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États-Unis

La NASA vise à nouveau la Lune

Des agents de la NASA célébrant à Pasadena (Californie) l'arrivée réussie de la sonde InSight sur Mars le 26 novembre 2018.

Le président Donald Trump a signé en 2017 une directive ordonnant à la NASA de retourner sur la Lune, comme une première étape avant d'aller sur Mars, en s'appuyant sur le secteur privé.

L’agence aéronautique et spatiale américaine (NASA) a annoncé jeudi avoir choisi neuf entreprises privées pour construire des atterrisseurs et livrer du matériel sur la Lune, où les Américains veulent renvoyer des astronautes dans une décennie.

"C'est quelque chose que nous n'avons jamais fait", a déclaré Jim Bridenstine, administrateur de la NASA, depuis le siège de l'agence à Washington. "Nous voulons que de multiples fournisseurs se concurrencent sur les coûts et les innovations".

Les neuf sociétés sélectionnées sont: Astrobotic, Deep Space Systems, Draper, Firefly, Intuitive Machines, Lockheed Martin, Masten Space Systems, Moon Express et Orbit Beyond.

La NASA poursuit son changement de modèle: au lieu de développer elle-même avec des sous-traitants des fusées ou des appareils, elle "achète un service".

La "NASA devient un client parmi d'autres... ce qui réduit les coûts et les risques", a-t-il dit, assurant que le retour sur la Lune ne serait pas éphémère.

C'est déjà ce qu'elle fait pour la livraison de fret à la Station spatiale internationale (ISS), et ce qu'elle fera bientôt pour le transport de ses astronautes que SpaceX et Boeing doivent, si tout va bien, assurer à partir de 2019.

- La Lune comme tremplin pour Mars -

Le président Donald Trump a signé en 2017 une directive ordonnant à la NASA de retourner sur la Lune, comme une première étape avant d'aller sur Mars, en s'appuyant sur le secteur privé.

Lundi, Jim Bridenstine a envisagé cette arrivée sur Mars au milieu des années 2030, un calendrier très ambitieux.

Thomas Zurbuchen, chef du directorat scientifique de la NASA, a expliqué jeudi qu'il y aurait au moins un instrument scientifique pour évaluer le niveau de radiations à la surface afin de comprendre le risque pour les futurs astronautes.

Le plan actuel de la NASA est de commencer par envoyer du matériel sur la Lune, puis de construire une station en orbite lunaire à partir de 2022. En 2023, une fusée emmènera des astronautes autour de la Lune, sur une orbite plus lointaine que lors des missions Apollo des années 1960.

L'atterrissage d'astronautes sur la Lune ne devrait pas être possible avant la fin des années 2020, selon la NASA.

Jugement d'un néonazi américain pour meurtre

Premiers secours autour d’un véhicule qui a foncé sur un groupe de manifestants lors d’un rassemblement à Charlottesville, Virginie, 11 août 2017.

Les avocats d'un néonazi américain jugé pour le meurtre d'une manifestante à Charlottesville l'an dernier ont assuré qu'il était "mort de peur" lorsqu'il a foncé dans la foule avec son véhicule, alors que l'accusation a pointé du doigt sa "colère".

Le procès de James Fields, 21 ans, poursuivi pour assassinat, s'est ouvert lundi. Il est accusé d'avoir tué une militante anti-raciste de 32 ans, Heather Heyer, et blessé plusieurs personnes lors d'un rassemblement de l'extrême droite américaine en août 2017 dans cette petite ville de Virginie.

Si le fait qu'il ait été au volant de la Dodge Challenger n'est pas contesté, ses intentions sont au coeur des argumentaires de la défense et de l'accusation.

L'un de ses avocats, John Hill, a ainsi décrit le 12 août 2017 comme une journée de chaos où "des disputes éclataient" entre manifestants et contre-manifestants, dont certains étaient armés.

Selon lui, James Fields a exprimé des remords après son arrestation. Il a confié à la police qu'il "avait craint pour sa sécurité et qu'il était mort de peur", a assuré Me Hill.

L'accusation a au contraire argué que le jeune homme avait agi de manière préméditée, et qu'un monceau de preuves (photos et vidéos) le montraient.

