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États-Unis

Les 10 villes américaines les plus cosmopolites

Diversité des quartiers à Los Angeles aux Etats-Unis.

Le Maryland et la Californie sont les Etats ayant la plus grande diversité ethnique aux Etats-Unis. Quatre villes situées dans chacun de ces deux états sont classées dans le top 10 des cités américaines les plus cosmopolites.

Une étude du site WalletHub a comparé plus de 300 des villes américaines avec différents critères : diversité des ménages, diversité des classes sociales, diversité ethnoculturelle et ldiversité économique afin de déterminer quelle était la ville la plus cosmopolitique aux États-Unis.


Les chercheurs interrogés par WalletHub sont formels : la diversité est de plus en plus présente aux Etats-Unis. Selon eux, cette diversité est très positive puisqu'elle apporte de la croissance économique et de la mobilité sociale.

"Grâce à ces nouvelles perspectives, compétences et technologies apportées par les nouveaux arrivants, les États-Unis ont développé une forte adaptabilité au changement."

Top 10 des villes les plus cosmopolites des USA du pays :

1 - Gaithersburg, Maryland
2 - Jersey City, New Jersey
3 - Oakland, California
4 - Silver Spring, Maryland
5 - Germantown, Maryland
6 - New York, New York
7 - San Jose, California
8 - Frederick, Maryland
9 - Anaheim, California
10 - Sacramento, California

Le maire de Los Angeles protégera les clandestins face à Trump

Donald Trump, 10 mars 2016.

Le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, a déclaré qu'il accueillerait et protégerait les clandestins face au président élu Donald Trump, et assuré que 60.000 d'entre eux seraient bientôt régularisés.

"Los Angeles est une ville ouverte aux immigrés où ils y seront toujours les bienvenus", a déclaré l'édile démocrate durant une conférence de presse à Mexico en marge du sommet des maires du C40.

"Beaucoup de gens sont préoccupés par les propositions du président élu Trump, en particulier les clandestins, (qui se demandent) si les familles vont être séparées, si nous protégerons les enfants (...)", a expliqué M. Garcetti.

Le maire a annoncé que "60.000 habitants (de Los Angeles) vont être régularisés", et que la police de la ville ne pourchasserait pas les migrants.

"Ma ville est une ville s'appuyant sur une Constitution, des lois, et pas seulement régie par les passions du moment (...). Nous avons l'intention de mettre nos forces de l'ordre au service des lois locales, non pas des lois migratoires visant à expulser des gens. Nous avons besoin d'une grande confiance entre les habitants de ma ville et les représentants de l'autorité" a poursuivi le maire, qui s'exprimait en espagnol.

Donald Trump prendra ses fonctions de président des Etats-Unis le 20 janvier. Durant sa campagne, le magnat new-yorkais de l'immobilier avait qualifié les migrants mexicains de violeurs et de trafiquants de drogue, et promis de faire construire une mur à la frontière que paierait le Mexique.

Il s'est également engagé à prendre des mesures protectionnistes pour protéger les emplois américains, en renégociant voire en abrogeant le traité de libre-échange nord-américain (Aléna) qui réunit les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.

Les "immigrés qui travaillent dur sont la base de l'économie, ils ne doivent pas vivre dans la peur et l'insécurité", a souligné Garcetti.

L'élu a indiqué qu'il collaborerait "avec toutes les villes des Etats-Unis" pour protéger les immigrants et qu'il chercherait à travailler avec Trump pour "réparer un système brisé" en matière d'immigration.

De son côté, la ministre des Affaires étrangères mexicaine, Claudia Ruiz Massieu, a remercié le maire de Los Angeles de se tenir aux côtés "des alliés du Mexique".

Chaque année, des milliers des Mexicains franchissent clandestinement la frontière en quête d'une vie meilleure aux Etats-Unis.

La ville de Los Angeles et ses environs abritent plus de 3,7 millions de personnes d'origine mexicaine. Après Mexico, c'est la deuxième ville la plus peuplée de Mexicains.

Avec AFP

L'écrivain nigérian Soyinka a jeté sa carte verte après la victoire de Trump

L'écrivain nigérian et prix Nobel de littérature Wole Soyinka, à gauche, discute avec Joy Okei-Odumakin lors du lancement d’un nouveau parti politique à Lagos, Nigeria, 25 septembre 2010.

L'écrivain nigérian et prix Nobel de littérature Wole Soyinka a annoncé jeudi s'être débarrassé de son permis de résidence permanente aux Etats-Unis en réaction à la récente élection de Donald Trump à la Maison Blanche.

Peu avant le scrutin, Wole Soyinka avait menacé de jeter sa "carte verte" en cas de victoire du milliardaire en raison de ses positions hostiles à d'immigration.

"Je l'ai déjà fait. (...) j'ai fait ce que j'ai dit que je ferai", a déclaré l'écrivain à l'AFP à Johannesburg, en marge d'une conférence sur l'éducation.

