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Trump dément que son chef de la diplomatie soit sur le départ

Donald Trump s'exprime à St Charles le 29 novembre 2017

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson "n'est pas sur le départ", a assuré vendredi Donald Trump, démentant des informations sur un remaniement imminent qu'il avait lui-même alimenté la veille.

"Les spéculations des médias selon lesquelles j'ai viré Rex Tillerson ou qu'il partira bientôt sont des INFOS BIDON! Il n'est pas sur le départ et malgré des désaccords sur certains sujets (c'est moi qui ai le dernier mot), nous travaillons bien ensemble et l'Amérique est dignement respectée à nouveau", a-t-il lancé sur Twitter.

Mais tout en lui renouvelant son soutien, Donald Trump en profite pour souligner leurs divergences et réaffirmer sa supériorité hiérarchique. "Malgré des désaccords sur certains sujets (c'est moi qui ai le dernier mot), nous travaillons bien ensemble et l'Amérique est dignement respectée à nouveau", a-t-il estimé, toujours sur Twitter.

Le New York Times a rapporté jeudi matin que la Maison Blanche travaille à un remaniement pour remplacer Rex Tillerson par le directeur de la CIA Mike Pompeo "dans les semaines à venir".

Donald Trump et la présidence ont ensuite laissé planer le doute sur leurs intentions, sans démentir fermement une telle hypothèse. "Il n'y a pas d'annonces à ce stade", avait commenté la Maison Blanche jeudi, tandis que le département d'Etat soulignait que le ministre "aime son travail" mais reste "à la disposition du président".

Plusieurs médias américains, dont CNN, ont affirmé que les fuites initiales avaient en fait comme objectif d'humilier Rex Tillerson pour le pousser à la démission.

Interrogé à ce sujet vendredi matin, le ministre des Affaires étrangères s'était borné à répondre: "c'est risible, c'est risible".

Les relations entre Rex Tillerson, ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil, nouveau venu en politique, et Donald Trump sont notoirement difficiles. Les deux hommes ont eu des divergences publiques sur plusieurs dossiers, du réchauffement climatique à l'Iran en passant par la Corée du Nord et la crise du Golfe, et le président a parfois ouvertement rabroué son ministre.

Les rumeurs d'un départ prochain du chef de la diplomatie circulent à Washington depuis l'été. Elles avaient été relancées en octobre quand la chaîne de télévision NBC News avait rapporté que le ministre avait qualifié le président de "débile", contraignant Rex Tillerson à prêter publiquement allégeance au locataire de la Maison Blanche.

Avec AFP

Tillerson juge risibles les spéculations autour de son prochain remplacement par Donald Trump

Le secrétaire d'État Rex Tillerson, à droite, accompagne le président Donald Trump, à Manille, aux Philippines, 14 novembre 2017.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a jugé vendredi risibles les spéculations autour de son prochain remplacement par Donald Trump à la tête de la diplomatie américaine.

Interrogé sur des informations de presse qui circulent depuis la veille selon lesquelles la Maison Blanche entend le limoger prochainement voire le pousser à la démission, le ministre s'est borné à répondre: "C'est risible, c'est risible".

Il s'agit de sa première réaction depuis que le New York Times a rapporté, jeudi matin, que la présidence américaine travaille à un remaniement pour le remplacer par le directeur de la CIA Mike Pompeo "dans les semaines à venir".

Donald Trump et la Maison Blanche ont ensuite laissé planer le doute sur leurs intentions, sans démentir fermement une telle hypothèse. "Il n'y a pas d'annonces à ce stade", a seulement commenté la présidence.

Et plusieurs médias américains, dont CNN, ont affirmé que les fuites initiales avaient en fait comme objectif d'humilier Rex Tillerson pour le pousser à la démission.

Le secrétaire d'Etat "aime son travail" mais "est à la disposition du président", avait dit de son côté jeudi la porte-parole de la diplomatie américaine.

Les relations entre Rex Tillerson, ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil nouveau venu en politique, et Donald Trump sont notoirement difficiles. Les deux hommes ont eu des divergences publiques sur plusieurs dossiers, du réchauffement climatique à l'Iran en passant par la Corée du Nord et la crise du Golfe, et le président a parfois ouvertement rabroué son ministre.

Les rumeurs d'un départ prochain du chef de la diplomatie circulent à Washington depuis l'été.

