Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Pompeo et Mattis évoqueront l'Arabie Saoudite devant le Sénat

Le sénateur Bob Corker, président de la Commission des Affaires étrangères du sénat, à Washington, le 25 juillet 2018.

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo et le ministre de la Défense Jim Mattis doivent s'adresser mercredi au Sénat des Etats-Unis à propos de l'Arabie Saoudite, source d'inquiétude au sein de la classe politique américaine.

Les deux ministres doivent s'exprimer en fin de matinée à l'occasion d'une séance du Sénat à huis clos, a précisé à des journalistes Bob Corker, président de la Commission des Affaires étrangères de la chambre haute.

Ce sénateur républicain critique de Donald Trump a également dit espérer la présence de la directrice de la CIA Gina Haspel, alors que le président américain a remis en cause les conclusions de l'agence de renseignements selon lesquelles le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé "MBS", avait commandité l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul début octobre.

Accusé de dédouaner le pouvoir saoudien, M. Trump est resté sourd aux critiques, remerciant au contraire le royaume sunnite pour la baisse des prix du pétrole et affirmant qu'il ne remettrait pas en cause l'alliance stratégique entre Washington et Ryad.

Dans ce contexte, il est important "d'entendre l'administration sur la direction que prennent les choses", a dit M. Corker, qui avait accusé la semaine dernière la Maison Blanche d'être devenue "une agence de relations publiques" pour "MBS".

L'intervention de MM. Pompeo et Mattis est prévue alors que le sénateur et ancien candidat à l'investiture démocrate en 2016 Bernie Sanders s'apprête à présenter à nouveau une résolution visant à arrêter l'assistance militaire américaine à la coalition menée par l'Arabie Saoudite contre les rebelles Houthis au Yémen.

Une première initiative avait échoué de peu au mois de mars, mais Bob Corker estime que l'issue du vote du Sénat pourrait être différente cette fois.

"J'ai plutôt une bonne idée de ce que les gens pensent de l'Arabie Saoudite à l'heure actuelle et je dirais que la situation est très, très différente" de celle de mars, a-t-il déclaré.

Avec AFP

Manafort a menti au FBI, enfreignant son accord avec la justice

Paul Manafort, quittant le tribunal, Washington, le 23 mai 2018.

Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Donald Trump, a enfreint l'accord de plaider-coupable conclu en septembre dans le cadre de l'enquête sur l'affaire russe, en mentant à la police fédérale, selon un document de justice déposé lundi.

"Après avoir signé l'accord de plaider-coupable, Manafort a commis des crimes fédéraux en mentant à la police fédérale et au bureau du procureur spécial (Robert Mueller) sur toute une variété de sujets, ce qui constitue une violation de l'accord", expliquent des procureurs, dont M. Mueller, dans ce document communiqué à un tribunal de Washington.

Dans ce même document, les avocats de M. Manafort ont réfuté cette affirmation en assurant que leur client avait "fourni au gouvernement des informations dans l'effort de respecter ses obligations en matière de coopération".

"Il pense avoir donné des informations sincères et n'est pas d'accord avec la caractérisation du gouvernement ni avec la violation de l'accord", ont-ils poursuivi.

L'ancien lobbyiste a accepté en septembre de plaider coupable d'association de malfaiteurs contre les Etats-Unis et d'obstruction à la justice, et de coopérer avec Robert Mueller dans l'enquête russe notamment sur des soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2016.

M. Manafort a reconnu avoir dissimulé aux autorités et au fisc ses activités de conseil en faveur de l'ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, puis d'avoir tenté de corrompre des témoins. Des activités frauduleuses antérieures à la campagne.

Dans une procédure distincte ayant donné lieu à un procès en août en Virginie, celui qui a été directeur de campagne du candidat Trump pendant près de six mois a été reconnu coupable de fraude bancaire et fiscale en lien avec ces activités. Il attend le prononcé de sa sentence.

Le rebondissement de lundi intervient le jour même de l'incarcération de George Papadopoulos, un ancien conseiller diplomatique de M. Trump condamné à de la prison ferme début septembre pour avoir menti au FBI dans le cadre de l'enquête de Robert Mueller.