"Ca me faisait horreur de penser à ce qui allait se passer avec Trump" à la Maison Blanche, a-t-il ajouté.

Le premier Africain à obtenir le prix Nobel de littérature en 1986 enseigne dans plusieurs universités américaines. "Quand j'ai fini (mes cours), j'ai jeté la carte et je me suis réinstallé" de façon permanente au Nigeria, a-t-il poursuivi.

Wole Soyinka, auteur d'une soixantaine de romans, pièces de théâtre et poèmes, ne veut pas pour autant "décourager les Nigérians ou quiconque" à postuler pour une carte verte, qui accorde le statut de résident permanent aux Etats-Unis.

Dans les années 60, Wole Soyinka avait passé 22 mois en prison pendant la guerre civile au Nigeria.

Avec AFP

Les universités à Trump : laissez les sans-papiers étudier

Manifestation de soutien au programme "DACA", Los Angeles, Californie, le 17 février 2015.

Plus de 400 universités américaines ont lancé un appel pressant au président élu Donald Trump pour qu'il abandonne son projet de mettre fin à un programme permettant à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers d'étudier et d'éviter, pour un temps, l'expulsion.

"Il s'agit à la fois d'un impératif moral et d'une nécessité nationale. L'Amérique a besoin de talents et ces étudiants, qui ont été élevés et éduqués aux Etats-Unis, font déjà partie de notre pays", est-il écrit dans une déclaration commune souscrite par de nombreuses universités prestigieuses dont Columbia, Harvard, Yale, UCLA, Berkeley et Stanford.

Des milliers d'étudiants ont manifesté à travers les Etats-Unis après la victoire surprise de Donald Trump le 8 novembre, appelant les responsables de leurs universités à transformer leurs campus en "sanctuaires" où les sans-papiers pourraient continuer à étudier en sécurité.

On les surnomme "les rêveurs". Ils sont quelque 1,2 million de jeunes arrivés clandestinement aux Etats-Unis quand ils étaient encore enfants. Ils ont pu légalement aller à l'école malgré leur statut, au collège puis au lycée, et parlent souvent mieux anglais que la langue de leurs parents.

Environ 740.000 d'entre eux ont rejoint le programme "Daca" ("Deferred Action for Childhood Arrivals"), approuvé en 2012 par le président démocrate Barack Obama et que Donald Trump a promis en campagne d'éliminer "immédiatement" s'il était élu.

S'il ne leur permet pas d'obtenir des aides fédérales ni la très convoitée carte verte, celle de résident permanent, ce programme les autorise à étudier à l'université, à trouver un emploi et à avoir un permis de conduire, à condition d'être entrés dans le pays avant leur 16 ans et d'avoir eu moins de 31 ans en 2012. Surtout, ils ne peuvent pas être expulsés pendant la durée de ce programme, renouvelable tous les deux ans.

Pendant sa campagne électorale, où la lutte contre l'immigration clandestine a occupé une place de choix, le républicain Donald Trump avait qualifié le DACA d'"amnistie illégale". Mais il n'a jamais précisé s'il comptait y mettre un terme en n'acceptant plus de nouveaux candidats ou en annulant tout simplement le programme.

'Sur ordre de la justice'

Barack Obama a demandé à Donald Trump d'"y réfléchir à deux fois" avant de mettre fin à ce programme qui touche des jeunes "qui sont, à toutes fins pratiques, Américains".

"Ce serait vraiment un gaspillage de talent de ne pas poursuivre et élargir le programme Daca", dit à l'AFP le président de l'université de Pomona, David Oxtoby, qui a lancé l'initiative de la déclaration commune. "Ces étudiants sont Américains dans pratiquement tous les sens du terme, sauf par leur lieu de naissance", renchérit-il.

Ils "représentent le meilleur de l'Amérique", affirme la déclaration conjointe.

Pour Wendy Feliz, de l'ONG d'aide aux migrants American Immigration Council, "ça ne fait aucun sens" de l'interrompre alors que le pays a déjà autant investi dans l'éducation de ces étudiants.

Certaines universités se préparent déjà au pire.

La présidente de Harvard, Drew Faust, a notamment annoncé cette semaine qu'elle allait faire venir des experts sur le campus pour qu'ils puissent conseiller ses 40 étudiants sans-papiers, selon le journal de l'université, le Harvard Crimson.

Et le doyen de l'université de Columbia, John Coatsworth, a adressé un message ferme à tous les étudiants: "Nous ne permettrons pas à des agents des services d'immigration d'entrer sur nos campus sans une décision de justice et nous ne partagerons pas non plus d'information sur le statut d'étudiants sans-papiers avec eux, sauf si cela est exigé par une assignation ou sur ordre de la justice."

Avec AFP

Trump attendu dans l'Indiana pour défendre sa politique anti-délocalisations

Usine Carrier, Indianapolis, le 30 novembre 2016.