"Regardez ce qu'il a fait ce jour-là. Ecoutez les mots qu'il scande. Regardez les expressions sur son visage", a lancé la procureure Nina Antony.

Peu avant que le jeune homme ne lance sa voiture sur la foule de contre-manifestants, il s'est "mis complètement à l'arrêt à une certaine distance du groupe" et a fait vrombir son moteur tout en regardant le groupe, a-t-elle poursuivi.

La procureure a également évoqué deux images publiées par James Fields sur Instagram en mai 2017.

"Sur ces deux images, on peut voir un groupe décrit comme étant composé de manifestants être percuté", a-t-elle dit.

"Le 12 août, James Alex Fields Junior était ici à Charlottesville avec de la colère et des images de violence imprimées dans la tête", a-t-elle martelé.

Le rassemblement à Charlottesville avait été organisé par des nationalistes blancs pour protester contre le déboulonnement annoncé d'une statue du général sudiste Robert Lee.

Au second jour des manifestations, le 12 août 2017, des heurts avaient éclaté entre des néonazis et des manifestants antifascistes, culminant avec l'attaque à la voiture.

Trump accuse Cohen de mentir pour avoir une peine réduite

Le président Donald Trump et son avocat Michael Cohen à l'église New Spirit Revival Center de Cleveland Heights, dans l'Ohio, aux États-Unis, le 21 septembre 2016.

Le président américain Donald Trump a accusé jeudi son ancien avocat Michael Cohen d'avoir menti lors de son audience de plaider-coupable afin d'obtenir une peine réduite.

"C'est une personne faible. Il essaie d'obtenir une peine réduite. Il ment donc à propos d'un projet dont tout le monde avait connaissance", a déclaré M. Trump à des journalistes depuis la Maison Blanche.

Michael Cohen a affirmé jeudi matin qu'il n'avait pas dit la vérité au Congrès au sujet d'un possible investissement immobilier en Russie qui avait été envisagé par Donald Trump mais finalement abandonné début 2016.

Ce nouveau rebondissement dans l'enquête russe menée par le procureur spécial Robert Mueller constitue un développement potentiellement embarrassant pour le président américain.

"C'était un projet bien connu (...) Ca n'a pas duré longtemps. Je n'ai pas mené ce projet", s'est défendu le milliardaire républicain avant de s'envoler pour le G20 en Argentine.

"Il n'y aurait rien eu de mal si je l'avais mené", a-t-il ajouté. "Je ne l'ai pas fait pour un certain nombre de raisons. La première, même si rien ne m'y obligeais, est que j'étais vraiment occupé à faire campagne pour la présidentielle".

Objet de poursuites pénales, M. Cohen avait déjà plaidé fin août coupable de plusieurs chefs d'accusation devant les procureurs de New York.

Après avoir pris ses distances avec le président américain, il coopère avec le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l'enquête russe, dont un volet porte sur des soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2016.

Dans la politique américaine, des papis et mamies ont pris le pouvoir

Nancy Pelosi, leader des démocrates à la Chambre basse, son prédécesseur républicain Paul Ryan, le vice-président Mike Pence, Donald Trump, le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, et son vis-à-vis démocrate Chuck Schumer, la Maison Blanche, le 7 décembre 2017

En 2018, au pays de John F. Kennedy et de Barack Obama, le pouvoir est tombé aux mains de septuagénaires et octogénaires.

Donald Trump, 72 ans, est le plus vieux président jamais élu aux Etats-Unis. Le Sénat est dirigé d'une main de fer par un homme de quatre ans son aîné, le redoutable Mitch McConnell.

Et Nancy Pelosi, adoubée par ses pairs démocrates mercredi pour prendre en janvier la présidence de la Chambre des représentants, fêtera en mars son 79e anniversaire.

La Californienne a déjà été "Speaker", troisième personnage des Etats-Unis, de 2007 à 2010, mais elle n'a jamais lâché la tête du groupe démocrate, et apparemment aucunement envisagé de prendre sa retraite, conduisant les démocrates à la victoire aux législatives du 6 novembre.

Elle remplacera le républicain Paul Ryan, 48 ans. Son numéro deux a 79 ans. Le numéro trois, 78 ans.

