Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Enquête sur les annonces du FBI avant l'élection américaine

Le directeur du FBI, James Comey, témoigne devant la commission du Sénat sur l'implication de la Russie dans le piratage informatique lors de la présidentielle au Capitol Hill, à Washington DC, 10 janvier 2017.

Le bureau d'inspection du ministère américain de la Justice a annoncé jeudi qu'il allait vérifier un certain nombre d'allégations mettant en cause l'action de la police et de la justice fédérales avant l'élection présidentielle de 2016.

Ces vérifications se concentreront notamment sur le rôle crucial exercé par James Comey, le patron du FBI, qui a tour à tour été la cible de vives critiques des républicains puis des démocrates pour ses annonces concernant Hillary Clinton.

Début juillet, dans une conférence de presse surprise, M. Comey avait recommandé de ne pas poursuivre l'ex-secrétaire d'Etat sur ses courriels envoyés grâce à un serveur privé, tout en notant que Mme Clinton avait fait preuve d'une "extrême négligence".

Cette décision avait ulcéré les républicains, qui les mois suivants ont accusé le chef du FBI d'avoir opté de façon incohérente contre l'inculpation de la candidate démocrate, compte-tenu des graves éléments à charge.

Dans une lettre au Congrès le 28 octobre, James Comey avait provoqué une nouvelle onde de choc en relançant l'affaire des emails de l'ex-Première dame. Un geste qui avait cette fois été applaudi par les républicains et qui a coûté cher à Mme Clinton dans les sondages.

Le FBI avait finalement maintenu sa recommandation de ne pas poursuivre Hillary Clinton, à 48 heures du scrutin présidentiel.

Le bureau d'inspection du ministère de la Justice est un organe indépendant, dirigé par un inspecteur général nommé par le président des Etats-Unis. Ce service est censé enquêter sur l'efficacité de l'administration de la justice, en traquant les abus et violations éventuels.

"Je peux vous assurer que la Maison Blanche n'est pas impliquée dans cette décision" de l'inspecteur général, a d'ailleurs déclaré jeudi Josh Earnest, le porte-parole de Barack Obama.

"Nous ne saurions peser de façon publique ou privée sur tout type de décision d'enquête qui serait prise", a-t-il ajouté.

Au-delà de M. Comey, les vérifications vont cibler des services policiers et judiciaires accusés d'avoir dévoilé des informations confidentielles, notamment au bénéfice de l'équipe de campagne de Mme Clinton.

Enfin vont être examinées les circonstances de la publication par la police fédérale d'un vieux rapport d'enquête sur l'amnistie très controversée par le président Bill Clinton du sulfureux trader Marc Rich (1934-2013).

Cette publication avait créé la surprise à une semaine de l'élection présidentielle du 8 novembre. Le FBI avait affirmé que la proximité du scrutin n'était qu'une coïncidence.

Avec AFP

Trois consommateurs américains sur quatre possèdent un smartphone, selon une étude

Le taux d'utilisation des smartphones n'a jamais été aussi élevé parmi les consommateurs américains, avec une poussée sur l'année écoulée de l'adoption de ces appareils parmi les seniors et les personnes à faibles revenus, selon une étude publiée jeudi.

D'après le Pew Research Center, 77% des Américains étaient propriétaires d'un smartphone fin 2016, contre 68% un an plus tôt et seulement 35% en 2011, quand il avait réalisé sa première enquête sur la question.

"Les smartphones sont presque omniprésents chez les jeunes adultes", avec un taux d'adoption de 92% chez les 18-29 ans, selon Aaron Smith, un chercheur du Pew.

Il souligne que désormais 74% des Américains de 50 à 64 ans ont aussi un smartphone, et 42% des plus de 65 ans. Cela représente des gains de respectivement 16 et 12 points de pourcentage en un an.

L'usage a également bondi chez les ménages affichant un revenu de moins de 30.000 dollars par an: 64% de ces Américains à faibles revenus détiennent un smartphone (+12 points).

L'enquête du Pew laisse également apparaître un taux selon lui record de 88% d'utilisateurs d'internet aux Etats-Unis.

Mais seulement 73% des Américains disent avoir un accès internet à haut débit à la maison, tandis que 12% sont décrits comme "dépendant des smartphones" et vont en ligne uniquement depuis un appareil mobile. Ils sont particulièrement nombreux chez les jeunes adultes, les minorités ethniques et les personnes à faibles revenus.

Le taux d'équipement en tablettes est pour sa part de 51%.

Le sondage a été réalisé par téléphone entre fin septembre et début novembre auprès d'un échantillon représentatif de 3.015 Américains de plus de 18 ans, comprenant une marge d'erreur de +/- 2 points de pourcentage.

Avec AFP

Braquage de Kim Kardashian: trois suspects inculpés à Paris

La star américaine Kim Kardashian lors du Festival de Cannes, en France, 24 juin 2015.

Trois suspects, dont un homme de 63 ans soupçonné d'avoir directement participé au braquage de la star américaine Kim Kardashian à Paris en octobre, ont été mis en examen (inculpés) jeudi, a annoncé la justice française.

Yunice A., 63 ans, a été mis en examen pour enlèvement ou séquestration et association de malfaiteurs, a précisé le parquet de Paris.

Deux autres suspects, Marceau B., 64 ans, et Florus H., 44 ans, ont également été mis en examen. Le premier, poursuivi pour recel en bande organisée et association de malfaiteurs, est soupçonné d'avoir aidé à écouler les bijoux volés à Kim Kardashian, estimés à environ 9 millions d'euros.