Rex Tillerson devait déjeuner vendredi à la Maison Blanche avec le président Trump et le ministre de la Défense Jim Mattis.

Avec AFP

Barack Obama met en garde contre l'utilisation irréfléchie des réseaux sociaux

Barack Obama prend la parole lors de la première session du sommet de la Fondation Obama, Chicago, 31 octobre 2017

L'ex-président américain Barack Obama a mis en garde vendredi contre une utilisation irréfléchie des réseaux sociaux par des responsables politiques, estimant que Twitter, WhatsApp ou Facebook favorisaient des "jugements hâtifs sur des questions complexes".

Interrogé sur l'appétence de son successeur Donald Trump pour les réseaux sociaux, M. Obama s'en est tenu à un avertissement d'ordre général lors d'une conférence à New Delhi organisée par le quotidien Hindustan Times.

"Je crois qu'il est important d'avoir conscience à la fois du pouvoir de ces outils mais également de leurs limites", a dit celui qui compte 100 millions d'abonnés sur Twitter soit "davantage que certaines personnes qui l'utilisent plus souvent".

Il s'est dit "obsédé" par l'usage de l'information, notamment par les jeunes. "Nous sommes plus connectés que jamais mais (...) nous utilisons de plus en plus les faits pour servir nos opinions plutôt que former nos opinions en les fondant sur des faits".

M. Obama, qui faisait étape en Inde en provenance de Chine et avant de se rendre à Paris, s'est en revanche montré plus direct pour critiquer le retrait de l'accord de Paris sur le climat décidé par son successeur, déplorant une "pause du leadership" américain dans la lutte contre le réchauffement climatique.

"C'est un accord qui - bien que nous ayons une petite pause dans le leadership américain - donne à nos enfants une chance de se défendre" face aux bouleversements de la planète, a déclaré M. Obama.

Depuis son départ du pouvoir en janvier dernier, le prix Nobel de la paix 2009 s'exprime peu sur le président républicain qui s'est attelé à démanteler les mesures prises au cours des deux mandats de son prédécesseur.

Durant la conférence, il n'a pas voulu se laisser entraîner dans d'autres questions sur l'administration américaine, se bornant à qualifier "le populisme destructeur" de menace pour la démocratie moderne.

M. Obama avait largement porté l'accord de Paris, que les États-Unis ont ratifié deux mois seulement avant l'élection du milliardaire Donald Trump.

M. Trump, qui a dans le passé qualifié le réchauffement de "canular", a annoncé en juin le retrait des États-Unis de l'accord. Ce désengagement ne pourra cependant être effectif avant novembre 2020.

Ce choix a été vivement contesté au sein même de son pays, où des métropoles et des États ont annoncé qu'elles continueraient à prendre des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

"La bonne nouvelle c'est qu'aux États-Unis, vous avez des États, des entreprises, des universités et des villes qui continuent à oeuvrer pour que l'Amérique respecte les engagements que nous avons contractés", a estimé l'ancien locataire de la Maison Blanche.

Adopté par la communauté internationale en décembre 2015, l'accord de Paris vise à contenir le réchauffement planétaire sous 2°C par rapport à la période pré-industrielle.

Avec AFP

L'ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump accusé d’avoir menti au FBI

L'ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, accusé d’avoir menti au FBI, 10 février 2017.

L'affaire russe a connu vendredi un spectaculaire coup d'accélérateur avec l'inculpation de Michael Flynn, ancien conseiller du président américain Donald Trump, qui a plaidé coupable et accepté de coopérer avec la justice.

La vaste enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence de la Russie dans la présidentielle de 2016 - et les liens présumés entre des proches de M. Trump et Moscou - fait peser depuis plusieurs mois une lourde épée de Damoclès au-dessus du 45ème président des Etats-Unis.

Présenté à un juge devant une cour fédérale à Washington en milieu de matinée, Michael Flynn, ancien directeur du renseignement militaire américain, a reconnu avoir menti au FBI, une déclaration qui a immédiatement fait chuter Wall Street. Le Dow Jones a baissé de plus de 1% à la mi-journée avant de réduire ses pertes.

"J'admets que les actions que j'ai reconnues aujourd'hui devant le tribunal constituent une grave erreur", a-t-il écrit dans un communiqué diffusé peu après. "Mon plaider coupable et accord pour coopérer avec le bureau du procureur spécial reflète une décision que j'ai prise dans le meilleur intérêt de ma famille et de notre pays. J'accepte l'entière responsabilité de mes actions".

