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États-Unis

USA : enrôler les géants de l'internet contre le djihadisme et cellule de lutte contre la radicalisation

Statistiques du rapport Internet 2015 de Freedom House

Les plus hauts responsables de la sécurité des Etats-Unis ont mis le cap vendredi vers la Silicon Valley pour étudier avec les géants de l'internet comment riposter à la large utilisation par le groupe Etat islamique des réseaux sociaux.

Apple, Facebook, Google et Twitter ont chacun confirmé à l'AFP leur participation à cette réunion au sommet, à San José, qui traite notamment du cryptage des données, dont se plaignent les agences américaines de lutte contre le terrorisme.

Selon le programme officiel de la rencontre, transmis de façon anonyme à l'AFP par l'un des participants, sont également présents le réseau social professionnel LinkedIn, la plateforme de stockage Dropbox ainsi que Microsoft et YouTube. Apple est représenté par son patron, Tim Cook.

Du côté du gouvernement, ont été dépêchés depuis Washington la ministre de la Justice Loretta Lynch, le chef du FBI James Comey, le patron du renseignement James Clapper ou encore le directeur de l'Agence nationale de sécurité (NSA) Michael Rogers.

Le président américain Barack Obama est lui directement représenté par le secrétaire général de la Maison Blanche, Denis McDonough, ainsi que par plusieurs de ses conseillers spécialisés dans les sujets de sécurité.

Parmi les thèmes de la journée figure la question suivante : "Comment compliquer la tâche des terroristes qui se servent de l'internet pour recruter, radicaliser et mobiliser des partisans pour commettre des actes violents?"

Ou encore : "Comment aider des tierces personnes à créer, publier et promouvoir des contenus endiguant (la propagande) de l'Etat islamique ?".

Les appels à contrer l'activité des djihadistes sur les réseaux sociaux se sont intensifiés aux Etats-Unis après les attaques perpétrées en novembre à Paris et le mois suivant en Californie.

Mais les nouvelles mesures envisagées se heurtent à divers principes, dont la liberté d'expression, la protection de la vie privée ou la confiance des consommateurs dans les sociétés des nouvelles technologies.

Le chef du FBI n'a pas caché sa frustration ces dernières semaines sur la lenteur des réponses apportées pour mieux identifier les candidats potentiels à la radicalisation en ligne.

-Washington crée une cellule pour lutter contre la radicalisation djihadiste-

La Maison Blanche a annoncé vendredi la mise en place d'une cellule destinée à lutter contre l'extrémisme violent et la radicalisation d'individus aux Etats-Unis après les attentats djihadistes de Paris et San Bernardino (Californie).

Cette cellule aura pour objectif d'"intégrer et harmoniser" les efforts engagés en ce sens sur le territoire américain par différentes agences fédérales, a précisé Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC).

Avec AFP

Web et mobile aux Etats-Unis : sondage sur le contrôle parental

(AP Photo/Silvia Izquierdo) 21/08/2013

Une enquête, réalisée auprès de 1 060 parents, porte sur le contrôle qu'ils exercent sur l'activité Internet et mobile de leurs enfants adolescents, âgés de 13 à 17 ans.

Selon un sondage du Pew Research Center publié le 7 janvier, 65 % des parents d'adolescents aux Etats-Unis ont déjà privé leur enfant d'accès à Internet ou à son téléphone pour le punir.

Ils sont 59 % à avoir déjà consulté le journal d'appels ou la messagerie téléphonique du portable de leur fils ou de leur fille.

Toujours selon cette étude, 61 % des parents ont déjà vérifié sur quels sites leur enfant s'était rendu, et 60 % ont consulté son profil sur un réseau social.

En outre, 82 % des parents interrogés indiquent que leur adolescent possède un téléphone portable, 67 % qu'il est présent sur Facebook et 29 % sur Twitter.

Enfin, 83 % des parents qui ont une page Facebook et dont l'enfant est également présent sur ce réseau social sont "amis" avec lui.

L'enquête a été réalisée en deux temps, en septembre et octobre 2014, puis en février et mars 2015.

Avec AFP

USA : un sympathisant de l'EI tente d'exécuter un policier à Philadelphie

Une photo montrant le djihadiste présumé en train de s'approcher de la voiture du policier peu avant minute, jeudi 7 janvier 2016, à Philadelphie, aux Etats-Unis.

Un homme affirmant son allégeance au groupe Etat islamique (EI) a "tenté d'exécuter" un policier dans sa voiture à Philadelphie (est des Etats-Unis), lui tirant dessus à au moins 11 reprises et le blessant grièvement, a indiqué vendredi la police.

Le suspect de 30 ans a expliqué après son arrestation qu'il "prête allégeance à l'Etat islamique, suit Allah et que c'est la raison pour laquelle il a été conduit à faire ça", a déclaré un porte-parole de la police, le capitaine James Clarke, dans une conférence de presse.

Le suspect a "confessé" avoir commis cette agression et indiqué avoir agi "au nom de l'islam", a précisé le chef de la police de Philadelphie Richard Ross, ajoutant qu'il avait tiré "au moins à 11 reprises de très près" en direction du policier.

"Il pense que la police défend des lois qui sont contraires aux enseignements du Coran", a expliqué le chef de la police.

Les blessures du policier, Jesse Hartnett, 33 ans, sont "très graves", a ajouté Richard Ross. "Je suis absolument impressionné qu'il soit toujours avec nous".

