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États-Unis

USA : Dylann Roof condamné à mort pour le meurtre de neuf Noirs dans une église

Dylann Roof, présumé auteur du meurtre de neuf Noirs en prière dans une église, est représenté dans un croquis lors d'une audience au tribunal en Charleston, en Caroline du Sud, 18 juin 2015.

L'Américain Dylann Roof a été condamné mardi à la peine de mort, sans avoir exprimé de regrets ni d'excuses pour avoir tué neuf paroissiens noirs d'une église de Caroline du Sud en 2015, une tuerie qui avait choqué la planète.

Le jeune homme de 22 ans, qui a assuré lui-même sa défense ces derniers jours, a écouté l'énoncé du verdict sans trahir d'émotion.

Les 12 jurés, à l'unanimité, sont tombés d'accord sur les facteurs aggravants en ce qui concerne ses homicides, sans trouver de circonstances atténuantes bénéficiant à l'accusé.

Avec AFP

Jared Kushner, l'ascension fulgurante d'un gendre issu de l'establishment

Jared Kushner le 14 novembre 2014 à New York.

Il aura connu une ascension fulgurante : alors que Jared Kushner n'était jusqu'alors que le mari d'Ivanka Trump, il est désormais l'un des hommes les plus puissants des Etats-Unis en étant propulsé par son beau-père Donald Trump au poste de haut conseiller à la présidence.

Tout juste 36 ans ce mardi, le très élégant Jared Kushner a des allures de premier de la classe, une voix douce et une discrétion qui trahit sa préférence pour les tractations en coulisses, comme en atteste son compte Twitter qui reste désespérément muet.

S'il n'avait hérité comme le président élu d'un mini-empire immobilier, il pourrait sembler l'antithèse de son très provocateur beau-père.

Pourtant, il y a des ressemblances : comme Trump, Kushner, issu d'une famille juive orthodoxe du New Jersey rescapée de l'Holocauste, a fait le pari de transformer l'entreprise familiale Kushner Companies en investissant à Manhattan.

En 2007, il joue gros en rachetant une tour de la 5e Avenue pour la somme alors record de 1,8 milliard de dollars. Un pari qui a failli le ruiner mais dont il s'est finalement sorti, se forgeant la réputation d'être dur et rancunier en affaires comme son beau-père.

Il a aussi été tenace avec Ivanka. Après avoir mis fin à leur liaison car elle n'était pas juive, il l'épouse finalement après sa conversion au judaïsme.


Le couple, qui s'apprête à déménager de New York à Washington avec ses trois jeunes enfants, semble aujourd'hui en parfaite harmonie, à en croire l'image qu'en donne Ivanka sur les réseaux sociaux.

- Loyauté apolitique -

Longtemps moins connu que son épouse, Jared Kushner commence à s'impliquer dans la campagne de l'homme d'affaires fin 2015 et ne cessera ensuite de surprendre son monde par sa loyauté envers son beau-père.

Loyauté d'autant plus surprenante que sa famille a beaucoup contribué aux campagnes démocrates. Et que son père a été emprisonné par l'ex-procureur général et désormais gouverneur républicain du New Jersey, Chris Christie --une épreuve qui a beaucoup marqué Kushner. M. Christie était un soutien très actif de Donald Trump pendant la campagne.

Mais il se veut apolitique. "Les gens dans le monde politique essaient de vous ranger dans des cases (...). Trump est en train de créer sa propre case, qui mélange ce qui marche et élimine ce qui ne marche pas", disait-il ainsi dans une récente interview au magazine Forbes, la seule qu'il ait accordée depuis l'élection.

De fait, ce produit de l'establishment sorti de Harvard, résident de la prestigieuse Park Avenue, habitué à dîner avec une élite new-yorkaise globalement hostile à Trump, aurait eu une révélation en suivant son beau-père en meeting : il a pris conscience de la "bulle" dans laquelle il vivait en entendant la colère des participants, expliquait-il en décembre à des hommes d'affaires new-yorkais, selon New York Magazine.

De simple assistant de la campagne, il monte en puissance et pilote la promotion du candidat sur les réseaux sociaux.

Fort de ses contacts dans les médias et la high-tech acquis via le New York Observer, un hebdomadaire racheté en 2006 très lu dans l'establishment new-yorkais, il forme une équipe qui réussira à mobiliser les fans de Trump et à décourager des électeurs potentiels d'Hillary Clinton.

- Influence officialisée -

Après ce coup de maître, il sera élevé au rang de grand stratège et jouera un rôle clé dans la composition de la future administration.

Donald Trump n'a donc qu'officialisé son influence en le nommant haut conseiller, malgré les accusations de népotisme et de conflits d'intérêts à cause de ses entreprises. Ses avocats ont annoncé qu'il allait démissionner de la présidence de Kushner Companies.

