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États-Unis

Moscou "a cherché" à favoriser l'élection de Trump, selon le renseignement américain

Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, 28 deécembre 2016.

Le président "Poutine et le gouvernement russe ont cherché" à favoriser l'élection de Donald Trump et à discréditer la campagne électorale d'Hillary Clinton, indique un rapport des services de renseignement américains.

Le rapport des services de renseignement américains a été publié vendredi.

Moscou "appliquera les leçons apprises" dans cette campagne pour influencer les élections dans d'autres pays, avertit le rapport demandé par Barack Obama, qui se base sur les informations recueillies par le FBI, la CIA et la NSA.

Avec AFP

Débats futiles, règlements de comptes, Donald Trump ne cherche pas à prendre de la hauteur

Le président élu des Etats-Unis, Obama Trump, 10 novembre 2016.

Deux mois après son élection et à quelques jours de son investiture, Donald Trump continue de s'intéresser à des sujets très éloignés des préoccupations présidentielles, s'exprimant sur des futilités ou réglant des comptes personnels.

Vendredi, Donald Trump a moqué Arnold Schwarzenegger pour avoir attiré beaucoup moins de monde que lui lors de sa première aux commandes de "Celebrity Apprentice", l'émission de téléréalité piloté jusqu'en 2015 par le président élu.

"Wow, les chiffres sont tombés et Arnold Schwarzenegger a été +submergé+ (ou détruit) en comparaison de la machine à audimat, DJT", a réagi sur Twitter le milliardaire, en finissant par ses initiales.

"On s'en fiche", a-t-il écrit dans un second message, "il a soutenu (John) Kasich & (Hillary) Clinton".

Les audiences de l'émission ont plongé de 21% par comparaison au premier épisode de la 14ème saison, la dernière de Donald Trump, diffusé en janvier 2015.

L'écart d'audience est passé quasiment inaperçu, avant que le président élu ne choisisse de le relever.

Au passage, le président élu a critiqué le personnage central d'une émission dont il est pourtant encore le producteur exécutif, quitte à menacer ses propres intérêts économiques.

Après s'en être pris au New York Times, assurant notamment à tort que ses ventes avaient chuté, au magazine Vanity Fair, proférant les mêmes assertions sans fondement, à l'émission satirique Saturday Night Live ou à la chaîne CNN, entre autres, Donald Trump continue à régler ses comptes publiquement sans retenue.

"Les gens ont dit qu'après son élection, il allait se comporter de manière plus présidentielle", rappelle Daniel Kreiss, professeur à l'université de Caroline du Nord. "Et nous voilà plusieurs mois après et il n'a pas bougé d'un iota."

"Je n'ai aucune raison de penser que cela va changer" après son investiture, ajoute-t-il.

Pour David Lewis, professeur à l'université de Vanderbilt (Tennessee), "le fait que le président donne son avis sur des sujets qui n'ont pas grand chose à voir avec la politique peut avoir un effet sur l'opinion".

"Il y a un vrai danger de surexposition, qui fatigue les gens et pourrait les rendre moins réceptifs", dit-il.

Les dirigeants cherchent généralement plutôt à maîtriser la parole publique, sur la forme comme sur la quantité, pour préserver la portée de leur message, rappelle-t-il.

- sape des institutions démocratiques -

Avant Donald Trump, Barack Obama a incontestablement été le premier président de l'ère des réseaux sociaux. Depuis 2007, il a tweeté plus de 15.000 fois, soit plus de quatre fois par jour en moyenne.

Mais le président sortant s'appuie sur une équipe dédiée et il est "très rare" qu'il tweete lui-même, souligne Daniel Kreiss, chaque message écrit de sa main étant identifié par les intiiales "BO".

Le ton employé par Donald Trump sur son compte est aussi souvent sensiblement différent, beaucoup plus offensif, animé et personnel que celui de Barack Obama.

Les points d'exclamation et les mots en majuscule y reviennent à profusion, le vocabulaire allant lui régulièrement au-delà des limites de la parole politique traditionnelle, a fortiori pour un dirigeant élu.

Les médias y sont qualifiés de "malhonnêtes", le sénateur démocrate Chuck Schumer de "clown", après avoir été salué comme "beaucoup plus intelligent" que son collègue Harry Reid, et l'homme d'affaire y porte des accusations de fraude électorale non étayées.

"Cela ne semble pas être dans sa nature de réfléchir à deux fois à ce qu'il sort et aux raisons qu'il a de le faire", analyse Daniel Kreiss.

Pour lui, cette approche se retrouve également dans la désinvolture avec laquelle le président élu semble traiter la question des conflits d'intérêt.

"Dans presque tous les domaines, Trump sape les normes et les institutions démocratiques aux Etats-Unis", résume-t-il.

