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Les Etats-Unis préparent des obsèques nationales pour George H. W. Bush

George H.W. Bush, le 11 mai 2008.

Les drapeaux étaient en berne aux Etats-Unis et au Royaume-Uni samedi en l'honneur de George Herbert Walker Bush, 41e président des Etats-Unis et père du 43e, décédé la veille chez lui au Texas. Il avait 94 ans.

Des funérailles nationales sont en préparation pour l'ancien président, une figure du parti républicain dont la mémoire a été saluée par l'ensemble de la classe politique américaine et par une myriade de dirigeants internationaux des XXe et XXIe siècle, de Mikhaïl Gorbatchev aux actuels dirigeants européens.

Le président Donald Trump participera bien aux obsèques, a annoncé la Maison Blanche samedi. Cette participation est notable en raison de l'incident provoqué par l'une des dernières volontés de l'ancien sénateur républicain John McCain, qui avait expressément demandé à l'occupant du Bureau ovale de ne pas venir aux siennes.

M. Trump a décrété une journée de deuil national mercredi.

Affaibli par une forme de la maladie de Parkinson, George H. W. Bush se déplaçait depuis des années en fauteuil roulant, sans jamais se départir d'un large sourire et de chaussettes multicolores. L'une de ses dernières apparitions en public remontait à l'enterrement de son épouse, Barbara, il y a sept mois.

Barack Obama lui avait rendu visite mardi, à Houston. Il avait rendu hommage à l'action diplomatique du président Bush pour "piloter la fin de la Guerre froide".

Le défi de gouverner, a dit M. Obama, est qu'on est rarement félicité quand rien ne se passe. "Or c'est bien quand rien ne se passe", a-t-il plaisanté.

Le programme des funérailles d'Etat n'avait pas encore été annoncé samedi matin. Les cérémonies d'Etat, réservées aux anciens présidents, seront organisées à Houston, puis à Washington au Capitole et à la Cathédrale nationale, ainsi qu'à College Station (Texas), où se trouve la bibliothèque présidentielle Bush.

Le dernier président américain mort était Gerald Ford en 2006.

Battu par Clinton

Le président Bush n'a fait qu'un seul mandat. Alors vice-président de Ronald Reagan, il avait été élu en 1988 mais rejeté par les électeurs quatre ans plus tard, qui lui avaient préféré un jeune démocrate du nom de Bill Clinton.

Ses quatre années au pouvoir sont marquées par la première guerre du Golfe. A la tête d'une coalition de 32 pays, il chasse les troupes irakiennes de Saddam Hussein hors du Koweït lors d'une guerre de quelques semaines en 1990. Il renonce alors à poursuivre le conflit jusqu'à Bagdad pour renverser le dirigeant irakien.

En politique intérieure, il est damné par la rupture d'une promesse de campagne. Il avait pris l'engagement solennel de ne jamais augmenter les impôts... ce qu'il n'a pas pu respecter, devant concilier avec un Congrès aux mains des démocrates.

Comme nombre de présidents avant Donald Trump, il veillait à incarner une tradition politique moins partisane. A son premier discours d'investiture, il avait dit vouloir rendre "plus doux le visage de la nation et celui du monde".

La lettre manuscrite laissée à celui qui l'a éjecté du Bureau ovale illustre la même volonté. "Vous serez notre président quand vous lirez ce mot. Je vous souhaite bonne chance (...) Votre réussite sera celle du pays. Je suis de tout coeur avec vous", avait-il écrit à Bill Clinton.

Jeune pilote

Douze ans plus tard, c'est son fils George W. Bush qui entrait à la Maison Blanche, la seconde fois de l'histoire américaine où un fils de président était élu président.

Un autre fils, Jeb, fut gouverneur de Floride et candidat malheureux à la primaire républicaine de 2016, battu par Donald Trump.

Vendredi soir, l'actuel président américain a immédiatement salué le "leadership inébranlable" de son prédécesseur.

"A travers son authenticité, son esprit et son engagement inébranlable en faveur de la foi, de la famille et de son pays, le président Bush a inspiré des générations de concitoyens américains", a affirmé M. Trump dans un communiqué.

"Bush 41" dirigeait les Etats-Unis quand le mur de Berlin est tombé en 1989 et quand l'Union soviétique s'est effondrée en 1991.

"Cela a débouché sur la fin de la Guerre froide et de la course aux armements", a déclaré le dernier dirigeant soviétique samedi.

