Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Dieselgate : un cadre de Volkswagen arrêté aux Etats-Unis

Voitures Volkswagen présentées dans une tour de livraison lors de la conférence presse annuelle de la société à Wolfburg, en Allemagne, le 28 avril 2016.

Un cadre de Volkswagen a été interpellé dans le cadre de l'affaire sur le scandale des moteurs diesel truqués, a rapporté le New York Times.

Des agents du FBI ont arrêté samedi en Floride (sud-est) Oliver Schmidt, qui a dirigé le service de conformité réglementaire du constructeur automobile allemand aux Etats-Unis de 2014 à mars 2015, selon le quotidien américain se référant à deux sources anonymes proches du dossier.

Le groupe Volkswagen n'a pas confirmé ces informations, se contentant de réaffirmer sa coopération avec le département américain de la Justice pour "résoudre les questions en suspens aux Etats-Unis". "Il ne serait pas approprié de commenter une enquête en cours ou de discuter de questions relatives au personnel", a ajouté le constructeur allemand dans une réponse écrite à l'AFP.

Le premier constructeur automobile européen avait reconnu en septembre 2015 avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600.000 aux Etats-Unis, d'un logiciel faussant le niveau réel d'émissions de gaz polluants pour les faire apparaître plus vertes qu'elles ne l'étaient vraiment.

Selon les autorités américaines, certaines de ces voitures émettaient jusqu'à 40 fois les normes autorisées d'oxydes d'azote.

D'après le New York Times, les enquêteurs américains soupçonnent M. Schmidt d'avoir joué un rôle clé dans les efforts de Volkswagen pour masquer au régulateur américain cette fraude aux émissions polluantes. Ce cadre devrait être inculpé lundi à Detroit, affirme encore le journal.

Interrogé à ce sujet lundi lors de l'ouverture du salon de l'automobile dans la grande ville du Michigan, Herbert Diess, patron de la marque Volkswagen, a souligné que "l'enquête se poursuit, et nous ne pouvons pas faire de commentaires".

"Nous devons assumer nos responsabilités et accepter le fait que les investigations continuent (...) Nous ne sommes pas complètement au courant de qui enquête sur quoi, donc nous devons attendre que les résultats soient publiés, nous espérons que ce sera bientôt", a-t-il ajouté.

Depuis qu'il a reconnu l'existence de logiciels tricheurs, Volkswagen a promis de coopérer avec les autorités américaines sur ce dossier.

La marque allemande, dont l'image a été abîmée par le scandale, a annoncé lundi une hausse de 3% de ses ventes mondiales de voitures en 2016 (à 5,99 millions de véhicules), grâce à l'engouement des clients chinois pour ses modèles. Mais aux Etats-Unis, ses ventes annuelles ont plongé de 7,6% l'année dernière.

Les informations sur cette arrestation ont jeté une ombre sur le début du salon de l'automobile de Detroit pour Volkswagen, alors que la marque tente de dépasser les effets du "dieselgate" en lançant une offensive de reconquête à dix ans.

Celle-ci passe notamment par de nouveaux produits, comme deux 4x4 urbains montrés à Detroit: le gros Atlas, fabriqué dans l'usine de Volkswagen à Chattanooga (Tennessee) et un plus petit SUV Tiguan, mais rallongé et pouvant accueillir jusqu'à sept personnes.

VW, l'un des initiateurs du "rétro design" avec la nouvelle Coccinelle à la fin des années 1990, a aussi une nouvelle fois tiré sur la corde nostalgique en présentant à Detroit un prototype électrique, l'ID Buzz, qui reprend la silhouette du fameux Combi, symbole "baba-cool".

Avec Afp

Une policière tuée par balles en Floride

Voiture de police en Floride, juin 2016.

Une policière a été tuée par balles à Orlando par un tireur activement recherché par la police, qui a perdu un autre agent dans un accident de moto lors de cette chasse à l'homme.

"La policière Debra Clayton, qui travaillait depuis 17 ans pour la police d'Orlando, est décédée aujourd'hui vers 7H40", a annoncé le chef de la police de la ville, John Mina, lors d'une conférence de presse.

La policière, mère de deux enfants, était lundi matin à la recherche d'un présumé meurtrier à un supermarché Walmart quand elle a été visée par "plusieurs coups de feu", a précisé M. Mina.

Le suspect a tiré sur le chef adjoint de la police qui s'était aussitôt rendu sur les lieux, puis a braqué une voiture avant de l'abandonner.

Markeith Loyd
Markeith Loyd

"Une chasse à l'homme est en cours visant Markeith Loyd", 41 ans, considéré comme "armé et dangeureux", soupçonné d'avoir déjà tué une femme enceinte.

Un chef adjoint de la police du comté d'Orange qui recherchait à moto le suspect est en outre mort dans un accident de la circulation, quand une autre moto lui est rentré dedans.

Avec AFP

Obama à Trump : l'accord de Paris est bon pour l'Amérique

Le président Barack Obama rencontre les militaires à la Maison-Blanche à Washington, DC, le 4 janvier 2017.

Le président américain Barack Obama a mis en garde son successeur Donald Trump contre un retrait de l'accord de Paris sur le climat, soulignant que "les intérêts économiques" des Etats-Unis étaient en jeu.

Adopté fin 2015 par 195 pays, ce texte vise à contenir le réchauffement sous le seuil de 2°C par rapport au niveau pré-industriel.

