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États-Unis

La star Kim Kardashian entendue à New York dans l'enquête sur le braquage de Paris

Kim Kardashian, personnalité de la télévision américaine, présente aux Cannes Lions 2015, festival international de la publicité à Cannes, dans le sud de la France, 24 juin 2015

La vedette de la télé-réalité américaine Kim Kardashian a été entendue jeudi à New York par la juge française chargée de l'enquête sur le braquage qu'elle a subi début octobre à Paris pour lequel neuf suspects sont sous les verrous, a-t-on appris de source judiciaire.

Cette audition sous le statut de victime a duré plusieurs heures, a indiqué la source. Kim Kardashian avait déjà été entendue par les services de police lors de son dépôt de plainte, immédiatement après les faits, dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016.

Cinq braqueurs avaient neutralisé le veilleur de nuit dans l'hôtel particulier du centre de Paris où séjournait la star, puis deux d'entre eux, masqués et portant des blousons siglés police, étaient montés dans l'appartement de Kim Kardashian.

Après avoir sorti une arme et avoir ligoté et bâillonné la victime, ils étaient repartis avec un butin en bijoux évalué à neuf millions d'euros.

L'enquête avait conduit à un vaste coup de filet en France début janvier qui a abouti à l'inculpation de dix suspects, dont neuf placés en détention provisoire.

Agés de 54 à 72 ans, les cinq braqueurs identifiés par les enquêteurs sont de vieilles connaissances de la justice et de la police. Quatre ont déjà été condamnés aux assises dans les années 1980 ou 1990 pour vol aggravé, braquages ou trafic de stupéfiants.

Les enquêteurs ont retrouvé de fortes sommes d'argent mais pas de trace des bijoux.

Ils avaient aussi retrouvé l'ADN de l'un des suspects, Aït Aomar Khedache, dit "Omar le Vieux", 60 ans, sur de l'adhésif ayant servi à ligoter la victime. Son fils est soupçonné d'avoir servi de chauffeur sur place, tandis que sa compagne de 70 ans est soupçonnée d'avoir apporté une aide logistique à la bande. Tous deux sont mis en examen et écroués.

"Omar le Vieux", confondu par son ADN, "a avoué avoir participé au braquage, mais a refusé de s'exprimer sur ses éventuels complices et nie être le cerveau", avait déclaré son avocat, Me Jean-Yves Liénard, peu après sa mise en examen, en soulignant "l'amateurisme" de l'équipe.

Quatre autres protagonistes sont soupçonnés d'avoir renseigné les braqueurs, dont un gérant de bar Florus H., et Gary M., 27 ans, frère de l'un des chauffeurs à Paris de la star.

L'audition a notamment permis de montrer à la star des photos des suspects, mais avec un intérêt relatif selon une source proche de l'enquête, car ils étaient masqués lorsqu'ils ont agi, l'un d'eux notamment avec des lunettes de ski.

Avec AFP

Trump signe deux décrets ordonnant un réexamen de la réglementation financière

Le président américain Donald Trump a signé vendredi deux décrets ordonnant un réexamen de la réglementation financière élaborée après la crise financière de 2008, en particulier la loi Dodd-Frank sur la réforme de Wall Street.

Promulguée en 2010 par Barack Obama, Dodd-Frank est dans le collimateur à la fois des républicains et du secteur financier qui la dénoncent comme un carcan, nuisible selon eux tant pour les banques que pour les consommateurs.


"Aujourd'hui, nous signons les principes fondamentaux de la réglementation du système financier américain", a déclaré M. Trump en signant les documents depuis le Bureau ovale, en présence en particulier du vice-président Mike Pence.

"Difficile de faire un truc plus important que ça, hein ?", a-t-il ajouté.

"Dodd-Frank a été un désastre à la fois à cause son impact mais aussi parce qu'elle n'a pas atteint l'objectif recherché", avait affirmé peu avant Sean Spicer, son porte-parole.

La loi Dodd-Frank a créé l'agence de protection des consommateurs (CFPB).

Elle a aussi obligé les géants bancaires à se soumettre à des tests annuels évaluant leur solidité en cas de tempête financière, afin d'éviter une faillite comparable à celle de Lehman Brothers en septembre 2008.

Avec AFP

Nouvelles sanctions américaines contre l'Iran pour son programme balistique

Un missile Ghadr-F a cote d'un portrait du Guide suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, Téhéran, le 25 septembre 2016

L'administration du président américain Donald Trump a imposé vendredi de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son programme balistique, quelques jours après un test de missile qui a provoqué la colère de Washington.

Ces nouvelles sanctions, qui ne concernent pas le programme nucléaire de Téhéran, visent 25 personnes et entités soupçonnées d'avoir apporté un soutien logistique aux missiles balistiques iraniens, détaille le département du Trésor dans un communiqué.

