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Un destroyer américain croise dans les eaux des îles Paracels revendiquées par la Chine

Le destroyer Wilber patrouille dans la mer des Philippines, le 15 août 2013. (REUTERS/U.S. Navy)

Le navire, le destroyer multi-rôle lance-missiles Wilbur, s'est approché à moins de 12 milles de l'île Triton, dans l'archipel des Paracels. Pékin dénonce une violation de ses eaux territoriales.

Les Etats-Unis ont envoyé vendredi un navire de guerre croiser à proximité d'une île à la souveraineté contestée en mer de Chine méridionale, suscitant les protestations de Pékin qui dénonce une violation de ses eaux territoriales.

Cette patrouille fait suite à plusieurs autres du même type menée par les Etats-Unis, au nom de la liberté de navigation dans des eaux que se disputent la Chine et plusieurs Etats de la région.

Le navire, le destroyer multi-rôle lance-missiles Wilbur, s'est approché à moins de 12 milles de l'île Triton, dans l'archipel des Paracels, a indiqué dans un communiqué un porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis.

Pour les Etats-Unis, il s'agit de "contester" les tentatives des trois pays revendiquant l'île (Chine, Taiwan, Vietnam) de restreindre la navigation en exigeant une permission préalable ou une demande de droit de passage, a souligné le porte-parole.

Mais pour la Chine, il s'agit d'une violation de ses eaux territoriales, qui vont jusqu'à 12 milles des côtes selon un principe internationalement reconnu.

"Le navire de guerre, en violation des lois chinoises applicables, est entré dans les eaux territoriales chinoises sans autorisation", a protesté le ministère des Affaires étrangères chinois dans un communiqué.

"Nous exhortons la partie américaine à respecter les lois chinoises applicables" et à agir dans un sens plus favorable "à la paix et à la stabilité régionale", selon le communiqué.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, carrefour stratégique pour le commerce mondial, et riches en ressources halieutiques et pétrolières.

Dans l'archipel des Spratleys, située plus au sud que les Paracels, elle a accéléré ces dernières années la construction d'îles artificielles, avec des pistes pouvant potentiellement accueillir des avions militaires.

Cette accélération a attisé les tensions avec les pays voisins (Vietnam, Taiwan, Philippines, Malaisie, Brunei) qui revendiquent également des îles, et qui redoutent un coup de force de Pékin sur la zone.

Washington a déjà provoqué la colère de la Chine à plusieurs reprises ces derniers mois en envoyant un destroyer puis un bombardier B-52 à proximité des Spratleys.

La Chine tente depuis plusieurs années de décourager les pays voisins de s'en remettre à des arbitrages internationaux, dont elle estime qu'ils bafoueraient sa souveraineté.

AFP

Californie : Bac Duong, l'un des trois prisonniers évadés, s'est rendu

Avis de recherche pour les trois évadés de la prison de Santa Ana, diffusé le 23 janvier 2016 par département du shérif d'Orange County, en Californie.

Bac Duong, 43 ans, est entré vendredi dans un magasin dont il connaissait le propriétaire et à déclaré qu'il souhaitait se rendre à la police. Il s'était évadé de prison avec deux complices la semaine dernière.

L'un des trois prisonniers qui se sont échappés d'une prison de Santa Ana en Californie il y a une semaine s'est rendu et a été arrêté vendredi, ses deux acolytes restant en cavale.

Bac Duong, 43 ans ans, a été arrêté à Santa Ana, d'où il est originaire, en banlieue de Los Angeles, à l'ouest des Etats-Unis.

Peu avant midi (20H00 GMT) "Bac Duong a interpelé un civil (...) et a indiqué qu'il voulait se rendre", a déclaré la shérif du comté d'Orange, Sandra Hutchens.

Un employé d'une société de réparation de voitures, Auto Electric Rebuilders, à Santa Ana, a expliqué à des journalistes que M. Duong était entré dans le magasin et a dit qu'il voulait se rendre.

D'après le capitaine de police Anthony Bertagna, M. Duong connaissait le propriétaire du magasin et sa femme, et il s'est adressé à cette dernière, qui aurait appelé le numéro d'urgence 911.

