damné par la rupture d'une promesse de campagne. Il avait pris l'engagement solennel de ne jamais augmenter les impôts... ce qu'il n'a pas pu respecter, devant concilier avec un Congrès aux mains des démocrates.

Comme nombre de présidents avant Donald Trump, il veillait à incarner une tradition politique moins partisane. A son premier discours d'investiture, il avait dit vouloir rendre "plus doux le visage de la nation et celui du monde".

La lettre manuscrite laissée à celui qui l'a éjecté du Bureau ovale illustre la même volonté. "Vous serez notre président quand vous lirez ce mot. Je vous souhaite bonne chance (...) Votre réussite sera celle du pays. Je suis de tout coeur avec vous", avait-il écrit à Bill Clinton.

Jeune pilote

Douze ans plus tard, c'est son fils George W. Bush qui entrait à la Maison Blanche, la seconde fois de l'histoire américaine où un fils de président était élu président.

Un autre fils, Jeb, fut gouverneur de Floride et candidat malheureux à la primaire républicaine de 2016, battu par Donald Trump.

Vendredi soir, l'actuel président américain a immédiatement salué le "leadership inébranlable" de son prédécesseur.

"A travers son authenticité, son esprit et son engagement inébranlable en faveur de la foi, de la famille et de son pays, le président Bush a inspiré des générations de concitoyens américains", a affirmé M. Trump dans un communiqué.

"Bush 41" dirigeait les Etats-Unis quand le mur de Berlin est tombé en 1989 et quand l'Union soviétique s'est effondrée en 1991.

"Cela a débouché sur la fin de la Guerre froide et de la course aux armements", a déclaré le dernier dirigeant soviétique samedi.

"Ce fut un coup de chance dans l'histoire allemande qu'il se tint à la tête des Etats-Unis d'Amérique lorsque la Guerre froide s'enlisa et que la réunification de l'Allemagne devint possible", a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

George H. W. Bush était né le 12 juin 1924 à Milton, dans le Massachusetts. Issu d'une riche famille, il avait rejoint l'US Navy pendant la Seconde guerre mondiale, devenant aviateur à 18 ans. Son avion fut abattu par les Japonais en 1944 au-dessus du Pacifique.

Il entreprit ensuite une brève carrière dans l'industrie pétrolière, avant d'être élu au Congrès. Il fut patron de l'agence de renseignement CIA avant de devenir le vice-président de Ronald Reagan.

Lorsqu'il est mort vendredi, un mot de code a été utilisé pour confirmer la nouvelle à sa famille, selon CNN: "Cavu", un acronyme militaire signifiant "Plafond et visibilité sans limite".

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