Le gendre prend ainsi formellement sa place aux côtés de Reince Priebus, secrétaire général de la Maison Blanche, et de Steve Bannon, le controversé conseiller en stratégie dont Kushner est un ardent défenseur.

Comme Trump, Kushner renonce à toute rémunération. Pas forcément un sacrifice vu que la fortune familiale est estimée à au moins 1,8 milliard de dollars, selon Forbes.

Ses amis progressistes espèrent qu'il tempérera son imprévisible beau-père. Kushner, avec son ami Peter Thiel, co-fondateur de PayPal, a organisé mi-décembre la rencontre où le président élu a tendu la main aux dirigeants de la high-tech qui l'avaient méprisé pendant la campagne.

M. Trump l'écoute aussi au sujet des affaires étrangères. C'est par lui que les responsables de l'administration Obama doivent passer pour les dossiers diplomatiques importants. Et le futur président a déjà estimé que son proche conseiller pourrait l'aider à "être celui qui fera la paix entre Israël et les Palestiniens".

Avec AFP

USA : Dylann Roof sans regrets jusqu'au bout de son procès

Dylann Roof, présumé auteur du meurtre de neuf Noirs en prière dans une église, est représenté dans un croquis lors d'une audience au tribunal en Charleston, en Caroline du Sud, 4 janvier 2017.

L'Américain Dylann Roof, jugé pour avoir tué neuf paroissiens noirs d'une église de Caroline du Sud, a justifié par ses convictions personnelles ses crimes racistes, dans la plaidoirie finale de son procès.

"J'ai estimé que je devais le faire, et j'estime toujours qu'il fallait que je le fasse", a déclaré mardi le jeune homme de 22 ans, qui assurait lui-même sa défense et n'a exprimé ni excuses ni regrets pour ses actes, et ce depuis son arrestation.

S'exprimant juste avant lui, le procureur a requis la peine capitale pour ce solitaire aux cheveux blonds, partisan de l'idéologie xénophobe du nazisme ou de l'apartheid.

"Condamnez l'accusé à mort pour avoir tué Clementa Pinckney", a demandé au jury Jay Richardson, en citant le nom du pasteur décédé de l'église méthodiste de l'Emanuel à Charleston, que Dylann Roof avait criblé de balles.

Le procureur Richardson a ensuite répété cette phrase, en changeant à chaque fois le nom des huit autres victimes.

Déclaré coupable mi-décembre de ces neuf meurtres racistes commis en juin 2015 dans cette église, Dylann Roof comparaît depuis début janvier pour la seconde phase de son procès, celle de la détermination de sa peine.

Il n'a fait citer aucun témoin en sa faveur, à l'opposé de l'accusation qui a longuement insisté sur les témoignages décrivant le sang-froid et la préméditation glaçante du tueur, son racisme profondément ancré, et les ravages familiaux qu'il a causés en plus de ses meurtres.

Les 12 jurés se sont retirés mardi en début d'après-midi pour les délibérations finales. La sentence sera soit la peine de mort, soit la réclusion à perpétuité réelle.

Il suffirait qu'un seul membre du jury, composé de dix femmes et deux hommes, s'y oppose et il échapperait à la peine de mort.

Avec AFP

Sanctions américaines: le Kremlin dénonce "un pas de plus" qui nuit aux relations

Le président des États-Unis, Barack Obama, tend la main à son homologue russe Vladimir Putin lors d'une rencontre au siège des Nations unies à New York, le 28 septembre 2015.

Le Kremlin a dénoncé mardi "un pas de plus" dans la dégradation des relations russo-américaines, après l'annonce par Washington de nouvelles sanctions contre la Russie visant notamment un haut responsable des services russes d'investigation criminelle.

"C'est un pas de plus visant à détériorer nos relations", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en regrettant une "détérioration sans précédent" des liens entre Moscou et Washington durant le deuxième mandat du président sortant Barack Obama.

Le Trésor et le département d'Etat ont annoncé lundi des sanctions contre Alexandre Bastrykine, le chef du puissant Comité d'enquête russe chargé des principales investigations criminelles, et contre Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun, deux suspects du meurtre de l'opposant et ex-agent du KGB Alexandre Litvinenko, réfugié en Grande-Bretagne.

Leurs trois noms ont notamment été ajoutés à la liste dite "Magnitski", du nom d'une loi américaine de2012 qui permet de geler les éventuels biens et intérêts aux Etats-Unis de responsables russes interdits d'entrer sur le sol américain parce que coupables, selon Washington, de graves violations des droits de l'Homme.

L'actualisation de cette liste, faite chaque année par l'exécutif américain auprès du Congrès, est une source de grandes tensions entre Moscou et Washington depuis 2012, année de la réélection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.