"Ce fut un coup de chance dans l'histoire allemande qu'il se tint à la tête des Etats-Unis d'Amérique lorsque la Guerre froide s'enlisa et que la réunification de l'Allemagne devint possible", a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

George H. W. Bush était né le 12 juin 1924 à Milton, dans le Massachusetts. Issu d'une riche famille, il avait rejoint l'US Navy pendant la Seconde guerre mondiale, devenant aviateur à 18 ans. Son avion fut abattu par les Japonais en 1944 au-dessus du Pacifique.

Il entreprit ensuite une brève carrière dans l'industrie pétrolière, avant d'être élu au Congrès. Il fut patron de l'agence de renseignement CIA avant de devenir le vice-président de Ronald Reagan.

Lorsqu'il est mort vendredi, un mot de code a été utilisé pour confirmer la nouvelle à sa famille, selon CNN: "Cavu", un acronyme militaire signifiant "Plafond et visibilité sans limite".

Entretien avec VOA: Pompeo parle d'immigration et d'économie au G20

Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, s'est entretenu avec le service espagnol de la VOA à Buenos Aires, en Argentine, où il participe au sommet du G-20, le 1er décembre 2018.

Voice of America Spanish s'est entretenu avec le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, lors du sommet G20 à Bueno Aires.

Gesell Tobias (VOA Spanish): Que font les États-Unis pour trouver un terrain d’entente avec autant de dirigeants ayant des agendas différents au G-20?

Mike Pompeo: "C’est donc le cas, 20 pays plus une organisation multilatérale, beaucoup de points de vue différents. Mais généralement, nous partageons tous le même désir de faire croître les économies du monde entier, de créer de la prospérité pour tous les citoyens du monde. Développer des règles qui permettent que cela se produise. Ce sont des thèmes communs, nous allons parfois discuter de la meilleure façon de les atteindre, mais tout le monde se dirige vers le même ensemble d’objectifs. Nous savons que si nous obtenons de la croissance, nous obtenons la prospérité, nous obtenons la liberté dans le monde entier d'améliorer la vie de centaines de millions de personnes, et c'est la déclaration de mission que le G-20 rassemble chaque fois."

C'est la première fois que le président Donald Trump se rend dans la région, cela pourrait signifier une nouvelle relation avec l'Amérique latine, en tenant compte du fait que la Chine se fait de nouveaux amis dans la région.

"Oui, eh bien, nous considérons que nos relations avec l'Amérique du Sud, l'Amérique centrale et le Mexique sont au cœur du succès américain. Le président Trump y consacre du temps depuis le début de son mandat. Il connaissait depuis longtemps le président Macri et ils ont eu une réunion extraordinaire autour d’un ensemble d’objectifs que nos deux pays vont maintenant commencer à mettre en œuvre. Nous sommes donc enthousiasmés, nous pensons qu’il est très important d’avoir de bonnes relations avec les États-Unis et nous sommes tous préoccupés par la Chine et la manière dont la Chine entre dans les pays. Il n’est pas toujours vrai que lorsque la Chine se présente, c’est avec une bonne intention pour les habitants du pays qu’ils manifestent pour soutenir ostensiblement."

Le président Trump parle du Venezuela avec le président Macri. De nouvelles actions sont-elles envisagées ou en cours d’analyse à prendre contre le gouvernement de Nicolas Maduro et d’aider les Vénézuéliens?

"Nous avons eu plusieurs conversations au G-20, et le président Trump est très déterminé. Le régime de Maduro doit rétablir la démocratie, la situation actuelle est intolérable. Le peuple du Venezuela souffre et la démocratie doit être restaurée. Nous avons beaucoup fait jusqu’à présent, de même que de nombreux pays d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. Nous nous inquiétons. Les gens fuyant ce despote, ce dictateur au Venezuela. Je n’ai donc rien de particulier à partager avec vous aujourd’hui, sauf la détermination de tous les pays de la région à s’associer aux États-Unis pour rétablir la démocratie au Venezuela reste forte."

Des centaines de personnes d'Amérique centrale tentent chaque jour d'entrer aux États-Unis. Que peuvent faire les États-Unis pour créer plus d'opportunités en Amérique centrale, dans la région et pour les Centraméricains, afin qu'ils n'aient pas besoin de s'attendre à une vie meilleure aux États-Unis?