Il avait plaidé coupable en octobre 2017 de faux témoignage au FBI et s'est rendu lundi dans un centre de détention d'Oxford, dans le Wisconsin, pour purger une peine de deux semaines. Il risquait jusqu'à six mois derrière les barreaux. C'est lui qui est à l'origine de l'ouverture de l'enquête russe qui empoisonne le président américain depuis le début de son mandat.

M. Papadopoulos était entré en mars 2016 au service du candidat républicain. Très vite, il s'est trouvé en contact avec des émissaires de la Russie, dont l'un l'informe dès avril 2016 que les Russes possèdent "de quoi salir" la candidate démocrate Hillary Clinton.

Interrogé par le FBI en janvier 2017, le jeune conseiller ment aux enquêteurs pour conserver ses chances d'obtenir un poste dans l'administration du désormais président Trump.

Arrêté en juillet suivant, il avoue et accepte trois mois plus tard de plaider coupable de faux témoignage et de collaborer à l'enquête.

Avec AFP

Une femme noire nommée présidente du journal de Harvard

Vue du campus de l’Université Harvard à Cambridge, Massachussetts, le 7 mars 2017.

C'est une petite victoire pour la diversité dans les médias américains: le journal de la prestigieuse université de Harvard va être, pour la première fois en 145 ans d'existence, présidé par une femme noire.

Le journal, le Harvard Crimson, plus ancien journal universitaire américain, a annoncé sur son site internet avoir désigné Kristine Guillaume, 20 ans, comme sa nouvelle présidente.

Kristine Guillaume, en troisième année d'histoire noire américaine et de littérature, est "la première femme noire à servir comme président en 145 ans d'histoire" de ce journal, qui compte quelque 320 collaborateurs, a souligné le Crimson dans un article consacré à sa nomination.

Le poste de président du journal de l'université de Boston, connue pour former les élites américaines, a souvent été un tremplin vers des postes de pouvoir: sont passés par le journal d'anciens présidents comme John F. Kennedy, Franklin Roosevelt, ou l'actuel président de CNN Jeff Zucker, qui présida le journal pendant sa dernière année à Harvard.

Alors qu'Harvard est attaquée en justice pour discrimination contre les postulants d'origine asiatique, la nouvelle présidente aura pour adjointe une étudiante d'origine asiatique, Angela Fu.

Les femmes restent rares à la tête des journaux américains.

Selon une enquête de l'American Society of News Editors parue fin 2017, les personnes issues de minorités ethniques (noires, hispaniques, asiatiques) n'occupaient que 13% des postes d'encadrement dans les salles de rédaction américaines en 2016.

Après plus de deux semaines, l'incendie le plus meurtrier de Californie entièrement maîtrisé

Les dégâts de l’incendie à Paradise, en Californie, le vendredi 23 novembre 2018. (Photo AP / Kathleen Ronayne)

Après plus de deux semaines de lutte, les pompiers américains ont réussi à maîtriser "à 100%" le "Camp fire", l'incendie le plus meurtrier de l'histoire de la Californie qui a tué au moins 85 personnes, selon un bilan officiel revu à la baisse.

Un précédent bilan faisait état d'au moins 87 morts et les autorités locales ont admis avoir fourni une information erronée.

En revanche, le nombre de personnes portées disparues est désormais de 296, contre 249, selon un précédent bilan. Parmi ces personnes, beaucoup pourraient ne pas avoir conscience d'être recherchées, indique-t-on.

Les pompiers ont annoncé dimanche être venus à bout de ce feu qui a brûlé quelque 620 km2 dans le nord du "Golden State", rasant notamment la petite ville de Paradise.

Les pluies des derniers jours sur cette région de la côte Ouest des Etats-Unis ont aidé à éteindre le feu mais ont également rendu difficile la recherche de restes humains par les secours.

L'incendie, qui s'était déclenché le 8 novembre, a détruit près de 14.000 habitations, 530 commerces et 4.500 autres bâtiments, ont précisé les pompiers californiens (Cal Fire).

Des milliers de pompiers ont été mobilisés et des dizaines de milliers de personnes ont été forcées d'évacuer.

Trois personnes ont par ailleurs trouvé la mort dans un autre incendie d'ampleur plus au sud, touchant la célèbre station balnéaire de Malibu. Ce feu, le "Woolsey fire", qui a dévasté plus de 390 km2, est lui aussi entièrement maîtrisé.