Le lycéen Bill Clinton rencontre John F. Kennedy à la Maison Blanche. (Archives)
Le lycéen Bill Clinton rencontre John F. Kennedy à la Maison Blanche. (Archives)

- Sommet de carrière -

Quel est le mystère de leur longévité?

Leur engagement, ambition et dynamisme intellectuel jouent sans doute un rôle, disent les gériatres. "La littérature scientifique montre que les gens qui ont un but et une passion vieillissent mieux", dit à l'AFP Maria Torroella Carney, chef du service gériatrie à l'hôpital Northwell Health, près de New York.

"Je le vois dans plein de professions", poursuit-elle, surtout chez les gens qui ont des postes à responsabilités, dans les entreprises comme en politique. Sans compter que les leaders politiques ou économiques ont accès aux meilleurs médecins. L'allongement général de la durée de vie renforce le phénomène.

Comment gardent-ils la forme? En faisant de la marche rapide, en jogging, le long du Potomac, avait confié Nancy Pelosi en 2011 dans un entretien au New Yorker.

Barack Obama et sa famille en 2011
Barack Obama et sa famille en 2011

Le médecin Eric de Jonge dirige le service de gériatrie de l'hôpital universitaire MedStar de Washington. Il a suivi "d'importants personnages politiques américains", mais ne dit pas qui.

Bien dormir, bien manger, faire de l'exercice, avoir une "vie équilibrée" forment les piliers de la santé pour les plus âgés, explique-t-il à l'AFP.

Mais le stress de la vie politique, les meetings, les déplacements, les négociations nocturnes... Cela n'est-il pas nocif?

Au contraire, répond-il, "si vous aimez ce que vous faites, que vous avez de l'influence, ce n'est pas aussi stressant que ceux qui sont malheureux ou ont des problèmes psychologiques ou médicaux".

"Ils doivent puiser beaucoup d'énergie dans le fait d'atteindre enfin le sommet de la pyramide, après 30 ou 40 ans à grimper les échelons. Pourquoi jetteraient-ils l'éponge?"

- Démence -

Au Sénat, puissant club de 100 membres, l'ancienneté est le critère absolu pour gagner des présidences de commission. Beaucoup de sénateurs sont donc patients.

Chuck Grassley, président de la commission des affaires juridiques, par qui passent les confirmations des juges de la Cour suprême, a 85 ans. Comme l'influente démocrate Dianne Feinstein, qui vient d'être réélue pour six ans.

Parfois, une réélection est celle de trop. En avril, le président de la commission très convoitée qui fixe les milliards de dépenses de l'Etat fédéral, Thad Cochran, 80 ans, a finalement démissionné après des problèmes de santé, des absences et quelques semaines de flottement.

"Je m'inquiète plus des gens au-dessus de 85 ans que de ceux qui ont 75 ans", dit Eric de Jonge. Après 85 ans, le risque de démence est de 50%, rappelle-t-il.

Les septuagénaires gardent donc leurs ambitions intactes.

Donald Trump, qui adore les hamburgers, mais fait du golf et affirme ni fumer ni boire, répète qu'il se représentera en 2020. Il avait battu en 2016 Hillary Clinton (69 ans à l'époque) et pourrait à nouveau faire face à des adversaires de sa génération.

Certes, une nouvelle garde de quinquagénaires démocrates s'active. Mais Elizabeth Warren (69 ans), Joe Biden (76 ans) et Bernie Sanders (77 ans) fourbissent leurs armes.

Avec AFP

Yémen: coup de semonce du Sénat américain contre le soutien militaire à Ryad

Le leader de la majorité au Sénat Micth McConnell au Capitole, à Washington, 27 juin 2017.

Très remontés depuis le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, les parlementaires américains ont adressé un coup de semonce à l'administration Trump: une résolution pour cesser tout soutien militaire à Ryad dans la guerre au Yémen a franchi mercredi un premier obstacle au Sénat.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et le ministre de la Défense Jim Mattis, qui avaient fait le déplacement au Congrès dans la matinée pour les convaincre de rester au côté de l'Arabie saoudite, n'auront visiblement pas su trouver les bons arguments.

Dans l'après-midi, 63 sénateurs républicains et démocrates -- contre 37 -- ont donné leur feu vert à un débat sur la résolution bipartisane. Cette large majorité ne préjuge pas du vote final sur le texte, qui pourrait n'intervenir que la semaine prochaine, mais donne une idée du malaise des élus.