"Si les Etats-Unis se retiraient de l'accord de Paris, ils perdraient leur place autour de la table pour s'assurer du respect des engagements des autres pays, exiger la transparence et encourager des objectifs ambitieux", écrit M. Obama dans un article publié dans la revue Science.

"Renoncer à la possibilité de demander des comptes aux pays représentant deux tiers des émissions mondiales (de gaz à effet de serre) - dont la Chine, l'Inde, le Mexique, l'Union européenne - irait à l'encontre de nos intérêts économiques", insiste-t-il.

Après avoir notamment qualifié par le passé le changement climatique de "canular", Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a récemment nuancé son propos.

"Je regarde ça de très près. Je reste ouvert sur cette question", a-t-il déclaré fin novembre, tout en nommant à la tête de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) le républicain Scott Pruitt, qui a passé des années à se battre contre les mesures règlementaires visant à réduire les émissions.

Pour le président démocrate, qui a fait de la lutte contre la changement climatique une priorité de ses deux mandats, cette question ne devrait pas être politisée car "prendre la tête d'une révolution technologique et définir les nouvelles tendances du marché" est positif pour les entreprises américaines.

"Nous savons depuis longtemps, sur la base de donnés scientifiques solidement établies, que l'urgence d'agir pour limiter le changement climatique est réelle et ne peut être ignorée", conclut M. Obama.

"Au cours des dernières années, nous avons vu que l'argument économique en faveur de l'action - par rapport à l'inaction - était tout aussi clair", ajoute-t-il.

Pour arriver à plafonner le réchauffement sous 2°C, les émissions de gaz à effet de serre doivent cesser de croître, puis être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050 selon les experts du climat.

Avec AFP

Donald Trump s'en prend à Meryl Streep après ses critiques aux Golden Globes

Le président élu Donald Trump parle aux journalistes à Mar-a-Lago, en Floride, le 28 décembre 2016.

Donald Trump s'en est pris lundi à Meryl Streep qui l'avait critiqué la veille à la cérémonie des Golden Globes, accusant l'actrice d'être le "larbin" de son ex-rivale démocrate à la présidentielle Hillary Clinton.

"Meryl Streep, une des actrices les plus cotées d'Hollywood, ne me connaît pas et m'a attaqué hier soir aux Golden Globes", a tweeté lundi à l'aube le président élu des Etats-Unis. "C'est un larbin d'Hillary qui est largement perdante".

L'actrice de 67 ans aux trois Oscars a notamment ironisé sur ce qui avait été pour elle la "performance" de l'année de M. Trump quand ce dernier avait imité, lors d'une réunion publique en novembre 2015, un journaliste du New York Times (Serge Kovaleski) qui souffre d'une maladie articulaire limitant les mouvements de ses bras.

Pour Meryl Streep, ce genre de débordements "s'immisce dans la vie de tout le monde, parce que cela autorise d'autres à faire la même chose". "L'irrespect amène l'irrespect. La violence incite à la violence", a-t-elle dit. "Et quand les puissants se servent de leur rang pour brutaliser les autres, nous sommes tous perdants".

Le futur président des Etats-Unis a rétorqué lundi sur Twitter qu'il ne s'était "jamais moqué d'un journaliste handicapé".

"Pour la centième fois, je ne me suis jamais moqué d'un journaliste handicapé (je ne ferais jamais ça) mais j'ai montré comment il s'était 'mis à plat ventre' quand il a changé entièrement une histoire d'il y a 16 ans écrite dans le but de me montrer sous un mauvais angle", a tweeté M. Trump.

"Des médias juste encore plus malhonnêtes!", a-t-il ajouté.

Moscou se dit "fatigué" de l'"amateurisme" des accusations des Etats-Unis sur le piratage

Le président Vladimir Poutine parle lors d'une réception donnée au Kremlin, à Moscou, le 28 décembre 2016.

Le Kremlin a dénoncé lundi "l'amateurisme" des accusations de piratage lancées par les Etats-Unis, dont les services de renseignement accusent Moscou d'attaques informatiques destinées à influencer la campagne électorale américaine.

"Il s'agit d'accusations absolument infondées, d'un niveau d'amateur", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"Ces accusations commencent à nous fatiguer", a-t-il ajouté, évoquant "une véritable chasse aux sorcières", expression déjà utilisée par le président américain élu Donald Trump, qui juge que cette "chasse aux sorcières politique" est destinée à l'affaiblir.

Les services de renseignement américains ont publié vendredi un rapport où ils estiment qu'une campagne russe de piratage a été mise en oeuvre dans le but de saper le processus démocratique américain et augmenter les chances de victoire du milliardaire républicain Donald Trump en dénigrant sa rivale démocrate Hillary Clinton.

"Nous continuons à démentir catégoriquement toute implication de Moscou" dans des attaques informatiques contre les Etats-Unis, a déclaré M. Peskov, estimant que ce rapport n'apportait "aucune substance" aux accusations de Washington.

"Nous ne savons toujours pas quelles sont les données utilisées par ceux qui lancent de telles accusations infondées", a-t-il insisté.

Des emails piratés du parti démocrate et d'un proche d'Hillary Clinton ont été diffusés sur internet, notamment par Wikileaks avant l'élection, déstabilisant la candidate démocrate.

Barack Obama, qui passera la main à Donald Trump le 20 janvier, a sanctionné la Russie en expulsant 35 diplomates considérés comme des espions.

Avec AFP

Voir plus

XS
SM
MD
LG