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États-Unis

"Nous tuons seulement les Noirs": un policier américain perd son travail

Une voiture de police en Georgie, Etats-Unis.

Un officier de police de Géorgie, aux Etats-Unis, menacé de renvoi après avoir été filmé en train de faire des commentaires racistes, a annoncé qu'il prenait sa retraite, a rapporté vendredi la presse locale.

Une vidéo montrait le lieutenant Greg Abbott déclarer à une femme effrayée, assise dans un véhicule arrêté, qu'elle n'avait pas à s'inquiéter parce que "nous tuons seulement les Noirs".

Alors qu'elle avait été autorisée à prendre son téléphone portable, la femme lui expliquait redouter de bouger les mains pour l'attraper parce qu'elle avait vu "bien trop de vidéos de policiers".

"Mais vous n'êtes pas noire", lui répond Abbott dans cette vidéo tournée en juillet 2016 par sa caméra, "souvenez-vous, nous ne tuons que les Noirs".

La vidéo, dont la date coïncide avec une période de tensions raciales notamment après la mort de Philando Castile, un homme noir abattu dans sa voiture par la police sous les yeux de sa compagne, a été diffusée cette semaine par une station locale de télévision qui avait présenté une demande d'ouverture d'archives.

Mike Register, le responsable de la police du comté de Cobb près d'Atlanta, la zone où s'est produit l'incident, a déclaré jeudi aux journalistes que l'officier serait écarté de la police car "il n'y a vraiment pas de place pour ce genre de commentaires dans l'application de la loi". Le responsable a qualifié d'"inexcusables et inappropriés" les propos du policier.

L'Atlanta Journal-Constitution rapporte que parallèlement le lieutenant Abbott a annoncé par mail à ses responsables qu'il prenait sa retraite après quasiment trente ans de service.

Avec AFP

USA: quatre entreprises vont construire des prototypes de mur frontalier

Des migrants tentant de franchir la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, le 11 mai 2016.

Le gouvernement américain a annoncé jeudi avoir sélectionné quatre entreprises pour construire des prototypes de murs en béton renforcé à la frontière avec le Mexique, promesse de campagne de Donald Trump.

Ces sous-traitants avaient participé à l'appel d'offre lancé en mars dernier par le service fédéral des douanes et de protection de la frontière, à la suite d'un décret signé par le président américain dès son arrivée au pouvoir.

La construction aura lieu cet automne dans la région de San Diego en Californie, est-il précisé. Chaque section de mur coûtera entre 400.000 et 500.000 dollars.

Les prototypes mesureront entre 5,50 et 9 mètres de hauteur. Leur architecture n'a pas été présentée, mais ils incluront des éléments "anti-escalade", selon Ron Vitiello, numéro deux de l'agence fédérale.

Les quatre entreprises sont Caddell Construction Co.; Fisher Sand & Gravel, DBA Fisher Industries; Texas Sterling Construction Co.; W. G. Yates & Sons Construction Company. Toutes sont basées aux Etats-Unis.

Le gouvernement a aussi lancé un appel d'offres pour des prototypes dans des matériaux autres que du béton, et dont le résultat sera annoncé la semaine prochaine.

L'enveloppe pour le projet n'a pas été annoncée, et devra être négocié avec le Congrès, qui prépare actuellement le budget pour l'année budgétaire commençant le 1er octobre prochain.

Avec AFP.

"Hey Siri, j'ai besoin de papier toilette" : les courses sans se fatiguer grâce à la technologie

L'application Siri sur Apple TV

Rester dans son canapé pour acheter des yaourts ou une pizza, sans même avoir besoin d'un ordinateur, est désormais possible grâce à la multiplication des enceintes connectées répondant à la voix, dernière illustration des nouvelles façons de faire les courses grâce à la technologie.

Selon le cabinet Gartner, le marché des enceintes connectées à commande vocale représentera 3,52 milliards de dollars en 2021 dans le monde, contre 360 millions en 2015.

Si ces hauts-parleurs intelligents permettent de passer sa chanson préférée sans se déplacer ou de régler son chauffage, ils servent aussi à faire les courses. Même s'il est difficile d'évaluer la proportion actuelle des consommateurs qui les utilisent pour commander en ligne, les analystes du secteur s'accordent à dire que cette façon de consommer va croître avec le temps.

Pour l'instant, malgré le succès des enceintes connectées, c'est encore "une activité de précurseurs" car "les consommateurs n'ont pas encore assez confiance dans la technologie", estime Carolina Milanesi, de Creative Strategies.

Et la commande vocale se limite "aux produits simples et faciles à commander", comme des bouteilles de soda, observe-t-elle. "Pour des produits plus chers, comme un aspirateur, ou qui demandent de choisir une taille ou une couleur, mieux vaut avoir le choix sous les yeux".

- "Minimum d'efforts" -

Pour autant, pense Mme Milanesi, "comme nous sommes de moins en moins devant nos ordinateurs, la possibilité de commander par la voix séduit certainement" de plus en plus, surtout avec les progrès de l'intelligence artificielle.

"Si je peux commander une pizza, plutôt que de me déplacer, de prendre mon téléphone ou d'ouvrir une application, je le fais", poursuit Mme Milanesi, estimant que c'est "plus sexy", "plus rapide" et "plus pratique".

"C'est humain de vouloir avoir le maximum en faisant un minimum d'efforts..." dit-elle encore.

"Il y a aura une croissance continue dans le secteur du shopping par la voix", abonde Jack Gold, de J.Gold Associates.

Et les distributeurs et les géants technologiques l'ont bien compris, à commencer par Amazon.