L'origine des deux incendies n'a pas encore été identifiée mais plusieurs victimes ont lancé une action en justice à San Francisco contre le fournisseur local d'électricité Pacific Gas & Electricity (PG&E). Selon la plainte, l'incendie aurait été causé par des "étincelles" sur une ligne à haute tension de la société.

- Sécheresse chronique -

Le président des Etats-Unis Donald Trump, qui s'était rendu sur place il y a une semaine, avait exprimé sa "tristesse" et constaté l'ampleur des dégâts aux côtés de la maire de Paradise, Jody Jones.

Sa première réaction, pointant la mauvaise gestion selon lui des forêts par l'Etat de Californie, avait été critiquée. M. Trump a aussi menacé de couper les fonds fédéraux alloués à la lutte contre les incendies.

Les épaisses fumées provoquées par l'incendie ont été ressenties jusqu'à San Francisco, à plus de 240 kilomètres de la ville de Paradise. La ville avait été contrainte de lancer une alerte à la pollution de l'air, des écoles devant même être temporairement fermées.

La Californie, victime de sécheresse chronique depuis plusieurs années, a connu plusieurs incendies majeurs depuis un an.

En septembre, le "Mendocino Complex" avait été maîtrisé après près de deux mois de lutte. Il avait ravagé près de 190.000 hectares, devenant le plus grand feu de forêt dans l'histoire récente de cet Etat.

Le gouverneur de Californie, le démocrate Jerry Brown, a averti qu'il s'attendait à un nombre de plus en plus important d'incendies de ce type, du fait du réchauffement climatique.

Mais Donald Trump a lui minimisé le rôle du changement climatique. Le président républicain a par le passé qualifié de "canular" le changement climatique et mis ouvertement en doute, au mépris du consensus scientifique, ses causes humaines.

En Californie, il a assuré que sa visite sur les lieux dévastés par le feu n'avait pas fait évoluer sa position.

Avec AFP

Des migrants campent à côté d'un poste-frontière entre le Mexique et les Etats-Unis

Des migrants d’Amérique centrale arrivés à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, le 22 novembre 2018. (VOA/Celia Mendoza)

Plusieurs centaines de Centraméricains de la caravane de migrants ont installé un campement près d'un poste-frontière à Tijuana, au nord-ouest du Mexique, espérant ainsi pousser les autorités américaines à leur ouvrir le passage vers les Etats-Unis.

Fatigués d'être logés dans le refuge improvisé dans un centre sportif où s'entassent quelque 4.700 personnes, environ 200 Centraméricains - dont beaucoup de familles avec des enfants - sont venus camper en pleine rue aux abords immédiats du poste frontalier de El Chaparral, où ils ont passé la nuit de jeudi à vendredi.

"Nous sommes ici en paix, mais nous attendons de Donald Trump qu'il nous voit, que son coeur soit touché et qu'il nous laisse passer", explique Dora Manda, une Hondurienne de 35 ans qui a dormi avec son mari et ses deux filles sous une légère couverture, devant les bureaux des autorités migratoires.

A l'aube, saisis par le froid et la faim, plusieurs d'entre eux ont préféré retourner provisoirement au refuge où ils étaient jusqu'alors hébergés et où de la nourriture est distribuée.

La caravane de migrants à la frontière avec les États-Unis (vidéo)
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:03 0:00

Après les pluies des derniers jours, beaucoup de migrants souffrent de grippe ou d'infections respiratoires, et certains cas de tuberculose ont été signalés.

"Nous ne supportons plus l'excès de moustiques et la boue", se plaint Billy Martinez, un Hondurien de 33 ans qui voyage seul. "Nous avons peur d'une épidémie" confie-t-il à l'AFP.

Le président américain Donald Trump a de nouveau menacé jeudi de fermer "toute la frontière" entre les Etats-Unis et le Mexique, y compris aux échanges commerciaux, si la situation devait dégénérer face à l'arrivée de milliers de migrants d'Amérique centrale.

Environ 9.000 militaires américains ont été déployés à la frontière avec le Mexique.

Les migrants de la caravane, essentiellement des Honduriens, ont quitté le Honduras le 13 octobre, fuyant la violence et la pauvreté, et parcouru plus de 4.000 kilomètres en un peu plus d'un mois.

Voir plus

XS
SM
MD
LG