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États-Unis

Les New-Yorkais aux anges devant leurs nouvelles stations de métro

Le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo (à gauche) entouré d'invités et de journalistes dans la nouvelle station de la 86e rue, qui a été inaugurée samedi soir

Des centaines de curieux de tous âges se sont rués dans les nouveaux escalators et les ascenseurs si atypiques du vieux métro new-yorkais, armés de leurs smartphones, pour découvrir le premier tronçon d'une ligne évoquée depuis les années 1920 et à laquelle beaucoup ne croyaient plus.

"Que c'est beau", que "c'est propre", et il n'y a "même pas de rats!": des centaines de New-Yorkais découvraient dimanche avec bonheur leurs nouvelles stations de métro, plus grande extension du réseau new-yorkais depuis 50 ans.

Le maire de New York et le gouverneur de l'Etat, Bill de Blasio et Andrew Cuomo, et des invités triés sur le volet, avaient inauguré samedi soir trois nouvelles stations qui jalonnent la 2e avenue dans le chic quartier de l'Upper East Side, mais le public lui a attendu jusqu'à dimanche midi.

A l'heure dite, des centaines de curieux de tous âges se sont rués dans les nouveaux escalators et les ascenseurs si atypiques du vieux métro new-yorkais, armés de leurs smartphones, pour découvrir le premier tronçon d'une ligne évoquée depuis les années 1920 et à laquelle beaucoup ne croyaient plus.

"On parlait de l'ouverture des nouvelles stations comme de la venue du Messie - sans savoir laquelle des deux allaient arriver en premier!", déclare, hilare, Ken Klein, un avocat fiscaliste à la retraite, venu comme beaucoup en famille découvrir les lieux.

"C'est merveilleux! l'année 2016 a été difficile pour les New-Yorkais, mais 2017 commence bien", ajoute-t-il, en référence à l'élection de Donald Trump qui l'a "traumatisé".

"C'est beau, c'est propre, c'est lumineux - et pour l'instant personne n'a encore vu de rats sur les rails!", se réjouit pour sa part Jay Lerman, dermatologue et résident du quartier.

"Quand on parlait du projet dans les années 1950, on parlait de 500 millions de dollars. Soixante ans et quatre milliards de dollars plus tard, il est là!" ajoute-t-il en riant, une allusion aux 4,4 milliards de dollars qu'ont coutés les nouvelles stations.

- 'On dirait qu'on est à Paris' -

"On dirait qu'on est à Paris, ils ont fait du beau travail", s'extasie aussi Tyler Robbins, un jeune père qui emmenait pour la première fois sa fille de 10 mois dans le métro, qu'il évitait avec sa poussette jusqu'ici faute d'ascenseurs et de propreté suffisante.

Angel Aviles, un dessinateur de bandes dessinées qui habite lui aussi dans le quartier, se félicite d'entendre désormais "le bruit des trains qui roulent, plus rassurant que le bruit de la dynamite" qui a secoué son appartement pendant toutes les années de construction de cette ligne.

Avec ces nouveaux quais lumineux et aérés, "New York commence à rattraper son retard" par rapport aux métros européens, estime-t-il.

Les murs de chaque nouvelle station sont ornées de mosaïques conçues par un artiste contemporain, dont le célèbre Chuck Close pour la station de la 86e rue.

Dans la station de la 72e rue, c'est l'artiste brésilien Vik Muniz qui a officié. Parmi les personnages immortalisés sur les murs de la station par ce fin connaisseur de la mégapole américaine figure le saxophoniste George Braith, inventeur du Braithophone, un saxophone à deux tubes qui permet de faire sortir "deux notes à la fois". A 77 ans, il posait fièrement dimanche dans la station aux côtés de sa reproduction en mosaïque.

Ces nouvelles stations ne constituent que le premier tronçon de ce qui doit devenir, à terme, une ligne complète traversant Manhattan du nord au sud avec 13 stations encore à construire. La future ligne devrait aider à décongestionner un métro qui, même s'il est l'un des rares au monde à tourner 24h/24, est aujourd'hui saturé.

Vu les délais accumulés par la première phase, aucune date n'a encore été fixée pour l'achèvement du projet, même si le gouverneur répète que les infrastructures de transport sont sa priorité.

Une deuxième phase est bien prévue pour prolonger le tracé plus au nord, jusqu'à Harlem, moyennant six milliards de dollars supplémentaires. Mais elle n'a pas encore commencé et, là encore, aucune date n'a été posée.

avec AFP

Missile balistique: Washington appelle Pyongyang à éviter toute provocation

Un Sud-Coréen regardant à la télévision, dans une gare de Seoul, le message de Nouvel An du leader nord-coréen Kim Jong-Un

"Nous appelons la Corée du Nord à éviter toute action provocatrice et toute rhétorique incendiaire qui menacent la paix et la stabilité internationale", a réagi dans un courriel à l'AFP un porte-parole du Pentagone, Gary Ross.

Les Etats-Unis ont appelé dimanche la Corée du Nord à éviter toute "action provocatrice", au lendemain d'une déclaration du dirigeant nord-coréen affirmant que Pyongyang en est aux "dernières étapes" avant le test d'un missile balistique intercontinental.

Dans son discours de Nouvel An, Kim Jong-Un a également assuré que son pays a acquis en 2016 "le statut de puissance nucléaire", devenant ainsi "une puissance militaire que même le plus puissant des ennemis ne pourra toucher".

