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CAN 2017 : Les Lions indomptables dévorent les Lions de la Teranga aux tirs au but

Gabon Soccer African Cup

Les Camerounais se sont qualifiés pour les demi-finales en battant les Sénégalais par 5-4 aux séances de tirs au but en quarts de finales de la CAN 2017 au Gabon.

Les prolongations n’ont suffi pour départager les deux équipes dont les cages sont restées inviolées depuis le début du match.

Les Sénégalais s’étaient pourtant montrés plus entreprenant dans les 20 premières minutes après le coup d’envoi initial, contraignant les Camerounais de subir.

Mais les Lions indomptables sont revenus dans la partie et ont rééquilibré le jeu.

Ce match avait dès le début un gout de réminiscence. Il a été à l’image de celui qui a vu le Sénégal perdre également la finale de la Coupe d’Afrique des Nations en 2002 après des tirs au but toujours face au Cameroun. Coïncidence ou pas, les Lions de la Teranga étaient à l’époque conduits par son capitaine Aliou Cissé, aujourd’hui sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal.

Grâce à cette victoire, le Cameroun rejoint en demi-finale le Burkina qui s’était qualifié à l’issue du match joué quelque temps plus tôt contre la Tunisie.

Trump appelle des dirigeants étrangers, son décret sur l'immigration est déjà contesté en justice

Le président des Etats-Unis Donald Trump, 26 janvier 2017.

Donald Trump s'entretient pour la première fois samedi avec plusieurs dirigeants dont Vladimir Poutine, François Hollande et Angela Merkel, au lendemain d'un décret controversé sur l'immigration et l'entrée de réfugiés aux Etats-Unis, déjà attaqué en justice

L'Europe doit "répondre" avec "fermeté" à Donald Trump a estimé samedi à Lisbonne François Hollande, donnant le ton de la conversation téléphonique que le président français aura avec son homologue américain dans la journée.

Donald Trump a déjà conversé samedi avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, pour l'assurer de l'engagement "sans faille" des Etats-Unis pour la sécurité du Japon et convenir d'une rencontre à Washington le 10 février.

- 'Protéger la nation...'

Il a ensuite appelé la chancelière allemande Angela Merkel avec laquelle il a parlé pendant 45 minutes, selon le porte-parole de la Maison Blanche, avant de s'entretenir avec le président russe Vladimir Poutine. La Maison Blanche n'a encore fourni aucun élément sur le contenu de ces conversations. Donald Trump doit également s'entretenir avec M. Hollande ce samedi.

Son dernier décret intitulé "Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis" a provoqué des réactions indignées à travers le monde et fait déjà l'objet d'une plainte déposée par plusieurs associations de défense des droits civiques américaines, dont la puissante ACLU, qui veulent le bloquer. Ces associations ont réussi a faire libérer un Irakien interpellé vendredi soir à l'aéroport JF Kennedy.

Les restrictions draconiennes en matière d'immigration et d'accueil de réfugiés visent particulièrement les ressortissants de sept pays musulmans (Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen), y compris ceux qui possèdent une autre nationalité, ont plongé de nombreux immigrants dans le désarroi.

Plusieurs citoyen de ces pays, en possession de visas en bonne et due forme, se sont vus refuser l'entrée du territoire américain dès vendredi soir par les services d'immigration.

Une Iranienne, étudiante en gestion en Californie, qui devait retourner le 4 février aux Etats-Unis a ainsi vu son billet annulé. "J'avais un billet sur Turkish (Airlines) le 4 février prochain, mais il a été annulé", a-t-elle déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Au Caire (Egypte), une famille irakienne disposant de visas a été empêchée d'embarquer à bord d'un vol vers New York, ont indiqué des responsables de l'aéroport à l'AFP.