M. Duong était détenu depuis décembre sur des accusations d'agression avec une arme létale et tentative de meurtre.

Ses compagnons d'évasion, Hossein Nayeri, 37 ans et Jonathan Tieu, 20 ans, considérés par les autorités comme dangereux et probablement armés, sont toujours recherchés. Les enquêteurs pensent qu'ils se trouveraient dans la région de San José ou de Fresno, plus au nord de la Californie, d'après le lieutenant Jeff Hallock.

M. Nayeri, considéré comme le "cerveau de l'évasion", est accusé d'agression et torture, tandis que M. Tieu est incarcéré pour meurtre et tentative de meurtre.

Les autorités sont toujours à la recherche d'un minivan blanc volé, qui aurait été utilisé par les trois évadés pour s'enfuir et depuis leur évasion, pour se cacher.

Le véhicule, mis en vente sur le site de petites annonces Craigslist, a été emprunté au vendeur par les trois criminels sous prétexte de l'essayer... et ils ne l'ont jamais restitué.

Jeudi, une enseignante en anglais de 44 ans, Nooshafarian Ravaghi, avait été arrêtée, les autorités estimant qu'elle était une complice "cruciale" des trois prisonniers.

Elle est notamment accusée d'avoir fourni des cartes aériennes de Google Earth à Nayeri, originaire d'Iran comme elle.

Elle avait noué une relation "beaucoup trop personnelle" avec Nayeri, selon le lieutenant Hallock, sans qu'il soit certain qu'elle ait été de nature "romantique".

L'enseignante a toutefois nié avoir fourni aux évadés les outils qu'ils ont utilisés pour découper une grille d'aération et constituer une corde pour descendre en rappel du toit de l'établissement pénitentiaire.

Au total, 10 personnes ont déjà été arrêtées en relation avec l'enquête sur cette spectaculaire évasion.

Les autorités focalisent leurs recherches sur la communauté vietnamienne, l'un des évadés étant un membre connu d'un gang vietnamien.

AFP

Barack Obama partage ses inquiétudes sur le virus Zika avec Dilma Rousseff

Geovane Silva et son fils Gustavo Henrique, atteint d'une microcéphalie, à l'hôpital Oswaldo Cruz de Recife, Brésil, le 26 janvier 2016. (REUTERS/Ueslei Marcelino)

Les deux dirigeants se sont mis d'accord vendredi pour développer "de meilleurs vaccins et d'autres technologies pour contrôler le virus", dont l'OMS attend trois à quatre millions de cas en 2016.

Le président américain Barack Obama a appelé vendredi 29 janvier son homologue brésilienne Dilma Rousseff pour évoquer leurs "inquiétudes partagées" devant la propagation rapide du virus Zika, particulièrement dangereux pour les femmes enceintes.

"Les deux dirigeants sont d'accord sur l'importance d'efforts de collaboration pour approfondir notre connaissance, sur des recherches avancées et une accélération des travaux de développement de meilleurs vaccins et d'autres technologies pour contrôler le virus", ajoute explique la Maison Blanche.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé jeudi une réunion d'urgence le 1er février sur le virus Zika, qui se propage "de manière explosive" sur le continent américain, avec 3 à 4 millions de cas attendus cette année. Le Brésil est particulièrement touché.

L'infection se transmet, comme le chikungunya ou la dengue, par une piqûre de moustique et se manifeste par des symptômes grippaux (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées.

Il n'existe aucun antiviraux contre ce virus mais seulement des traitements des symptômes (fièvre, maux de tête, courbatures, éruptions cutanées) qui parfois passent inaperçus et sont généralement bénins.

Bénigne en apparence, l'infection est soupçonnée de provoquer de graves malformations congénitales cérébrales du foetus chez les femmes enceintes infectées, dont notamment la microcéphalie, un développement insuffisant de la boite crânienne.

Avec AFP

Facebook interdit la vente d'armes entre particuliers sur son réseau

Une représentation 3D du logo de Facebook présentée en Bosnie le 13 mai 2015.

Le réseau social a mis à jour vendredi ses règles d'utilisation en ce sens, une démarche saluée par les associations anti-armes à feu.