A sa sortie du tribunal, des manifestants ont crié 'Lock him up' c'est à dire " Mettez-le en prison !"

Ce rebondissement a mis la capitale fédérale américaine en ébullition.

Quelles informations cet homme de 58 ans aux traits sévères s'est-il engagé à livrer aux enquêteurs ? Jusqu'où ira-t-il pour tenter d'échapper à la prison ? Mettra-t-il directement en cause des proches de Donald Trump, voire le président lui-même ?


Selon le document signé de la main du procureur spécial, M. Flynn a, par ses fausses déclarations, "entravé" l'enquête. Le texte, explosif, souligne par ailleurs qu'il a "contacté" les Russes fin 2016 à la demande d'un "très haut responsable" de l'équipe Trump qu'il ne nomme pas. Ces échanges sont intervenus entre l'élection de Donald Trump et sa prise de fonctions à propos d'une résolution de l'ONU condamnant Israël.

"Enfermez-là !"

Cet ancien général, connu pour son indulgence avec la Russie et sa ligne très dure face à l'extrémisme islamique, fit preuve d'une extrême virulence durant la campagne où il encourageait les foules à crier "Enfermez-là !" à chaque évocation de la démocrate Hillary Clinton.


Il avait été poussé à la démission moins d'un mois après sa nomination à la Maison Blanche.

Il a été inculpé jeudi entre autre pour avoir menti sur la teneur de ses échanges avec l'ambassadeur russe à Washington sous Barack Obama, Sergueï Kisliak, notamment au sujet des sanctions imposées par les Etats-Unis à la Russie.

L'administration Trump a immédiatement tenté de minimiser le rôle de M. Flynn au sein de son équipe.

"Rien dans le plaider coupable ou les chefs d'inculpation n'implique d'autres personnes que M. Flynn", a indiqué Ty Cobb, le conseil de la Maison Blanche, soulignant, dans une formulation alambiquée, que M. Flynn n'avait été conseiller que pendant 25 jours et en le qualifiant d'"ancien de l'administration Obama".

Ce rebondissement de taille assombrit ce qui s'annonçait comme une journée de victoire pour M. Trump avec le vote probable par le Sénat de sa grande réforme fiscale.

"Un homme bien"

L'ancien homme d'affaires de New York a toujours réfuté la moindre "collusion" avec la Russie, se posant en victime d'un acharnement et dénonçant une "chasse aux sorcières" orchestrée par ceux qui refuseraient d'accepter sa victoire.

La relation entre Donald Trump et Michael Flynn fait l'objet d'une attention toute particulière depuis l'éviction brutale en mai du patron du FBI James Comey par le président.

Dans une audition début juin devant le Sénat qui avait sonné comme un coup de tonnerre à travers les Etats-Unis, ce dernier a en effet affirmé que Donald Trump lui avait personnellement demandé d'enterrer une enquête visant Michael Flynn.

"J'espère que vous pourrez trouver une façon d'abandonner cela, de lâcher Flynn. C'est un homme bien", aurait dit le président à M. Comey en tête à tête le 14 février dans le Bureau ovale.

James Comey a nargué le président américain vendredi avec une métaphore biblique, ironisant ainsi sur le coup de tonnerre politique du plaider coupable de Michael Flynn.

"Mais que le droit jaillisse comme une source, la justice comme un torrent qui ne tarit jamais", a écrit James Comey sur Instagram en citant le livre d'Amos, avec une photo de chutes d'eau.

L'ex-patron de la police fédérale avait été brusquement limogé par le président républicain début mai, au moment où le FBI dirigeait l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine. Cette dernière a connu une accélération aussi fulgurante qu'embarrassante pour la Maison Blanche vendredi avec le plaider coupable de l'ancien conseiller de M. Trump.

M. Flynn est la quatrième personne proche de M. Trump mise en cause dans cette enquête menée par Robert Mueller qui, contrairement à un simple procureur fédéral, dispose d'une plus grande latitude d'action et d'une indépendance renforcée.

Une première vague d'inculpations avait eu lieu fin octobre avec la mise en accusation de Paul Manafort, l'ex-directeur de son équipe de campagne et Richard Gates. Un troisième, George Papadopoulos, a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs du FBI et accepté de collaborer avec les enquêteurs.