"Le soutien continu de l'Iran au terrorisme et le développement de son programme de missiles balistiques fait peser une menace sur la région, sur nos partenaires dans le monde et sur les Etats-Unis", a affirmé John Smith, directeur par intérim de l'unité en charge des sanctions financières (Ofac).

Ce nouvel arsenal est dévoilé alors que les Etats-Unis viennent de mettre en garde l'Iran pour avoir procédé dimanche à un test de missile. Téhéran avait jeudi dénoncé des menaces "sans fondement, répétitives et provocatrices".

"L'Iran joue avec le feu. Ils ne se rendent pas compte de combien le président Obama était +gentil+ avec eux. Pas moi!", a tweeté vendredi matin le nouveau président américain.

Aux termes des sanctions du Trésor, qui visent notamment un réseau de soutien basé en Chine, les personnes et entités ciblées voient leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés et ne peuvent plus faire de transaction avec des structures américaines.

Trump signe deux décrets pour réformer la réglementation financière

Donald Trump dans le bureau Oval de la Maison-Blanche, Washington, 1er fevrier 2017

Le président américain doit signer vendredi deux décrets revenant sur les réformes clés adoptées en matière de réglementation financière dans le sillage de la crise financière de 2008

Donald Trump va demander au Trésor et au ministère du Travail de se pencher sur les moyens de réformer les mesures de la loi Dodd-Frank et de la "règle Volcker" régissant le secteur financier, destinées à éviter les excès sur les marchés et à protéger davantage les consommateurs, a indiqué à l'AFP un responsable de l'administration.

Le département du Trésor devra déterminer les éventuels changements qui pourront être apportés à la loi Dodd-Frank, réponse de 848 pages de l'administration de Barack Obama à la crise financière, régissant le secteur et promulguée en 2010.

La loi a notamment créé l'agence de protection des consommateurs (CFPB) et imposé aux banques de conserver davantage de capitaux afin de prévenir le surendettement.

L'examen portera également sur la "règle Volcker" qui freine certains investissements spéculatifs.

"(Nous) croyons que la loi Dodd-Frank a été à bien des égards un excès de zèle gouvernemental", a déclaré un responsable de l'administration selon lequel les décrets seront signés vendredi par Donald Trump.

"Elle a imposé des centaines de nouvelles réglementations aux institutions financières et, pour les sociétés financières, cela a entraîné une énorme quantité de travail et d'efforts", a-t-il ajouté.

Les républicains n'ont pas caché leur aversion pour l'agence de protection des consommateurs et leur intention de la réformer.

Toute abrogation substantielle de la loi Dodd-Frank nécessite l'accord du Congrès --qui est aux mains des républicains-- mais l'équipe Trump tient à faire savoir qu'elle a l'intention de s'attaquer aux contraintes administratives.

"Nous souhaitons des marchés très dynamiques, très ouverts, très transparents, sans qu'il y ait à supporter l'énorme fardeau de la réglementation", a déclaré le responsable.

Le directeur du Conseil économique national à la Maison Blanche Gary Cohn, qui a été numéro deux de la banque d'affaires Goldman Sachs avant de rejoindre l'administration Trump, a déclaré que l'objectif de déréglementer les marchés financiers n'avait "rien à voir avec Goldman Sachs".

"Cela n'a rien à voir avec J.P. Morgan, Citigroup et Bank of America. Il s'agit d'être un acteur sur le marché mondial où nous devons, pouvons avoir et aurons une position dominante tant que nous ne nous mettrons pas nous-mêmes à l'écart par la réglementation".

"Les Américains vont avoir de meilleurs choix et de meilleurs produits parce que nous n'allons pas alourdir les charges des banques avec des coûts réglementaires qui s'élèvent littéralement à des centaines de milliards de dollars par an", a assuré M. Cohn dans un entretien au Wall Street Journal, en précisant que "les banques allaient être en mesure de fixer leurs prix plus efficacement et donc au mieux pour les consommateurs".

Un autre décret vise la règle fiduciaire obligeant les conseillers financiers à agir dans l'intérêt de leurs clients. Une règle qui s'est avérée coûteuse pour les sociétés d'investissement, selon ce responsable.

Elle devait entrer en vigueur en avril mais elle sera reportée, en attendant son réexamen.

Avec AFP

Kiev et Moscou s'accusent mutuellement du regain de violence

Nikki Haley lors de sa première intervention devant le Conseil de sécurité de l'Onu, le 2 février 2017.(AP Photo/Richard Drew)

Le président ukrainien Petro Porochenko a appelé à faire pression sur Moscou au cinquième jour de combats entre soldats ukrainiens et rebelles prorusses dans l'est de l'Ukraine, Vladimir Poutine accusant en retour Kiev d'avoir orchestré la reprise des hostilités.