Facebook veut désormais empêcher que son réseau social ou son application de partage de photos Instagram soient utilisés comme intermédiaires pour négocier des ventes d'armes entre particuliers.

Le groupe américain a mis à jour vendredi 29 janvier ses règles d'utilisation, qui interdisent désormais aux utilisateurs qui ne sont pas des vendeurs d'armes licenciés d'utiliser Facebook pour proposer des armes à la vente ou négocier des transactions entre particuliers.

"Depuis ces deux dernières années, de plus en plus de gens utilisent Facebook pour découvrir des produits et pour acheter et vendre des choses les uns aux autres", a expliqué Monika Bickert, responsable des politiques de produits de Facebook, dans un courriel à l'AFP.

Nous "mettons à jour nos règles concernant les produits régulés pour refléter cette évolution", ajoute-t-elle.

Les commerçants non concernés

Les nouvelles règles n'affecteront pas les commerçants ayant une licence pour vendre des armes, qui pourront continuer à montrer leur catalogue sur le réseau, qui compte 1,59 milliard de membres.

Facebook a des règles similaires pour d'autres produits dont la vente est encadrée, comme les médicaments nécessitant une ordonnance, ou pour les drogues illégales.

Facebook et Instagram avaient déjà restreint en 2014 les publications sur l'achat et la vente d'armes à leurs seuls utilisateurs de plus de 18 ans. Le réseau social subissait toutefois des pressions politiques aux Etats-Unis pour qu'il empêche des pratiques pouvant permettre à des gens de contourner les législations encadrant les ventes d'armes ou la vérification des antécédents des acheteurs.

Les mouvements anti-armes à feu ont applaudi l'annonce. "Un gros pouce vers le haut (symbole d'approbation de Facebook, NDLR) à Facebook pour ce pas important !", a déclaré dans un communiqué Dan Gross, président de la campagne Brady contre les violences par armes à feu, du nom d'un ancien porte-parole de la Maison-Blanche devenu militant de cette cause.

Selon lui, le changement apporté par Facebook "va aider à empêcher qu'il y ait des armes à feu dans les mains de personnes dangereuses".

Un autre mouvement anti-armes, Moms Demand Action, a également salué le changement, fruit selon lui de deux ans de pression concertée sur le réseau.

Ces progrès mènent "à de nouvelles politiques pour freiner l'exposition des enfants aux armes à feu et à clarifier les lois d'Etat autour de la vente et de l'achat d'armes en ligne", a déclaré la fondatrice Shannon Watts.

Une autre organisation a indiqué avoir réalisé une enquête secrète qui démontrait que de très nombreux criminels venaient sur Internet pour se procurer des armes illégalement.

Barack Obama a souligné début janvier "l'urgence absolue" d'agir sur les armes à feu aux Etats-Unis, dévoilant une série de mesures pour mieux encadrer et contrôler leur vente.

Avec AFP

Affaire des e-mails : Hillary Clinton est à nouveau montrée du doigt

Hillary Clinton lors d'un meeting à Des Moines, en Iowa, le 14 juin 2015. (AP Photo/Charlie Neibergall)

Selon le département d'Etat, Hillary Clinton aurait envoyé des messages - classés top secret par la suite - depuis sa messagerie privée lorsqu'elle était chef de la diplomatie américaine.

Hillary Clinton a vu l'affaire de sa messagerie privée ressurgir au plus mauvais moment vendredi 29 janvier, à trois jours des premiers votes des primaires dans l'Iowa. La diplomatie américaine a en effet annoncé avoir trouvé des messages top secret envoyés quand elle était secrétaire d'Etat.

Le département d'Etat doit publier vendredi soir une nouvelle salve de 1 000 pages de ces emails envoyés et reçus sur son serveur privé par la candidate démocrate quand elle était chef de la diplomatie, mais "s'opposera entièrement à la publication de sept séries d'emails provenant de 22 documents, qui remplissent au total 37 pages", selon le porte-parole du département d'Etat John Kirby.

Cette affaire est à l'origine d'une tempête politique aux Etats-Unis, le sujet étant un des angles d'attaque privilégiés des adversaires républicains de la candidate démocrate.