Avec AFP

Journée cruciale au Sénat américain sur la baisse de la fiscalité

Mitch McConnell, chef de file de la majorité républicaine au Sénat, Capitol Hill, Washington, le 30 novembre 2017.

La majorité républicaine du Sénat américain va tenter vendredi de surmonter d'ultimes différends pour adopter sans délai la grande baisse d'impôts promise par le président Donald Trump.

Alors que l'optimisme dominait jeudi, un accroc de dernière minute a forcé les chefs de la majorité à reporter à vendredi le gros des débats, ainsi que les votes sur les amendements les plus importants et sur l'adoption de l'ensemble du texte par la chambre haute du Congrès.

"Nous travaillons d'arrache-pied pour parvenir à 50 voix", a déclaré le sénateur du Texas Ted Cruz, sur Fox News.

Il y a 52 républicains sur 100 sièges, et la majorité n'a donc droit qu'à deux défections, tous les démocrates étant opposés.

La cause du problème de jeudi soir est la forme technique du mécanisme, réclamé par certains conservateurs, pour limiter la hausse des déficits publics dans la prochaine décennie. La façon dont un article était rédigé a été retoqué in extremis, forçant la majorité à revoir sa copie.

L'espoir est de parvenir à un compromis vendredi, ce qui donnerait Donald Trump une grande victoire politique. La Chambre des représentants a déjà adopté une version de la réforme fiscale le 16 novembre. Si le Sénat adopte la sienne, les deux chambres devront harmoniser leurs textes et revoter, avec un objectif fixé à la fin de l'année.

- 'Arnaque' -

La majorité républicaine est relativement soudée sur l'architecture de la réforme: une forte baisse d'impôts pour les entreprises et pour les particuliers, ainsi qu'une grande simplification fiscale qui permettrait aux Américains de remplir leur déclaration d'impôts sur une "carte postale", alors qu'aujourd'hui des millions de contribuables utilisent des logiciels payants ou des comptables pour remplir leurs feuilles d'impôts.

Le but affiché: soulager la classe moyenne et doper la croissance.

Jeudi matin, l'optimisme dominait. John McCain, l'un des trois sénateurs qui avait coulé l'abrogation de la loi santé de Barack Obama cet été, a annoncé qu'il voterait "oui", et plusieurs sénateurs promettaient que le vote final serait positif.

Mais certains conservateurs, menés par Bob Corker et Jeff Flake, s'inquiètent de voir leur parti fouler aux pieds l'orthodoxie budgétaire qu'il a longtemps prêchée lorsque Barack Obama occupait la Maison Blanche.

La réforme ajoutera en effet 1.000 milliards de dollars aux déficits publics sur la prochaine décennie, selon une nouvelle analyse publiée jeudi par le Joint Committee on Taxation.

Ces experts estiment que la baisse d'impôts coûtera 1.400 milliards de dollars aux comptes publics entre 2018 et 2027, qui seront partiellement compensés par environ 400 milliards de recettes fiscales générées par un regain de croissance du PIB estimé à 0,8 points par an en moyenne sur la décennie.

D'autres républicains transigent sur tel ou tel article: le taux d'imposition des sociétés en nom propre, les avantages fiscaux pour les familles avec enfants, ou encore la suppression, glissée dans le plan, de l'obligation de souscrire une assurance maladie qui est l'un des piliers de la loi santé de Barack Obama. Même le taux final de l'impôt sur les sociétés pourrait être de 21 ou 22%, au lieu des 20% réclamés par Donald Trump (actuellement, ce taux est de 35%).

Enfin, l'inclusion d'une mesure qui ouvrirait des terres protégées de l'Alaska aux forages pétroliers est contestée par de nombreux démocrates.

L'opposition démocrate, unie contre le projet, argumente de son côté que la réforme penche trop du côté des entreprises et des plus fortunés. Une analyse du Tax Policy Center montre que tous les niveaux de revenus gagneront en pouvoir d'achat, mais que les 5% de ménages les plus aisés profiteront relativement plus de la refonte fiscale.

"Au lieu de réformer la fiscalité pour aider vraiment la classe moyenne, Donald Trump et le parti républicain ont décidé de les arnaquer", a déclaré la sénatrice démocrate d'Hawaï Mazie Hirono.

Avec AFP

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