Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

L'Espagne accepte d'extrader un présumé hacker russe vers les USA

Le présumé pirate informatique russe, Stanislav Lisov, lors d’une audience dans un tribunal, à Madrid, Espagne, 20 juillet 2017.

La justice espagnole a accepté mardi l'extradition vers les Etats-Unis d'un présumé pirate informatique russe, Stanislav Lisov, réclamé par Washington parce qu'il aurait créé un logiciel malveillant au préjudice d'institutions financières.

Le présumé hacker recherché par les Etats-Unis avait été interpellé à la mi-janvier à l'aéroport El Prat de Barcelone alors qu'il s'apprêtait à embarquer vers une destination non précisée. Il avait été incarcéré en Espagne dans l'attente de l'examen de la demande d'extradition formulée par les Etats-Unis, la justice estimant que le risque d'une fuite était élevé.

Il est officiellement soupçonné d'avoir développé un programme connu sous le nom de NeverQuest, "avec lequel il aurait détourné frauduleusement 855.000 dollars d'institutions financières de juin 2012 à janvier 2015", a indiqué l'Audience nationale, haute juridiction espagnole spécialisée dans les affaires judiciaires complexes, dans un communiqué publié à Madrid.

Selon l'entreprise américaine de sécurité informatique Symantec, ce programme, une fois qu'il infecte un ordinateur, permet au hacker de dérober les codes d'accès de comptes bancaires.

L'Audience nationale a indiqué que la justice américaine voulait poursuivre Lisov pour "association de malfaiteurs visant à commettre des fraudes informatiques".

L'Audience nationale a pris en considération le fait que le suspect pouvait être poursuivi aux Etats-Unis car, "bien qu'il n'ait pas été présent sur le territoire américain au moment où ont été commis" les présumés délits, "la majorité des victimes se trouvent dans ce pays".

M. Lisov a trois jours pour faire appel de cette décision d'extradition.

Avec AFP

La diplomatie américaine quitte deux bâtiments près de Moscou

Le président américain Donald Trump, à droite, et son homologue russe Vladimir Poutine lors du sommet du G20 à Hambourg, Allemagne, 7 juillet 2017.

L'ambassade américaine à Moscou a quitté mardi deux bâtiments diplomatiques situés en périphérie de la capitale, dont la jouissance a été suspendue par le Kremlin, en riposte aux nouvelles sanctions de Washington contre la Russie.

Vendredi, le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé qu'à partir du 1er août l'ambassade des Etats-Unis ne pourra plus utiliser une résidence en périphérie de la capitale russe et un entrepôt.

La diplomatie américaine a donc déménagé meubles et objets hors de cette résidence, tandis que plusieurs voitures de police ont été déployées près de l'entrepôt, situés dans le sud de la capitale russe.

"Nous en avons retiré les meubles qui restaient, les ustensiles de cuisine et du barbecue, ainsi que les équipements du terrain de jeu", a déclaré Maria Olson, porte-parole de l'ambassade, citée par l'agence de presse Interfax.

"Nous avons aussi retiré tous les objets de l'entrepôt de l'ambassade", a-t-elle ajouté.

Dès le 1er septembre, la diplomatie américaine devra également réduire son personnel d'ambassade et de consulats de 755 personnes, pour le ramener à 455, au niveau des effectifs des représentations russes aux Etats-Unis.

Ces mesures, d'une ampleur inédite, font office de représailles à la confiscation de deux propriétés de la diplomatie russe aux Etats-Unis et aux nouvelles sanctions économiques votées par le Congrès américain contre Moscou, accusé d'ingérence dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

Le vice-président américain Mike Pence a affirmé mardi, lors d'une visite en Géorgie, que Donald Trump signerait "prochainement" ce texte, lui donnant ainsi la force d'une loi.

Au plus bas depuis la fin de la Guerre froide en raison des conflits en Ukraine et en Syrie, les rapports russo-américains sont désormais empoisonnés par les accusations d'ingérence russe pendant la présidentielle américaine, au sujet desquelles une enquête est en cours à Washington.

En décembre dernier, Barack Obama avait annoncé l'expulsion de 35 diplomates russes accusés d'être des membres des services de renseignement, dans le sillage des accusations d'ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine qui s'est soldée par la victoire du milliardaire Donald Trump.

Il avait également ordonné la fermeture de deux sites russes à New York et dans l'Etat du Maryland, près de Washington, considérés comme des bases utilisées par des agents russes.

Le président Vladimir Poutine avait alors décidé de n'expulser personne en retour, en précisant que Moscou allait attendre pour voir qu'elle serait la politique de Donald Trump.

Avec AFP

Trump prêt à une "guerre" avec la Corée du Nord, selon un sénateur américain

Le sénateur Lindsey Graham, lors de son arrivée à Capitol Hill à Washington, le 27 juillet 2017.

Donald Trump est prêt à une "guerre avec la Corée du Nord" si elle "continue à tenter de frapper l'Amérique" avec des missiles équipés d'ogives nucléaires, a rapporté mardi le sénateur républicain Lindsey Graham.