Déplorant "la période de détérioration sans précédent des relations bilatérales" entre Washington et Moscou, M. Peskov s'est déclaré convaincu "que cela ne correspond ni à nos intérêts, ni aux intérêts de Washington".

Avec AFP

Trump nomme son très influent gendre conseiller à la Maison Blanche

Eric Trump, Donald Trump Jr, Ivanka Trump et Jared Kushner, gendre du président élu des Etats-Unis.

Alors que vont débuter ce mardi les auditions de confirmation des futurs +ministres+ de son gouvernement, le président élu américain Donald Trump a nommé son gendre, Jared Kushner, haut conseiller à la Maison Blanche, officialisant le rôle-clé joué par le riche mari de sa fille Ivanka.

Un communiqué a confirmé lundi soir cette nomination annoncée quelques heures plus tôt par les médias américains. Ces derniers spéculaient depuis des semaines sur le rôle que le jeune homme d'affaires, 36 ans ce mardi, aurait à la Maison Blanche, tant son influence n'a cessé de croître ces derniers mois.

M. Kushner, qui a renoncé à tout salaire pour la durée de ce poste, "a été un atout formidable et un conseiller de confiance pendant toute la campagne et la période de transition et je suis fier de l'avoir dans un rôle clé de mon administration", a déclaré Donald Trump, qui participera mercredi à sa première conférence de presse depuis son élection.

Jared Kushner, qui n'avait aucune expérience politique avant de devenir le cerveau de la campagne de son beau-père, est le benjamin de la liste des personnes nommées par Donald Trump pour l'aider à diriger les Etats-Unis.

Lui qui a toujours travaillé dans l'ombre devra oeuvrer "en étroite collaboration" avec le très controversé Steve Bannon, conseiller en stratégie et figure de "l'alt-right" proche des nationalistes, et de Reince Priebus, secrétaire général de la Maison Blanche.

'Ils passeront tous'

Selon certains commentateurs, ce télégénique entrepreneur pourrait même être au-dessus de Bannon et Priebus: tout président a "une ou deux personnes auxquelles il fait intuitivement et structurellement confiance. Jared pourrait bien être cette personne", confiait ainsi récemment l'ex-secrétaire d'Etat Henry Kissinger au magazine Forbes, qui connaît bien Trump.

Si M. Kushner n'aura pas à passer sous les fourches Caudines du Congrès pour voir sa nomination validée, les membres de la future administration Trump devront eux obtenir le feu vert des sénateurs, qui commenceront leurs auditions ce mardi.

Parmi les premiers à être entendus figure Jeff Sessions, un républicain ultra-conservateur que Donald Trump veut nommer ministre de la Justice, ou encore l'ancien général John Kelly qui devrait diriger le département à la Sécurité intérieure. Rex Tillerson, le futur secrétaire d'Etat sera lui auditionné à partir de mercredi.

Lundi, Donald Trump s'est en tous cas montré confiant dans le fait que tous les membres choisis pour son cabinet seront confirmés à leur poste par le Sénat: "Je pense qu'ils passeront tous", a promis le président élu.

Fidélité à toute épreuve

La nomination de M. Kushner, riche président de l'entreprise immobilière Kushner Companies, risque d'alimenter les critiques sur la brochette des très fortunés conseillers qui entourent le prochain président, élu en partie sur la promesse de se faire le porte-parole des perdants de la mondialisation.

Elle pourrait aussi renforcer les soupçons de conflits d'intérêt et de népotisme.

Les avocats de M. Kushner estiment cependant que les lois fédérales anti-népotisme, qui interdisent aux responsables des agences fédérales d'engager des membres de leur famille, ne valent pas dans son cas car la Maison Blanche n'est pas une agence, selon le New York Times.

Quant aux conflits d'intérêt du jeune homme, une avocate recrutée par M. Kushner avait indiqué lundi dans un communiqué qu'il "quitterait ses fonctions" à Kushner Companies, procéderait à des "désinvestissements substantiels" et resterait à l'écart des questions ayant "un effet direct et prévisible" sur ses intérêts financiers.

Pendant la campagne, M. Kushner a séduit son beau-père par une fidélité à toute épreuve. Kushner -qui, contrairement à Donald Trump, ne tweete jamais et laisse à sa femme Ivanka le soin de promouvoir leur très télégénique famille sur Instagram- s'est même hissé au rang de chef d'orchestre en assurant avec succès la promotion du candidat républicain sur les réseaux sociaux.

Depuis l'élection, Kushner est devenu incontournable sur de nombreux dossiers: l'équipe de transition de Trump a ainsi demandé à l'administration Obama de passer par lui pour toute question de politique étrangère qui mériterait l'attention du nouveau président, selon les médias américains.

Donald Trump indiquait récemment que Kushner, à l'origine de son discours de campagne sur Israël, pourrait l'aider à "être celui qui fera la paix entre Israël et les Palestiniens".

Avec AFP

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