Ceux-ci n'acceptent pas qu'elle ait utilisé une messagerie privée à des fins professionnelles, une pratique normalement bannie par les règles de l'administration et qui pourrait avoir compromis des secrets d'Etat.

"Ces documents n'étaient pas marqués comme classifiés à l'époque où ils ont été envoyés", a ajouté M. Kirby. "Mais nous pouvons confirmer que plus tard dans la journée, dans le cadre de notre diffusion mensuelle d'emails de l'ancienne secrétaire d'Etat Clinton, le département d'Etat ne diffusera pas sept chaînes d'emails."

E-mails "requalifiés à la demande du renseignement"

"Ces quelques emails ont été requalifiés à la demande de la communauté du renseignement", a précisé le secrétaire d'Etat John Kerry, actuellement en déplacement au Canada. "Mais je ne peux pas donner d'autres précisions sur quoi que ce soit".

Cette révélation risque de jeter un froid sur la campagne de l'ancienne Première dame, qui brigue la Maison Blanche et sillonne actuellement l'Iowa (centre), où se tiennent lundi les premières consultations des primaires en vue de l'investiture des candidats par les partis.

Son équipe de campagne, furieuse, a aussitôt réagi pour exprimer son opposition à cette décision : "C'est une reclassification complètement folle. Nous nous opposons fermement au blocage de la diffusion de ces emails. Depuis qu'elle a remis ces messages au département d'Etat il y a plus d'un an, Hillary Clinton a toujours demandé qu'ils soient mis à la disposition du public."

En outre, 18 autres emails, venant de huit chaînes de messages, échangés entre Hillary Clinton et Barack Obama, seront également gardés secrets et non publiés vendredi. Pas d'informations confidentielles ici, il s'agit avant tout de préserver la vie privée du président tant qu'il est en poste, a précisé John Kirby. Ces messages seront rendus publics l'an prochain après le départ de M. Obama.

Mme Clinton est embourbée depuis mars dernier dans une controverse sur ses dizaines de milliers d'emails envoyés et reçus lorsqu'elle pilotait la diplomatie américaine (2009-2013).

Le département d'Etat rend publics régulièrement, dans un souci de transparence, plusieurs milliers des quelque 30 000 emails qu'elle lui a remis.

Plusieurs d'entre eux contiennent des informations classifiées, dont certaines "top secret", ce qui pose la question de la sécurité de ces emails.

Le système d'emails a été découvert par les enquêteurs parlementaires qui réclamaient les communications d'Hillary Clinton relatives à la Libye et à l'attaque de Benghazi en septembre 2012. L'ancienne Première dame a toujours affirmé qu'aucune information sensible n'avait jamais été mise en péril en raison du fait qu'elle utilisait cette messagerie privée.

"On ne peut pas lui faire confiance"

"Avec ces nouveaux détails selon lesquels des informations 'top secret' ont été trouvées sur son serveur secret, Hillary Clinton a enlevé tout doute: on ne peut pas lui faire confiance pour la présidence", a déclaré le chef de file du Parti républicain Reince Priebus dans un communiqué.

"Les tentatives d'Hillary Clinton pour contourner les lois transparentes de notre gouvernement en se reposant exclusivement sur un serveur non sécurisé installé dans son sous-sol ont mis notre sécurité nationale et nos efforts diplomatiques en danger. Si ce n'est pas disqualifiant pour la présidence, alors je ne sais pas ce que c'est", a déclaré M. Priebus.

Le sénateur Marco Rubio, un des candidats à l'investiture républicaine pour la présidentielle, a estimé que Mme Clinton devrait être poursuivie en justice. "Si quelqu'un dans mon équipe faisait ce qu'elle a fait, vous savez ce qui se passerait ? Il serait viré et il serait poursuivi", a lancé M. Rubio. "Rien que pour cela, elle est disqualifiée" pour aller à la Maison Blanche, a-t-il dit.

Le principal rival de Mme Clinton pour l'investiture démocrate, Bernie Sanders, a réagi avec modération, appelant à ce que l'affaire des emails "ne soit pas politisée".

Hillary Clinton n'avait pas besoin de ces nouveaux développements à trois jours des "caucus" de l'Iowa, où elle est devancée par Bernie Sanders dans les sondages.

Avec AFP

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