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États-Unis

Trump souhaite la bonne année, même à ses "nombreux ennemis"

Trump dans le bureau ovale

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a présenté samedi sur Twitter ses voeux pour la nouvelle année, y compris à ses "nombreux ennemis", qu'il n'a toutefois pas nommés.

Bonne année à tous, même à mes nombreux ennemis et ceux qui m'ont combattu et perdu si largement qu'ils ne savent plus quoi faire. Amour!", a écrit le futur président américain sur le réseau social, son canal de communication préféré.

A trois semaines de son investiture le 20 janvier et à l'issue d'une campagne présidentielle particulièrement acrimonieuse, le républicain Donald Trump se prépare à prendre les rênes d'un pays largement divisé.
Avec AFP

Un évêque italien en croisade contre Pokémon Go

Le pape François donne sa bénédiction " Urbi et Orbi" depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 25 décembre 2015 ( Archive)

L'évêque de la ville de Noto (Sicile), Monseigneur Antonio Stagliano menace de porter plainte contre le jeu Pokémon Go qu'il juge "diabolique", le qualifiant de "fabrique de cadavres ambulants", rapporte jeudi la presse italienne.

Interrogé par plusieurs journaux, l'évêque s'est dit prêt à mener des "actions légales" pour faire interdire le jeu vidéo, véritable phénomène planétaire.

Ce jeu de réalité augmentée, lancé le 6 juillet, est rapidement devenu la sensation de l'année, bien que très critiqué car il demande à ses utilisateurs l'accès à leur historique Google et à leurs emails.

Le réalisateur américain Oliver Stone s'était ainsi insurgé fin juillet contre ce jeu, estimant qu'il pouvait conduire à une forme de "totalitarisme" compte tenu de son "niveau d'intrusion" dans la vie privée.

Mgr Antonio Stagliano avait déjà prononcé un violent réquisitoire contre Pokémon Go il y a moins d'une semaine, l'accusant de créer une forte dépendance chez ses adeptes, "aliénant des milliers et des milliers de jeunes". Il n'avait pas hésité à comparer le jeu à un "système totalitaire proche du nazisme".

Bien connu des médias italiens, l'évêque de Noto s'était déjà distingué par ses interprétations de tubes de Noemi et Mengoni en pleine messe, deux chanteurs de rock très connus en Italie.

Les sanctions contre Moscou visent à "coincer" le futur président américain, selon la conseillère de Trump

Kellyanne Conway, conseillère du président élu des Etats-Unis Donald Trump, Trump Tower a New York, vov. 16, 2016.

Une proche conseillère du président élu des Etats-Unis Donald Trump, Kellyanne Conway, a critiqué vendredi les sanctions américaines contre la Russie, estimant que l'objectif du président sortant Barack Obama était de "coincer" son successeur à la Maison Blanche.

M. Obama a annoncé jeudi une série de mesures contre les services de renseignement russes, y compris l'expulsion de 35 diplomates russes, destinées notamment à sanctionner Moscou accusée d'ingérence dans l'élection présidentielle américaine.

"Je ne pense pas qu'au plus fort de la Guerre froide ce pays ait expulsé autant d'agents", a déclaré jeudi soir sur CNN Mme Conway, qualifiant ces sanctions de "sans précédent".

Les Etats-Unis n'ont jamais expulsé autant de diplomates russes depuis 2001, quand Washington avait renvoyé une cinquantaine de responsables russes, accusés d'avoir été en contact avec un agent du FBI Robert Hansseen qui avait travaillé pendant 15 ans pour Moscou.

Selon Mme Conway, beaucoup pensent que ces sanctions visent à "coincer" Donald Trump et réduire sa marge de manoeuvre vis-à-vis de la Russie quand il entrera en fonctions le 20 janvier.

"Ce serait malheureux si la principale motivation (des sanctions) était politique", a-t-elle déclaré. "Ce n'est pas comme cela que fonctionne une administration pacifique dans notre grande démocratie".

Mme Conway, qui joua un rôle crucial dans la campagne présidentielle de Donald Trump et va désormais le conseiller à la Maison Blanche, a jugé que ces sanctions étaient "symboliques".

Interrogée pour savoir si Donald Trump allait lever ces sanctions contre Moscou, la conseillère a refusé de répondre. "Je ne ferai aucune déclaration là dessus".

L'administration américaine accuse la Russie d'avoir orchestré des piratages informatiques qui ont mené au vol et à la publication de milliers d'emails de responsables démocrates, brouillant le message de la candidate Hillary Clinton pendant la campagne présidentielle.

Le FBI et la CIA estiment que Moscou ne voulait pas seulement perturber la campagne mais chercher à faire élire Donald Trump.

Donald Trump, qui a salué les qualités du président russe Vladimir Poutine et a nommé à son cabinet des responsables ayant des liens étroits avec le Kremlin, n'a cessé de répéter qu'il ne croyait pas aux accusations d'ingérence russe.