Ces affrontements, les plus violents depuis une trêve obtenue en décembre, sont aussi les premiers depuis l'investiture du président américain Donald Trump, qui prône un rapprochement avec la Russie accusée par Kiev et l'Union européenne de soutenir militairement les séparatistes.

Lors d'un entretien téléphonique avec son homologue slovaque Andrej Kiska, Petro Porochenko a accusé "les soldats russes" de tirer sur Avdiïvka, au coeur des combats depuis dimanche, appelant le monde à être "plus actif dans sa pression sur la Russie pour obtenir un cessez-le-feu".

Vladimir Poutine lui a répondu au cours d'une conférence de presse avec son homologue hongrois Viktor Orban à Budapest, accusant l'armée ukrainienne d'avoir déclenché les affrontements et "avancé de 200 mètres dans le territoire contrôlé par les milices" avant d'en être repoussé.

Les autorités ukrainiennes cherchent "à travers ce conflit" à "établir des relations" avec l'administration Trump, a déclaré le président russe. "C'est beaucoup plus facile ainsi de mettre l'administration (américaine) actuelle au courant des problèmes ukrainiens", a-t-il ajouté.

Pour sa part, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley, a déclaré lors de sa première intervention très attendue devant le Conseil de sécurité vouloir "de meilleures relations avec la Russie".

"Cependant la situation critique dans l'est de l'Ukraine appelle une condamnation forte et claire des agissements russes", a souligné l'ancienne gouverneure de Caroline du Sud.

Elle a averti que les sanctions contre la Russie resteront en place "jusqu'à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule (de Crimée) à l'Ukraine".

- 'Un certain changement de ton' -

A l'issue de cette réunion, l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a affirmé avoir "noté un certain changement de ton". "Nous ne sommes qu'au début du chemin et j'espère que ce chemin nous mènera à quelque chose de plus constructif", a-t-il ajouté.

Sur le terrain, les combattants des deux camps ont continué à s'affronter jeudi à coups de roquettes et d'obus de mortier, qui ont notamment tué une civile. Les autorités séparatistes ont annoncé le décès d'un de leurs combattants dans les faubourgs d'Avdiïvka et l'armée ukrainienne la mort de deux de ses soldats, portant à 23 le nombre de morts depuis la reprise des violences.

Alors que les températures descendent sous les -20° en plein coeur de l'hiver ukrainien, les 20.000 habitants d'Avdiïvka doivent en outre faire face à des pénuries de chauffage et d'eau courante en raison des dégâts infligés à la centrale électrique de la ville.

La question de la responsabilité initiale dans la rupture de la trêve n'est pas tranchée, les deux camps, soldats ukrainiens et rebelles prorusses, s'accusant mutuellement. Mais la ville d'Avdiïvka, sur la ligne de front, est sous le contrôle de l'armée ukrainienne, et des soldats ukrainiens ont indiqué à l'AFP avoir été pris par surprise par les attaques des séparatistes durant le week-end.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une journaliste de l'AFP sur place a été témoin d'attaques menées par les rebelles contre des positions ukrainiennes.

La diplomatie ukrainienne a démenti jeudi les accusations de Moscou selon lesquelles Kiev a intensifié les violences pour attirer l'attention internationale sur ce conflit quasiment gelé, dénonçant des allégations "à la fois absurdes et complètement fausses".

- Mortiers et gruau -

L'armée ukrainienne a affirmé à l'AFP avoir repoussé "plusieurs attaques" contre ses positions.

Un soldat ukrainien répondant au nom de guerre de "Zoo" a par ailleurs indiqué jeudi à l'AFP être persuadé que des soldats russes avaient participé aux attaques contre Avdiïvka.

Face à la menace de pénurie alimentaire, l'armée a installé des cantines itinérantes pour distribuer du gruau de sarrasin et du thé à plusieurs centaines d'habitants. Sept camps ont été installés pour permettre à la population de se réchauffer.

Avdiïvka a toujours été un point stratégique du conflit. Prise par les combattants prorusses en avril 2014 en écho au soulèvement pro-européen du Maïdan à Kiev, la ville a été reprise quelques mois plus tard par les troupes de Kiev qui y ont depuis gardé un très important contingent.

Distante de moins de 10 kilomètres du bastion rebelle de Donetsk, c'est aussi un noeud routier dont les combattants rebelles ont su profiter pour déplacer des armes lourdes, sa cokerie ayant aussi une importance cruciale pour l'alimentation en électricité de la région.

Avec AFP

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