Il a aussi précisé que l'arme utilisée était une arme de la police, volée en octobre 2013. La police ignore comment le tireur se l'est procurée.

L'attaque a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, à un carrefour, un peu avant minuit. Jesse Hartnett circulait dans sa voiture de police quand il a été attaqué.

Le tireur, qui était à pied, a commencé à tirer sur la voiture, s'en rapprochant progressivement tout en continuant à tirer.

"Cet homme a essayé d'exécuter le policier", avait déclaré le chef de la police tout de suite après l'attaque, dans une première conférence de presse. "Le policier ne savait pas qu'il approchait. C'est incroyable qu'il ait survécu", avait-il ajouté, précisant que Jesse Hartnett avait eu le bras gauche cassé, atteint par trois balles.

- Le maire contre l'amalgame -

La police a montré des images de caméras de surveillance où l'on voit le suspect, portant une longue robe blanche au-dessus de ses vêtements, tirer en se rapprochant de plus en plus de la voiture, jusqu'au moment où il tire de l'intérieur du véhicule, par la fenêtre ouverte.

Des images montrent ensuite le policier ayant réussi à sortir de sa voiture. Il a riposté, blessant son agresseur.

Peu avant, il avait donné l'alerte. "On m'a tiré dessus, je saigne énormément", avait-il affirmé par liaison radio.

Le maire de Philadelphie, Jim Kenney, a salué son courage et mis en garde contre tout amalgame.

"C'est affreux, c'est terrible, mais cela ne représente d'aucune façon la religion (musulmane)", a déclaré M. Kenney. "C'est un criminel, avec une arme volée. Cela n'a rien à voir avec le fait d'être musulman", a-t-il insisté.

Cette attaque risque d'accroître encore l'inquiétude d'attaques par des "loups solitaires" se réclamant de l'EI aux Etats-Unis. Cette peur a été renforcée le mois dernier par l'attaque de San Bernardino en Californie, où un couple de musulmans radicalisés avait tué 14 personnes.

Vendredi, les autorités ont également annoncé les arrestations de deux hommes soupçonnés de liens avec le groupe djihadiste, l'un au Texas (sud) et l'autre en Californie (ouest). L'un d'eux, Aws Mohammed Younis al-Jayab, était arrivé de Syrie en tant que réfugié en 2012. Il est accusé d'y être retourné l'année suivante, combattre avec des groupes extrémistes.

Récemment, un homme de 25 ans a également été arrêté à Rochester (nord de l'Etat de New York), accusé d'avoir voulu commettre un attentat au nom de l'EI dans un bar-restaurant de la ville pour le 31 décembre.

Le directeur du FBI James Comey avait estimé l'an dernier que quelque 200 Américains s'étaient rendus en Syrie pour y rejoindre les rangs de l'EI. Une poignée d'autres ont été arrêtés alors qu'ils essayaient de s'y rendre.

Avec AFP

USA : Obama, le Congrès, le public et la NRA

Barack Obama évoque à la télévision le problème des armes à feu en Amérique, lors d'une réunion citoyenne à George Mason University, Fairfax, Virginie.

Le président Barack Obama a exhorté ses concitoyens à faire pression sur le Congrès pour mieux encadrer les armes à feu, après une série de massacres à travers les Etats-Unis.

Barack Obama participait jeudi soir dans une université de la banlieue washingtonienne à une réunion citoyenne télévisée par la chaine CNN.

Il espérait y confronter le puissant lobby des armes à feu aux Etats-Unis. Mais la NRA a décliné l’invitation de participer à l’émission. Des gens favorables à ses positions anti-contrôle des armes étaient présents à l’Université George Mason. Et ils ne l’ont pas caché au président.

Cette semaine, Barack Obama a proposé l’obligation pour un plus grand nombre de vendeurs d’armes d’avoir un permis de vente et aussi de procéder à la vérification des antécédents des acquéreurs. Ces mesures, a-t-il souligné, ne constituent point une atteinte au droit constitutionnel des Américains de posséder une arme à feu. Cela n’empêche pas les Etats-Unis, a-t-il ajouté, de faire plus : ​
"Je respecte le 2è amendement, mais il est cohérent de tout faire pour éviter que les armes ne tombent entre de mauvaises mains".

M. Obama a de nouveau accusé le Congrès, dominé par ses adversaires républicains, de rejeter les efforts pour renforcer les lois sur les armes à feu, disant que les législateurs sont à la merci de la NRA. Et il va continuer à faire campagne auprès du public américain pour un changement, assure la Maison Blanche.

USA : les fortes créations d'emplois en décembre dépassent les attentes

Des demandeurs d'emplois dans un centre à Miami, Etats Unis, 6 octobre 2015

Les créations d'emplois aux Etats-Unis ont été très vigoureuses en décembre dépassant largement les attentes des analystes tandis que le taux de chômage est resté stable, à son plus bas niveau en sept ans, selon les chiffres du ministère du Travail publiés vendredi.

L'économie américaine a créé 292.000 emplois le mois dernier alors que les analystes tablaient sur 200.000 nouvelles embauches.

Le taux de chômage est, de son côté, demeuré inchangé à 5%. Le ministère a aussi révisé en nette hausse les chiffres des deux mois précédents.

Avec AFP

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