Il s'est abstenu toutefois jeudi de critiquer les sanctions décidées par Barack Obama, jugeant qu'il était "temps de passer à d'autres choses plus importantes". Il a précisé qu'il rencontrerait les chefs du renseignement américain "la semaine prochaine" pour faire le point sur cette affaire.
Avec AFP

Trump prépare le discours de son investiture, inspiré par Reagan

Le président élu Donald Trump prononce une allocution au cours de sa soirée electorale, à New York, 9 novembre 2016.

Donald Trump a fêté Noël en famille en Floride mais il a aussi préparé le discours de son investiture à la Maison Blanche le 20 janvier, pierre angulaire de son mandat, qui devrait s'inspirer de l'ancien président républicain Ronald Reagan (1981-1989).

Après s'être fait l'écho pendant la campagne présidentielle des anciens présidents démocrates John F. Kennedy et Franklin D. Roosevelt et républicain Abraham Lincoln, le président élu devrait à cette occasion reprendre "le parler vrai" de Reagan.

Mais le tribun populiste de 70 ans n'écrit pas seul. Le principal rédacteur du discours sera Stephen Miller, un jeune Californien ancien conseiller du futur ministre de la Justice Jeff Sessions, qui a déjà signé son discours à la convention du parti républicain.

En 1981, après avoir commencé son discours en remerciant son prédécesseur, Ronald Reagan avait affirmé que "les Etats-Unis sont confrontés à un mal économique de grande ampleur". Il avait promis de réformer la fiscalité et vanté les mérites de la libre entreprise --deux dossiers qui marqueront ses huit ans au pouvoir.

"Dans cette crise actuelle, l'Etat n'est pas la solution à notre problème; l'Etat est le problème", avait-il martelé.

Les proches de Donald Trump indiquent qu'il n'a pas encore défini le thème principal de son discours. Mais alléger les charges des entreprises pour réparer une économie qu'il considère en panne devrait figurer parmi ses priorités.

- Une définition du futur président -

Son porte-parole Sean Spicer a expliqué que le magnat de l'immobilier avait consacré beaucoup de temps pendant ces fêtes de fin d'année à discuter et à relire des brouillons avec ses principaux conseillers.

Le discours d'investiture marque le coup d'envoi d'une nouvelle présidence et définit souvent, a posteriori, les occupants de la Maison Blanche.

C'est dans ce discours que Kennedy (1961-63) avait clamé que "le flambeau a été passé à une nouvelle génération d'Américains", incarnant alors le virage des années 1960.

Il invita aussi les Américains à "demander non pas ce que votre pays peut faire pour vous mais bien ce que vous pouvez faire pour votre pays", générant un sens du service national qui perdure encore aujourd'hui.

Quelques décennies plus tôt, Roosevelt (1933-1945) avait cherché à redonner confiance à un pays encore sous le choc de la Grande dépression en soulignant que "la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même".

Et Lincoln (1861-1865) a, lui, essayé de panser les plaies de la Guerre civile en exhortant les Américains à considérer l'avenir "sans malveillance envers quiconque, avec charité pour tous".

- Nixon à la convention -

Donald Trump a également fait appel à l'historien Douglas Brinkley et à des conseillers de longue date, comme la personnalité d'extrême-droite Steve Bannon.

Mercredi, MM. Brinkley et Trump ont évoqué "une sorte d'histoire de la présidence et des investitures passées" et aussi parlé des promesses présidentielles les plus marquantes, a rapporté l'historien.

Le milliardaire "était très intéressé par l'homme marchant sur la Lune et la photo de la Lune, donc on a parlé un peu de ça", a-t-il ajouté, faisant référence à la promesse du président Kennedy d'envoyer un homme sur cet astre dans un discours à la Rice University au Texas (sud).

Le texte prononcé par M. Trump dans trois semaines ne sera pas seulement un instrument de mesure de sa politique. Il permettra aussi de jauger ses qualités d'orateur et sa capacité à élargir l'horizon des Américains.

Or le magnat de l'immobilier est plus à l'aise pour parler de lui et rallier ses partisans les plus extrêmes que pour lire des discours préparés à l'avance.

Une exception notable fut son discours d'investiture comme candidat à la présidentielle à la convention républicaine de Cleveland (nord) en juillet.

Ce discours d'acceptation s'inspirait de celui de Richard Nixon (1969-1974) à la convention du parti républicain en 1968.

Un discours sans fard --voire sombre-- sur les Etats-Unis. "Quand on regarde l'Amérique, on voit des villes enveloppées de fumée et de flammes", avait déclaré M. Nixon. "On entend les sirènes hurler dans la nuit".

Donald Trump a redonné ce même sentiment de malaise à Cleveland quarante ans plus tard, affirmant devant les militants que la "convention avait lieu à un moment de crise pour notre pays". "Les attaques contre notre police, et le terrorisme dans nos villes menacent notre mode de vie".

La plaidoirie de Nixon en faveur d'un "nouveau leadership en Amérique" était aussi devenue chez M. Trump le rejet "des mêmes politiciens" qui ont causé les problèmes.