"J'ai eu la chance de faire connaissance avec mon homologue mexicain. J'ai eu la chance de travailler avec les pays du Triangle du Nord. Nous sommes déterminés à faire ce que le nouveau gouvernement nous a parlé pour nous assurer de créer des opportunités dans le Triangle du Nord afin que ces personnes y vivent mieux. C’est la capacité de vivre leur vie comme ils le souhaitent, avec un succès économique et la liberté. Nous sommes résolus à apporter notre aide à cet égard et, dans les délais qui ne nous permettent pas d’atteindre ce but, nous sommes également déterminés à faire en sorte que les droits humains des migrants soient respectés. Dans le même temps, appliquer la loi américaine."

Après ce voyage, ferez-vous un nouveau voyage pour vous rendre visite à un pays d'Amérique latine?

"Il est très probable que je revienne à Bueno Aires au début de l’année et j’attends cela avec impatience. Rien à annoncer, mais je serai de retour. Je suis venu ici plusieurs fois. Je serai de retour."

Entretien avec VOA: Trump parle économie, sécurité, climat

Greta Van Susteren, une collaboratrice de VOA, s'entretient avec le président Donald Trump, le 1er décembre 2018.

Le président Donald Trump s'est entretenu avec la contributrice de VOA, Greta Van Susteren, à Buenos Aires, en Argentine, où il participe au sommet du G20.

Greta Van Susteren: M. Monsieur le Président, nous sommes en Argentine et aux États-Unis. Le Canada et le Mexique ont signé un nouvel accord commercial mettant à jour l'ALENA.

Président Donald Trump: "C’est vrai"

L’une des parties de l'accord parle des travailleurs et les travailleuses de l’automobile, et de l'industrie automobile. Est-ce que cela va répondre spécifiquement à l'un des problèmes des États-Unis avec la fermeture d'usines de GM et la perte de 14 000 emplois?

"Et bien c’est ça et ce n’est pas que ça. Cela va empêcher les constructeurs automobiles de bouger. Une des choses que je voulais vraiment, c’est les usines et les constructeurs automobiles, en général - je veux dire les emplois, les usines - je ne veux pas qu’ils quittent les États-Unis. C’était très important pour moi et nous ne quittons pas les États-Unis. Donc, je pense que l’un des éléments les plus forts de la nouvelle - et je l’appelle l’USMCA - est l’une des choses vraiment importantes, c’est que vous ne verrez pas les entreprises partir une fois qu’elles seront signées. Nous devons le faire passer par le Congrès et s’il réussit, ce que je pense, ce sera formidable, et si ce n’est pas le cas, nous sommes très heureux de la situation actuelle".

Alors que vous dénoncez la Chine, l’un des pays en train d'escroquer les États-Unis, son empreinte mondiale se développe: ils sont déjà en Afrique du Nord, ils construisent un énorme port au Pakistan, ils font de bonnes affaires - des investissements au Panama et en Amérique latine. En quelque sorte très proche des États-Unis, géographiquement. Avez-vous confiance dans les objectifs stratégiques de la Chine? Êtes-vous un peu inquiet?

"Je pense qu’ils auront moins d’argent qu’aujourd’hui, parce que l’accord que je passe et si vous regardez nous avons 250 milliards de dollars actuellement, à 25%. Cela signifie que nous allons gagner des milliards et des milliards de dollars. En plus, je peux doubler ce montant et ensuite le doubler encore une fois. Ils ne pourraient jamais faire ce qu'ils ont fait dans le passé avec d'autres présidents, car - et vous voir ce qui se passe avec la Chine. Je ne veux pas faire cela, mais ils ne vont pas très bien maintenant comparés à ce qu’ils faisaient, et - encore une fois, je pense que nous allons bien."

Mais en tant que centre de sécurité nationale, vous savez, grâce à leurs investissements en Amérique latine et dans le monde entier, il semble bien qu'ils s'implantent davantage dans le monde entier.

"Je sais, mais ils ont un problème de dette et ils doivent payer pour cette dette. C’est une énorme somme d’argent qu’ils dépensent. Est-ce que j'aime la situation? Probablement pas, mais je sais aussi que c’est très cher pour eux, et beaucoup d’entre eux ne vont pas marcher".

Vous alliez - ou du moins, vous aviez envisagé de rencontrer le président Poutine et vous avez refusé. Si vous l'aviez rencontré quel aurait été votre ordre du jour avec le président?

