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États-Unis

Paul Ryan réélu président de la Chambre des représentants

Le président républicain de la Chambre des représentants des Etats-Unis Paul Ryan lève le marteau à l’ouverture de la nouvelle session du Congrès au Capitol Hill à Washington, 3 janvier 2017.

Le président républicain de la Chambre des représentants des Etats-Unis Paul Ryan a été réélu mardi sans surprise à son poste.

La réélection confirme sa position d'homme fort du Congrès et d'interlocuteur privilégié de Donald Trump.

Les élus de la chambre basse du Congrès ont voté lors de leur rentrée parlementaire par 239 voix en sa faveur, contre 189 voix pour la démocrate Nancy Pelosi.

Paul Ryan, un ultra-libéral de 46 ans qui a fait la plupart de sa carrière au Congrès et fut candidat à la vice-présidence en 2012, était devenu "speaker" en octobre 2015 à la faveur d'une révolte de l'aile ultra-conservatrice du groupe majoritaire.

Avec AFP

Obama envisage de nouveaux transferts de détenus de Guantanamo avant son départ

Un prisonnier se promène dans une zone communale du centre de détention de Guantanamo, à la base navale de Guantanamo, à Cuba, 7 juin 2014.

La Maison Blanche envisage de nouveaux transferts de détenus de la prison de Guantanamo vers d'autres pays, a annoncé mardi son porte-parole interrogé sur un tweet de Donald Trump mettant en garde contre une telle initiative.

"Je m'attends à d'autres transferts", a déclaré Josh Earnest, soulignant que les commentaires du président élu n'auraient aucun impact sur la décision de Barack Obama, au pouvoir jusqu'au 20 janvier.

Le président élu Donald Trump a martelé mardi son opposition à tout nouveau transfert de détenus de la prison militaire américaine controversée de Guantanamo vers d'autres pays, mettant en garde contre des individus "dangereux".

La Maison Blanche envisage de nouveaux transferts de détenus de la prison de Guantanamo vers d'autres pays, a annoncé mardi son porte-parole interrogé sur un tweet de Donald Trump mettant en garde contre une telle initiative.

"Je m'attends à d'autres transferts", a déclaré Josh Earnest, soulignant que les commentaires du président élu n'auraient aucun impact sur la décision de Barack Obama, au pouvoir jusqu'au 20 janvier.

"Il ne devrait plus y avoir de libérations à Gitmo", a tweeté le président élu.

"Ce sont des gens extrêmement dangereux, ils ne devraient pouvoir retourner sur le champ de bataille", a ajouté la magnat de l'immobilier qui, durant la campagne, avait affiché sa volonté de garder ouverte cette prison située sur l'île de Cuba et "de la remplir de mauvais gars".

Selon le New York Times, la Maison Blanche pourrait annoncer prochainement un nouveau transfert de près de 20 détenus qui seraient répartis entre l'Italie, Oman, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Barack Obama, qui n'a jamais réussi à trouver un compromis avec le Congrès, n'aura pas tenu sa promesse de fermer cette prison qui incarne, à travers le monde, les excès dans la lutte anti-terroriste des Etats-Unis après les attentats du 11-Septembre 2001.

Il aura cependant sensiblement réduit le nombre de détenus s'y trouvant. Quand il a pris ses fonctions en janvier 2009, ils étaient 242. Ils sont aujourd'hui 59.

Avec AFP

Ford annule la construction d'une usine au Mexique pour investir aux Etats-Unis

Le président élu des Etats-Unsi Donald Trump, 30 septembre 2016.

Le groupe automobile américain Ford a annoncé mardi annuler la construction d'une nouvelle usine de 1,6 milliard de dollars au Mexique afin d'investir dans une de ses installations dans le nord des Etats-Unis pour y fabriquer véhicules autonomes et électriques.

Cette annonce intervient alors que le président élu américain Donald Trump accentue sa pression sur les grands groupes américains.

Le nouveau président élu des Etats-Unis insistent pour que ces président élu rapatrient leurs usines aux Etats-Unis, prenant tout particulièrement plus cible leurs investissements au Mexique.

Avec AFP

Retour en force des républicains à Washington

Le républicain Donald Trump, président élu des Etats-Unis, 12 mai 2016.

Cela faisait onze ans que les républicains n'avaient plus occupé la totalité du pouvoir politique américain, la Maison Blanche et le Congrès. En 2017, ils auront les mains libres pour imposer un ambitieux programme de réformes conservatrices.

Le Congrès élu en novembre, en même temps que le prochain président, prend ses fonctions comme le stipule le 20e amendement de la Constitution le 3 janvier, ce mardi. Donald Trump, lui, prêtera serment comme 45e président des Etats-Unis le 20 janvier. Jusqu'en 1932, la prise de fonctions n'intervenait qu'en mars.

Première tâche pour les parlementaires américains: confirmer à leurs postes la vingtaine de personnes nommées par Donald Trump dans son équipe gouvernementale. Il y aura des auditions au Sénat dès la semaine prochaine.

Certaines personnalités devraient être accueillies avec bienveillance, comme le général James Mattis, désigné chef du Pentagone.