La Maison Blanche a fait savoir que le décret s'applique également aux détenteurs d'un permis de résidence permanente aux Etats-Unis (carte verte) en provenance des sept pays cités, qui ne pourront revenir sur le sol américain qu'après un entretien avec un agent consulaire avant leur arrivée.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a dit espérer par le voix de son porte-parole Stéphane Dujarric, que ces mesures sont "temporaires" car "le besoin de protection des réfugiés n'a jamais été aussi grand".

Une semaine après son entrée à la Maison Blanche, le nouveau président américain a déjà pris plusieurs mesures controversées, de la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, à la dénonciation d'accords commerciaux, en passant par l'annonce de coupes drastiques dans les contributions à l'ONU et des déclarations en faveur du rétablissements de la torture.

Très critique vis-à-vis de l'Union européenne, le président américain s'est réjoui vendredi du Brexit évoquant "une chose merveilleuse". Quelques jours avant sa prise de fonctions, il avait vivement critiqué Angela Merkel pour avoir commis selon lui "une erreur catastrophique" en ouvrant son pays aux migrants en 2015.

Donald Trump est en revanche applaudi par le président tchèque Milos Zeman qui s'est félicité de que le président américain "protège son pays" et se soucie "de la sécurité de ses citoyens. Exactement ce que les élites européennes ne font pas", a tweeté samedi le porte-parole du président tchèque, Jiri Ovcacek.

L'opposition démocrate aux Etats-Unis a dénoncé un décret "cruel" qui sape les valeurs américaines.

- Poutine: un homme 'brillant' -

Mais le coup de fil le plus attendu était celui que Donald Trump a donné à Vladimir Poutine après sa promesse de réchauffer les relations avec Moscou. C'était le premier entretien entre les deux hommes qui ont publiquement fait assaut d'amabilités. M. Poutine avait qualifié M. Trump d'"homme brillant et plein de talent". L'Américain avait loué l'"intelligence" du Russe.

Le Kremlin attend du président américain une levée des sanctions internationales imposée à la Russie après l'annexion de la Crimée en mars 2014 et le soutien aux séparatistes ukrainiens dans l'Est de l'Ukraine.

"Pour ce qui est des sanctions. Nous verrons ce qui va se passer. Il est très tôt pour parler de cela", a prudemment avancé le président Trump vendredi lors d'une conférence de presse avec la Première ministre britannique Theresa May

Première dirigeante à avoir été reçue à la Maison Blanche, Theresa May s'est démarquée du président américain sur ce dossier.

"Nous pensons que les sanctions doivent continuer jusqu'à ce que l'accord de Minsk soit pleinement mis en oeuvre et nous continuons à militer en ce sens au sein de l'Union européenne", avait-elle déclaré en référence aux accords de février 2015 sur un règlement diplomatique entre Kiev, Moscou, Paris et Berlin pour mettre fin au conflit ukrainien.

Avec AFP

Donald Trump attaque les médias

Le président des Etats-Unis Donald Trump, 27 janvier 2017.

Donald Trump, a commencé sa journée sur Twitter samedi à 08H00 par une attaque en règle contre deux des quotidiens les plus respectés des Etats-Unis, avant d'importants entretiens téléphoniques avec plusieurs dirigeants dont Vladimir Poutine.

Sans que les raisons précises de son courroux ne soient claires, M. Trump a publié une série de tweets dans lesquels il accuse le Washington Post et le New York Times d'être "MALHONNETES" et les nombreuses coquilles dont ses messages sont émaillés semblent témoigner de son énervement.

Donald Trump, qui doit avoir ses premiers entretiens téléphoniques depuis qu'il s'est installé à la Maison Blanche avec les dirigeants japonais, allemand, russe et français dans la journée, a préféré se livrer à l'une de ses attaques contre les médias dont il est coutumier, plutôt que de commenter sa première semaine au pouvoir.

Il reproche aux deux journaux "de s'être trompés sur (lui) depuis le début et ils n'ont toujours pas changé de cap, et ne vont jamais le faire. MALHONNETES". Le thème est répété dans trois tweets et le milliardaire éreinte le New York Times pour avoir prédit qu'il "perdra les primaires et ensuite l'élection. FAUSSES INFORMATIONS!".