"Avec ce qui s’est passé avec l’Ukraine avec les navires et les marins, ce ne serait tout simplement pas le bon moment, mais je le rencontrerai. Je pense que nous avons de très bonnes relations et que nous allons entretenir de très bonnes relations avec la Russie, la Chine et tous les autres. Je veux dire, je pense que c'est important. Je vais donc le rencontrer au moment opportun. "

Que pense-t-il faire avec l’Ukraine? Pourquoi a-t-il saisi les voiles et les navires?

"Je ne peux pas lire dans ses pensées, et personne ne le peut, et il sait ce qu’il veut faire, mais nous ne pouvons pas permettre que certaines choses se produisent, vous savez, c’est arrivé, et je ne peux tout simplement pas être partisans de cela."

Le changement climatique est l’un des problèmes de l’économie mondiale. C’est une discussion ici. Quelle est votre position sur le changement climatique et comment il a affecté l’économie mondiale?

Très simple, je veux l’air le plus pur et l’eau la plus pure de la planète. Je veux une eau cristalline et c’est ce que nous avons. Nous nous débrouillons très bien en matière d’environnement et c’est ce que je veux. Mais je ne vais pas mettre le pays en faillite en essayant de maintenir certaines normes qui ne comptent probablement pas. En Chine, et dans les autres pays où il y a de l'air vicié, il n'y a pas de bonne qualité d'air aux États-Unis. Les gens ne veulent pas en parler, mais ça passe. Nous allons donc être propres, mais ce n’est pas le cas, et cela coûte très cher. Le fait est que nous sommes absolument propres, mais nous n'allons pas dépenser des milliards de dollars et rendre cela bénéfique pour les autres, mais pas pour notre… Vous savez, ma politique est très simple, elle s'appelle America First. En même temps, nous allons être un grand voisin du monde. Mais nous devons nous traiter équitablement, alors c’est comme ça.

Allez-vous parler au président Xi du changement climatique?

"Nous en parlerons. L’important était de parler du commerce, c’est ce que les gens veulent entendre et vous savez, il doit faire quelque chose avec son climat. Mais, et je suis sûr qu’il le fera. Je pense que c’est un de mes amis et un homme bon mais vous savez, nous avons un petit différend. Et encore une fois, notre pays a été exploité pendant de nombreuses années et cela ne se produira plus."

La semaine prochaine, un vote pourrait éventuellement avoir lieu à la fermeture du gouvernement. Tout d’abord, pensez-vous que le gouvernement américain va fermer ses portes et cela aura-t-il un impact économique mondial?

"Je ne peux pas vous dire s’il y aura une fermeture, car personne ne le sait, mais je vous dirai que nous allons avoir davantage de sécurité des frontières. Nous allons avoir beaucoup de sécurité à la frontière - vous avez vu ce que nous avons fait avec toutes les caravanes qui montent et maintenant elles commencent à sortir, elles commencent à repartir. Nous n'allons pas laisser les gens entrer illégalement dans notre pays. Nous allons avoir des gens qui viennent sur le mérite. Nous avons besoin de gens, vous savez? Nous avons le taux de chômage le plus bas depuis 51 ans. Nous avons besoin de gens dans ce pays. Le Premier ministre Abe, du Japon, vient de me dire qu'ils déménageaient deux constructeurs automobiles. Ils vont ouvrir deux usines gigantesques. C'est un événement. Vous avez entendu parler de General Motors et je ne sais pas ce qui s’est passé avec General Motors, mais la tendance est tout à fait opposée. Et je dirai ceci: notre économie n’a jamais été aussi bonne. Nous avons des chiffres incroyables, vous voyez ça. Et beaucoup de bonnes choses se produisent."

L'ex-président américain George H. W. Bush est mort

L'ancien président George H.W. Bush assiste à une cérémonie pour dévoiler un nouveau jardin nommé en l'honneur de son épouse, le 29 septembre 2011 à Kennebunkport, dans le Maine.

L'ancien président des Etats-Unis George H.W. Bush, qui dirigea son pays de 1989 à 1993 durant la fin de la Guerre froide et gagna la première guerre du Golfe, est mort vendredi soir à l'âge de 94 ans, son décès suscitant les hommages unanimes de la classe politique et de ses successeurs.

Le décès du 41e président des Etats-Unis, quelques mois après celui de son épouse Barbara, a été annoncé par son fils George W. Bush qui s'était installé à la Maison Blanche huit ans après sa défaite de son père face à Bill Clinton en 1992.