Mais les démocrates, minoritaires, ont promis de mettre des bâtons dans les roues d'au moins huit candidats, dont Rex Tillerson, PDG du géant pétrolier ExxonMobil nommé à la tête de la diplomatie, Jeff Sessions, sénateur nommé à la Justice, ou encore Betsy DeVos, milliardaire appelée à devenir secrétaire à l'Education.

En 2009, le Sénat avait confirmé, à l'unanimité, sept membres du gouvernement du jeune président démocrate Barack Obama, le jour même de son investiture. Cette année, face au nouveau pouvoir Trump, l'opposition fait de la résistance.

- Nouvelle ère -

Puis viendra le temps des réformes, au pas de charge: l'abrogation de la réforme emblématique de l'assurance-santé dite "Obamacare"; la suppression de centaines de réglementations de l'ère Obama, de l'environnement au travail; une refonte des impôts, des règles énergétiques...

Les républicains se préparent depuis des années à ce retour au pouvoir. Leurs chefs, Paul Ryan du côté de la Chambre des représentants et Mitch McConnell au Sénat, ont un catalogue de lois prêtes à voter, forgées depuis les tranchées idéologiques où Barack Obama les a maintenues pendant huit ans.

"Nous avons passé toute l'année 2016 à nous préparer à un pouvoir unifié en 2017", expliquait en décembre sur CNBC Paul Ryan, qui devrait être réélu à son poste de "speaker" mardi. "Depuis un an, nous nous sommes préparés à débarquer en 2017 et à tout chambouler".

Donald Trump a déjà donné des gages aux conservateurs et devrait promulguer tout ou presque. Des désaccords existent toutefois sur le gigantesque plan d'investissement dans les infrastructures --1.000 milliards de dollars-- que le populiste a promis à ses électeurs.

- Curer le marigot -

Le successeur de Barack Obama a fait campagne contre le système et l'establishment, promettant de "curer le marigot" et de limiter l'influence des lobbyistes dans son administration.

Mais les républicains de la Chambre ont provoqué un tollé en votant à huis-clos lundi soir, jour férié aux Etats-Unis, pour restreindre les pouvoirs du Bureau d'éthique parlementaire, un organisme indépendant créé en 2008 pour enquêter sur d'éventuelles affaires de corruption ou d'autres violations éthiques des élus.

Le groupe majoritaire a adopté un nouveau règlement qui remet le bureau dans le giron des parlementaires et lui interdit de communiquer; ce règlement doit être adopté mardi par toute la Chambre.

"L'éthique est la première victime du nouveau Congrès républicain", a tonné Nancy Pelosi, chef des démocrates.

- L'ombre russe -

Les 17 prochains jours, jusqu'à l'emménagement de Donald Trump à la Maison Blanche, seront également dominés par l'affaire des cyberattaques russes contre le parti démocrate et un proche d'Hillary Clinton pendant la campagne électorale.

Barack Obama a sanctionné la Russie pour avoir tenté d'influencer l'issue de l'élection en déstabilisant la candidate démocrate. Mais Donald Trump doute à haute voix que Moscou soit responsable, contre l'opinion des services américains.

Le républicain a déclaré samedi qu'il savait "des choses que les autres gens ne savent pas".

"C'est peut-être quelqu'un d'autre", a-t-il déclaré, promettant des éléments de réponse "mardi ou mercredi".

Le sénateur John McCain, ennemi déclaré de la Russie de Vladimir Poutine, n'a pas attendu. Il a déjà organisé une grande audition au Sénat jeudi, avec le patron du Renseignement américain, James Clapper, et le chef de l'agence d'espionnage NSA, Michael Rogers.

Avec AFP

Le bureau d'éthique du Congrès américain affaibli par les républicains

Le Congrès américain

La majorité républicaine de la Chambre des représentants américaine a brusquement réduit les pouvoirs de l'organisme indépendant chargé d'enquêter sur les violations éthiques des élus.

Le groupe majoritaire a adopté lundi soir, jour férié aux Etats-Unis, un changement du règlement intérieur, que toute la Chambre est appelée à adopter mardi lors de sa rentrée parlementaire.

Le Bureau d'éthique parlementaire, créé en 2008 après des scandales de corruption, n'est pas supprimé mais sera renommé et il passera avec cette réforme dans le giron des parlementaires, qui auront le pouvoir de mettre fin à des enquêtes. Il n'aura plus le droit de communiquer. Des élus se plaignaient que le bureau, en enquêtant sur eux, n'aient pas respecté la présomption d'innocence.

Mais le vote en catimini a provoqué un tollé chez les associations de lutte pour la transparence en politique et chez la minorité démocrate.

"Les républicains disent qu'ils veulent curer le marigot, mais le soir précédant la rentrée du nouveau Congrès, les républicains ont éliminé le seul organisme de supervision éthique indépendant de leurs actes", a tonné Nancy Pelosi, chef des démocrates de la Chambre. "L'éthique est la première victime du nouveau Congrès républicain", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La conseillère de Donald Trump Kellyanne Conway a reconnu mardi sur MSNBC que le vote avait été une "surprise". Le président élu républicain n'a pas commenté ce changement, mais il a fait campagne pour "curer le marigot" de Washington en luttant contre l'influence des lobbyistes.

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