Twitter est l'un des moyens de communication favoris du président américain qui compte plus de 22,5 millions d'abonnés sur le réseau sociaux. Il y aborde tous les sujets, des plus insignifiants aux plus lourds de conséquences, rendant indispensable pour la presse aussi bien que pour les traders sur les places boursières d'être automatiquement alertés d'un nouveau tweet présidentiel.

Avec AFP

Le mouvement pour une sécession de la Californie gagne du terrain

Le secrétaire d'Etat de la Californie, Alex Padilla, 28 juin 2016

Une campagne visant à ce que la Californie fasse sécession, dans la foulée de l'arrivée au pouvoir du nouveau président républicain Donald Trump, gagne du terrain: les soutiens d'une telle mesure ont été autorisés à récolter des signatures pour qu'elle soit soumise au vote.

Le secrétaire d'Etat de la Californie, Alex Padilla, a donné son feu vert jeudi pour que les militants d'une "Nation de Californie" - mouvement aussi surnommée "Calexit" - démarrent la collecte des près de 600.000 signatures nécessaires pour que la mesure soit soumise au vote lors des prochaines élections en novembre 2018.

Il leur faudra récolter exactement 585.407 signatures d'ici le 25 juillet, soit 8% des votants inscrits dans le grand Etat de l'ouest américain, le plus peuplé des Etats-Unis avec 40 millions d'habitants.

Si la Californie était un pays, elle disposerait à elle seule de la sixième économie mondiale. L'Etat est à une très forte majorité démocrate.

Si l'initiative était effectivement soumise au vote, un "Oui" conduirait à une modification de la Constitution de l'Etat, selon laquelle "la Californie est une partie inséparable des Etats-Unis" et "la Constitution des Etats-Unis est la loi suprême du pays", selon un communiqué du bureau de M. Padilla.

Les électeurs auraient alors à décider lors d'un référendum en 2019 si la Californie doit devenir un Etat indépendant.

M. Padilla a reconnu que cette éventualité, hautement improbable, aurait de sérieuses répercussions sur l'Etat, et que de nombreux obstacles légaux subsisteraient.

"Si la Californie devient réellement une nation indépendante, l'Etat et ses gouvernements locaux feraient face à des impacts budgétaires majeurs, mais inconnus", a-t-il prévenu. La mesure coûterait également des dizaines de millions de dollars pour les organisations des élections.

Les partisans du Calexit, dont la campagne s'intitule "Yes California", poussent pour l'indépendance de leur Etat car ils l'estiment peu en phase avec le reste des Etats-Unis et pensent que la Californie pourrait prospérer toute seule.

L'idée d'une Californie indépendante est devenue très séduisante pour beaucoup dans la foulée de la victoire de Donald Trump. Sa rivale démocrate Hillary Clinton a remporté en Californie 4,2 millions de voix de plus que le milliardaire républicain lors du scrutin du 8 novembre dernier, soit près de deux fois plus de voix.

Avec AFP

Donald Trump limite l'immigration et inquiète l'ONU

Le président Donald Trump montre un décret qu’il a signé dans le but d’empêcher les terroristes étrangers d'entrer aux États-Unis au Pentagone à Washington, le 27 janvier 2017.

Le président américain Donald Trump a annoncé un sérieux tour de vis en matière d'immigration et de réfugiés, visant certains pays musulmans, et inquiétant l'ONU qui a demandé samedi aux Etats-Unis de conserver leur tradition d'accueil.

La Maison Blanche a publié vendredi un décret intitulé "Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis". Il s'agit de "nouvelles mesures de contrôle pour maintenir hors des Etats-Unis les terroristes islamiques radicaux", a indiqué Donald Trump.