"Jeb, Neil, Marvin, Doro et moi avons la tristesse d'annoncer qu'après 94 années remarquables notre cher papa est mort", a déclaré George W. Bush, président de 2001 à 2009, dans un communiqué publié par le porte-parole de la famille.

"George H.W. Bush était un homme doté d'une noblesse de caractère et le meilleur père qu'un fils ou une fille aurait pu souhaiter".

"Véritable partenaire"

L'ancien président américain était resté marié 73 années avec Barbara, morte en avril dernier. Sa santé était fragile et il avait multiplié ces dernières années les séjours à l'hôpital. Le couple a eu cinq enfants et 17 petits-enfants.

Outre George W. Bush, un autre de ses fils, Jeb, était engagé en politique. Candidat à la primaire républicaine de 2016, il avait été défait par Donald Trump.

L'actuel président américain a salué le "leadership inébranlable" de son prédécesseur.

"A travers son authenticité, son esprit et son engagement inébranlable en faveur de la foi, de la famille et de son pays, le président Bush a inspiré des générations de concitoyens américains", a affirmé M. Trump dans un communiqué transmis depuis Buenos Aires où il assiste au sommet du G20.

"L'Amérique a perdu un patriote et un humble serviteur", a assuré pour sa part Barack Obama, rendant hommage à son action qui a permis de "réduire le fléau des armes nucléaires et de former une vaste coalition internationale pour expulser un dictateur du Koweit".

M. Obama a aussi estimé que la diplomatie de George H. W. Bush avait contribué "à mettre fin à la Guerre froide sans tirer un coup de feu". Bill Clinton a évoqué son "amitié" avec celui qui l'avait précédé à la Maison Blanche.

Le dernier dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev a également rendu un hommage appuyé à l'ancien président, qu'il a qualifié de "véritable partenaire".

Du côté des Européens, le président français Emmanuel Macron a salué un "grand dirigeant et un soutien sans faille de l'alliance avec l'Europe", dans une critique à peine voilée de Donald Trump.

La famille a précisé que George H. W. Bush était mort à Houston (Texas) entouré de ses proches. Les détails de ses funérailles seront divulgués en temps voulu, a-t-elle précisé. Mais la dépouille du 41e président des Etats-Unis devrait être transportée à Washington pour un hommage national.

Nouvel ordre mondial

George H. W. Bush était né le 12 juin 1924 à Milton, dans le Massachussetts. Issu d'une riche famille de cette région de Nouvelle-Angleterre, il avait dû mettre ses ambitions politiques entre parenthèses pour joindre l'UN Navy pendant la Seconde guerre mondiale.

Bush en était devenu à 18 ans le plus jeune aviateur. Il survécut à la chute de son avion, abattu par les Japonais en 1944 au dessus du Pacifique et fut démobilisé avec le grade d'enseigne de vaisseau.

Il entreprend ensuite une brève carrière dans l'industrie pétrolière, puis entre à la Chambre des représentants. Il sera patron de la puissante CIA avant de devenir le vice-président de Ronald Reagan. En 1988, il accède enfin à la Maison Blanche après avoir défait le démocrate Michael Dukakis.

Il prône en politique étrangère "un nouvel ordre mondial" et connaît son heure de gloire lorsqu'il chasse Saddam Hussein du Koweit lors d'une guerre de quelques semaines en 1990, à la tête d'une coalition de 32 pays.

Mais battu par Bill Clinton, il fut le président d'un seul mandat.

"Peu d'Américains peuvent ou pourront jamais rivaliser avec le président Bush pour la façon dont ils auront servi les Etats-Unis", a réagi Bill Clinton, dans un message adressé en son nom et en celui de son épouse Hillary Clinton.

Après son départ de la Maison Blanche, George Bush s'était consacré à ses causes philanthropiques surtout lorsque les Etats-Unis ou des pays voisins étaient frappés par des catastrophes.

Avec Bill Clinton, il avait ainsi contribué à lever des fonds pour les victimes du tsunami de 2004 en Asie ou pour les sinistrés du grand tremblement de terre en Haïti en 2010.

Il était aussi apparu plus récemment aux côtés de Bill Clinton, Jimmy Carter, Barack Obama et de son fils George W. Bush pour réunir de l'argent et aider les victimes d'un ouragan au Texas en 2017.

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