L'universitaire s'inquiète d'ailleurs, pour cette raison, beaucoup moins des tweets sans rapport avec la fonction de président que des autres.

L'absence de filtre du candidat Trump, notamment sur les réseaux sociaux, a plu aux électeurs, mais les enjeux ne sont plus les mêmes et le monde entier est à l'écoute, désormais.

"Les risques du discours informel sont très élevés en politique étrangère", prévient David Lewis, "mais le président élu ne semble pas s'en préoccuper".

Avec AFP

Trump condamne le cyber-piratage mais estime qu’il n’a pas eu d’impact sur les résultats de la présidentielle

Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, 21 décembre 2016.

Donald Trump a déclaré vendredi qu'aucun piratage n'avait pesé dans les résultats de l'élection présidentielle américaine de novembre où il a battu Hillary Clinton, alors que Washington a publiquement accusé Moscou d'avoir voulu influer sur le scrutin.

"Bien que la Russie, la Chine, d'autres pays, des groupes et individus extérieurs tentent en permanence de pénétrer la cyberinfrastructure de nos institutions gouvernementales, de nos entreprises et d'organisations comme le parti démocrate, il n'y a eu absolument aucun impact sur le résultat de l'élection, notamment le fait qu'il n'y a eu aucune manipulation des urnes électroniques", a déclaré le président élu des Etats-Unis dans un communiqué à l'issue d'une réunion avec les responsables du renseignement américain à New York.

Contrairement à ces chefs espions, qui ont officiellement pointé du doigt les plus hauts échelons du pouvoir russe, le successeur de Barack Obama n'a pas mis en cause spécifiquement la Russie pour le piratage informatique du parti démocrate et d'un proche d'Hillary Clinton durant la campagne électorale.

"Il y a eu des tentatives de pirater le parti républicain, mais le parti avait mis en place des défenses fortes contre le piratage, et les pirates ont échoué", a-t-il ajouté.

Le président républicain, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a également promis un plan anti-piratage dans les 90 premiers jours de sa présidence.

"Les méthodes, outils et tactiques que nous utilisons pour protéger l'Amérique ne doivent pas être exposées publiquement, ce qui aiderait ceux qui cherchent à nous faire du mal", a déclaré Donald Trump.

Avec AFP

L'élection de Donald Trump à la présidence certifiée au niveau du Congrès

Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, 15 décembre 2016.

Le Congrès a certifié vendredi l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche près de deux mois après le scrutin présidentiel américain du 8 novembre.

La séance a été perturbée par des élus démocrates et des manifestants.

Le vice-président sortant Joe Biden, qui fait également office de président du Sénat, a présidé vendredi une session conjointe des deux chambres du Congrès afin de compter le nombre de grands électeurs obtenus par Donald Trump (304) et sa rivale démocrate, Hillary Clinton (227).

Avec AFP

Très émue, Michelle Obama fait ses adieux et l'éloge de la diversité

Michelle Obama lors de son ultime discours à la Maison Blanche à Washington DC, 6 janvier 2017.

La voix brisée par l'émotion, la première dame des Etats-Unis Michelle Obama a fait, dans son ultime discours à la Maison Blanche, l'éloge de la "magnifique diversité" de l'Amérique, appelant la jeunesse à ne pas avoir peur de l'avenir.

"A tous les jeunes qui écoutent, sachez que ce pays vous appartient, à vous tous, quelle que soit votre origine ou votre parcours", a déclaré l'épouse de Barack Obama à deux semaines de l'arrivée au pourvoir de Donald Trump dont elle a, durant la campagne, vivement dénoncé les prises de position et les déclarations.

"Si vous ou vos parents êtes immigrants, sachez que vous faites partie d'une tradition dont l'Amérique est fière (...) Sachez aussi que le diversité religieuse est également une grande tradition américaine", a ajouté la First Lady, sans jamais mentionner le nom du prochain président.

"Notre magnifique diversité fait de nous ce que nous sommes", a-t-elle encore dit, des larmes dans la voix.

"Vous m'entendez ? N'ayez pas peur, soyez déterminés, soyez investis !", a-t-elle poursuivi, appelant à ne rien prendre pour acquis: "Vous devez jouer votre rôle pour protéger et préserver ces libertés".

Dans un discours prononcé mi-octobre dans le New Hampshire, Michelle Obama avait dénoncé, la voix tremblante de colère, l'attitude "effrayante" du candidat Donald Trump envers les femmes, se disant "glacée jusqu'à la moelle" au-delà de ce qu'elle aurait pu imaginer.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche il y a huit ans, elle affiche une cote de popularité inoxydable qui alimente les interrogations sur ses ambitions électorales.

Mais la fille de petits employés qui sortit diplômée de Princeton et de Harvard, deux des plus prestigieuses universités américaines, a clairement indiqué qu'elle ne se lancerait pas dans l'arène.

Avec AFP

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