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump est attendu à Indianapolis dans une usine du fabricant de climatiseurs Carrier, symbole de la politique anti-délocalisations qu'il entend mener grâce à ses ministres du Trésor et du Commerce, fraîchement nommés la veille.

Le milliardaire populiste doit se rendre dans la ville du nord des Etats-Unis avec son vice-président Mike Pence, pour visiter une usine de la filiale du géant United Technologies.

Il en a fait un avatar, depuis que Carrier a annoncé qu'elle renonçait à délocaliser 1.000 postes au Mexique en assurant sur Twitter avoir "conclu un accord avec le président élu".

Cette visite sera la première étape d'une sorte de "voyage de la victoire" que le président élu va effectuer dans les Etats industriels clés tombés le 8 novembre dans son escarcelle. Il tiendra également un meeting jeudi soir à Cincinnati, dans l'Ohio (nord).

Dans sa tour à Manhattan, le futur président américain a nommé mercredi au petit matin son équipe économique: un banquier de Wall Street, Steven Mnuchin, sera secrétaire au Trésor et un autre milliardaire, Wilbur Ross, secrétaire au Commerce.

Ils seront justement chargés d'appliquer sa promesse de revenir sur les accords de libre-échange signés par les Etats-Unis et de préserver les emplois industriels.

Mais le nouveau secrétaire au Commerce a déjà rejeté les accusations de protectionnisme.

"+Protectionnisme+ n'est pas un terme significatif, c'est péjoratif", a contesté M. Ross, estimant sur CNBC que les administrations précédentes avaient "fait beaucoup de commerce stupide et c'est ce que nous allons corriger", notamment en "augmentant les exportations américaines".

La mise en oeuvre de la politique de Washington en matière d'échanges internationaux ne relève toutefois pas directement du secrétaire au Commerce, mais du Représentant spécial pour le commerce (USTR), qui n'a pas encore été nommé.

En outre, ni Steven Mnuchin, 53 ans, ni Wilbur Ross, 79 ans, n'ont d'expérience en politique.

La première économie mondiale se porte déjà bien avec un taux de croissance plutôt élevé (3,2% en rythme annualisé au 3e trimestre) et un taux de chômage faible (4,9%).

Avant d'accompagner Donald Trump, Mike Pence a rencontré mercredi les plus hauts responsables républicains du Congrès à Washington, auxquels il a demandé "d'attacher (leurs) ceintures" en prévision de l'arrivé du président élu à la Maison Blanche le 20 janvier.

Conflits d'intérêts

Donald Trump a par ailleurs cherché mercredi à faire taire les critiques sur ses conflits d'intérêts en annonçant qu'il se mettrait en retrait de son empire immobilier avant de prendre la présidence.

Dans des tweets matinaux, il a annoncé qu'il tiendrait le 15 décembre à New York une "conférence de presse majeure" en présence de ses enfants. Elle portera "sur le fait que je quitterai ma formidable entreprise afin de me concentrer entièrement et totalement à la direction du pays et à redonner à l'AMERIQUE SA GRANDEUR!", a-t-il assuré, reprenant son slogan de campagne.

Car de nombreuses questions sur les conflits d'intérêts ont été soulevées par l'arrivée inédite à la Maison Blanche d'un richissime homme d'affaires à la tête d'un empire aux ramifications internationales.

M. Trump a réaffirmé que légalement, il n'avait aucune obligation de s'isoler de la gestion de son entreprise. "Je sens que c'est important (...) de n'avoir aucun conflit d'intérêts avec mes diverses affaires, en tant que président", a-t-il toutefois souligné. Il a assuré qu'il allait se "retirer totalement des opérations de gestion des affaires" car "la présidence est une tâche bien plus importante!".

Il envisagerait de passer la main à trois de ses enfants, Ivanka, Eric et Donald Jr, selon les maigres détails qu'il a donnés depuis qu'il s'est lancé dans la course présidentielle en juin 2015.

Pour nombre d'experts cependant, cela ne règlera en rien les problèmes de conflits d'intérêts, ces trois enfants étant ses proches conseillers et jouant un rôle actif dans les nominations de sa future administration.

D'autres ministères stratégiques doivent d'ailleurs encore être pourvus.

Mais selon son entourage, il n'y aura pas de nouvelles nominations cette semaine, alors que celles du ministre des Affaires étrangères et du ministre de la Défense semblaient imminentes.

Pour son chef de la diplomatie, Donald Trump hésite entre le républicain modéré Mitt Romney, l'ancien patron de la CIA David Petraeus, le sénateur républicain Bob Corker et l'ancien maire de New York (nord-est) Rudolph Giuliani.

L'ancien candidat à la présidentielle 2012, Mitt Romney, qui avait traité Donald Trump de "charlatan" et d'"imposteur", a passé mardi une "merveilleuse soirée" avec lui dans un restaurant français trois étoiles de New York. Le président élu "est justement l'homme qu'il nous faut pour nous conduire vers (un) avenir meilleur", a assuré le cacique républicain.

Avec AFP

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