En mars, cette même résolution avait échoué au Sénat, n'obtenant que 44 voix.

Mercredi, plusieurs sénateurs ont affirmé que cette fois, une majorité semblait s'esquisser, de nombreux parlementaires ayant fait part de leur écoeurement après l'assassinat du journaliste saoudien et de leur frustration face à la réponse de Donald Trump.

- Aucune "preuve irréfutable" -

Ce vote est d'ailleurs le premier acte concret du Congrès, qui menace de prendre plusieurs mesures pour sanctionner le royaume saoudien alors même que le président des Etats-Unis s'est révélé être le plus solide soutien du puissant prince saoudien Mohammed ben Salmane, ou MBS.

Devant cette pression accrue, Mike Pompeo et Jim Mattis ont défendu l'alliance avec Ryad. Ils ont d'abord partagé avec le Sénat, à huis clos, leur connaissance des informations confidentielles sur l'assassinat de Jamal Khashoggi début octobre au consulat saoudien à Istanbul.

"Je crois avoir lu tous les éléments du renseignement", "il n'y a aucun élément direct liant le prince héritier à l'ordre de tuer Jamal Khashoggi", a dit à la presse Mike Pompeo, alors que, selon plusieurs médias américains, la CIA estime que MBS a commandité le meurtre.

"Il n'y a pas de preuve irréfutable", a renchéri Jim Mattis.

De nombreux sénateurs des deux camps ont vivement déploré que la directrice de la CIA Gina Haspel ne soit pas venue en personne leur présenter les preuves dont elle dispose.

Le républicain Lindsey Graham, en première ligne pour accuser MBS d'avoir ourdi l'assassinat, a menacé de ne pas voter les prochains textes "clés", y compris budgétaires, tant que l'agence de renseignement extérieur n'aura pas directement informé le Congrès.

Mike Pompeo a ensuite critiqué le "timing" de la résolution parlementaire, estimant qu'elle risquait de "nuire" aux efforts de paix de l'ONU, qui espère réunir début décembre autour d'une même table le gouvernement yéménite, soutenu par une coalition sous commandement saoudien, et les rebelles Houthis, épaulés par l'Iran -- ennemi commun de Ryad et Washington.

Dans ce même esprit, les Etats-Unis ont demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de repousser un projet de résolution appelant à une trêve au Yémen, où la guerre a fait au moins 10.000 morts depuis 2015 et provoqué une crise humanitaire dramatique.

- "Ce serait bien pire" -

"La souffrance au Yémen m'attriste, mais si les Etats-Unis n'étaient pas impliqués au Yémen, ce serait bien pire", a lancé le secrétaire d'Etat aux sénateurs. "Si les Etats-Unis se retiraient de l'effort au Yémen", "la guerre ne cesserait pas" et cela "nuirait considérablement" à la sécurité nationale américaine, a-t-il ajouté, selon les extraits de son intervention diffusés à la presse.

Selon lui, la coalition saoudienne "ne bénéficierait pas de nos conseils et de notre formation pour mieux cibler" ses tirs, "donc davantage de civils trouveraient la mort".

Jim Mattis, selon le texte de sa déclaration devant le Sénat, a relevé que les Etats-Unis avaient "rarement la liberté de travailler avec des partenaires impeccables".

"L'Arabie saoudite, du fait de sa situation géographique et de la menace iranienne, est fondamentale pour maintenir la sécurité régionale et d'Israël, et nos intérêts dans la stabilité au Proche-Orient", a-t-il souligné.

Plusieurs sénateurs n'ont guère été convaincus par les ministres.

Que le royaume soit impliqué ou non dans la mort du journaliste, "nous combattons une guerre au Yémen que nous n'avons jamais déclarée et que le Congrès n'a jamais autorisée", a affirmé le républicain Mike Lee, coauteur de la résolution, assurant que les interventions gouvernementales ne lui avaient "pas fait changer d'avis".

"Le Sénat des Etats-Unis doit impérativement dire aujourd'hui à l'Arabie saoudite et au monde que nous n'allons pas continuer à prendre part à ce désastre humanitaire", a abondé l'autre coauteur, l'indépendant Bernie Sanders.

Avec AFP

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