"Nous appelons la Corée du Nord à éviter toute action provocatrice et toute rhétorique incendiaire qui menacent la paix et la stabilité internationale", a réagi dans un courriel à l'AFP un porte-parole du Pentagone, Gary Ross.

Pyongyang devrait plutôt faire "le choix stratégique de remplir ses engagements internationaux", a-t-il ajouté, rappelant que de "multiples résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisent à la Corée du Nord de réaliser des tests de missiles balistiques".

Le Pentagone appelle également "tous les Etats à utiliser tous les canaux et moyens d'influence pour expliquer clairement (...) que des tests utilisant la technique de missiles balistiques sont inacceptables" et que, le cas échéant, ces tests pourraient avoir des "conséquences".

Courant 2016, Pyongyang a effectué deux essais nucléaires et lancé plusieurs missiles, dans le cadre de sa quête permanente visant à pouvoir frapper le sol américain avec une arme à tête nucléaire.

Les analystes sont divisés quant à la capacité réelle de la Corée du Nord à se doter d'une arme nucléaire, précisément parce qu'elle n'a jamais réussi à lancer avec succès un missile balistique intercontinental.

Avec AFP

Des diplomates russes expulsés par Obama ont quitté les États-Unis

Des équipes de télévision devant l'ambassade russe à Washington le 29 déembre 2016

Les 35 diplomates russes et leurs familles expulsés des Etats-Unis par décision du président sortant Barack Obama, accusés d'ingérence dans la présidentielle américaine de novembre , ont quitté dimanche par avion Washington, ont indiqué les agences de presse russes et la diplomatie américaine.

"L'avion a décollé, tout le monde est à bord", a annoncé l'ambassade de Russie dans la capitale américaine, citée par l'agence publique russe Ria Novosti. L'appareil, spécialement venu de Russie, transporte depuis dimanche matin à son bord 35 diplomates russes et leurs familles, au total 96 personnes, qui doivent rejoindre la Russie dans la nuit.

"Nous pouvons confirmer que les 35 diplomates russes déclarés persona non grata, ainsi que les membres de leurs familles, ont quitté les Etats-Unis", a confirmé à la mi-journée auprès de l'AFP un porte-parole du département d'Etat américain.

Ce départ spectaculaire est la conséquence des mesures et sanctions annoncées jeudi par Barack Obama, moins d'un mois avant son départ de la Maison Blanche : outre ces expulsions de diplomates soupçonnés par Washington d'être des agents du renseignement russe, deux complexes résidentiels russes dans le nord-est des Etats-Unis ont été fermés car considérés comme des bases pour ces espions présumés.

Le GRU (services secrets de l'armée) et le FSB (service Fédéral de Sécurité, ex-KGB) font également l'objet de sanctions économiques et juridiques tout comme quatre dirigeants du GRU, dont son chef Igor Korobov.

La décision de Barack Obama, qui estime que Moscou a orchestré des piratages informatiques pour perturber la présidentielle américaine, a été plus ou moins contestée par son successeur Donald Trump. Le milliardaire populiste, qui veut se rapprocher du président russe Vladimir Poutine, a une nouvelle fois exprimé samedi ses doutes concernant cette éventuelle ingérence russe dans l'élection américaine.

Avec AFP

Trump souhaite la bonne année, même à ses "nombreux ennemis"

Trump dans le bureau ovale

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a présenté samedi sur Twitter ses voeux pour la nouvelle année, y compris à ses "nombreux ennemis", qu'il n'a toutefois pas nommés.

Bonne année à tous, même à mes nombreux ennemis et ceux qui m'ont combattu et perdu si largement qu'ils ne savent plus quoi faire. Amour!", a écrit le futur président américain sur le réseau social, son canal de communication préféré.

A trois semaines de son investiture le 20 janvier et à l'issue d'une campagne présidentielle particulièrement acrimonieuse, le républicain Donald Trump se prépare à prendre les rênes d'un pays largement divisé.
Avec AFP

Un évêque italien en croisade contre Pokémon Go

Le pape François donne sa bénédiction " Urbi et Orbi" depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 25 décembre 2015 ( Archive)

L'évêque de la ville de Noto (Sicile), Monseigneur Antonio Stagliano menace de porter plainte contre le jeu Pokémon Go qu'il juge "diabolique", le qualifiant de "fabrique de cadavres ambulants", rapporte jeudi la presse italienne.

Interrogé par plusieurs journaux, l'évêque s'est dit prêt à mener des "actions légales" pour faire interdire le jeu vidéo, véritable phénomène planétaire.

Ce jeu de réalité augmentée, lancé le 6 juillet, est rapidement devenu la sensation de l'année, bien que très critiqué car il demande à ses utilisateurs l'accès à leur historique Google et à leurs emails.

Le réalisateur américain Oliver Stone s'était ainsi insurgé fin juillet contre ce jeu, estimant qu'il pouvait conduire à une forme de "totalitarisme" compte tenu de son "niveau d'intrusion" dans la vie privée.

Mgr Antonio Stagliano avait déjà prononcé un violent réquisitoire contre Pokémon Go il y a moins d'une semaine, l'accusant de créer une forte dépendance chez ses adeptes, "aliénant des milliers et des milliers de jeunes". Il n'avait pas hésité à comparer le jeu à un "système totalitaire proche du nazisme".

Bien connu des médias italiens, l'évêque de Noto s'était déjà distingué par ses interprétations de tubes de Noemi et Mengoni en pleine messe, deux chanteurs de rock très connus en Italie.

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