Le second, mis en examen pour complicité de vol avec arme en bande organisée, complicité d'enlèvement et séquestration et association de malfaiteurs, est soupçonné d'avoir renseigné l'équipe de braqueurs sur l'emploi du temps de la vedette ultramédiatisée.

Sept autres personnes sont toujours interrogées.

Selon le scénario reconstitué par les enquêteurs, les cinq hommes soupçonnés d'avoir pénétré armés dans la discrète résidence hôtelière de luxe à Paris où la vedette de téléréalité se trouvait sans son garde du corps, la nuit du 2 au 3 octobre, avaient de l'expérience.

Le cadet de la bande a 54 ans, tandis que le plus âgé en a 72. Les trois autres sont sexagénaires. Tous sont déjà connus pour des affaires de banditisme.

Les enquêteurs pensent tenir le "cerveau" de l'attaque, un homme de 60 ans dont l'ADN a été retrouvé dès le début des investigations sur un des liens qui ont servi à entraver Kim Kardashian. Surveillé par les policiers, ses contacts ont permis de remonter au reste de l'équipe.

Masqués et portant des blousons de police, les braqueurs avaient neutralisé le veilleur de nuit, puis deux d'entre eux étaient montés dans l'appartement de la star de 36 ans venue assister à Paris à la Fashion Week.

Après l'avoir ligotée, bâillonnée et enfermée dans la salle de bain, ses agresseurs étaient repartis avec une bague d'une valeur de quatre millions d'euros et un coffret de bijoux pour un montant de cinq millions.

Ce braquage spectaculaire, le plus important vol de bijoux commis au détriment d'un particulier en France depuis plus de 20 ans, avait fait en quelques heures le tour du monde et affolé les réseaux sociaux.

"Ils pensaient que ce serait le coup du siècle mais ont fait beaucoup d'erreurs", estime un enquêteur. Dans leur fuite, les agresseurs avaient notamment perdu un pendentif serti de diamants appartenant à la jeune femme.

Avec AFP

Les Etats-Unis sanctionnent 18 Syriens pour usage d'armes chimiques

Le président syrien Bachar el-Assad, 9 janvier 2017.

Les Etats-Unis ont pris jeudi pour la première fois des sanctions contre 18 hauts responsables du régime syrien à la lumière de l'usage d'armes chimiques par les forces de Bachar al-Assad, selon un communiqué de la Maison Blanche.

"L'usage d'armes chimiques par le régime syrien contre son propre peuple est un acte odieux qui viole la pratique établie de longue date dans le monde entier de ne pas fabriquer ou utiliser d'armes chimiques", a déclaré Adam J. Szubin, chargé de la lutte contre le financement du terrorisme au Trésor américain.

La liste, compilée par le Trésor, comporte des officiers de haut rang ainsi que des responsables d'un centre de recherche.

Avec AFP

Poutine essaie "de casser" l’Otan, affirme le futur chef du Pentagone

Le président Donald Trump présente l'ancien général des Marines, James Mattis, désigné comme le futur secrétaire à la Défense, lors d’un rassemblement à Fayetteville, N.C., 6 décembre 2016.

James Mattis, l'ancien général des Marines choisi par Donald Trump pour devenir le prochain secrétaire à la Défense, a, devant le Sénat américain, pointé du doigt la Chine et la Russie.

La Chine "détruit la confiance" dans ses relations avec ses voisins, a-t-il déclaré.

Le président russe Vladimir Poutine "essaie de casser" l'Alliance atlantique, a estimé jeudi devant le Sénat américain James Mattis, l'ancien général des Marines choisi par Donald Trump pour devenir le prochain secrétaire à la Défense.

Le futur chef du Pentagone, sous réserve de confirmation par le Sénat, a par ailleurs estimé que la Chine "détruisait la confiance" dans ses relations avec ses voisins.

Sur la Russie, le général Mattis a affiché un message de fermeté, propre à rassurer les élus républicains qui s'inquiètent d'une possible complaisance du président élu envers le maître du Kremlin.

L'ancien militaire "soutient la volonté" de Donald Trump de renouer le dialogue, mais souligne en même temps que la Russie "a choisi d'être un rival stratégique des Etats-Unis".

Les Etats-Unis "doivent être capable de s'opposer" à Moscou le cas échéant, et de "se défendre si leurs intérêts sont menacés", explique-t-il dans ses réponses écrites aux questions que lui ont soumis les sénateurs.

Le général américain a aussi rendu un hommage appuyé aux agences du renseignement américaines, avec lesquelles le président élu est apparu plus d'une fois en porte-à-faux sur la question de l'ingérence russe dans l'élection présidentielle.

"Dans toutes mes années de service dans l'armée, j'ai eu une relation étroite" avec les agences du renseignement, a-t-il expliqué devant les sénateurs, et "j'ai pu évaluer leur efficacité parfois quotidiennement".

"J'ai un très, très haut de degré de confiance dans notre communauté du renseignement", a-t-il indiqué.

A propos de la Chine et de ses ambitions territoriales en mer de Chine méridionale, le général Mattis a expliqué qu'il fallait "collaborer avec la Chine quand c'est possible, mais aussi être prêt à s'opposer à des comportements inappropriés" si Pékin "choisit d'agir contrairement à nos intérêts".

Le secrétaire d'Etat nommé par Donald Trump, Rex Tillerson, s'est montré particulièrement ferme sur la question lors de sa propre audition de confirmation, semblant envisager que les Etats-Unis et leurs alliés puissent chercher à empêcher les Chinois d'accéder aux îlots contestés, qu'ils ont transformés en îles artificielles.

Avec AFP

Voir plus

XS
SM
MD
LG