"Nous ne les voulons pas ici" et "nous voulons être sûrs que nous ne laissons pas entrer dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l'étranger (...) Nous n'oublierons jamais les leçons du 11-Septembre" 2001 et des attentats meurtriers commis ce jour-là par le groupe Al-Qaïda.

En vertu du décret et de ses annexes, les autorités américaines vont interdire pendant trois mois l'arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. A l'exception de leurs ressortissants détenteurs de visas diplomatiques et officiels et qui travaillent pour des institutions internationales.

Le président iranien Hassan Rohani, dont le pays est visé par les nouvelles mesures, s'est montré samedi critique. L'époque de la construction de murs entre les pays est "révolue" et "aujourd'hui, on n'est plus à une époque où on construit des murs entre les nations. Ils (les dirigeants américains) ont oublié qu'il y a quelques années le mur de Berlin s'est effondré", a lancé M. Rohani lors d'un discours.

Dans ses restrictions à l'immigration, Washington va aussi arrêter pendant quatre mois le programme fédéral d'admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, toutes nationalités confondues. Un programme humanitaire ambitieux créé en 1980 et qui n'a été suspendu qu'une seule fois: durant trois mois après le 11-Septembre.

Quant aux réfugiés syriens, qui ont fui par millions le conflit dans leur pays, mais dont seulement 18.000 ont été acceptés aux Etats-Unis depuis 2011, ils seront définitivement interdits d'entrée, jusqu'à nouvel ordre.

- Appel de l'ONU -

Pour l'année budgétaire 2016 (du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2016), les Etats-Unis, alors gouvernés par le démocrate Barack Obama, avaient admis sur leur territoire 84.994 réfugiés du monde entier, parmi lesquels un peu plus de 10.000 Syriens. L'administration Obama s'était donné pour objectif d'accepter 110.000 réfugiés pour l'année budgétaire 2017.

L'administration Trump vise dorénavant "pas plus de 50.000" réfugiés cette année.

Dans une déclaration commune à Genève, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) ont appelé les Etats-Unis à poursuivre leur tradition d'accueil des réfugiés.

"Les places de réinsertion offertes par chaque pays sont vitales. L'OIM et le HCR espèrent que les Etats-Unis vont continuer à jouer leur rôle important de leader et poursuivre leur longue tradition de protection de ceux qui fuient les conflits et les persécutions", indique leur déclaration.

"Les réfugiés doivent recevoir un traitement équitable (...) et des opportunités de réinsertion, quelles que soient leur religion, leur nationalité ou leur race", précisent les deux organisations internationales.

Le président républicain a été élu le 8 novembre sur des slogans de campagne nationalistes, isolationnistes et de lutte contre le "terrorisme islamique radical".

Il a récemment assuré qu'il ne visait pas avec ses mesures contre l'immigration une "interdiction contre les musulmans" mais "des pays qui ont beaucoup de terrorisme".

"Nous sommes une nation compatissante et je soutiens le programme de réinstallation des réfugiés, mais il est temps de réévaluer et de renforcer le processus de vérification des visas", a souligné le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Paul Ryan. "Le président Trump a raison de s'assurer que nous faisons tout notre possible pour savoir exactement qui entre dans notre pays".

Les démocrates se sont en revanche inscrits en faux contre le texte. "Le décret cruel du président Trump sur les réfugiés sape nos valeurs fondamentales et nos traditions, menace notre sécurité nationale et démontre une méconnaissance totale de notre strict processus de vérification, le plus minutieux du monde", a regretté Ben Cardin, de la commission des Affaires étrangères du Sénat. "Cette politique à courte vue est dangereuse et va nuire à nos alliances et partenariats", a-t-il dit.

Sans lien direct avec le nouveau décret américain, un rapport publié vendredi par le Fonds monétaire international s'inquiète des capacités de l'Afghanistan toujours en guerre à absorber le retour massif de ses réfugiés et appelle la communauté internationale à leur apporter une aide financière et humanitaire.

Avec AFP

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