"Le président Trump a dit: 'je ne vais pas les laisser se doter d'un missile balistique intercontinental (ICBM) avec une ogive nucléaire pour frapper l'Amérique'. Ils en prennent la direction. Ils n'en dévieront que s'ils pensent qu'il y a une menace crédible d'option militaire sur la table", a expliqué cette figure républicaine sur la chaîne de télévision NBC.

"Il y a une option militaire, celle de détruire le programme nord-coréen et la Corée du Nord elle-même", a estimé l'influent sénateur.

"Il y aura une guerre avec la Corée du Nord sur le programme balistique s'ils continuent de tenter de frapper l'Amérique avec un ICBM", a insisté Lindsey Graham, décrivant ses conversations avec Donald Trump. "Il me l'a dit. Je le crois", a-t-il assuré.

La Corée du Nord a tiré vendredi un engin intercontinental et affirme pouvoir atteindre désormais le territoire américain. Le président Trump a manifesté son agacement à l'égard de la Chine, prévenant samedi qu'il ne laisserait plus Pékin "ne rien faire" face à Pyongyang.

"Si j'étais la Chine, je le croirais aussi, et j'essaierais de faire quelque chose. On peut stopper la Corée du Nord, par la voie militaire ou diplomatique", a-t-il ajouté.

Avec AFP

La "profonde inquiétude" de Washington après l'arrestation d'opposants au Venezuela

Le président Nicolas Maduro fête les résultats de "l'assemblée constituante", à Caracas, le 31 juillet 2017.

Les Etats-Unis ont exprimé mardi leur "profonde inquiétude" après l'incarcération de deux chefs de l'opposition au Venezuela, considérée comme une "nouvelle preuve de l'autoritarisme du régime" de Nicolas Maduro.

L'arrestation de Leopoldo Lopez, fondateur du parti Voluntad Popular (Volonté populaire, droite), et du maire de Caracas Antonio Ledezma, qui étaient en résidence surveillée après avoir déjà été emprisonnés, est "un autre pas dans la mauvaise direction pour le Venezuela", a déclaré sur Twitter un haut responsable du département d'Etat américain, Francisco Palmieri.

"Nous continuerons à prendre des actions fortes et rapides contre les architectes de l'autoritarisme au Venezuela, y compris ceux qui participent à l'Assemblée nationale constituante en raison des élections fauduleuses d'aujourd'hui", avait déclaré le département d'État américain dans un communiqué le 30 juillet.

Stevie Wonder en tête d'affiche pour sauver l'aide internationale des coupes de Trump

Le chanteur Stevie Wonder performs au musée Smithsonian à Washington, le 24 septembre 2016.

Stevie Wonder et Green Day seront les têtes d'affiche d'un concert new-yorkais de soutien à la lutte contre la pauvreté dans le monde, quand le président américain Donald Trump veut sabrer l'aide internationale américaine.

Pharrell Williams, le duo de DJ The Chainsmokers ainsi que The Killers seront eux aussi mobilisés le 23 septembre pour le Global Citizen Festival, en plein coeur de New York à Central Park, ont indiqué lundi les organisateurs.

Pour Stevie Wonder, ce festival arrive "à un moment crucial". "Quand nous nous engageons pour des questions de vie ou de mort, nous montrons un amour divin", a ajouté le chanteur aveugle.

Depuis 2012, le festival attire les artistes parmi les plus célèbres, et coïncide avec la tenue de l'Assemblée générale des Nations unies, un grand raout où pendant une semaine les puissants du monde entier descendent au siège de l'ONU non loin de là.

Pour le directeur du festival, Hugh Evans, cette année est spéciale après l'élection surprise de Donald Trump et le vote en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne mais aussi le rejet du populisme lors d'élections en France et aux Pays-Bas.

"C'est maintenant qu'il faut tracer une ligne rouge pour montrer que l'aide internationale, ça compte, que l'investissement dans l'éducation, ça compte, et qu'investir dans la nourriture et la faim c'est important", a déclaré Hugh Evans à l'AFP.

Le festival - qui s'est exporté en Allemagne et en Inde - est gratuit mais les fans doivent faire une "bonne action", comme par exemple écrire une lettre à leur gouvernement, pour pouvoir obtenir un billet d'entrée.

Hugh Evans en est convaincu: "de la même manière que nous avons divisé par deux la pauvreté ces 30 dernières années - pendant ma vie - nous pouvons l'éradiquer complètement dans les 30 prochaines années".

Mais l'arrivée de Donald Trump a complètement bousculé la donne selon M. Evans. Il estime qu'il est totalement impossible que l'ONU arrive à tenir ses objectifs d'éradication de la malnutrition, de l'accès universel à l'eau potable ou d'offrir aux filles les mêmes chances qu'aux garçons en matière d'éducation d'ici 2030, si les Etats-Unis procèdent aux coupes sombres envisagées par le nouveau président dans l'aide internationale.

Avec AFP

Voir plus

XS
SM
MD
LG