"Je suis votre voix", avait-il déclaré. "Je suis le seul à pouvoir arranger tout ça".

Avec AFP

Moscou promet des représailles après les sanctions américaines pour ingérence

Barack Obama et Vladimir Poutine (Archives)

Le Kremlin promet de répliquer par des mesures de rétorsion "adéquates" aux sanctions annoncées jeudi par le président Barack Obama, notamment l'expulsion de 35 agents russes, après des accusations d'ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine.

L'administration américaine accuse la Russie d'avoir orchestré des piratages informatiques qui ont mené au vol et à la publication de milliers d'emails de responsables démocrates, brouillant le message de la candidate Hillary Clinton.

Le Kremlin a rejeté jeudi "catégoriquement" ces "accusations infondées", affirmant que Washington voulait "détruire" ses relations avec Moscou et promettant des mesures de rétorsion "adéquates".

Des responsables américains ont affirmé avoir eu connaissance d'informations selon lesquelles les autorités russes auraient ordonné la fermeture de l'école anglo-américaine de Moscou, fréquentée par de nombreux enfants de diplomates, sans pouvoir les confirmer.

Le vainqueur de la présidentielle américaine, le républicain Donald Trump, qui n'a cessé de répéter qu'il ne croyait pas aux accusations d'ingérence russe, s'est abstenu de critiquer les sanctions décidées par Barack Obama.

Il est "temps de passer à d'autres choses plus importantes", a-t-il indiqué dans un bref communiqué, précisant qu'il rencontrerait, "dans l'intérêt de notre pays et de son peuple formidable", les chefs du renseignement américain "la semaine prochaine" pour faire le point sur cette affaire.

Les mesures annoncées par Barack Obama prévoient notamment l'expulsion de 35 agents des services de renseignement russes et la fermeture de deux sites utilisés par ces services à New-York et dans l'Etat du Maryland, près de Washington.

Les services de renseignement russes, le GRU et le FSB font l'objet de sanctions économiques tout comme quatre dirigeants du GRU, dont son chef Igor Korobov.

Les sanctions ne s'arrêteront pas là, a précisé le président américain, prévenant que les Etats-Unis prendront d'autres mesures "au moment que nous choisirons", y compris des opérations secrètes dont le public ne sera pas informé.

Les mesures annoncées visent également le "niveau inacceptable de harcèlement" subi depuis un an par les diplomates américains à Moscou, de la part de la police ou des services de sécurité russes.

"Nous sommes disposés, quand il le faut, à travailler avec la Russie" sur les questions de sécurité les plus cruciales, a indiqué un porte-parole du département d'Etat à l'AFP. "Mais il est de la responsabilité du président de protéger la sécurité nationale, et c'est dans ce contexte qu'il a pris ces décisions".

- Appel aux alliés -

Barack Obama a également lancé un appel à une sorte d'union sacrée internationale pour faire revenir Moscou dans le droit chemin et l'empêcher de mener des mesures de déstabilisation dans des pays étrangers.

Les "amis et alliés" des Etats-Unis doivent "travailler ensemble pour contrer les efforts de la Russie visant à saper les bonnes pratiques internationales et à s'ingérer dans le processus démocratique", a-t-il déclaré.

Les sanctions décidées par M. Obama moins d'un mois avant son départ de la Maison Blanche sont une pierre dans le jardin de M. Trump, qui ne croit pas à l'ingérence de Moscou et veut réchauffer les relations américano-russes.

Mais M. Obama sait aussi que beaucoup de responsables républicains ne partagent pas l'analyse de son successeur et sont favorables à des sanctions contre Moscou.

Paul Ryan, le président républicain de la Chambre des représentants, s'est félicité des mesures annoncées, estimant qu'elles "n'avaient que trop tardé".

John McCain et Lindsey Graham, deux "faucons" républicains du Sénat, ont estimé que Moscou s'en tirait bien et ont promis "de mener l'offensive dans le nouveau Congrès pour imposer des sanctions plus fortes".

- L'Europe aussi visée? -

M. Obama a ordonné qu'un rapport complet sur les piratages informatiques menés pendant la campagne présidentielle lui soit remis avant son départ de la Maison Blanche.

Nombre d'observateurs ont estimé que l'objectif des ingérences russes était avant tout de saper la confiance dans la légitimité de l'élection américaine, pour affaiblir la future administration.

Un rapport de la CIA qui a fuité dans la presse est allé plus loin, en affirmant que Moscou avait mené ces opérations dans le but de faire gagner le milliardaire, qui a souvent loué les qualités de dirigeant du président russe Vladimir Poutine.

Ces accusations ont retenti jusqu'en Europe, où la France et l'Allemagne doivent voter en 2017.

Le patron des renseignements extérieurs allemands Bruno Kahl avait évoqué des "cyberattaques qui se produisent dans le seul but de créer de l'incertitude politique", et souligné que l'Europe était "au centre de ces tentatives de déstabilisation".

Avec AFP

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