Le géant du commerce en ligne s'est lancé dès 2014 avec Echo, qui, selon les cabinets spécialisés s'est déjà au moins vendu à plusieurs millions d'exemplaires. Il permet, entre autres, de commander directement sur Amazon via l'assistant vocal Alexa.

Selon le cabinet eMarketer, Amazon domine largement le secteur des hauts-parleurs intelligents, avec 70% de parts de marché aux Etats-Unis suivi de Google Home, avec environ 24%.

Et en rachetant récemment les supermarchés bio Whole Foods, Amazon permet aux détenteurs d'Echo de commander directement des produits de l'enseigne, augmentant d'autant son portefeuille de clients.

Amazon vient aussi d'annoncer qu'Alexa serait compatible avec l'assistant vocal de Microsoft, Cortana.

Preuve de l'engouement des entreprises, Apple s'est lancé récemment dans les enceintes connectées avec son HomePod, contrôlé par l'assistant vocal Siri, tandis que le sud-coréen Samsung prévoit lui aussi de lancer un modèle.

Face au rouleau compresseur Amazon, le géant de la distribution Wal-Mart et Google ont annoncé un partenariat la semaine dernière. Via leur Google Home, les clients pourront désormais commander et se faire livrer des "centaines de milliers" de produits Wal-Mart.

Pour les entreprises, "c'est un bon moyen de s'assurer de la fidélité des clients", explique Jack Gold.

Le shopping vocal "est dans la continuité de la stratégie +web+ des entreprises, c'est une nouvelle porte d'entrée vers leur écosystème" commercial, juge l'analyste.

Pour Colin Sebastian de la firme Baird, le shopping vocal va "prendre une part de plus en plus importante dans les revenus de Google à long terme, au fur et à mesure que les recherches migrent vers les plateformes vocales et où les transactions prennent la place de la publicité".

Mais, nuance M. Gold, si "c'est bon pour les entreprises", ça ne l'est mais pas forcément pour les clients, qui du coup, selon l'appareil et l'assistant utilisé, commandent par défaut via Amazon ou Google Express, le supermarché en ligne du géant technologique.

Les autres innovations technologiques en matière de consommation sont nombreuses, comme les livraisons par drones testées par Amazon. Le géant de la pizza Domino's teste aussi des livraisons par drone ou par voiture autonome en collaboration avec le constructeur automobile Ford.

Avec AFP

Pas de concentration d'émanations dangereuses dans une usine au Texas

Des hommes discutent avec des policiers à trois miles de l’usine chimique d’Arkema où une explosion a eu lieu à Crosby, Texas, 31 août 2017.

L'incendie de produits chimiques dans une usine au nord-est de Houston au Texas jeudi matin, n'a pas généré "une concentration inquiétante de matériaux toxiques à l'heure actuelle", a affirmé quelque heures plus tard l'agence américaine de l'environnement (EPA).

L'EPA se base sur des données récoltées au-dessus du site du groupe chimique français Arkema lors d'un survol, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Le directeur de l'agence fédérale des situations d'urgence (Fema) Broxk Long avait pour sa part parlé d'un "panache extrêmement dangereux".

Avec AFP

Deux explosions dans une usine chimique d'Arkema au Texas

Une des usines d'Arkema en France, près de Marseille, le 26 avril 2010.

Inondée et privée d'électricité donc de capacité de réfrigération de ses matériaux hautement inflammables, l'usine du groupe chimique français Arkema à Crosbyau nord-est de Houston représentait un risque depuis plusieurs jours, qui avait entraîné la mise en place d'un périmètre d'évacuation de trois kilomètres.

Les services de secours ont signalé deux explosions et des fumées noires vendredi vers 2 heures locales (5 heures GMT), a annoncé Arkema dans un communiqué. Ce site fabrique des peroxydes organiques, un composé entrant dans la fabrication de plastiques et de produits pharmaceutiques.

"Les peroxydes organiques sont extrêmement inflammables et, en accord avec les autorités, la meilleure chose à faire est de laisser l'incendie s'éteindre de lui-même", a expliqué Arkema, invitant la population à rester loin de l'usine par crainte de nouvelles explosions.

Un peu plus tard, le groupe a pressé les personnes restées dans le périmètre de couper leur air conditionné "pour éviter une possible exposition aux fumées". Car les émanations peuvent notamment provoquer "des irritations oculaires, de la peau et/ou respiratoires" ainsi que nausées et somnolence, a-t-il prévenu, soulignant de nouveau que d'autres explosions pourraient survenir.

Arkema avait auparavant dit s'attendre au pire. Noyée sous 1,80 mètre d'eau et privée d'électricité, l'usine avait perdu ses capacités de réfrigération des matériaux, confrontés en conséquence à un risque d'explosion et d'incendie.

"Les peroxydes organiques sont extrêmement inflammables et, en accord avec les autorités, la meilleure chose à faire est de laisser l'incendie s'éteindre de lui-même", a expliqué Arkema.

"La population locale doit savoir que les produits sont stockés dans plusieurs endroits sur le site, et le risque de nouvelles explosions existe. Ne retournez pas dans la zone évacuée avant que les services de secours locaux n'aient annoncé qu'il est possible de le faire en toute sécurité", a ajouté le groupe.

Accompagnée de pluies diluviennes, la tempête Harvey a fait au moins 33 morts depuis son arrivée sur le Texas vendredi dernier.

Arkema est une multinationale basée près de Paris, née de la restructuration de la branche chimie du géant pétrolier Total.

Avec AFP

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